‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 154 sur 158 · NI US · texte numérisé non relu

NI US

dit à Érasme fut de lui envoyer de temps en temps à Cambridge, provision du meilleur vin (F). U y a de l'hyperbole dans la lettre oiiil lui marque qu'on brûlait tous les jours tant d'hérétiques , que cela avait enchéri le bois (G).

(A) Use serait apparemment avancé en .Angleterre, s'il eût fécupliis longtemps.'] Ce ne sont pas mes conjectures, c'est le sentiinenl d'Érasme : Periit , cUt-il (1), et apud Gallns Faustiis, et apud Britannos Andréas Ammonius , quorum a ter diii regnai'it Lutettœ , aller ad swnniam dignitalein emersurus erat , si l'ita diuturnior conligisset. 11 eu jugeait de la sorte , non-seulement lorsque la plaie était l'raîche, c'est-à-dire, lorsque peu après la mort d' Ammonius l'afiliction le poussait à le louer j mais aussi lorsqu'au bon nombre d annÛLS avait efl'acé les premières impressions du regret et de la douleur. Qu'ani mullos , ccrivaitil en raiinèe i524 (2) lue ex l'etere sod.ililio desidfrn ! Primwn Andreani Ammonium Lucensem. Deum ininiortalem , quanta in^enii dcxleritnte , quhui fideli memorid prœdituml Tiiin animtis quam erat excelsus , quhm alicnus a livore , quhm aliénas a sordibus ! Hune et suis dolibus et omni principum applausu Jlirentem maximis rébus destinatuvi, subila mors inleicepit natu niinorem annis quadraginta . Cu' jus equidem decrssum non possurn non dolere , quolies in mentem venit quant mifii f'ueritjucunda ejus familiaritas .

(B) C'est par ses fers latins qu'il mente principalement d'être mis au rang des anteuis.l L'abrège de la Bibliothèque de Gesuer nous donne ce catalogue des poésies d'Ammonius :

Scotici ConJUciûs Historia , Lb. /; BucoUca , scu Eclo^œ , lib. 1 ; de Rébus nihili, lib. I; Panegyricus quidam , lib. I ; Epigrammata, lib. I; Poëmatn diversa, lib. /. On cite Ba- Iffius. Ce qu'on nomme Panei:Yrtcus quidam est un poème sur les victoires que les Anglais remportèrent Tan i5i3, à la journée des Éperons . à la prise de Tèrouenne , à la prise de Tournai , etc.

(1) Erasml EpistoU XXIV, lib. II, p. i33, scripla anno i5i8.

(ï) /.iem, Epist. V , lit. XXIII, p. Uio-

AMMONIUS

Érasme donne son jugement sur ce poème dans une lettre ("3) qu'on a datée du jour de Saint-Thomas i5io.

C'est une preuve incontestable qu'on a quelquefois ajoute la date à ses lettres , sans nulle attention : on les a d'ailleurs mal rangées. La réponse précède quelquefois de plusieurs pages la lettre qui est le sujet de la réponse (4).

(C) Les conseils qu' Erasme lui donna sont très-conformes aux manières frauduleuses dont ilfautse servir pour se pousser dans le mortJe.]((N'ayez honw te de rien, lui dit-il; intriguez-vous 3) dans les affaires de tout le monde ;

» Coudoyez un chacun,point du tout de quar- - lier {5);

» débusquez qui vous pourrez ; re'- » glez votre haine et votre amitié j) sur votre profit ; ne donnez qu'à )> ceux qui vous le rendront avec )) usure ; soyez complaisant envers » tout le monde en toutes choses ; 3) ayez deux cordes à votre arc ; apos- » tez des gens qui vous recherchent • M menacez de quitter, et préparez- )) vous au départ ; montrez des lettres 3) où l'on vous promette mille avanta- » ges ailleurs. •» Principio perfrica fronteni , ne quid usquam pudeat.

Deindè omnibus omnium negotiis te misce , protrude quemcunque potes cubito. Dfendnem nec anies nec oderis ex animo , sed omnia tuo compendio metiare. Ad hune scopum omnis uitœ ratio spectet. iVe quid des nisi unde speres fœnus : assentare omnibus omnia. At ista vulgaria sunt, inquis.

Age , quando ita i^is , accipe peculiare consilium , sed heus in aurem. IVosli T/iv BfiT«vviJcî)V i^rixoTUTrlcLv, hdc in tuum bonum abutere. Duabus sedeto sellis.

