ATTILA
coup moins forte pour Quintus Cicelon son beau-frère , que pour Ciceton. Eratnuptasoror Attici Q. TulLio Ciceroni , easque nuptias M. Cicero conclliâral, cum quo a conJiscipulatu uiuebat conjunctissimè , multo eliam Jamiliariùs quant cum Çuinto , utjudicari possit plus in arniciliâ ralere simililudinem morum quant ajffînitaiem (34). Poraponia , sœur d'Atticus , n'e'fait pas toujours fort bien avec son mari (35) : elle n'était donc guère propre à serrer le nœud de l'amitié de son mari et de son frère. 3°. Cice'ron n'a point de'die' un volume de sns Lettres à Atticus : il fallait dire qu'il eut un continuel commerce de lettres avec lui , et que l'on a un recueil de lettres qu'il lui écrivit , qui est divisé en seize livres. Cornélius Népos en parle (36) , et dit que l'on y trouve l'histoire du temps , et en quelque sorte la prophétie de ce qui devait arriver : Ut nihil in ils non apparent , et J'acilè existimari pnssit prudenliam quodamniodo esse dluinationeni. Non enim Cicero ea solitni quœ l'ii'o se accidei'untfuturaprœdixit, sed etiam quœ nunc usufeniunt
non ulrumque horum pulchrè facere posset. Pari modo artifices ceteri quos cultus domesticus desiderat apprimè boni. Vfeque latnen horum quemquam niii domi natum domiquejactum habuit (Sg). La première et la troisième de ces quatre fautes ne sont pas dans l'édition de Hollande.
(Sg) Cornelias Nepos, cap. XIII,
ATTILA, roi des Huns, surnommé le Fléau deDieu , vivait au V^. siècle. On peut le compter parmi les plus grands conquérans , puisqu'il n'y eut guère de provinces dans l'Europe qui ne sentissent le poids de ses armes victorieuses. II n'accorda la paix à l'empereur Théodose , qu'en le rendant son tributaire (A). La bataille qu'il perdit dans la Champagne (a), l'an 45» , ne l'affaiblit pas tellement , qu'il ne se vît bientôt en état d'aller ra-
cccinit ut uates. 4". C'est outrer lescho- yager l'Italie ; et si les prières du ses, que de dire qiMtticus n'aidait que Léon ne l'eussent pas arrê-
des seruileurs quijussent propres pour l.i .. . . ^ ^
lire dci'anl lui. Il fallait se contenter de dire qu'il avait quelques domestiques savans , capables de bien lire et
de bien écrire , et de relier un livre ^ et que tous ses valets de pied s'entendaient à tout cela (37). Cornélius Népos n'en dit pas d.ivantage ^ d'où vient donc qu'au XVII*. siècle on ose en dire vingt fois plus qu'il n'en a dit ? N'a - 1 - il pas expressément remarqué qu'outre les domestiques qui pouvaient être lecteurs et libraires (38) , Atticus en avait d'autres , tous bien dressés , sans qu'il y en eût aucun qui ne fût né et qui n'eût été élevé dans sa maison ? In ed (farailiâ) erant pueri lilteratissimi , anagnnstœ oplind , et plurimi librarii , ut ne pedissequus quidem quisquam esset qui
f34) Comelin» Nepos, cap. f.
(35) Vorei les Letlies de Ciccron à Auicus , li». y, lettre I.
(36) Cap. XVI.
(87) On trouve le nom de quelques-uns de ces Jomestirfues d'Atticus dans les\eU,tes que C\cklon lui a écrites.
(38) Il faut entendre par ce mot les copistes cl les relieurs , selon la mar.ière (l'accommoder tei'livres en ce temps-lh.
té , il eut pris infailliblement la ville de Rome. Il ne faut pas croire ce que l'on raconte de l'apparition d'un vieillard tenant une épée nue à côté de saint Léon , et menaçant Attila. Ce roi des Huns était de petite taille {b) , mais cela n'empêchait pas qu'il ne jetât la terreur dans l'âme des plus intrépides , tant il avait la démarche fière , et le regard foudroyant. Il savait fort bien joindre la ruse à la force (B). La superstition était l'une de ses ruses (C). Il était dissimulé , fin et subtil , sage dans le conseil , et hardi dans l'exécution , cruel à ses ennemis , mais assez doux à ceux qui se met-
(a) In Campis Catalaunicis.
(h) Mainil)., Ilist. derAiianisme, <om. ///, pag^. 5; ea- Jornande , cap. XXF , et Pa.ulo Diacono, in MiscuUan. , lib. XV.