‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 12 sur 142 · ou il régna furent nommés Phlé · texte numérisé non relu

ou il régna furent nommés Phlé

PHILON , Pierre Belli teur en droit , fit une française d'une partie des œuvres de Philon, et la dédia à eut Pour successeur un de ses M. de Chiverni, chancelier de cousins (d)(C). On a feint qu'ayant France. Cette version fut revue , bruI® Ie temple de Delphes pour corrigée , et augmentée de trois se. venger de ce que sa fille Coro- Hvres traduite sur l'original grec ms avait été engrossée par Apolpar Frédéric Morel , doyen des J°n ' l! fut précipité dans les enlecteurs et interprètes du roi , fers ' et exposé à un fort rude et en cet état elle fut réimpri- tourment (D) , après qu'Apollon mée à Paris , l'an i6i2,in-8°., l'eut tué a couP de flèches (e). et dédiée par le même Morel à Quelques -uns disent qu'Ixion Philippe Huraut , évêque de é}ait son fils (/) > d'autres qu'il Chartres , fils du chancelier de etait son frere feO- Je n'ai encore Chiverni. trouvé dans aucun ancien au-

PHLÉGYAS , fils du dieu Mars cTe, <lu? parles Etienne , et et de Chryse (A) , régna dans un MM* L,03rd » Hofmari et Moréri canton de la Béotie après la mort assurent. 1(ïue P^egyas a été roi d'Étéocle. Ce canton qui s'appe- des LaPlthes en Thessalie. lait Andréide, fut nom/né à eau- (*) idem, lib. 11, cap. xxn, pag, se de lui Phlégyantide. Il y bâ- m f x?% ^ , . . , , ■ . .

♦;«. -il t 1 il -i i (c) Ex eaaem Pausama , lib. II. cap.

tit une ville a laquelle il donna A4r/, w. m. i;o. p' son nom. Il y attira les plus bra- (d idem, lib. ix, capiie xxxn ves et les plus intrépides guer- W Scrvius, inMneid. , //*. vi , vs. 618.

riers de toute la Grèce (a); et YJÏ?*Z'u!?,x * w.

rAmmA -1 '* I lu il- & Strabo, lib. IX, pag. 3o$.

comme il était le plus belliqueux

detous leshommes deson temps , <A) r{ fils d'\ DJena Mars et

en quelque endroit qu'il allât C%se;] Andreus> ûh :d/î /^T***f' j • 4 , née, fut le premier qui s établit dans

taire des irruptions , il n en re- un canton de la Bc'otie qui fut appe-

venait jamais sans avoir enlevé lé Andréide à cause de. lui. Il e'pousa

les grains, le bétail, et tout le une fille de Leucon , fils d'Athamas ,

et en eut un fils nomme Eteocle, qui (•) Ex Pausanti , lib. IX, cap, XXXFI. lui succéda, et qui accorda une por-

36 PHLÉGYAS.

iiondu paysà Halmus, fil. de Sisyphe A* <" *~ ' "~

(1). Cet Etéocle n'ayant P0lQt laJSC Inviacum Phlcgjis faciebat Delphica Phor-

Mn> , Plégyas, fils de Cbryse fille bas (1$.

d'Halmus, lui succéda (a). §elon philostrate ( i 1), les Phlégyena (B) Les Phlégrens continuèrent te ayaient <<lu phorbas pour leur roi , train de vie qui! avait mené. ] Home- , cause de ga grarJdc taille , qu'à re a fait mention d eux comme d un ,jlles surpas8ait tous en barpeuple extrêmement courageux (3) 4 barie. Il arrêtait tous ceux qui allaient insolent, outrageant, impie (4)- lis àDeiphes, et envoyait aux Phlégyens faisaient des courses sur les terres de ^ vfeiUard8 et ies enfan8 f et se batletirs voisins, pour en enlever tout . . ieunes. et les vainquait,

fut tué dans lecombat , lui et les plus nomf Farnabe veut que ce soit le braves de sa troupe. L-impiete et la phorbas flis de Lapithc, dont Pausaviolence des Phlégy ens ne demeure- ^ & ( ( 3) . mais u tfen appor

