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sumptus flagitabat, donarus sacns qu Apollon était un vrai aieu. n n y manus i/tjicere coactus , templumde- a que le vrai Dieu, je l'avoue , qui prœdatur (o). C'est dire fort tiette- puisse faire changer de nature aux ment que Philomèle n'épargna point choses profanes 5 elles ne peuventMeles trésors , ou les ex voto et autres venir sacrées que par son institution, dons du temple de Delphes. Ce- Ainsi tous les dons qui avaient été pendant Diodore de Sicile, dans le consacrés au temple de Delphes môme livre, assure tout le contraire, avaient retenu leur premier état. Les Je ne sais point si l'on a pris çar- tuiles d'or que le roi Crésus y avait de jusqu'ici à cette contradiction, fait consacrer (1 4) , n'étaient que de T»v Si irpùytytvwiwi ?paL™y»v à yuiv l'or : il était autant permis d'en faire wpJroc apçAç *<xôju»xoe ànWx*™ T<»v de la monnaie , que d'en faire d'un *vtf.ônjuaeT«v , o fi ftttTipQç TrfQTctyofitvô- lingot venant de la mine ; cela , disjume fxh *Ovô^«tp^oc , À<hxq>oç <f ' •? je , était permis en pareil degré , *ixo/x»xoi/, irxttç-a, t«» tow ôiot XpnpÂr»* pourvu que l'on ne fût pas de la relina.rtfa.7rttLVïi<rt , t/iitoc <fi *«u/'x*oe 0 oî<T«x- gion païenne : mais quand on croyait qqç 'Ovo/uat^ow ç-pAT*yn<r*.ç , oùk hhiy* que les dons du temple de Delphes t<£» À^aAnfAÔLTott Jt*TiJto4«v «îc t*c t«» étaient un bien consacré à Dieu , on fMoQoqopû (10). Priorum sanè ne pouvait s'en saisir sans commettre ducum, qui primas imperium gesse- Un sacrilège proprement dit , que le rat, Philomelus à sacris templi do- vrai Dieu, seul juge infaillible de la nariis se continuerai, successor vero qualité des actions, et l'unique disejus et frater Onomairhus pluri* tributeur des peines et des récommumde consecratis Deoadbelli sum- penses , trouvait digne de ses châtiptus convertit. Tertius indè Phayl- mens ; je parle des châtimens que les lus Onomarchi frater , dum prœto- Juifs eussent mérités s'ils eussent ris munere fungitur non pauca de pillé le temple de Salomon (i5). repositls in templo , ad persolvendum Afin qu'on voie qu'elle était la déconductitiis stipendia, concidit (11). votion des anciens païens pour les (D) Ceux qui avaient de la con- faux dieux , je remarquerai en passcience refusaient de le servir : ] sant que l'or et l'argent tiré du tem- Tctv /uth o«v i?mix»v otycTp»» oùfth <*>«- de Delphes dans cette occasion , et •ypat4*T0 ""f*5 T*v Ç?*'r*'*v *"* ^ converti en monnaie , monta à dix Towc Qtoùç tô<rt@iW oî <ft fl-ovupôratTo» mille tàlens (17). Quelques-uns
x«i Ôi£» «ft* tmt wxiov«|i'*v K&r&qpo- disent que ce que les Phocéens en fovvtk , trpoQùfAetç <rovlTf«^ov *7>oc tcv tirèrent égale ce qu'Alexandre trouva «ix^nxo». Modeslorum lamen viro- depuis dans les trésors du roi Darius rum nullus eam in militiam nomen (,§).
suum est professus , qubd pietas er- (Y)..:. // n'a point fait mention
ga deum aliud suadebat. Intérim de- d'une baladine à qui un présent de terrimus quisque , deosque, lucri sui cette nature fut très-fatal.'] C'est-àgratid nauci habens , cupide Philo- dire un présent tiré des dépouilles melo sese aggregat (13). du temple de Delphes. Notre Philo-
(E) Diodore de Sicile n'oublie pas mèlc donna la couronne d'or des Cuite/in tragique de ceux qui commi- diens à la danseuse Pharsalie. Belle rent ces sacrilèges.'] Cette observation destination , et bien conforme à la lin de l'historien (i3) ne doit point pas-
serpour superstitieuse; car encore M£iod. Siculu» , lib. XVI, cap. lvii,
que le temple de Delphes fût COn- ^'çj r'ore* les Pensée» sur les Comètes, num.
sacré à Un faUX dieu , c'était néan- , xg. Vor'et aussi ces -paroles d- Sénèqne , au
chap. VII du VII*. livre des Bienfaits. Ioju-
(q) Ceux qui n'ont que l'e'dition latine de 1611 riam sacrilegus Deo quidem non poïest facere ,
»n-Ô° , trouveront ceci au chap. XXX du XVI*. quem extra ictum sua dîvinitas posuit : sed puni-