livre qui porte la date de 1582, au lieu de Hermas , dit Hermès
(a) Pauld diberius in divi Bartholomei Jano concionatus esset, in Ztaliam abjectä cucullä profugisse, ibique repentè medicum J'actum uxorem duxisse. Beza, ad Claud. de Saintes, Apolog. alterâ, Oper. tom. II, pag. 345.
(b) Quüm.….. in Italiam profugisset , indè Quarae deceptä Ferrariensi Ducissä, pulsus.
eza, in Vità Calvini, Oper. tom. IT 1 pag-374
*2 Bayle, qui copie ici Calvin et Bèze , ne
il eut la hardiesse de faire un discours public contre le sentiment recu *. Des qu’on eut appris les conversations ‘ qu’il avait eues avec certaines gens pour les infecter de son pélagianisme, Calvin l’alla voir , et le censura doucement; ensuite il le fit venir chez lui, et tâcha de le tirer d'erreur; mais cela n’em— pêécha point. Bolsec de se produire en public avec un discours rempli d'insultes contre le decret de la prédestination éternelle. On croit que sa hardiesse fut d’autant plus grande, qu’il s’imagina que Calvin n’était point du nombre de ses auditeurs. Il eut cette pensée , parce qu’il ne le voyait pas à sa place. C'est que Calvin n’étant venu qu'après le commencement du sermon, se tint caché dans la foule derriere les autres. Mais 1l se montra tout d’un coupz dès que Bolsec eut fini , et le réfuta si fortement par l'Écriture , par saint Augustin, et par la raison, que lui Bolsec fut le seul qui n’eut point de honte d’être terrassé de la sorte (B). Ce ne fut pas tout. L’un des magistrats qui ont droit de mettre les gens en prison était présent à cette assernblée; il ne manqua pas sur-lechamp d’user de son droit; il traita Bolsec de seditieux , et le fit emprisonner. La cause fut discutée fort amplement ; et enfin, de l’awis des églises suisses (C), le sénat de Geneve déclara Bolsec convaincu de sédition et de pélagianisme (D), et comme distingue pas, dit Joly, ce que dans les opinions des Pélagiens il y avait de catholique, d'avec ce qu'il y avait d'hérétique.
de I! fallait, dit Leclerc, dire, reçu à Geneépe. ‘ 3
BOLSEC.
tel le bannit des térres de la république, à peine du fouet s’il y revenait. Voilà ce qu’on fit le 23 de décembre 1551. Il se retira dans un lieu du voisinage qui dépendait du canton de Berne, et y eausa tant de troubles, qu’on le bannit de toutes les terres de ce canton (E). Il s’en retourna en France, s’adressa à ceux de la religion, premièrement à Paris, ensuite à Orléans (F), et témoigna un grand désir d’être promu à la charge de mimistre, et de rentrer en grâce avec l’église de Genève; mais la persécution qui s’éleva contre le parti, lui fit naître un autre dessein : ce fut celui de reprendre sa première religion, et la pratique de la médecine. Il fut s'établir à Autun : il fit le mari commode en faveur des chanoines du lieu, et témoigna une passion très-violente contre l’église réformée (c) (G). Cette compagne , dont il était si peu jaloux, était sa seconde femme (d). Il changea de demeure plus d’une fois (e) : 1l demeurait à Lyon l’an 1582, comme il paraît par le titre d’un ouvrage qu'il fit imprimer alors à Paris contre Théodore de Beze. Il mourut quelque temps apres; car il m’était plus en vie l’an 1545 (H). L'ouvrage, dont je viens de parler, a pour titre, Histoire de la Wie, Mœurs , Doctrine, et Dépoñtemens de T'héodore de Bèze , dit
(c) Beza, in Vitä Calvini, Oper., tom.
IIT, pag. 374.
(d) Idem, ad Claud. de Xaintes, Apolog.
alterä, pag. 345.
. (e) Medicinam Calipoli ad Ararim tar Jfeliciter facere quàm olim theologiam exercuit. Beza, Apolog. alterà ad Claud. de Xaintes, pag. 345. Je pense que ce Calipolis, est Belleville en Beaujolais.
BOLSEC.
le Spectable, grand ministre de Gentve (f). Il avait été précédé de l'Histoire de la Vie, Mœurs, Actes, Doctrine, Constance, et Mort de Jean Calvin , jadis ministre de Genève , qui fut imprimée à Lyon, l’an 1577 (2).
Ces deux Histoires sont entierement imdignes de foi *, tant à cause que l’auteur les a écrites rempli de ressentiment pour les affronts qu’il avait reçus (1), que parce qu’il se trouve manifestement convaincu de calomnie sur les points les plus atroces (K). On ne voit presque plus d’écrivain de réputation qui n’avoue que cet auteur est suspect (L). La Croix du Maine le fait auteur de quelques livres, qui sont sortis d’une autre plume (M) , et il se munit à faux du témoignage de Théodore de Béze. Du Verdier Vau-Privas savait de meilleures nouvelles que lui des écrits de notre Bolsec. Outre les deux Histoires dont jai parlé, il lui attribue le Miroir de Vérité, au rot Charles IX, aux princes et set-
gneurs de son conseil, du juge-.
ment fait par Salomon en son bas âge au commencement de son règne, du lustre et réflexion duquel Miroir apparaît le vrai moyen d'apaiser les troubles et séditions du royaume de France.
