‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 2)Chapitre 26 sur 158 · FEDA · texte numérisé non relu

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plaire de la bibliothèque impériale , qui lui fut prêté par Tengnagélius, n'était pas lisible en divers endroits , il laissa le principal de la peine et de la gloire à Jean Gravius (c). 11 est surprenant que M. Moréri ait pu entasser autant de fautes dans un seul article (B) qu'il eu a entassé dans l'article d'Abulfeda. Spizélius ne savait pas en 1668, ni Konig en 1678, qu'Abulfeda eût été en Angleterre {d).

(c) Inférez de là que Fabriciiis , dans son Specimea Lingua; Arab. paff. gg, a tort de dire dans Konig que Schickard a traduit en latin Pouiii'age d' Jhulfeda. Spizélius, dans son Specim. Bibl., cite le même Fabrice, comme ayant dit que Schickard a traduit tout cet ouvrage.

[il) Spizelii Specim. Bibliotli. univers. -

(A) L'an 74^ ^^ l'hégire.'] C'est et que témoijçne l'auteur arabe du livre intitule al Sucer Jan (i). Ainsi le je'suite Clancanus s'est abusé lorsqu'il a uais Abnlfeda au quatrième siècle du cliristianisme (•2). Cette erreur devait le garantir de l'autre méprise où il est tombé en donnant à ce géographe le titre de prince de Syrie ^ d'Assyrie et de Perse. Un peu d'attention aurait pu lui faire comprendre qu'un auteur arabe et mahométan ne pouvait pas être roi de Perse quatre cents ans après Jésus-Christ. Vossius, ayant rapporté le sentiment de Blancanus, s'est contenté de dire qu'il croyait qu'Abulfeda n'était pas à beaucoup près si ancien ; mais au reste il lui donne les qualités de prince de Syrie, d'Assyrie et de Perse (3) : Simler les lui donne aussi. Il s'approche assez du vrai quant à la chronologie , puisqu'il dit qu'il y avait trois cents ans qu'Abulfeda florissait (4). Au lieu de cela , M. lAIorérilui imputed'avoir cru, avec Blancanus , que ce prince de Syrie vivaitdans le lll"'. ou le IV«. siècle : Mais il est sdr . ajoute M. Moréri, qu'il a

(i) Àpud Gravium, prœfal.

(2) Il le nomme Abifeldea dans sa Chronol. Mntbematic.

(3) Vossius de Mathemalic. Discipl. pag. 200. (^4) /^^«nomiHirAbifeldeas elAbilfedôe.ts. ^ojeï

rEpitome Biblioth. Gesneri.

ABULFEDA.

uécu bennrnup plus tarcJ , et peat-é r<i dam le FUI', nn dans le IX«. , ou même l'un 1200. Il ne fallait pas s'exprimer par un peiit-éLre : il fallait assurer qu'il vivait dans le X1V«. siècle, puisque son ouvrage fut achevé l'an 721 de rhegire, coni'ne on le de'clare sur la fin. il s'est glissé une faute d'impression dans le Moiéri de Hollande eu cet endroit. On fait dire à Jean Gravius que notre Abiilfeda vivait au commencem -nldu XIII*. siècle; cependant il a mis la mort de ce prince à l'an 1345*'. Ce qui m j fait (le la peine , est de voir que le docte Edouard Pocock assure qu'Abulfeda prit possession du gouvernement de la province de Hamah l'an 700 de l'hégire (5). On ne peut accorder cela avec ce que Jean Gravius a établi. Or, il est plus raisonnable de s'en rapporter à ce dernier qu'à l'autre , parce qu'Abulfe la est la principale matière de Gi'avius, au lieu que Pocock. n'en parle ([ue comme d'un fort pe4t accessoire. Mais u est-il pas bien f;lciieux que des gens de la force de Pocock en fait d'érudition orientale ne soient point un guide bien sûr, et que, dans le même temps qu'ils publient une chose, un de leurs collègues en fasse voir la fausseté?