rent pas impunies : les foudres et les ^ aucune preUve. Vigénère s'est vu ici tremblemens de terre en tirent périr fort embarrassé (i4). Jene m'en étonbeaucoupila peste emporta les au- ne int j ia chose est trop erabrouiltres , hormis quelques-uus^qui se ic- je,e r0n trouvc dans Pausanias , un tirèrent dans la Phocide (b). servius , , . commandait dans Athèsur la foi d'Euphorion , assure que ' les Phlégyeos habitaient une île que Neptune, irrité de leurs sacrilèges, fit périr en la frappant de son tri-

dent (7). Le souhaite ^Homère ra- ^ selon Farnabe, a été roi

conte, sur le témoignage de rnere- phlégyens. Il y eut un Phorbas, oyde, que les Phlégycns i ou autre- fî,s de TJfope < exterminales serment les Qortvmens ( 8 ), peuple dont Tîle de Rhodes était remathée dans la Phocide , exercèrent ^ Homère fait mention d'un mille violences contre leurs voisins , ; |ih dc Triope (ig). qu'ils brûlèrent le temple de uci- u eut pour successeur un de ses phes; qu'après la mort d Amphion et JJ Savoir Chrysès, fils de Nep- L Zéthus , qu es avaient eropêches <uneetJde Chrysoglnée fille d'HaldWlter la ville de Thebe , ils la mus ct 8œur de'la mère de Phlégyas. prirent; et que , se préparant a corn- et ]e 8UCCesseur de ce Chryses mettre de nouvelles "J*»*1*^' ™ eut nom Minyas; de là vint que ses furent exterminés par AjoUoj 1(9). 81ljets furetlt appelés Minyens : et on N'oublions pas ce q»e «l. "v les appelait encore ainsi au temps de que Ceix voulant consulter 1 oracle, paugaJias< n est vrai que sous le refut obligé d'aller à Claros , P*™* <J°e ene d'Orchomène, fils de Chrysès, il» le profane Phorbas, *™c le* ™ e" furent nommés Orchoméniens ; mais gyens , empêchait que 1 on nauaia ^ surnom de Minyens leur demeura , celui de Delphes. ct on les distinguait ainsi des Orcho-

3 H«.tlÎ3: . lL XIII, «. 3o }M| pbUo^ate , dan, le Tableau de. Pble- $ S^SS^' ^'F-ab. , in 0**-, M—, Ut, XI,

é «*• IX. P*8- **' «T-?^^ («« Vi*inire> Jh.loslr.le, .u Tableau des

les G rrtoniens dépuraient autour du f*™" Pblégycns , pag. m. 8i5. X pV*, et 7»Wermem„U it« ?" (.5) Pau«n. If . VI, cap^IX.

1 ' PkLvlns Etienne de Byxance, *>c* Tt/p- (l6) /Jew, /«^. /A rap. ^ - 3

p^Iw Pfci*j/««*. tuenne ae j J } /rf £fé, ^ if cap. XXVI, pag.

C«» , dit nue Gjrton , wi/e de \\e"a\^ff/ YÂ HvRin. , in A.,tronou». , /«*•/, cap. X/ V. ainsi no Jnde-à cause de Gyrton Jrtre de Phle- ^"J*^ f |n Rhodo , W. /. cap. V, pag.

^S'Sfbol. Homeri, in lli.d., Ub. XIII, "'^^^ Hymn0 in ApoU. , p««. m. 7*.