1] fut imprimé l’an 1562.
(f) Du Verdier, Bibliothéque française, pag. 566.
(g) Là méme.
* Leclerc et Joly devaient être d’un autre avis. Jls n’y manquent pas.
(A) I s’est rendu fameux par des ouvrages satiriques , que les moines et les missionnaires citent encore.| Une infinité de gens ont débité, et dans leurs sermons, et dans leurs livres, que Calvin avait eu la fleur des lis, etc,
etils n’en avaient aucune autre preuve que le témoignage de Bolsec. Je ne m'étonnerais pas si quelques peintres avaient fait l’honneur à cet écrivain de le comparer à Homère : c’est-à-dire, de faire un tableau, où Bolsec aurait paru vomissant , gi entouré d’un nombre infini de prêtres et de moines, et de laïques controversistes , affamés des crudités qu'il vomissait, et les avalant avec une avidité extrême, jusqu’à léchér le plancher ; car il est certain qu’on a fait le même usage de ces ordures , que les poëtes qui vinrent après Homère firent de ses inventions
à Cujusque ex ore profusos | Omnis posteritas latices in earmina duxit, Amnemque in tenues ausa est diducere rivos,
Unius fecunda bonis (2). . . . .
Voilà comment la fortune se joue des choses : il ne faut qu’un certain amas de circonstances, pour faire que le sort d’un faquin soit conforme à celui des plus grands hommes, et que l’on rende aux sottises les plus bratales le même honneur qu’aux plus belles productions de l’esprit humain. Quelle indignité ! On à pu appliquer à Bolsec ce qu'Ovide avait dit d’Homère :
Adjice Mæoniden, à quo ceu fonte perenni V'aium Pieriis ora rigantur aquis (3).
(B) I fit un discours sur la prédestination,.…. que Calvin réfuta si fortement … qu'il fut le seul qui n'eut point de honte de se voir terrassé de la sorte.] De la manière que Bèze raconte la chose, il semble que Bolsec fit un sermon ; mais la lettre qui fut écrite par Calvin aux églises suisses, au nom de l’église de Genève, éclaircit le fait, et montre que ce personnage ne fit autre chose que censurer, et que réfuter un sermon qui venait d’être pro:
noncé sur la grâce du Saint-Esprit.
Tandem virus suum nuper (4), aperto gutture, evomuit. IVam , cum pro more rostra unus & fratribus illum Joannis loqum exponeret, ubi pronuntiat Christus ex Deo non esse, quiverba Dei non audiunt, dixissetque quotquot Spiritu Dei renati non sunt, pervica-
(x) Voyez Æliani. Var. Historiar. Lo. XITT, cap. XXII.
(2) Manilius, Lib. IT, vs. 8, en parlant d'Homère.
(3) Ovid., Amor. , lib. III, eleg. IX, vs. 25.
(4) Le 16 d'octobre 1551, selon Théodore de Beze ,in Vità Calvini,
citer usquein finem Deo resistere: quia peculiare sit obedientiæ donum , quo Deus suos elecios dignatur ; surrexit nebulo ille, ac dixit falsam et impiam opinionem, cujus auctor fuit Laurenuus PValla, nostro seculo exortam esse:
quôod Dei voluntas rerum omnium sit caussa. Hoc autenmodo peccata , et malorum omnium eulpam in Deum transcribi, et illi affingi tyrannicam libidinem , qualem poëtæ veteres in suo Jove commenti sunt, Posteà ad alterum caput descendit, non ided salu- 1em consequi homines, quia electi sint, sed ideo, eligi, quia credant : nec reprobari queriquam nudo Dei placito , sed eos tantüm, qui se communi electione privant, În häc quéæstione agitand& multis et atrocibus convitits in nos invectus est. Præfèectus urbis re audité eur duxit in carcerem, præserlim quia tumultuosèe plebem hortatus Juerat, ne se decipi à nobis sineret.
Nunc ad senatum delata est causæ cognitio : ubi errorem suum non minori obslinatione quam audacié tueri perrexit (5). Quant à la manière dont Calvin le réfuta, lisez ces paroles de Théodore de Bèze : {llum. tot verbi divini testimoniis , tot Augustini præsertim locis , tot denique tamque gravibus argumentis confutavit, perculit, obruit , ut omnes præter ipsummet per- Jrictæ frontis monachum ipsius vehementer puderet (6).