(B) M. Mnrériait pu entasser autant de fautes dans un seul article.'] On vient d'en voir que'ques-unes, et voici le reste : 1°. en disant que (pielquesuns croient qu'Abulfeda était de Nubie, il le confond manifestement avec l'auteur de la Geoi^ruphia NubLensis , dont nous parlerons en son lieu*\ Pour le moins il fait connaître qu'il ignore que ces deu.K auteurs doivent être dis-

*' Gravius avait , comme on la voit dans Jolr , pris un roi mameluck d'Egypte pour un gouverneur delà province de Hamah en Srrie , et a induit en erreur non-seulement Barle , mait encore Pndeaux, d''Herbelot et de la Roque.

(5) Pncock. , Nolae in Specim. Histor. Arab., pas- 363.

*^ Barle ri a point dam son Dictionnaire d'article sous ce litre , ni qui r toit relatif; il «'r en a même aucun dans ses OEiivres diverses. La Geographia \ublensis a pour auteur un Africain nommé Edri<i. Son ouvrage, écrit en arabe, fut im/irimé dant cette langue à Bome en i5c|2. Comme on ne connaissait pas encore le nom de Va'ileur lors de Vimpretsivn de la iraduciion latine qui fut faite par Gabriel Sioniie et J. ITeironite en 1619 à Paris , on intiuila le volume Geographia Nubiensii, en raison des détails qu'd contient sur l'Afrique.

tingués 5 car, s'il Payait su, il n'aurait point rapporté Popinion de ces gen.s-là sans y apposer sa censure. 2°. 11 confirme cette première ob-iervalion quand il aioute qu'Abulfeda a traité sa Gen^niphie p ,r climats. Cela convient mieux à col li qui nous a donné la Gens^raphia Nubœnsis qu'à Abulfeda. On n'a vu de ce dernier que la description de quelques parties de l'Asie situées au delà de POxus, lesquelles il met sous les climats aS et 26 La Géographie de Nubie est tout aulrement disposée. On n'y connaît que sept climats : on s'en tient à cette division des anciens; c'est à elle qu'on rapporte la description qu'on y donne de toutes les parties du monde connu.

Je remarquerai eu passant qu'Abulfeda commence le premier climat à l'Arabie, et non pas, comme la Geogrupliia IVubiensis, à la côte la plus occidentale de l'Océan Atlantique; et qu'il prend pour le premier méridien celui ((ui passe sur le cap de Saint- Vincent. 3°. On n'a fu, dit M. Moréri, jusqu'à présent que les premiers climats d'Abiilfeda; on nous J'ait espérer les autres cette année. Voilà un grand mensonge; ce qu'on a public d'Abulfeda se rapporte, non pas atix premiers climats , mais au 25 et au 26. 4°- Un auteur ne devrait jamais se s?rvir du terme vague de cette année; car au bout de dix ans son lecteur ne sait plus où il en est : il faut recourir à la date de la première imprfssion ; on ne la trouve qu'en quelques livres : et dans ceux où on la trouve, elle n'est pas toujours un bon garant, puisqu'il se passe quelqui^fois bien des années entre la composition et la publication d'un livre. Nous avons ici un exemple de l'embarras où l'on jette les lecteurs par les termes de cette année. Où est l'homme qui, lisant .Moréri, puisse deviner en quel temps on promettait les autres climats d'Abulfeda? Cette année-là est bien longue ; elle a régne' jusqu'à la sixième édition inclusivement. 5°. Guillaume Postel est le premier qui a apporte en Eurnps cet ouvrage, dont il publia un abrège en latin. Voilà deux nouvelles fautes de Moréri. De tous les auteurs quil cite , il n'y a que Simler qui ait relation à cela. Or , Simler ne dit autre chose , sinon que Postel, ayant apporté ce livre de rOrient , laissa à Venise l'a-

lOO

brëgé qu'il en traduisit, au sieur Rarausius (6) , qui avait dessein de publier un second toute du Noiiveau- Mrinde. Il y a bien de la diflercnce entre apporter un livre de TOrient et être le premier qui l'apporte de l'Orient; entre publier uu livre , et en laisser le manuscrit à un homme qui s'en peut servir. Il est sûr que Rarausiusn'a pas publié ce que Postel lui laissa ; et s'il est vrai que l'Abulfeda , qui était en arabe dans la bibliothèque palatine, comme le remarque M. Moréri , ait été apporté en Europe par Postel, et que cet exemplaire soit le premier qu'on ait eu dans rOcoident, il ne laisse pas d'être viai que M. Moréri fait dire aux gens plus qu'ils ne disent, et qu'on a raison de se plaindre de ses falsifications. Celles-ci méritaient particulièrement d'être relevées.