Suborna dii^ersos procos qui te ambiant. Minare etappara discessum. Ostende litteras quibus magnis polUcitis ai'ocaris. Subducito te nunnunquani , ut subtracta copia desiderium acuat(ô).

Alciat se servait de cette ruse (7).

(3) C'est la XX'. du rill'. livre.

(4) Voye^ Varticle Carmilianus.

(5) C'est un vers de Molière , dans son Remercîment au roi. V^oici tout le passage : Jelez-vousdans la foule, et tranctiez du notable; Coudoyez un chacun , point iln tout de quartier

Pressez, poussez, faites le diable, Pour vous mettre le premier.

(6) Erasmi Epist. XIII libri VIII , -p. ^14.

(7) Vanei. la remarque (D) de Varticle Alciat.

(D) Il mourut de la sueur anglaise.^ Consultez l'Histoire du divorce de Henri VllI, composée par M. le Grand, vous y trouverez ce que c'est que cette sorte de maladie. On la nommait « la )) suée ou le sutin , parce qu'on mou- )) rait en suant. Cette espèce de peste 3) commença à se faire sentir pour la 3) première fois en i486. Auparavant, 3) on ne la connaissait point. Tous les 33 remèdes y étaient inutiles , et elle 3) emporta beaucoup de monde avant » que les médecins sussent de quelle 3) manière il la fallait traiter. C'était 33 un fléau dont Dieu ne voulait d'a- 3) bord punir que les Anglais. En quel- 33 que lieu qu'ils fussent, ils en étaient 33 attaqués, sans que les étrangers avec 3) qui ils vivaient en fussent incom- 3) modes (8). 33 Parmi les preuves que M. le Grand a produites (9), il y a des lettres de l'évêque de Bayonne , ambassadeur de France en Angleterre , qui parlent de ce mal. Anne deBoulen en fut attaquée : cet ambassadeur en fut attaqué aussi. Il y avait déjà quelque temps que ce mal tombait sur d'autres que sur des Anglais j car notre Italien Ammonius en était mort l'an i5i7, nonobstant l'espérance qu'il avait eue de s'en préserver par sa grande sobriété. Voiri ce que Thomas Morus en écrivit à Erasme : /n his , c'està-dire parmi le grand nombre de gens qui étaient morts { qund tibi quoque dolori esse doleo ) Andréa nostro Animonio , in quo et litterœ et omnes boni magnamfecêre jacturam. Is i'aldè sibi i^idebatur adi^ersiis contagionem l'ictus moderatione munitus : qud factum putai'it , ut quiini in nullum penè incideret cujus non tnta familia laborauerat , neniinem adhuc è suis id nialuni attigerit, id quodet mihi et multis prcetere'a jactawit non admodùm multis horis antequam exstinclus est; nam hoc sudore nemo nisi primo die périt. Ego uxorque ac liberi adhuc intacti , reliqua familia tola rei'aluit. Hoc tibi affirmo , miniis periculi in acie quant in urbe esse (10).

(E) // mourut l'an iSi^. ] La lettre de Thomas Morus dont je viens de ci-

(8) Le Grand, Histoir. du Divorce de Henri VIII , ioin. /, pag. c)4 ; il cite Godewin.

(9) Voyez le III'' . tome de son Histoire du Divorce de Henri VIII, pag. i37, i52.

(10) Mori Epist. ir , Ub. VII, inler Eratmiaiias , pag. i!86.

AMMONIUS

ter un grand passaj;e , est datée du 19 ducem Jeserere noluerls {\f\). C'est ce

d'aoiU i52o. Il semble donc qu'Am- qu'Ammonius lui écrivit,

monius ne soit point mort l'an \^\']\ {^) H y a de l'hyperbole dans ce

car quelle apparence que Morus ait qu'il a dit qu'on biûlail tous les jours

laissé passer trois années sans en rien tnnl d'hérétiques (*) , que cela at'ail

dire à Erasme? Je réponds que cette enchéri le bois. ] Ces gens-là n'étaient

difficulté ne balance point les lettres ni de ces papistes ni de ces protestaiis

où Erasme même a parlé de la mort d'Am monius. 11 remarque dans la lettre XXIV*. du 11*^. livre, et dans la XX®. du IIF. livre, toutes deux datées de l'an i5i8, que cette année-là fut fatale aux hommes doctes, à Musurus, à Paleottus , à Faustus Andrelinus , à Ammonius. Dans la XXXl". lettre du III''. livre, datée du 9 de septembre 1017, il parle de la mort d'Ammonius (n). Cette lettre est bien datée ^ car Erasme y fait mention du départ du roi d'Espagne comme d'une chose nouvelle. Or, on sait que ce monarque fit voile au commencement de septembre iSi^. Disons donc que Baleus se trompe d'un an , lorsqu'il met la mort d'Ammonius à l'année i5i8 (12). Erasme a pu dire en 1 5 1 8 qu'on avait perdu cette année-là plusieurs grands hommes. L'une des lettres où il le dit est du mois de mars: il entendait par cet/e année les dix ou douze mois précédens.

