G6 AGIS
Lacédëmone. Voici un passage grec à son projet que ceux qui avaient
qui nous apprend qu'Aarésilaûs regret- i^„; J,., „„ia^i,^ +j j- • i-
.' I , j 11' 'A ' ^ loui du relâchement de discipline
ta la perte de ce collègue. Aytta-tKetoç Si -" , . ' t i ^ 1"""=
TodTo âKoÔTAç , oôx M T. etv â'sTo , I<|.mV9m plusicurs anuccs. La plus grande ce; ÀvTtTrâLKa) , ÀKKÔ, Kn) îj'â.K.pva-i itcii îttû- clifiiculte paraissait devoir venir 6»a-4 TMv cruvo-jcriAv (24). ^gesilaûs his de la part des femmes (B). Elles
r.udilis, nnn, ut quidam existimassent „,,„:„.^* „]„„„ „1 „ J 'j-.
„, ,,' , ■ / , . , 7 avaient alors plus de crédit aue
o& aiwersaru casuni lœlatus est, sed . . l , ^ Tl ^
huinnniter mortem illiiis lachijmatus jamais; Car leur règne n est ja-
e$t , et consueludinem desideraint. mais plus grand que lorsque le
(a4) Xenophon , de Gest. Graec. , lib. V, p. luxe cst à la modc. La mère d'A-
'^°' gésilaiis ne trouvait nullement
AGIS , roi de Lace'de'mone , son compte à cette réformation ; issu d'Agésilaiis II en droite li- elle y aurait perdu ses richesses, gne (a) , eut une fin trës-malheu- qui la faisaient entrer de part reuse. Il s'était mis en tète de ré- dans mille sortes d'intrigues ; former son royaume par le ré— ainsi elle s'opposa d'abord au destablissement des lois de Lycur- sein d'Agis , et le traita de vision, gue ; mais il succomba sous le Mais Agésilalls , son frère , qu'Apoids d'une entreprise qui ne gis avait engagé dans ses intérêts, pouvait être que désagréable à la sut tellement manier , qu'elle tous ceux qui possédaient de promit de seconder l'entreprise, grands biens , et qui s'étaient tel- Elle tâcha de gagner les femmes ; lement accoutumés aux douceurs mais , au lieu de se laisser perd'une vie voluptueuse , qu'ils n'é- suader, elles s'adressèrent à Léotaient plus capables de s'accom- nidas , l'autre roi de Lacédémomoder de l'ancienne discipline de ne, et le supplièrent très-lium- Lacédémone. Agis, à la fleur de blement de faire avorter les desson âge, par un désir de gloire seins de son collègue. Léonidas assez raffiné (A), conçut le des- n'osa point s'y opposer ouvertesein de cette réforme, et la pra- ment, de peur d'irriter le peutiqua tout le premier en saper- pie, à qui la réformation était sonne : ses habits et sa table agréable , parce qu'elle devait lui étaient selon les manières du être utile. Il se contenta de la vieux temps ; ce qui méritait d'au- traverser par des intrigues , et en tant plus d'admiration, qu'Agé- semant des soupçons, comme si sistrata , sa mère , et Archidamia, Agis eût aspiré à la tyrannie par sa grand'mère , l'avaient élevé l'abaissement des riches et par mollement (b). Lorsqu'il sonda l'élévation des pauvres. Agis ne îa disposition des esprits, il trou- laissa point de proposer au sénat va les jeunes gens moins opposés ses nouvelles lois, qui portaient
\.a) Il étail éloigné de lui de cinq degrés de l'abolitioU dcS dettes et Un lîOU-
5^é>ie>-n<io«. Plut, in Agide, /jfl^. 79t}. vcau partage des terres. Léoni-
{b) 'Evrépay.yihoç a-?.o^To.ç ko.) Tfu- Jas , soutenu par les ffens riches,
T« >.cl) T.-Ç ^i^^.c 'Afi.cT^^Lc J Ci] S «PP«s^ «1 fortement a ce projet ,
Trxùça. xi'^M-tt-'ta. AAxiS'cniJLo^lm iy-ix.- qu'il y eut uii suffrage de plus
TnvTo. Enuiritits cssci in opibus et. deliciis pour la rejectioii que pour l'ad-
£„t7.*"!,r/f7^ff''"'"'''"1"''''' mission. Il paya chèrement le
cniaamtœ, (juœ in Lacedœtnomis erant pecu- , i ^
niosisiimœ.V\i\Ka\-.inhg\àe,pag.']Q'j. succès de SOU affaire. Lysaiider,