TOME I
aune'e, et tlisent qu'on ne recouvra la pierre qu'en SSg : mais Safioddia abrège le temps : il met l'enlèvement de la pierre à l'an 3 19, et la restitution à l'an 335 (4).
(C) D' une manièie si outrée.'] Ahmed Ebn Yusef dit que jamais la religion maliométane n'a souliert une affliction comparable à celle-là (5).
(D) ^ quelque chose de plus snliJe.'] Ils avaient espéré d'attirer à eux les caravanes des pèlerins , car ils s'étaient imaginé que ces bonnes gens iraient au lieu où serait la pierre. Voilà pourquoi ils ne voulurent point la mettre à rançon : ils n'écoutèrent ni les prières ni les promesses. Mais, voyaut qu'on ne discontinuait point d'aller à la Mecque, et que personne ne venait faire ses dévotions à la pierre qu'ils avaient chez eux, ils la rendirent. Ce ne fut pas sans s'y réserver quelque droit; car, lorsqu ils dirent qu'ils n'avaient rendu (|u'une fausse pierre , ils prétendirent sans doute jeter des scrupules dans les esprits, et partager pour le moins les pèlerinages, tôt ou tard. Ceux de la Mecque en prévirent les conséquences, et s'avisèrent de publier que leur pierre avait passé par l'épreuve et y avait été vérifiée.
C4) Ibidem, pag. 119. (5) Ih'd.
ABULFEDA ( Ismael) , prince de Haraah, ville de Syrie, succéda à son frère l'an ^.f^ de l'hégire (A), qui répond à l'an iSp de Jésus-Christ , et mourut trois ans après , à l'âge d'environ soixantedouze ans [a). Il aimait l'étude , et en particulier celle de la géographie , comme on le peut connaître par l'ouvrage qui a pour titre : Chorasmiœ et Mawaralnahrœ , hnc est , regiomim extra finviiim Oxitm descn'ptio ex tabulis Ahiilfedœ Ismaelis , principis Hamah'p). Il fut imprimé à Lon-
(al Vocock., dans ses notes sur /e Spécimen Hist. Arab., pag. 363 , dit qiiil naquit l'an i5r2.de l'hégire. ,
{b) Le titre arabe signife Canon, o« plutôt Rcctificatio Terrarum, à ce que t/ùGravius,