Ceci se confirme par une lettre de Bombasius («3), bien datée du 6 de dérembre i5i7, où l'on trouve que Musurus

qui couraient également risque d'être punis en Angleterre sons Henri VIII, depuis (p^il eut renoncé à la primatie du pape. C'étaient d'autres gens, puisque la lettre qui fait mention de ces supplices est datée du mois de novembre i5i I. Les bûchers n'extirpaient point ces dévoyés. Lisez ceci : Lignoruiu preliant auctujn esse non miror , jnulti quotidiè hœrelici holocuustum nohis prœbent , plures tamen succrescunl.

Quln eljraler ^erriianus niei Thoinœ, stipes feriùs quant homo , sectatn ( si diis placet ) et ipss instiluit et discipulos habet (i5).

Ci4) [ AmmoTiiiis , Kpist. ail Erasm. inter Erasmian. ] Epist. XL libri VIÎI.

(*) C'étaient des reites des Wiclejîles Voyez Burnet , Hist. de la Kéf. d'Anal. Rem. crit.

(i5) Ammonius, Epist. Fl'll libri VIII, inler Etasmianas , pat;. 410.

AMMONIUS ( Livmus ) (a) se distingua parmi les chartreux tle Flandre , non-seulement par le caractère de dom procureur, dont

automne, et que Paleottus l'avait précédé de huit mois.

(F) // envoyait à Erasme , a Cambridge , proiJLsion du meilleur uin. ] Les lettres réciproques de ces deux amis font souvent mention de l'envoi du vin ; mais voici un endroit bien

était mort a Rome pendant le dernier il se Vit honore a Gand , sa patrie,

niais aussi par son savoir et par

sa piété {b). Érasme Testimait

beaucoup , et il paraît par deux

lettres (c) qu'il lui écrivit, qu'il

le tenait pour bien guéri despré-

.^^«■^r.. ' .. 'c „o„,^ »,o u.,v~ ii'ffés et des mauvaises passions

propre a prouver qu Erasme ne nais- j o 1

sait pas cette liqueur, et qu'il aimait despersonnesdeson rang(A). Am-

mieux être dans un lieu pestiféré que mouius lui avait fait confidence

boire de l'eau : Simid alque angUcum ^^^ chagrins qu'il endurait , et de

solumtetisi , ubi locoriim. esses roi^are , / ,".• ' ,.1 •. 1

cœpi, siquideru Cantabrt^iensempes- la résolution qu il avait prise de se

temfugere te scripsisti. Unus tandem soumettre à la dureté de sa condi-

Sixtinus mihi dixit te quideni Canta- tion. Il n'est pas malaisé de devi-

brigiani ob pestem reliquisse , et con- n^,- qu'il eût souhaité plus de loisir

cessissenescio quo , ubi ciiin uini penuriâlaborares, et eo carere grai^ius peste duceres, Cantabrigiam repetiisse atque inibi te nunc esse, O fortevi Bassarei comniilitonem , qui in sununo pericuLo

(îi) Amraonii inorlem aceihirsiini- fera. E rasmi Epistola ,\ XXI libri III , ;jrt^:,-. içjS. (12J À^iid S mlerum , in Epitom. Gesaeri. (i3J La XXII'. du II'. /are.

pour cultiver sou esprit et pour

(a) C'est ainsi t/n'Èrasme le nomme. Valèie André dit Lœvinus.

(b) Livinus Ammonius, vir eruditîone jiixlh ac pietale insignis. Erasmi Epistola XXIII libri XXriII, pag. 170^.

(c) La XCIV. du XX". livre , el la XX'. du XXF'.