PHLÊGON. 37

roéniens situés dans l'Arcadie (ao). raémcot que ce fût celui de Phlégyas :

Notez que les Argonautes étaient or- il n'a nommé qu'Jxion etPirithoiis^). dinairement surnommés Min yens, à (a7) Quid memorem Lapitha» Ixiona Pincause que plusieurs d'entre eux, du thoumque, etc. côté des femmes , descendaient de tyut £tï' • Uhm Vt> vs' 6o1' Minyas(ai) : on en donne d'autres FHLLGON, surnommé Tral-

raisons. Voyez M. Lloydau mot Mi- lianus (a) , composa plusieurs ou-

STé et'm( ^nckéra* dans ws notes vragesdont il ne nous reste que

*l$)lFfut précipité dans les en- P^u de chose (A). Il était affiran-

fers, et exposé h un fort rude tour- cm de 1 empereur Hadrien. Ceux

ment. ] Ces paroles de Virgile sont qui ont cru qu'il Tétait d'Auguste

ambiguës , ^ n'avaient jamais lu ses livres.

Sedet , ceWrnxunque sedebit Tl - ' i .

lnfelixTheseus,Phleg/asqucmiserrimusom- 11 a VCCU POUT le mOlUS JUSqu'à

Àâmnn , , ' l'an 18 de l'empire d'Antonin

Admonet, et magnd testatur voce per timbras: -r»' / \ *i r • • y

Ducite justiùam moniti et non temnere di- rlUS \C) \ Car il lait mention des

a rl'n,, , consuls de cette année-là (d) , qui

»/n ne sait si PhleeYas est le nomma- „„4 „* ' • t î

tif singulier, ou^faccusatif pluriel «t postérieure de cent quarante-

(2$). En ce dernier cas , le passage de deux ans a ,a mort d Auguste.

Virgile ne sert de rien à la preuve de II eut un affranchi qui fut au-

mon texte*, mais voici d'autres pas- teur (B). On croyait que l'His-

sages sans équivoque. toire d'Hadrien, qui parut sous le

• Uiscumbttur altis •* . , * * .

Porticibus : sua cuique furent fesùnaque con- nom de FhlegOU , avait Cte COm-

AdjaceJl^femi qualis sub nocte barathri P05*0 P31" Hadrien même (C).

^IcubataàonitumPhUgjranetTkeseajuxth PlllégOU parle COmme témoin Tisiphone, sœuasque dopes et pocula libat , 1 • J 1 ' • 1»

(Tormenti çenus) et nigris ampiectitur hy- oculaire de la résurrection d une

rf"'(*5). fille (e). Consultez M. de Tille-

Vous voyez-lâ que la furie Tisiphone mont( /). On prétend qu'il a parlé

se tenait auprès des viandes que l'on 1 /V/. L c 4""alJ*llc

Dréscntairà Thésée et à Pr.l«£va. »t «es ténèbres * quil y eut pen-

iaim qu ils eussent, btace a exprimé troD

cela encore plus clairement : . "

,„ . ., voir recueilli trop de réponses des

Ultnx tibi torva Meeœrtv 1 (y .. * 1 .

Jéjunum Phlegjain subter cuva saxa jacentem

oracles, dette censure est trop

œ^SS:. judicieuse pour ne devoir pu

Adsis, 6 memor hospiUi,Junoniaquearva(iG). être rapportée (E).

Virgile a* très-bien décrit cette espèce Cela "g"*/** Mif de Trallis, aille de

de supplice]; mais il n'a point dit nom- LJrdie-

MExV>^.,,lU,.tX,cap.XXXVl. J»?**"'* raPP°r<* <* »»'

J*, Srr tsp°?tm' " son scoli*5tM Ar8°" <c> 'eest ï>an de s™* 156

(m) Cap. XIV, pag. 44. Pbleg. de Rébus mirabilib. , cap. X,

(j3) Virg., ,£n., lib. Vl,vs.$i«. (c) Idem , ibid. , cap. I.

£>4) yojre* Servius , in jEn., Ub. fT, us. 618. {/) Tilletnont, Hist. des Empereurs, tome

JFoly pense aue Phlegyas est au singulier. Il // , pag. tfèy , édition de Bruxelles.

