II
cap.
(4o) Casaubon. in Athen. , lib.
;ïX^//,pag. i44-
(5o) Casaubon dil x<*T«,!cpi/4*'' Cesl h même sens.
(5i) Ampbis in lalemo.
ADRASTK. 23i
«ri/v«;t^c XtStîy'jt èfîSu.^t, Ed quidem " incommodes. On eu trouve un exemallegoi id fioëiis iniiuentibus , qui assi- » f'ie dans le I*"". livre de Samuel , ch. due l'ictucd l'cscuiitur , ad ytnerem » VI, vs. 4. Adonis, ayant été blessé eue iiifa/idos. 11 ne faut point se faire " dans l'aine, et étant guéri de sa blesune atiaire de ce que Nicander aurait >' sure, il consacra un phallus d'or....
» L'on avait un très -grand rcï^pect » pour cette ligure dans les mystères « d'Osiris ,5-;). » Nous trouvons ici la contirmation de la remarque précédente : les nuages se dissipent^ on commence à voir le jour. Vénus crut avoir perdu pour jamais , non pas la vie , mais le sexe de son mari ; soit qu'tfl'ectivement un sanglier lui eût maltraité cette partie , soit f(u'un sortilège , ou bieu quelque autre principe que nous ne connaissons pas, y eût jeté un dévolu et une funeste mortification ; voilà le sujet de ses larmes. Mais la plaie ayant été consolidée, ou le charme ayant été levé, Vénus se persuada que son mari ressuscitait , et qu'il lui revenait du plus profond des enfers : voilà le sujet de sa joie ; et atin de conserver la mémoire de tout cela plus mystérieusemeot , et plus honorablement tout ensemble , il fut dit que tous les ans la fête d'Adonis serait célébrée de telle et dételle manière. Il serait aisé d'adapter à cette hypothèse les explications de Macrobe : son soleil descendant aux parlies inférieures du zodiaque , et puis remontant aux supérieures : son san-f glier , l'image du froid , et par conséquent de ceux qui appartiennent au titre du Droit canonique De frigidis et maleficiatis : sa Vénus désolée , à cause qu'elle est veuve de son soleil , et puis riante au retour de ce bel astre qui la rend féconde. Chacun voit qu'il ne serait pas difficile de faire usage des conventions de Venus et de Proserpine , je veux dire de ces semences concentrées au sein de la terre pendant quelques mois , dont elles sortent ensuite pour la propagation de l'espèce.
mêlé fort confusément l'allegone avec la fable ^caries poètes sont tout pleins de ce mélange. Remar^iuons de plus qu'il a entendu très-mal le mot qu'il a voulu expliquer: Bcév&iv xé'jîs-Sstf ^vo-i çrapi Kî/Tf/oiç fif.Uxx.x (Si). Liclucam h Cyprtis dicit vacari Brenthui 11 a pris un sapin pour une laitue (53).
Cette faute l'a dû conduire à changer la tradition ; car il a bien vu auil eût été ridicule de supposer qu'Adonis se réfugia sous une laitue. Il a donc conté qu'elle lui ser\it d'aliment.
(£j lia n'ont pas dit tous qu'il soit mort de sa blesiure.^ Consultez sur cela le troisième tome de la Biblio-^ théque universelle (54 j On peut ajouter aux remarques que l'on y trouve un pas'^age de Ptolomée tils d'Hephestion (55) : c'est celui où il est dit que ce vers de IHyacinthe d'Euphorion,
'AS'eeviv , Solus Cocylus sua vulnera lavil Adonim ,
n'a pas été entendu. Il signifie tout autre chose que ce que 1 on pense ; c;ir il nous apprend qu'un certain Cocyte, disciple de Chiron, avait guéri Adonis de la blessure du sanglier. Les cérémonies de la fête nous, doivent persuader qu'Adonis n'en mourut pas.
On s'affligeait au commencement , comme s'il eût été mort ; et ensuite l'on se réjouissait, comme s'il fût revenu au monde. « H n'est pas difficile )> de deviner que l'on a formé cette » fablesur quelques expressions fortes )» des Egyptiens ou des Phéniciens , » qui disaient que ceux qui étaient » guéris d'une grande maladie , ou » échappés d'un grand péril, avaient )) été tirés du tombeau. On en trouve M divers exemples dans les psaumes )) (56j. Ajoutez à cela que c était la 3) coutume des Orientaux , de consa- » crer des figures d'or des parties du
ensuite pour la propagation ae 1 espèce. {S'J Là même ^ P'^S- ^^-
ADRASTE , roi d'Argos , fils de Talaiis et de Lysianasse (a) , fille de Polybe , roi de Sicyone ,
« corps dans lesquelles ils avaient été g'^cquit une grande réputation {5i)Mheosui,iib. ri,cap. xxriii,p.6g. daus la fameuse guerre de Thè-
bes , où il s'engagea pour soutenir les droits de Polynice son
(a) Pausan. , lit. If, p«y. 5o.
f53) Vorei !a Bibliolhéijue Universelle , tom Iir^pa^'.iS.
(54) Pag. 3..
(55) Àpud Pholium , pag. 472.
(56) Bibliotb, Unirers. , tom. /// , vag. 3i
aSa
gendre (A) , qui avait été exclus de la couronne de Thèbes par Étéocle son frère {b) , nonobstant les conventions passées entre eux. Adraste, suivi de Polynice et de Tydée son autre gendre , de Capanée et d'Hipponiédon , fils de ses sœurs , d'Amphiaraiis son beau frère , et de Parthenopée (c) , marcha contre la ville de Thèbes ; et c'est là cette expédition des sept Preuxy qui a été tant chantée par les poètes. Ils y périrent tous , à la réserve d' Adraste que son cheval sauva. C'était un cheval d'importance nommé Arion ; il en faudra parler en son lieu. Cette première guerre fut suivie de quelques autres; car Adraste, n'ayant pu obtenir les corps des Argiens qui avaient été tués devant Thèbes , eut recours aux Athéniens {d) , qui , sous la conduite de Thésée , contraignirent le nouveau roi de Thèbes (e) à faire ce que souhaitait Adraste. Cette satisfaction ne termina point la guerre ; car les fils de ceux qui avaient si mal réussi dans la première expédition en firent une