(6) Simler le nomm lias lui donne le même

Rhamnasius , et Spizé-

ABULPHARAGE.

nés (B). Il vivait sur la fin du treizième siècle * , et faisait profession du christianisme (C). Cela n'empêclia point que plusieurs mahométans n'étudiassent sous lui (D). Un certain bruit qui a couru que , se voyant près de la mort, il abjura sa religion , doit être mis au nombre de mille fables de cette nature qui se débitent dans toutes les sectes CE).

Il a divisé par dynasties l'histoire qu'il a composée en arabe ; c'est un Abrégé de llustoire universelle , depuis le commencement du inonde jusqu'à son temps. Sa division est en dix parties. On peut voir dans le supplément de Moréri ce que chacune contient.

Edouard Pocock [a) publia ce livre d'Abulpharage en I 663, avec la version latine qu'il en avait faite. Il y a joint un supplément qui contient en abrégé la suite de cette histoire à l'égard des princes orientaux. Il avait déjà publié en 1 65o , avec beaucoup de savantes notes, un petit extrait de la neuvième dynastie de cet auteur. C'est ce qu'il intitula : Spécimen Historiée Ara— hum ; sii'e Gregorii Abiil Fa— ragii , Malatiensis , de origine et moribus Arabum succincta narratio. Il s'en faut bien qu'Abulpharage ne soit aussi exact sur les affaires des Grecs et sur celles des Romains que sur celles des es véritables savans sont fort Sarrasins et des Tartares Mogols.

Ce dernier morceau est le meilleur de l'ouvrage. On y trouve, d'une manière très- instructive et qui paraît digne de foi , les prodigieuses conquêtes de Gengis-

' Chaiifepié du qu'il naquit en 1226, et mourut en 1286-

a Professeur royal en hébreu à Oxford , et lecteur en langue arabe»

ABULPHARAGE (Grégoire), fils d'un médecin nommé Aaron, fut médecin lui aussi, et s'acquit une grande réputation en son art, de sorte qu'on l'allait consulter des pays les plus éloignés.

Il était de Malatia (A) , proche de l'Euphrate , et il serait à présent fort peu connu , s'il s'était borné à la connaissance de la médecine ; mais il entendait l'histoire , et il nous reste un ouvrage de sa façon en ce genre— là qui fait honneur à sa mémoire. Ce n'est pas que notre siècle en juge aussi avantageusement que les Orientaux en ont jugé. Ces gens-là sont excessifs dans leurs éloges, soit à cause que '

rares parmi eux , soit par le caractère de leur génie. Quoi qu'il en soit , il y a cent historiens dans l'Occident dont les compositions ne cèdent pas en bonté à celles d'Abulpharage , et à qui personne ne s'est jamais avisé de donner les titres qu'on lui a don-

ABULPHARAGE.

Kan *'. Tout ce qu'Abraham Zacuth en a dit dans son Juchasin a été pillé , et bien d'autres choses aussi , dans l'histoire d'Abulpharage. On ne saurait deviner en vertu de quoi Abraham Ecchellensis a donné [b] à notre auteur le nom de Gregorius Bar Hebrœus ** Syrus (c)(F).

*' Abulpharage, dit Chaufepié , a composé plus de trente autres traités dont on trouve la liste dans la Biblioth. Orientalis d'Assemanni.

\b) In prœfat. Biblior. Tiay^vyhâi'r'rctv , Paris et alibi.

(r Tiré des préfaces de Pocock.

*' Ce nom de Bar Hebraeiis , qui signi^e fils d'un Itfki>u, se lit au titre des ouvrages d' Abulpharage. Cette remarque d'Assemanni , rapportée par Chaufepié , prouve que Pocock a induit Bayle en erreur.

(A) Il était Je Malatia.'] C'est en vain que j'ai cherché cette ville dans les iirétaces de Pocock , dans le Trésor d'Ortclius, et dans la Géographie de M. Daiidrand. Le hasard m'a été plus favorable que mes recherches; car, en feuilletant pour d'autres choses ce <[u"on appelle la Géographie de Nubie, j'y ai trouvé que Malatia était une ville forte, à cinquante-un mille pas de Samosate , tirunt vers la souixe del'Euphrate {\).

