‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 124 sur 158 · ES · texte numérisé non relu

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vrir les nouvelles brèches , les fautes courantes , et le péché quotidien.

(E) L'attacliement qu'il avait pour Melanchthon avait fait croire qu'il s'était retiré à Wiltemberi^.'] Mélanchthon, dans sa CCXC*. lettre à Camerarius ne sait si Aies se défiait de son amit'ié. Dans la lettre CCLXXXVIII^ il avoue qu'il avait remarqué en lui des saillies et des boutades , TrcifctCôxouç KOLi TTitpa.'Koyriu; op//*ç.

(F) Il mourut le \'] de mars i565.] Le Calendrier de Paul Eber marque qu'Aies mourut le 18 de mars i565, âgé de soixante-quinze ans. La première faute est fort légère , puisqu'elle n'est que d'un jour ; mais la seconde est de dix ans ; et ainsi elle est plus considérable. Aies écrivit lui -même, sur la matricule de l'université de Leipsick, qu'il était né l'an i5oo.

Bucholcer (18; et Reusnerus (19) lui donnent tout autant de vie que Paul Eber. Toute cette remarque a été prise de Thomasius. On eût pu reprendre Bucholcer en une autre chose ; c'est qu'il a dit qu'Aies vécut et enseigna en Allemagne depuis son arrivée à Wittemberg, c'est-à-dire, depuis l'an i533.

(G) Il avait été préservé de la mort par miracle dans sa jeunesse.^ Il dit dans l'un de ses livres (20) , qu'il se remet souvent en mémoire, mais non pas sans de grands frissons par tout le corps , que, comme il roulait vers un. précipice, sur le sommet d'une trèshaute montagne , et qu'il était déjà fort près de ce précipice , il se sentit transporté dans un autre lieu, sans savoir par qui, ni comment ; ce qu'il attribue à la foi de ses parens * , et non pas aux billets qu'il portait sur soi , contenant quelques versets de saint Jean , selon la coutume des enfans en ce temps-là.

(H) // assisla a un grand nombre de conférences. ] Lorsque Mélanchthon fut prié, en i555 , par ceux de Nurenberg, de venir terminer les dis-

(18) Chronolog. , pag. 6i3.

(19) Isagog. Hist. , pag. 636.

(20) Epistola dediraloria Commentar. in Joannem. Fide et prœfat. in alteram ad Tiinotheum, apud Jacobum Thomasium , in Oratione de Alesio , pag. 3o5.

* Il e'iail important , dit Leclerc , de faire remarquer que le.r parens d' Aies e'iaient catholiques. Quel argument en faveur de VEglise romaine qu'un protestant reconnaissant le pouvoir de la foi'.

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