(C) De l'avis des églises suisses, 7
J'ai déjà rapporté un long passage de
la lettre qu’on leur écrivit pour les consulter. Voicile début de cette lettre:
Est hic Hieronymus quidam, qui abjecté monachi cucullé, unus ex circum- Joraneis medicis factus est, qui fallendo et frustrando, tantüm sibi impudentiæ acquirunt, ut ad quidvis audendum prompti sint, ac para. Is jam ante octo menses in publico ecclesiæ nostræ cœtu doctrinam de gratuité Dei electione, quam ex verbo Dei acceplam vobiscum docemus, labefaciare conatus est. Ac tunc quidem ‘qu fieri potuit moderatione, sedata fuit hominis protervia. Posteu non destitit docis omnibus obstrepere, ut simplicibus hoc fidei caput excuteret.
(D)... le sénat de Genève le déclara convaincu de sédition et de pélagia- (5) Vide epistolam CXXXIIT Calvini.
(6) Beza , in Vità Calvini , Oper., tom. ITI, pas, 374,
BOLSEC.
nisme. | M. Drelincourt a publié (7) l'extrait d’une lettre que M. Lullin, conseiller ; et ancien syndic de la république de Genève, lui avait écrite, Il paraît par cette lettre, que les mauvaises mœurs de Bolsec contribuèrent à sonexil, Voici ce queporte cet extrait:
« Par sentence rendue sur ses réponses » et ses confessions dans les prisons » de cette ville le 22 décembre 1551, » et publiée à sonde trompe, et que » j'ai lue sur nos registres , il fut con- » damné à un bannissement perpé- » tuel, à peine du fouet, pour ses » scandales , ses impiétés, et sa mau- » vaise vie. » Voici les termes dont Théodore de Bèze s’est servi. Causa nuultis disputationibus agitata, senatus helveticarum etiam ecclesiarum sententiam percontatus illum tum ut seditiosum, tum ut merè pelagianum, 23 decembris publicè damnatum urbe expulit , fustuariam pœnam minatus, si vel in urbe vel in urbis terriorio esset deprehensus (8). ;
+ (Ë) Z{ causa ant de troubles dans le canton de Berne, qu'on le bannit de toutes les ierres” de ce canton.] W était un de ceux qui accusaient hautement Calvin de faire Dieu l’auteur du péché. * Calvin, pour prévenir les impressions que de telles plaintes eussent pu faire sur MM. de Berne , se fit députer vers eux, et plaida sa cause en leur présence. Il fut si heureux, qu’eñcore que l’on ne voulût point prononcer sur sa doctrine, ni définir si elle était vraie ou fausse ,on ordonna à Bolsec de se retirer hors du pays (9).
(F) Ll retourna en France , et s’adressa..….. à ceux de la religion... à Orléans, ] Ce fut au synode national, qui se tint dans cette ville Van 1562.
On voit dans les actes du synode national , qui fut assemblé à Lyon l’année suivante : on y voit, dis-je, Bolsec parmi les ministres déposés. Il y est appelé infdme, faussaire et apostat (10). Cela montre que le synode d’Orléans, trompé par l'extérieur de sa fausse repentance , l’admit au saint
(7) Dans sa Défense de Calvin, imprimée à Genève, l'an 1667, pag. 350, 151.
(8) Beza, in Vità Calvini , pag. 375.
* L’accusation n'était pas injuste , dit Leclerc.
(9) Beza , in Vità Calvini, ad ann. 1555.
(10) Voyez M. Quick, Synodicon in Galliä Felormatà, tom. 1, pag. 47.
BOLSEC.
ministère *. Cependant il ne paraît point parles récits de Théodore de Bèze, répétés en divers endroits de ses ouvrages, que Bolsec eût jamais été ministre. Voyez son Histoire ecclés siastique , au livre VI, pages 34 et 35:
mais corrigez-y le mot Bolisei que les imprimeurs y mirent au lieu de Bolsec. Voyez-le aussi dans la Vie de Calvin en français (11).
(G) ZI fut s'établir à Autun, y fit le mari commode en faveur des chanoines , el Lémoigna une passion trèsviolente contre l'église réformée. ] Je me sers d’une expression beaucou moins dure que celle de Théodore de Bèze : aussi écrivait-il en latin. Ubi conira quam sperdrat ecclesias affligi animadsertit, repetitd medicind ad hostes Evangelii manifesté defectione (uxore quoque cahonicis Augustodunensibus prostitut&) transivit. Undè nunc etian quibus potest maledictis verilatem proscindit (12). Quelle bassesse ! quelle lâcheté ! Morälement parlant , il vaudrait mieux être sujet aux inquiétudes de la jalousie : le jugement même du publie, quelque corrompu qu’il soit, tombe beaucoup plus rudement snr le cocuage volontaire , que sur les infirmités d’un mari jaloux. L’indigence de Bolsec , ni l’utilité qu’il pouvait tirer de son indulgence pour les chanoines d’Autun, n'auraient pas été capables de l’excuser auprès des personnes mêmes qui font profession de plaisanter sur toutes choses. On rira, ou bouffonnera également , soit qu’il s'agisse d’un mari qui ne donne nulle liberté à sa femme, soit qu'il s'agisse d’un mari qui prête la main aux plaisirs qu’elle veut prendre ; mais, au fond, on sentira pour ce dernier autant de mépris et d’indignation, que Juvénal :
Cum leno accipiat mœchibona , si capiendi
Jus nullum uxori, doctus spectare lacurar ,
* On lit dans la Bibliothéque française, XXIX , 191, que les actes du synode national d'Orléans ne parlent de Bolsec en aucune manière. Quant aux actes du synode national de Lyon, le nom de Bolsec n’y est tout au plus que deux fois; car dans le second endroit on lit Bolsac, qui pourrait être un autre personnage, et c'est à Bolsac que se donnent les qualifications répétées par Bayle. Il n’est pas certain que tous ceux dont les noms sont accolés à ceux de Bolsec eussent été admis au saint ministère.