M. Baudrand m'a fait savoir qu'il a parlé de cette ville sous le mot Melila et Melitène. Cela est vrai : il la pose dans la petite Arménie , sur l'Euphrate , et dit qu'on la nomme aujourd hui Malatiah.

(B) Les titres qu'on lui a donnés.'] Voici ce que Pocock a trouvé à la fête d'un exemplaire d'Abulpiiarage, écrit l'an 900 de l'hégire : Dixit dnminus nnsler , pater sanctiis , eritnius, doctrinâ et eruditione insignis . doctorum rex , excellentium excellenlissinius , tenipnruni suoruni exemplar , seculi phuenix , sapientum gloria , doctor dirind ope siiffullus , Mar Gregorius Abul-Pharaï, Jîlius excellenler sapicrdis Aaronis medici malatiensis.

P^l voici ce (pi'il a trouvé à la lin d'un autre exemplaire : Pater et dominas nostcr, rex doctorum et corona uirorum virtule prœstantium , dubioruni

(i) Geogr. Nubieos., clin. IV, pag. 5 et vag. iÇTj.

in theologicis occultorum "ETrihù'rvii , chrinianoruni princeps prinim tus , sectœ jacobiticœ medulla , Mar Gregorius, doniinus , pater, u/iicum œ^i déçus , et seculi phoenix. Ajoutons ce qu'il a trouvé à la tèle d'une grammaire svriaque composée par cet auteur : Pater noster sanctui , rex doctorum , Mar Gregorius, doctor Orientis , qui idem est j4bul-Phaiaï , Jilius .Aarnnis medici mililiiiiensis , i. e.

malatiensis.

(C) Faisait profession du christianisme.] Nous venons de voir qu'il était de la secte des jacobites. Cela est plus croyable, selon Pocock, que ce qu'un savant Juif a débité, qu'Abulpharage était de la secte des melchltes. Cui potiiis pdem habemus , qunm dodo citidam Judceo, qui eum l'Ocal EbnorKofl", Christian util malaliensem, sectd melchitiini (a).

(D) Plusieurs mahomelans n'étudiassent sous lui.] L'un des exemplaires de Pocock contient ces paroles d'un mahométan : Auctor libri est Abul- Faraï Ebn Hociraa , i^ir multœ lectionis fariisque scientiis instructus et penilùs inibutus , prœcipuè autem medicii/œ glorid seculo suo clariis , ndeô ut ad eufii è plagis occidentalibus fréquentes conlenderent. Christianm trat, à qiio tameii didicerunt niulti è D/us- Icmnrum eximiè doctis- Ferunt ipsuni morte propinquuni à fde chiistiand descii'isse. Ebn Chalecan , auteur fameux qui a fait la Vie des hommes illustres, est celui qui a écrit ces paroles, s'il en faut croire la remarque écrite d'une autre main au même lieu de l'exemplaire (3j.

(E) Qui se débitent dans toutes les sectes.] Nous venons de voir ce qu'on fit courir touchant les dernières heures d'Abulpharage. Les mahométans avaient de la peine à convenir qu'un si grand homme eût été intérieurement chrétien : ils aimaient mieux croire qu'il avait détenu la vérité en injustice , jusqu'à ce que les approches de la mort fissent cesser les raisons de feindre. Voilà une prévention qui règne partout. Chacun s'imagine que les vérités de sa relii;ioa sont si claires, que les habiles gens d'un autre parti ne manquent pas de les voir, et qu'il

(■>) Pocock. Prœf. Specimin. Hisl. Arab. (?) Poceck. Praf. Compend. Dynait.

I03 ABUMUSLIMUS.

n'y a que des considérations humai- basi l'an 13.5 de l'Jiégire (Z»). Il

nés q.ù les aetouruent dVn faire nne l'accepta et mourut la même anouverte prolession. On se natte donc - ïi i • a ^

qu'à l'arrivée de l'heure fatale où le "^e. Jbrahim,son fils et son suc-

sort de l'éternité fraj^pe plus forte- cesseur, envoya dans ce pays Abu-

ment Tesprit (4), es dissimulateurs muslimus , qui n'avait que dix—

re.ident gloire à la venté et jettent ^^^( ^j^^ ç^^^^^ grande jeunesse

^* '^ ' ne l'empêcha pas de chasser Nas-

Ifitin verœ voces luin denùimpeclore ah imo , ■ J "i J 1

Ej.ciuntur, et eripiturpersona, munrl r«(5). TUS, qUl Commandait daUS la prO-

^, , ... ^ vince au nom du calife Mervpan.

