AUBERTIN
très de Charenton prenaient qualité
conformes à ceux de i'ëglise romaine , mais à ceux des proies tans (i) , ne doit être regardé que comme un petit avant-coureur du livre qu il publia in-folio , l'an i633. Je dis cela après le docte Blondel. Augustinum quem obtorto colla in partes trahere conabatur Perronius, abducentifortiter extorsit, windicatumque in Uei castra féliciter reduxit. Hoc insigni virtutis speciminc data , et tirocinio , ut sic dicam , posito , de patrum umversorum causa asserendd serio cogitons, antiquse ecclesiœ Euchans-
fleurs, dans la musique, etc. très ne ^n^remou prcnaicn, quauc, Iieuis, "« 1^.- '.' de pasteurs des églises de l Ile-de-
Un des fils de M. Aubertin a ete ^^^^^^ Champagne et pays Chartrain, ministre d Amiens. et en leurs seings se qualifiaient de
Maistrezat et Drelincnurt, pasteurs de (X) Il n'a fait, h proprement parler, l'fSgUse réformée de Paris, et Dalqu'un livre.'i Car l'essai qu'il donna Hé (^i) ministre du saint évangile de sur saint Augustin ''' , pour montrer /^^j^g église. Les mêmes agens se plaique les sentimens de ce père , tou- gnirent de ce que les cardinaux Belchant l'Eucharistie , n'étaient point Jai-min et Duperron avaient été apper .- - „„..„ A„ P^„i;c„ i-..maine . y^ adversaires de l'Église dans le titre
de l'ouvrage. Le roi ordonna qu'Aubertin fût pris au corps , et amené es prisons du Fort-l' Kuesque , si pris et appréhendé pout^oit estre ; sinon , qu'il seroit crié à trois briefs jours , ses biens saisis et annotiez suivant l'ordonnance, pour lui estre son procès fait et parfait , et que lesdits Maistrezat, Drelincourt et Dallié seraient adjournez. a comparoir en personnes pour estre ouïs et interrogez sur les faits mentionnez en la requeste. Sa Maiesté enjoignit aux ministres et autiamnobisaccurntiore studio reprœsen- très faisant profession de la religion fat-it (2). Je n'ai jamais vu les Obser- pirétendue réformée, de prendre la quavations qu'il Jit pour l'amour de n^^ ^ g^^ attribuée par les édicts et M. l'abbé de MaroUes , sur un lii^re de „q„ autre, auec défenses d'appeler les M. de la Muletière , qui le pressait catholiques adversaires de V Église {S^) . de répondre a des questions difficiles ; q^^ arrêt fut donné au conseil privé mais ou m'a dit que c'est un ouvrage ju roi , le i4 de juillet ,i633 (5). L'aude 226 pages , qui fut imprimé l'an ^g^j. <je l'Histoire de l'Édit de Nantes 1648, et qui regarde la controverse ^^^^ apprend (6) que cette affaire , de l'Eucharistie. M. l'abbé de Marol- qui fît beaucoup de bruit et peu d'efles en fait mention dans la liste des j\,i^ se termina presque aussitôt qu''elle présens qu'il a reçus des auteurs, j-^t née, et ne produisit pour cette fois,
(B) Les agens du clergé de France que des défenses verbales (j). Il ajoute l'attaquèrent au conseil du roi. ] Ils que le livre n'en fut que plus recherexposèrent dans leur requête , que ché, et que le succès encouragea son maître Edme Aubertin , ministre de auteur h le revoir , à le grossir , et à la religion prétendue réformée à Cha- traiter cette matière à fond dans un renton , avait fait imprimer un livre , gros volume latin , qui n'a vu le jour où. il prenait qualité de pasteur de l'é- '^lise réformée de Paris , et adressait sa Préface aux fidèles de l'église réformée dudit Pans , et qu'en l'approbation de ce livre , les autres minis-
* Cet Essai , dit Leclerc, est un gros livre et la première édition du livre imprimé en i633.^ Cette première édition est intitulée : Conformité de la créance de réélise el de saint Augustin .<ur le sacrement de V Eucharistie opposée à la réfutation des cardinaux du Perron , Bellarmin et autres , divisée en trois livres , 1626 , in-S". de 4^ et 5i6 pages.
(i) Ce livre fat imprimé l'an 1626 , et 1 pour titre: Conformité de la créance de l'église avec celle (le saint Augustin surle sacrement de TEucliarislle. /' contient plus de 5oo pag , in-8°.
(2) David Blondellus , in Prœf. libri Alberlini A* Fucliaristiû.
qu'après sa mort , et que les docteurs catholiques non suspects n'ont jamats osé réfuter pied a pied.
(C) // eut sujet d'être content du succès de son ouvrage. ] Nous venons de voir ce qu'en a jugé l'auteur de l'Histoire de l'Édit de Nantes. Il n'a
(3) Ils copiaient mal les noms de lUestrezat et Vaille.
(4) Voyez la remarque (B) de l'article de Bocuart (Matthieu ), k la fin.
(5) Il est dans le 'Recue\\ des arrêts obtenus pour les affaires du clergé durant l'agence et à la poursuite des sieurs abbé de Paimpont et prieur de Moiistiers.
(6) Tome II , pag. 534-
(7) Cela ne doit point s'entendre des défenses contenues dans Varrél du i4 juillet i63?.