(z1) Pag. 20.
(12) Beza, in Vitâ Calvini, pag. 375, 376.
Doctus et ad calicem vigilanti stertere na-
(H) 12 n’était plus en vie l'an 1585,1 « DeBéze, en sa réponse à Génebrard, » imprimée à Genève Pan 1585, dit » de ce Bolsec, en la page 75 : Æjoute » toutes les fables que tu voudras, » tirées de ce carme défroqué, qui est » un homme infâme, ayant élé banni » trois fois, et s'étant révolié quaire » fois ; et qui, après avoir jeté l'é- » cume de son venin sur les morts et » sur les vivans , est mort désespéré.»
C’est ce que vous pouvez lire dans a Défense fe Calvin, faite par M. Drelincourt (14). Mais j'ai lu tout le contraire dans le livre d’un autre ministre. Ces témoins, dit-il (15), sont plus croyables et dignes de foi que ceux que produit l'évêque, qui sont Bolsec et Arenius, desquels le prémier a gémi et pleuré grandement, en plein synode , d’avoir chargé si méchamment de calomnies et d'opprobres la mémoire d'un si grand personnage, et fidele serviteur de Dieu. Mais il ne faut pas que ceci empêche personne d’ajouter foi au passage que M. Drelincourt rapporte ; car, apparemment, le ministre de Fontenai n’a voulu parler que des démarches que fit Bolsec au synode d'Orléans , avec beaucoup d’humiliations , en l’année 1562. S'il n’a voulu dire que cela , il réfute très-mal l’objection : vu que la Vie de Calvin, publiée par Bolsec , est postérieure de quinze années à ce synode d'Orléans.
(1) $es deux Histoires de Calvin et de Béëze sont indignes de foi, tant à cause du ressentiment de l’auteur pour les affronts qu’il avait recus..…..….7] M. Drelincourt a fait bien valoir cet argument. Il étale les raisons que Bolsec' avait de haïr Calvin. Il dit'que Calvin, ayant convaincu Bolsec de ses erreurs en pleine assemblée, l’excommunia ensuite par l’avis de tout le consistoire : il ajoute , que Calvin
Jut député avec quelques autres de
Genève, pour aller informer la puis. sante république de Berne, de la vie
(13) Juven. , satirà 1, vs. 55,
(x4) Pag. 102.
(15) Pierre de la Vallade, ministre à Fontenai-le-Comte, dans l’Apologie de l’'Epitre des ministresde Charenton, opposée au livre qu'a:
. produit contre eux Armand-Jean du Plessis, évèque de Lucon, chap. XXIT , pag. 208.
et des mœurs de ce misérable Bolsec
(16). Ainsi l’on peut regarder Calvin
comme le principal promoteur des deux arrêts de bannissement qui tombérent sur la tête de Polsec, lun à Genève, l’autre à Berne. Pour ce qui est de Théodore de Bèze, il s'était attiré l’indignation de Bolsec par les choses infamantes qu’il avait publiées contre lui en termes fort durs. M. Drelincourt en donne des preuves. Voici un passage qu'il rapporte : « En lan » 1551, vint en cette ville un certain » nommé Jérôme Bolsec, un peu » auparavant carme de Paris, et puis » soudain devenu de théologien mé- » decin , ou plutôt triacleur, lequel, » pour se faire valoir, pensant être » arrivé en son cloître , et non en une » église de Dieu, de laquelle il n’a- » vait Jamais rien su que par ouir » dire, commenca à tenir par-ci par- » |à, et aussi en pleine congrégation, » de mauvais propos touchant la doc-
:» trine de la providence et de la pré-
» destination éternelle de Dieu. De » Béze traite ce Bolsec de vilain, » d’effronté, de loup déguisé; et après » avoir représenté äe quelle facon » Calvin le convainquit deses erreurs, » il dit que monsieur le moine ne sut » que repliquer, et qu’il ne lui resta » qu'une impudence monacale. À quoi » il ajoute : Laquelle il montra méme » devant le siége judicial, le 23 de » décembre, quand sentence de ban- » nissement lui fut prononcée , à son » de trompe, à la manière uccoutu- » mée. Mais ce n’est pas de merveilles:
» car toujours depuis elle l’a rendu et » le rend encore aujourd'hui puant à » tout homme qui a quelque bon sen- » timent : vu qu’il est condamné par » son propre jugement, comme il sera » montré par témoignage de sa main , » toutefois et quantes que besoin sera.