« bserre que n Phlegjras était à l'accusatil pluriel, « En tni2 t il s'éleva entre le docteur

IT T- ""t™™. *î "PP?^"1 iJ.:^^'^u,.' Sykes et Wbiston , une querelle sur la ques-

< ui a rieja celle de iiifelur. Virgile, dlt-ll . était 1 • • t»/i • 1 • j » • > \

iron e. J. ■ ' j T » ji » ■ t"»1 «e savoir si Pblegon a parle des ténèbres

irop mmasfr pour faire si grande dépense d'epi- . , , , » j 1 - r«i • » r>» . <

Uiètes. Joly ajoute que Scamm, dans wn Enéide a»'r,vces » 1* mort de Jesut-Cbnst. C'est a

\s son r.iienie , ,. —

r ssage de Vir- * expose de cette querelle qu est consacre' 8»le; et il cite un as^ez long passage de cette tra- l'article asse» étendu qu'on lit dans CLaufe-

travesùc , a fort bien entendu ce pass 8»le; et il cite un as^ez long passage u- ......

duct,(>0- pie' , sur Phlégon .

(»5) Val. Flaccus, Arconant., Ub. II, f s. 100. .

(>fi>Sut. , Theb. , lib. /, sub fin. , us. (A) ^composa plusieurs ouurages,

m. 141. r#j « Darthiu» , mr ce passage. dont d HCnOUS Veste que petldechoSC,

Ilfit une Histoire des Olympiades, di- souvent que l'histoire générale soit visée en XVI livres ( i ). Cétait une composée selon des méthodes difle-

sous le nom et Ulympiaaes , lumui uuivcuun»»».. u,» w/ v.™

sousle nom de Chroniques. Photius de, ou ils finissaient On peut juger

a ioint ensemble ces deux titres : de toute la pièce par cet échantillon ,

ànyvM* , dit-il (5), *xî>ov<roc T>*x- et il faut reconnaître avec Vossius que

xiavov Oxt/Mtfiovixar **' ^povixa v si l'on avait cette Chronique, on 1 em-

aviAymyi Lectamihi PhleçontisTral. ploierait très - utilement à éclaircir

liant OlympicorumctChronicorum beaucoup de choses: mais cela ne

collectio. Ôrigène (6), et Maxime (7) , prouve pas que Photius ait eu tort de

l'ont citée sous le titre de Chroni- condamner les minuties sur lesquelles

ques • Etienne de Byzance l'a fait aus- Phlégon s'était étendu , avec les de-

si (8) • mais il l'a citée beaucoup plus tails qui fatiguaient les lecteurs , et

souvent sous le nom d'Olympiades, qui couvraient de leur ombre les faits

M de Saumaiseacru que les Chro- les plus mémorables (i3). On peut

niques de Phlégon étaient peut-être donc désapprouver quelque chose

n a ». ~i ,K»r;C4: on linîf rlnns ce. r>ass«i£?e de Vossius : J\on pe-

IlKJllCS Ut r liicguu 1 — — « * __ ». * r

un ouvrage à part, et divisé en huit dans ce passage de Vossius = ^/Lf^livresCq): mais aurait-il dit cela , nitks probare possum quod idem (Fnos'il avait pris garde au titre rapporté tius) reprehendit anxiam illam curam par Photius, et aux citations que l'on in OLympiadibus recensendis , attrouve dans Origène et dans Maxi- que Us annotandis quœ sinçularum me ? Celui-là cite le XIIIe. ou le XIVe. tempore conhgerunt. Imb vero uiinam livre des Chroniques, et celui-ci le totum Chronicon extaret. Multàm XIVe pour prouver par le témoignage enim lucis absque dubio priscœ inde d'un païen les mêmes faits qu'Eusèbe ecclesiœ temporibus accederet (14). rapporte (10) comme contenus dans Les paroles de Photius, que je citerai le XIIIe livre des Olympiades de dans la remarque ( E ) , nous feront Phlégon! Je ne pense pas que ces pa- voir que ce qu'il censure n'a pas été rôles de Suidas , *4 *i*%tovr* ™<r*- bien représente par Vossius II ne nous y ou res ubique sestœ , doivent être reste de cet ouvrage de Phlégon qu un détachées de ce qui précède, et rap- fragment , qui ne remplit pas toutporlées uniquementà ce qui suit : car a-fait six pages dans 1 édition de Lciellesconvienncntparfaitementàrilis- de, 162a 1/1-4°. Son tnuté «fi /owft-

rlf T.rkn.rrn»ui<t . PRT :K>si'/ roiirt .