532 AMPHARÈS.

faire de bonnes éludes : ses supé- quand il retoui'nait au temple,

rieurs ne s'accommodaient point Un jour , en leramenantdu bain,

de cela ; ils aimaient mieux qu'il Arapharès mit la main sur lui

fût ignorant , et qu'il s'attachât pour l'obliger à comparaître de-

aux observances extérieures de vaut les épliores , et à leur rendre

l'institut. Il ne laissa pas de parve- compte de sa conduite. Il le fit en-

nir à la qualité d'auteur. On peut trer par force dans la prison : les

voir le titre de ses ouvrages dans éphores et leurs assesseurs s'y

transportèrent tout aussitôt pour faire le procès au roi . Il leur déclara qu'il n'avait eu autre dessein que de remettre les choses sur le

Moréri ; mais il ne faut pas se fier à la citation deVanderLinden(B).

(A) Érasme le tenait pour bien guéri des préjugés et des passions des per- -. , , . .

sonnes de son rang.] Sans cela , il n'eût pied queLycurgue les avait mises, pas pris la liberté de lui dire qne l'en- et qu'il ne se repentirait jamais nemi du genre humain avait eu part à Tinstitution des cloîtres; mais il aurait bien pu lui avouer que les i;^uorans y acquièrent pîiis de considération en ëtal)lissant le vrai mérite dans l'observation e?:acte du cérémoniel :

Quiim interdùni mtcuni rtpiilo , Amnioni charissime , cnjusmodi ingénia preniantur ac sepeliantur in islis ccremnniis , interdiini subit animum ogitatio fort assis luunana, istiusniodi fitœ ergaslula non sine instinctu salanœ fuisse inducta.... Ac ferè fit ut quo quisquc indoctior stupidiorque est , hoc in isto l'itœ instituto pluris habeatur , tunndus fîducid ceremoniarum , et alieni spiritds iniquus œslimalor(\).

(B) // ne faut point se fier à la citation de Vander Linden. ] Cet auteur n'a point fait la Bibliothèque Belgique : on l'a mis là pour Valère André. C'est la Bibliothèque des médecins qu'il a composée.

(i) Erasm. , Epist. XX libri XXV , p. i36i.

d'un si beau dessein. Là-dessus on le condamna à la mort , et l'on ordonna aux sergens de le conduire au lieu du supplice {b). Les sergens trouvèrent si étrange et si inouï que l'on mît les mains sur la personne d'un roi , qu'ils témoignèrent de l'aversion pour cet ordre (c) : il fallut queDemocharès, l'un des amis d'Ampharès , fit luimême cette fonction. Agésis— trata, mèred'Agis , accompagnée d'Archidamia sa mère , était accourue aux portes de la prison , et demandait qu'il fût permis à ce prince de plaider sa cause devant le peuple. Cela fut cause que l'on hâta l'exécution. Dès qu'Agis eut été étranglé, Ampharès vint assurer Agésistrata, qu'on ne ferait AMPHARLS , l'un des éphores point de mal à son fils , et qu'elle de Lacédémone, fut le principal pouvait entrer pour le voir, si instrument de la mort tragique elle le souhaitait. La même permission fut accordée à la grand'mère : ainsi elles entrèrent toutes deux dans la prison. Ampharès

du roi Agis. Nous avons dit ailleurs (a) , comment , après le rétablissenrent de Léonidas son collègue , ce prince se réfugia dans un temple. Ampharès fut Un de ceux qui l'y visitèrent familièrement, et qui lui tinrent compagnie , quand il sortait de cet asile pour aller au bain , et

(a) Dans l'arlicle Afiis.

{h) Il était dans la prison même, et s'appelait Decas.

(c) A/Toç-pê^io^êVot/c x.a.) <^iuyavTAç Ta

ipyOV, tîç ou di/MTOV tlÙSi VêV0j«/,l5-/^£V£)V jioL-

c-iKÎûùC <rai^a,T( Tctç ^^eipstç 7rpocr<fiîpitv. Ave.rtimles se et refugienles facinus , ut nefariinn et insoleiis , ut corpori régis fjitis admoi'cret manus. Plul.ircluis , in Agide , pag. Soi , 804.

AMPHIARAUS.

fit d'abord pendre Arcliidamia , et puis fît entrer Agésistrata ou l'exécution s'était faite. La première chose , qui se présenta à la vue de cette dame, fut le corps mort de son fils étendu par terre , et celui de sa mère qui était encore pendu. Elle aida les bourreaux à le dépendre , et retendit auprès du corps d'Agis ; et baisant sou fils , s'écria quil s'é-

((u'il eu ctail cxlrêmemcnt afflige , et qu'il haïssait Leonidas et Ampharés.