» Car ce malheureux, qui avait mérité » punilion pour un acle séditieux , » étant traité par le magistrat avec » douceur, à cause qu’on estimait qu’il » y aurüit ci-après quelque remède à » son ignorance sophistique, après » avoir fait tant de scandales et de » maux aux églises circonvoisines, » se voyant par trois fois déchassé des » terres des seigneurs de Berne ; à la » fin étant intolerable à chacun, a
(16) Drelincourt, Défense de Calvin, pag.
IUT, F
BOLSEC.
» donné gloire à Dieu, reconnaissant » ses fautes , et surtout sa mauvaise » conscience, a Orléans, en plein.
» synode général des églises fran- » çaises , l'an 1562 : tellement que l’on » en espérait quelgquë chose. Mais » depuis, étant derechef saisi d’un » méme mauvais esprit, est relourné » à ses premières erres, et déchassé » de tous, comme il en est digne , sert » encore en tous les lieux où il se » pourmène , de témoignage de l'ire » de Dieu contre ceux qui résistent à » La vérité (17). » M. Drelincourt rapporte deux autres passages de Théodore de Bëze (18). J’ajouterai à tout cela ,äque ce fut Bèze qui fit imprimer les lettres de Calvin, l'an 1575, parmi lesquels 1l y en a une qui est foudroyante contre Bolsec (19). Voil# comment toutes choses ont leur usage en ce monde. Le style mordant de ces deux réformateurs leur rend ici un
rand service. Il montre que Bolsec a da être fort en colère de voir qu’on faisait des relations si piquantes des maux qu’on lui avait faits ; et qu’ainsi ce qu'il publia l'an 15797 , et l’an 1582, doit être rempli d’un esprit de ressentiment, qui nous doit rendre suspectes de fausseté toutes ses historiettes.
Jamais homme n’eut plus de besoin que lui de procès verbaux confirmaüfs juridiquement de ce qu’il avance.
(K) .…... que parce qu'il se trouve manifestement convaincu de calomnie sur les points les plus atroces.1 Il à débité que Calvin fut convaincu à Noyon F5 péché contre nature, et condamné seulement à la fleur de lis, son évêque ayant intercédé pour lui, afin que l’on modérât la peine. Cr ül n’y eut jamais de roman plus fabu- Jeux que celui-là : et il fallait être d’une impudence inouïe, pour oser produire de tels contes, l’an 1577, c'est-à-dire quarante-trois ans depuis que Calvin était sorti de Noyon (20).
(17) La même , pag. 135. IlLiire cela de la” préface que Théodore de Bèze mit au-devant des Commentaires de Calvin sur Josué , imprimés l'an 1564.
(18) La même, pag. 137, 138 : il les tire de la Vie de Calvin.
(19) C’est la CXXXIIIS. J'en aisrapporté deux morceaux , l'un dans la remarque (B), l'autre dans la remarque (CG).
(20) Il en sortit l'an 1534, pour la dernière fois, selon M. Drelincourt, Défense de Calvin, Pag, 102.
BOLSEC.
Jamais les fins de nou-recevoir n’ont été aussi valables qu’en cette rencontre : la prescription, qui ailleurs ne fait qu’arrêter les procédures, sans décider absolument sur le fond , est ici une preuve très-invincible. L’accusateur institue son action après que quarante-trois ans se sont écoulés : il n’est plus recevable, La prescription lui ferme la porte, et de plus, elle le convainc de calomnie; car si le crime dont il accuse était véritable, on n'aurait pas tant attendu à le prôner. Calvin, en guerre ouverte avec tous les moines et tous les ecclésiastiques , les armes toujours à la main, . soit pour leur porter de rudes coups, soit pour repousser leurs rudes attaques ( car c’étaient des combats à fer émoulu et à toute outrance ) ; Calvin, dis-je, causant à l’église romaine des pertes 1rréparables , n'était pas un homme en faveur de qui l’on eût supprimé quarante-trois ans de suite la sentence de la fleur de lis. Dés le commencement de son ministère de Genève , on leût publiée avec Îles formes Îles plus authentiques et les plus juridiques : on l’eût traduite en toutes langues : on l’eût affichée par toutes les rues. Cela est évident à
quiconque sait apgauer les lumières du sens coMmun ; et, quoi qu'il en soit, la fausseté de ce conte a été prouvée $i démonstrativement par M. Drelincourt, que jamais peutêtre sur des questions de fait on n’était venu à une plus grande évidence.
