GRAVES AU BAS DU PORTRAIT DU DUC D'ORLÉANS , RÉGENT
DANS QUELQUES EXEMPLAIRES DE l'ÉDITION DE I72O.
Cesse de t'affliger, ô France!
Assez et trop long-temps ont duré tes malheurs; Tes trésors épuisés, tes peuples sans finance, Assez et trop long-temps ont fait couler tes pleurs;
Ouvre ton cœur à l'espérance , Par un rare bienfait ton destin va changer : Philippe voit tes maux, cesse de t'affliger.
Ce prince généreux, sensible à tes alarmes. Va tarir pour jamais la source de tes larmes. Vois comme , par ses soins , en métal transformé , Le papier enrichit le Français alarmé; Vois ce pays lointain d'où renaît l'abondance; Vois renaître à la fois la douce confiance;
Vois ce riche palais , où , sur un fonds certain , Tout ce peuple, à l'envi, court assurer son gain ; Vois les arts en honneur; vois partout la Sagesse Animer du Régent la vigilante adresse : Tels sont , sous son pouvoir, les essais inouïs Du nouveau règne de Louis.
H. -p. DE limiers.