C est de ce mauvais principe que sont i . i ^ j,,, , -

venus tant de cont. s insérés dans le ^Pres la mort d Ibrahim, am-

dictionnaiiedeiVloréri,tourhant Pier- Vee I an l3l de l'hégire , Saffa-

re du Moulin, Joseph Scaliger, etc. hus son frère fut élevé à la

Cestencorelasourcedeje nesaiscom- dignité de calife. Il laissa le gOUbien de discours ou 1 on lait dire a ^ . ^ i ■ i ?-i

certaines gens : La ,el,g,on que je vernement de la province de Cho-

projtisetst meilleure que l'autre pour rasan à Abumuslimus , et se ser-

ce monde-ci, mais non pas a V article vit de lui pour faire 4uer SOn

de La mort. Voyez la remarque (DD) conseiller Abumuslimas, qui lui

de 1 article Mahomet. -^ • . i , n

(F) Le nom de Grégorius Bar He- «t^i* devenu suspect. Il mourut

braîus Sjrus.] A l'occasion de cela , je l'an ï 36 , et eut pour Slicces-

ferai celte petite remarque. Pocock seur Almansor son frère , qui , rapporte deux passages où notre au- .^^ ^^.^^^ ^^^^ d'Âbumuslimus

teur est nomme mar Gregoniis , et j* . . . •' . i /•.

un où il est nommé 3ior Gregorius : "^ tres-nnportans services , le ht

il ne fait nullement réflexion sur le mourir traîtreusement. Abdalla

premier de ces deux mots ^ il ne dit s'était soulevé dans la Syrie : Abu-

.lamais qu'Abulpharage ait été appelé muslimus , envoyé contre lui à

Marc. Je dis la-dessus qu on aurait , » i? i W ' i j '

bien pu se tromper dans le supplé- ^^ tête d une belle armée, le de-

notre langue, on l'aura pris, dis-je, t^ contre lui qu a 1 importance

pour Marc, nom de baptême. Je vois de sa victoire , le manda afin de

la même faute dans la Perpétuité de le faire tuer. Abumuslimus, plein

lafoLdéJendue (6) : le patnarche de d'une juste défiance, refusa d'al-

Banylone, qui se réunit a 1 église ro- , ' ,' • ,r

raaine sous le pape Paul V, y est nom- ^^^ trouver Son maître ; mais S e-

mé Marc Elie. Mais l'auteur qu'on tant laisser leurrer par les cares-

cite (7) l'avait nommé Marc Elias. ses qu'on h i fit faire , il se ren-

{à) Diilongipnoctisquoruminm numinanobis dit aUprès d'AlmailSOr , Qui Ic

Murs in'tant majora Jacit. .-^ irr" /-•i/.

Dido, apuri SiWumhaVicum, lib. nii,vs. 140. jeta dans le ligre. Cela se fit en

(5) Lucret.. tib. III, vs. 5'}. l'ov^r^^,-. i"î J„ V\^Â~' " '

(6; Livre V. chap. X. ' 1 anuce 1 37 de I hegire , qui re-

(7) P€tru^StrozI.^dcCll.^ld^eo^. Dogmat. fiVie poud à notre aimée ^^54. Oïl contc

Aub. MirKura , Polit, eccles., vaù. aiq. J » 1 i- ' ■ t ,

qu Abumuslimus avait ete cause

ABUMUSLIMUS {a) , général ^^ la mort de six cent mille per-

d'armée sous les premiers califes sonnes. Il passait pour se connaî-

de la race d'Abbasi. La province ^^^ "« peu en magie, et il était

de Chorasan se donna à cet Ab- d'une secte dont celle du mal-

, , T., „a , , , ^ ., , heureux Spinoza n'est pas dans le

[a) M. d Herbelot, r/iti en a fait un long ^ '■

article, le nomme Abou-Moslera. (t) Cest notre année 742.

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