Bolsec est donc très-évidemment calomniateur quant à la plus atroce de ses injures. Îl ne peut donc plus passer pour croyable sur le reste. S'emel malus semper præsumitur malus in eodem genere ‘mali. Je wignore pas qu’il se fonde sur un acte qu'il dit avoir vu entre les mains de Bertelier ; mais cela ne le disculpe point. C'était une pièce supposée; et celui qui débite de telles pièces, ou qui les pu- . blie, n’est pas moins calomniateur, que celui qui les fabrique, On prétend qu’il attendit à en parler, que Bertelier ne fût plus en vie (21)* marque évidente *, ou qu'il se vantait à faux d’avoir vu l’acte entre les mains de ce
(21) Rivet, Oper., tom. IIT, pag. 9 et 497.
* Leclerc blâme le raisonnement de Bayle qui, après avoir"employé les mots , on prétend, eu “out tirer une preuvegévidente.
Pertelier, ou qu'il savait que celui qui montrait cet acte n’osait pas courir le risque d’un démenti public.
Voyez l’article de Bertezier : lui et Bolsec avaient été de même faction à Genève contre Calvin.
Lorsque jai parlé ci-dessus (22) de la prétendue commission de ce Bertelier , jai omis une réflexion qui me vient présentement dans l'esprit. S’il avait été envoyé à Noyon par.la seigneurie , c’eût été avant l’année 15532; car il fut excommunié cette année-là.
Il tâcha au bout de dix-huit mois de se faire réhabiliter, et n’y put point réussir, à Cause des oppositions de Calvin: il s’embarrassa peu après dans d’autres mauvaises affaires, dont l’issue fut qu'il prit la fuite, et que n'ayant point comparu aux ajournemens, il fut condamné par contumace à la mort, le 6 d’août 1555. Avec toutes les chicaneries imaginables , on ne saurait trouver un temps propre à sa prétendue députation entre le jour qu’il fut excommunié, et celui où on le condamna à la mort; et, par conséquent , il n'a jamais été à Noyon avec ordre de s'informer de la vie de Jean Calvin, s’il n’y a pas été avant Vannée 1552. Or, voici une preuve qui me semble convaincante contre une députation antérieure à lan 1552.
S'il eût été à Noyon avant cette année, 1l aurait eu les documens de la fleur de lis de Calvin , lorsque ce ministre l’excommunia, et travailla si fortement à le laisser sous cette note
d’infamie. Eût-il été assez simple,
pour ne pas apprendre à toute la ville, que ce grand zélateur, qui excommuniait les autres, portait sur son dos l’infamie d’un fer chaud ? Ne l’aurait-il pas défié en face d’oser montrer ses épaules ? N’eût-il point par-là , ou triomphé de son ennemi, ou ralenti sa persécution ? Que chacun se mette à la place de Bertelier, il avouera qu’en cette rencontre la découverte de l’infamie de Calvin aura été inévitable. Si l’on me dit que Bertelier ne manqua pas de découvrir le mystère, mais qu’on n’eut aucun égard à sa récrimination, à cause du grand crédit de Calvin; on me dira une chose très-incroyable. Quoi ! dans une démocratie, les juges oseraient ne
(22) Dans la remarque (C) de l'article Bss- TELI£R.
faire aucune démarche, lorsqu'un accusé, qui a une charge publique, quelques parens , quelques amis, somme son accusateur et sa partie de montrer se$ épaules nues, et lui soutient que l’on y verra la marque des fleurs de hs, et qu’il en a porté les preuves à la république en conséquence d’une commission qui lui en avait été expédiée ? Les juges, bien loin d’éclaircir cela, étoufleront la chose, et feront défendre d’en parler ? Ils ne sont pas assez fous dans une démocratie, pour opprimer si grossièrement un de leurs sujets. Mais je veux que les magistrats aient épargné à Calvin toute la honte qu’il avait à craindre, et qu’ils atent menacé les particuliers qui oseraient murmurer.
On m'avouera, Je nvassure , qu’ils n'auront pas empêché que la mémoire de cet incident n6 se conservât dans les familles , et ne parvint aux oreilles des ennemis de Calvin. D'où vient donc que Blandrata, Jean-Paul Alciat, Gentilis, Gribaldus, et tant d’autres hérétiques, que Calvin chassa de Genève, et quil persécuta sans rémission partout où xls se réfugièrent , ne dirent jamais un mot de ces récriminations de Bertelier ? On ne saurait parer ce coup. Je ne saïs si jamais on Va porté aux promoteurs de la calomnie que Bolsec a le premier publiée.
(L) Un'y a presque plus d'auteur de réputation, qui navoue que cet auteur est suspect. |] Il me sufhrait d’alléguer M. Maimbourg, qui n’était pas d’un tempérament à lâcher prise qu’à bonnes enseignes ; Cependant, après avoir rapporté quelque-unes des raisons que les protestans alléguent pour réfuter l’accusation de Bolsec, concernant la prétendue fleur de lis de Calvin, il se sert de ces paroles :
Je veux donc bien, puisqu'il platt ainsi à messieurs nos protesians, ne pas croire cette infamie de l’auteur de ieur secte (23). Il avait déjà avoué que Bolsec fait plutôt une satire et une invective continuelle, qu’une histoire. Voilà un témoin qui en vaut mille, urus instar omnium , et je pour rais m'en contenter; mais, pour surabondance de droit, je lui associe M. Varillas, qui fait un ample récit, des mœurs et des actions de Calvin ,
(23) Maimbourg , Histoire du Calvinisme, li.
