ER
812 (e). L'on dit que ce fut à table pour avoir trop mangé {/)■ Quintilien qui , dans sa jeunesse, s'était fort attaché à lui (C) , en parle souvent {g). Il dit qu'on voyait dans ses plaidoyers plusieurs narrations agréables , et qu'il y avait des recueils publics de ses bons mots dont il rapporte quelques-uns. Il parle aussi des deux livres que cet orateur avait publiés sur les témoins. Bien lui en prit une fois d'avoir l'esprit aussi présent que flatteur , car il eût été perdu sans cela ; ce fut lorsque Caligula devint sa partie (h) , et plaida en personne contre lui (i). Domitius , au lieu de se défendre, se mit à répéter avec des témoignages d'admiration le plaidoyer de ce prince (D), et puis se mit à genoux , et cria merci , en déclarant qu'il redoutait plus l'éloquence de Caligula que sa qualité d'empereur. Non-seul em^ent on lui pardonna, mais aussi on réleva au consulat par la destitution de ceux qui étaient alors en charge. Sa faute était bien légère : il avait érigé une statue à Caligula, et marqué dans l'inscription que ce prince était consul pour la seconde fois à l'âge de vingt-sept ans. Il croyait faire sa cour par-là ; mais l'empereur le mit en justice , prétendant qu'il lui reprochait sa jeunesse et l'inobservation des lois (A).
Afer eut des enfans adoptifs.
Pline le jeune vous l'apprendra
(b) Taciti Annal. , lib. ir , cap. LU. (e) Tacit. Annal. , lib. XIF, cap. XIX.
(c) Nisi quodœtas extrema mulliim etiam if) EuseL. Chronic. , num. 2o6o. floqiicnliœ dempsit , tl'um fessa meute letinet (^) Quintil. , lib. V, cap. Vil, et lib. silentii iinpatientiam. Taciti Annal., lib. IF, VI, cap. III. Vide eliam PJin. Epist. XIV, cap. LU. Voyez dans la remarque (Cj le lib. II, et i^i Catanœuni , pag. I2Ipassage du chap. XI du XII'. livre de Quin- (h) Dio Cassius , lib. LIX, ad anmtm 792.
(il // lut son plaidoyer.
(ilien.
{d) Tacit. Annal. , lib. IV, cap, LXVl.
(k) Dio. lib. LIX.