‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre Bayle (volume 3)Chapitre 111 sur 113 · AUTON · texte numérisé non relu

AUTON

cernent du IV*. siècle , lors de l'irruption des Vandales (87). Quoi qu'il en soit , voilà notre Ausone bien différemment situe'. Les uns disent qu'il n'a pas e'té chrétien , et les autres qu'il est dans le catalogue des saints canonisés.

(87) Idem, ibid.

AUTON (Jeand'), gentilhomme saintongeois (a) , abbé d'Angle (/!'), de l'ordre de saint Augustin , vivait sous le règne de Louis XII *'. l^fut retenu à la suite de la cour , avec charge descrire Vhistoire particulière de ce prince (c). Il l'écrivit en effet; et elle fut publiée à Paris , l'an 161 5, in-4". , par Théodore Godefroi *^. Elle ne s'étend que depuis l'an 1 5o6 , jusqu'à l'an i5o8 {d). On y trouve jusques à des vers que /'auteur avait dédiés à son roi (e).

(a) Baudier, Histoire du cardinal d'Amboise , pag. I\l\.

(b) Du Cliesne , Bibliothèque des Historiens de France, pag. 65.

*' Leclerc remarque qu'il ve'cut aussi sous François 1=''. , puisque, suivant les auteurs du Gallia christiana , il n'est mort qu'en l523.

(c) Baudier, Histoire du cardinal d'Amboise , pag. 44-

*•• Ce même Godefroy, cinq ans après, publia, dit Leclerc, une première partie de l'ou vra^e d'Auton, sous le titre de : Histoire de Louis XII , roi de France, père du peuple (pendant les anne'es i499 . i5oo , i5oi et l5o2)-, 1620, in-4<'. Les anne'es i5o3, l5o4, l5o5 n'ont jamais e'té imprime'es; mais on en trouve un extrait inte'ressant dans la Bibliothèque du Poitou , par Dreux-Duradier , lom. If , pag. 49, ()")•

{d) Du Cliesue, Bibliolli. , pag. 65.

(e) Sorel, Bibliolh. franc., pag. 329.

AUTRICHE (Don Juan d'), fils naturel de l'empereur Charles- Quint, naquit à Ratisbonne le 24 <^le février i545. Une demoiselle de Ratisbonne , qui s'appelait Barbe Blomiîekc (a) , voulut bien passer pour sa mère (A), afin

(rt) Voyez son article.

AUTRICHE

d'épargner à ceux qui avaient donné la vie à cet enfant la honte qui leur était inévitable, si le public avait su le nom de la véritable mère. L'enfant fut transporté en Espagne avant l'âge d'un an (B) : l'empereur en donna la commission à Louis Quixada , qu'il connaissait , par plusieurs épreuves , très-capable de retenir un secret {b). Il lui recommanda de faire élever l'enfant par Madeleine Ulloasa femme , sans que personne pût conjecturer qui était le père. Quixada servit en cela son maître avec toute la fidélité imaginable; car, non -seulement il ne révéla le mystère à qui que ce fût , mais il eut aussi un soin extrême de l'éducation de don Juan. Charles, prêt à rendre l'âme , découvrit à son fils Philippe , qu'il était le père du jeune seigneur que Quixada élevait à Villagarsia , et lui recommanda de le reconnaître désormais pour son frère , et de le traiter selon cette qualité.

Philippe n'exécuta cet ordre qu'au bout de deux ans (C) ; mais alors il le fit de bonne grâce. II fit élever don Juan avec don Carlos , et avec Alexandre Farnèse. Ces trois princes étaient à peu près du même âge ; mais don Juan était le mieux fait, et de corps , et d'esprit. Philippe ne fut pas bien aise de la répugnance qu'il lui trouva pour l'état ecclésiastique , auquel son père l'avait destiné. 11 le fut beaucoup moins d'une équipée que fit ce jeune seigneur : c'est que sans la permission du roi , il fit un voyage à Barcelone ,

(Zi) Çiiem e.rpcrtus crat arcanorum cetanlissimum. Strada, doc. I , lib. X, pag. 6izi

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