IV", pag. 336.
BOLSEC.
sans faire semblant de savoir qu'il y eût jamais eu un Bolsec au monde (24): H naffirme rien sur la fleur de lis : 1l dit seulement qu’on voit quelque chose dans les registres de Noyon, gui vraisemblablément a donné lieu à Conrad de Slusembourg , ministre luthérien ; d'écrire qu’il avait eu dans sa patrie le fouet et la fleur de lis, et au célèbre jésuite Léonard Lessius de composer une apologie, à dessein de justifier Slusembourg en ce point (25).
Voilà un tour d’adresse : on se donne bien de garde de citer Bolsec, auteur décrié ; on aime mieux citer un ministre luthérien. Cela est moins étonnant, que de voir un Florimond de Remond rejeter cette calomnie de Bolsec , et avouer que c’est un auteur trop passionné. J’én laissé à dessein beaucoup de choses, dit-il (26), pour la crainte que j'ai que quelquefois la haine ait eu plus de pouvoir sur eux que la vérité; car ils l’ont horriblement flétri (27). Le feuillant Pierre de Saint-Romuald, reconnaît la même vérité : il avoue que tout ce que, Jérôme Bolsec, et Jacques Lingei, Écossais , ont écrit de Calvin, est suspect de trop grande aigreur contre lui (28).
Dés l'an 1583, Papyre Masson écrivant la vie de æ Calvin , et en disant beaucoup de mal, ne daïgna faire mention du conte de, la fleur de lis, et traita de petits auteurs populaires ceux qui reprochaïent à ce ministre la débauche d’impudicité. N’est-il pas étrange, que le grand cardinal de Richelieu, dans l’un des meilleurs livres de controverse que le parti romain ait produits, soit moins scrupuleux et moins délicat que ce bon feuillant , que Florimond deRemond, et que Papyre Masson ; et qu’il adopte comme un fait certain le conte de Jérôme Bolsec, qui commençait à devenir le rebut des missionnaires ?
Voyez l’article de BertELER, [ remarque (D) 1.
Je ne saurais finir cette remarque.
(24) Varillas, Histoire de lHérésie ; Liv. X.
(25) La anéme , pag: 332, édition de Hollande.
(26) Histoire de la Naissance et Progrès de l'Hérésie , Liv. VIT, chap. VIII.
(27) Il cite en marge, entre autres, Bolsec et Surius. Voyez M. Drelincourt, Défense de Calvin, pag. 126. "
(28) Trésor chronologique, 4 l’ann. 1509, cité par Drelincourt, Défencede Calvin, pag. 128.
BOMBASIUS.
sans relever quelques - méprises de Varillas. 1°. Le ministre luthérien s'appelle Conrad Schlusselburg. 2°. 1] ne fait que rapporter ce qu'ilavait lu dans des livres imprimés. Aæc publicis scriptis Calvino objiciuntur (29).
3°. Léonard Lessius n’a point composé d’apologie pour justifier ce ministre :
il s’est justifié lui-même comme il à pu (30), voyant que l’on l’accusait d’avoir avancé (31) deux calomnies contre Calvin, dont l’une regardait la fleur de lis. J'ajoute encore ceci :
M. Varillas n’ignorait point ce que Bolsec avait publié ; mais il s’est fait un scrupule de le citer : voyons comment il en parle. « Celle de Jérôme » Bolsec, médecin de Lyon, est d’un » style tellement emporté que, pour ». peu que le lecteur ait de modéra- » tion, il y trouvera à redire dés les » premières pages. Elle est remplie de » plusieurs mauvaises actions; qui » né sont appuyées que sur Pautorité » de ee médecin , et je ne l’ai pas crue » suffisante. Les calvinistes, en lui ». répondant, l’accusent d’une extrême » ingratitude, fondée sur ce que Cal- » vin l'avait recu dans sa maïson , et » tenu durant plusieurs années en » qualité de secrétaire ; et que nonob- » stant il devint son plus grand enné- » mi, par principe de pure incon- » stance , ou par dépit de ce que Bèze » s'était insinué plus avant que Jui » dans l'amitié de Calvin (32}: » Je ne doute point que nous n’ayons ici une nouvelle méprise de cet auteur.
Personne, que je sache , n’a reproché sur ce fondement le crime d’ingratitude à Bolsec. C’est au jurisconsulte Baudouin qu’on a fait un tel reproche: c’est lui qui avait servi de secrétaire à Jean Calvin; mais jamais Bolsec n’eut cette fonction, ni un tel hôte. Je serais fort surpris si l’on me montrait le contraire.