On ne croyait pas que dejniis que les Doriens e'taient venus habiter au Péloponnèse, il se fût rien fait de plus atroce ni de plus abominable à Lace'demone ^ car les ennemis même avaient beaucoup d'égard dans les batailles poiir la personne des rois de Sparte : ils se de'tournaient par la venéiation de leur majesté , quand ils les voyaient venir à eux ^ et de là vint qu'en tant de bal ai lies que les Spartiates avaient données aux autres

tait perdu , et quil les avait aï— peuples de la Grèce avant le règne de

tirées dans ce précipice par sa Più^ippc , pèred'Alesundre-le-Grand,

7 j,j ■ ,■ \ il n'y eut (|u un seul roi de Sparte qui

trop srande debonnairete. Am- r . { < ,.{ n„ ' .,^ i i ^

^ p , lut tue (i). On n accordait pas aus

phares, a fouie de ces poroies , Messéniens qu'Aristodème eût oté la luidit que puisqu'elle approuvait vie à Théopovnpus : on avouait seulela conduite d'Agis, elle serait ment qu'il l'avait blessé. Agis est le 4 . iÀ^ 4 t 1 ■ A ' • premier roi de Lacédémone (lui ait traitée tout comme lui. Aeesis- K.. ■ . . -, , •,, * ,• „

, , j 1 ^^^ "^i^ ^ mort dans la ville : prince

trata , sans s étonner, tendit le qi,; ^vait eu un très-beau dessein et

cou au bourreau, pour être pen- très-digne de son pays , dans un iige

due , et se contenta de dire qu'elle q"'i t'i'it que l'on excuse ceux qui f^nt

1 •. •. . ^ ^1 des fautes. Ses amis le blâmaient plus

souhaitait que toutes ces cho.es j,,^,,^,^^ ^^e ,,3 ennemis : ses amis,

tournassent au bien et à 1 avan- dis-je, qui lui reprochaient d'avoir eu tage de la patrie {d). Le peuple trop de bonté et trop de douceur, et fut fort indigné d'une violence d'avoir sauvé Leonidas et de s'être

lie a d autres. Les paroles de sa mure sont remaraualiles ■ "H /rcxxi! o-ê , as ts-i.

si extraordinaire : il en murmura; mais il n'en fut autre chose. On vit alors la vérité d'une maxime qui a lieu en cent sortes d'occasions : On fait du bruit, et puis on se console. Rien ne poussa tant

à.TûùKio-i /xs9' tinSiv . Nimia tua te,Jiti , modestia , lenitas , et humanilas , nobiscum peididit. Voilà ce que nous apprend Plutarque dans la \ ie d'Agis.

Je l'ai rapporté sans diminution et

impharès à ce crime que l'envie sans addition; mais j'y joins à prés le ne noint rendre ce ciu'Aeé- cette remarque : c'tst ipi'en par.-

resent de ne point rendre ce qu'Agé- cette remarque : c'est qu'en pareou- ^i - •. *,' i)i„f„., rant bien 1 histoire, on trouverait ap-

lui avait prête, rlutar- ' '

sistrata lui avait prête, que , de qui j'emprunte cet article , nous apprend ce qui fut dit sur le sujjplice du roi Agis (A). Je m'en vais le rapporter, comme je m'y suis engagé (e).

(d) Alôvov, i^ii , truvivîyKtti Tttwrit, tm 'XttÂp'TYi' Tanlum sint hac, inquit, ex iisu rei. publicaspartanœ. PIutarcli.!/i kgiàe,p.^!\.

(e) Ci-dessus , à lajin. de l'article Agis.

(A) Plutarque nous apprend ce qui fut dit sur le supplice qu'A nipharès fit fniijfrir au rui yîgis. ] Ces trois exécutions ne consternèrent pas tellement le peupU- , qu'il n'osât faire paraître

paremment plus de princes renversés du trône , parce qu'ils étaient trop bons et trop faibles, que parce qu'ils étaient trop méchans. Ceux-ci trouvent plus de ressources dans leur propre rac'chancelé contre les machinations de leurs ennemis, que ceux-là dans la justice de leur cause et dans la fidélité de leurs peuples.. Voyez la remarque (F) de l'article d'ÉnouASD IV.

(i) Savoir : CU'ombrotus à la bataille de Leuclres.

AMPHIARAUS , l'un dc.^ plus grands prophètes du paganisme , était filsd'Oiclès , etarrière-petit-

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