(M) La Croix du Maine le fait auteur de agnelques livres qui sont sortis d'une autre plume. | Ces livres sont , un Traité de la Providence de Dieu ; un Traité du vieil et nouvel
(29) Schlusselburg. , Theolog. calvinist. ; lb. IT, folio 2.
(30) Dans l'Appendix duù Traité de Anti- Christo.
(31) Dans la Consultatio quæ Fides et Religio sitcapessenda.
(32) Varillas, préface du I°Y. tome de l'Histoire de l'Hérésie.
Homme, premièrement écrit en latin
sous le nom de Théophile, lequel il a intitulé Theologia Germanica; un Traité sous le nom de Martin Bellie, lequel il a fait imprimer en latin et en francais, auquel Théodore de Bèze a
fait réponse ; et une traduction de /a
Bible de latin en français. Théodore de Bèze (c’est la Croix du Maine qui parle ,) raconte ceci en la Vie qu'il a écrite de Calvin (33). La Croix du Maine se trompe doublement. Ces livres n’ont point Bolséc pour auteur, et ce n’est point à lui, mais à Sébastien Castalion, que Béze les attribue.
I faudrait faire plusieurs rémarques, pour ramener tout ceci à Pexactitude.
(33) La Croix du Maine, Bibliothéque française , pag. 160.
BOMBASIUS (Pavr), natif de Bologne en Italie, se fit estimer par la profession des belles-lettres , vers le commencement du XVI®. siècle. Il enseigna la langue latine ét la langue grecque à Naples (A), et il y donna de telles preuves de capacité / que le cardinal Pucci le voulut avoir chez lui,etle fit son secrétaire, avec de bons ap— pointemens (B). Il se trouvait fort à son aise à la cour de Rome, sous la protection et par les hbéralités de ce cardinal ; et ilse voyait en état d'achever sa vie dans l'abondance ; lorsque la ville de Rome fut saccagée sous le pape Clément VIT. Il tâcha de se sauver au château Saint-Ange , à la suite de som maître; maïs il ne put courir assez vite, pour n'être pas enveloppé d’une troupe de soldats, qui le tuerent inhüumainement (&). Il avait été grand ami d'Érasme.
(a) Tiré de Pierius Valerianus, de Litteratorum Jnfelicitate, Lib. 1, pag. 22.
(A) Il enseigna..…. à Naples. ] Pai
suivi l’auteur que J'ai cité ; mais Je
ne suis pas sans crainté qu'il ne s’abuse; car je vois’ qu'Érasme ne dit mot de la profession de Naples, et qu’il ne parle que de celle de Bologne. Je rapporterai tout ce qu’il dit , parce que l’on y verra quelques traits du portrait de Bombasius. Equidem exosculor Paulum Bombasium prorsus aurei pectoris hominem , quo vix alius unquäam vixit amico amicior , sed va- * letudini parcens non admodum indulsit stylo. Mox ut erat animi minimé abjecti , sordidorum competitorum improbis contentionibus offensus ( nam Bononiæ publico salario græcè profitebatur ) ad reip. negotia sese contulit :
tandem accitus Romam augere rèm maluit , quam litteris insenescere (1).
Ces paroles d’Érasme nous apprennent, 1°. que Bombasius était bon ami ; 2°.
que , pour ménager sa santé , il ne composa que peu de choses ; 3°.
qu'ayant le cœur noble et bien placé, il se dégoûta de la vie professorale, à cause des querelles que la jalousie sordide de ses rivaux lui attirait ; 4°. qu'il se mélait des affaires de sa patrie, quand il fut attiré à Rome.
1] dit lui que le hasard, plutôt que sa volonté , ou l’offre d’une meilleure fortune, le tira de sa profession. Me à litterari& professione non tam mea voluntas , vel (ut tu suspicaris ) fortuna melior avocavit, quäam incertus ille cui pleraque tam mala quam bona debentur , casus eripuit (2). M. Moréri le fait professeur dans Naples et dans Bologne.
(B) Le cardinal Pucci..….…. le fit son secrétaire avec de bons appointemens.] Bombasius le nomme le cardinal des quatre saints. Il écrivit à Erasme , l’an 1517, que contre son inclination il avait fallu qu'il se privât des plaisirs de Rome, pour accompagner le neveu de ce cardinal dans la nonciature de Suisse (3). Dans une autre lettre (4), il dit à Érasme qu'il ne se trouve pas fort riche ; mais qu’il a quatre cents écus de rente, qui l’empéchent de
(1) Erasm. , in Ciceroniano, pag. 92. Woyez aussi l’adage 1°. de la VIS. centurie de la Ir, chiliade , pag. 192.
(2) Bombasius, epist. IV, kb, XI , pag. 548 inter Erasmian.
(3) Cette lettre est la XXIITE. du II®. livre des Lettres d'Erasme, pag. 129. Voyez aussi la IVe. du ITS. livre,
156) C'est la XTIIE. du XVI. livre, pag.