la reiette point quant à ceci* c'est lien touchant certaines personnes il-

qu'il faut croire que Suidas a voulu lustres qui ont fort vécu. Quant à son

cfire que Phlégon composa un autre traite 6«i^«««f . .Je Mtrabihbus ,

ouvrage divisé en huit livres qui il contient CXXXV chapitres, la plu-

contenaientaussiT^p^ÔIrT*™™- part très-courts et il est mutile au

yod res ubique cestas. Il arrive assez commencement. V oila les debns qui

* ' 10 nous restent. Xylander les mit en la-

, . c j Axi-wMv tin > et les publia à Baie avec le grec ,

(1) Suidas, m WMyœV. * Q o

(a) Idem t ibidem. et avec des notes, 1 an i568. Meursius

(3) Photius , BibUoth. , num. 975 , pag. a65. en fit à Leyde une nouvelle édition

(4) Suîda», in *x«>»v. Anonymus, in De- accompagnée de ses remarques , l'an script. Olymp. ,633. Vous trouverez dans Suidas le

tS&StiSi&Z!- rf5- litre d'une partie de, autres écrit, de

(7) Max.mus , in Schol. ad Pionysii Areopagitae PhlegOO . eput. VIL apud Mcursium, Not. ad Phlegontem,

pag. 1-0. («) Pbot«a«, Biblioth, , nxun. 9* , pag. 268.

(8) /ror« Meursius , ibidem, pas. 169. (i3)./f rapporte les paroles de Photius, dans fa) Salmasius , in Spartian. , Hist. Xdriani , la remarque (E).

cap. XVI, pas. m. i5i , iom. I. (i4) Vossius, de Histor. grsecis , Ub. II, cap.

Ko) Voretla remarque (D). XI, pag. m. 2*9.

11) Salrnasi us, in Spartian., Histor. Àdnani , (i5) Vossius , de Hislor. graccis-, Ub. I, cap.

cap. XVT, pag. m. iSl , lom. T. XI, pag. m. 319.

(B) // eut un affranchi qui fut au- Hgerelicet ex JElio Spariiano in Vitâ

lummemini, SeptimiumSeverum im- écrits de Phlégon, et on allègue pour moderatissimè cum moreretur lœta- cela un auteur qui dit qu'Hadrien fit tum quos duos Antoninospari imperio mettre au titre de son ouvrage le nom reipublicœ relinqueret ( 16 ). André de Phlégon. Ne quittons point ceci Schottus a prétendu mal à propos sans relever une faute de M. Moréri. qu'il y avait une faute dans ce passa- 11 en a fait peu qui méritassent plus ge, et qu'il fallait lire, apud JEl'd que celle-là d'être corrigées. Pnlé- Hadriani libertum Phlegonlem Tral- gon , dit-il , affranchi de l'empereur lianum (17). 11 s'étonne que les criti- Adrien, eut beaucoup de part en l'aqnes n'eussent pas fait encore cette mitié de ce prince , qui publia une correction : quod mendum magnos Histoire de sa fie sous son nom. Cest avi nos tri criticos fugisse quos nihil lui qui rapporte , dans son XI f*., Hure pœnè fugit , equidem miror ; sed et que la quatrième année de la aoa*. posteris spicas relinquunt non inviti olympiade , etc. Ces mots sont si mal (18). Son étonnement est mal foudé ; rangés , que pour les entendre il faut car il n'y a nulle apparence que Spar- aller au devin : ils signifient , selon tien ait cité Phlégon en cet endroit- les lois de nos grammairiens , que cet là. Quel moyen de s'imaginer que cet empereur mit son nom à l'Histoire affranchi d'Hadrien ait survécu à Sé- qu'il publia de sa vie ; mais ce sens vere, qui mourut soixante et qua- est un mensonge, et n'est point contorze ans après Hadrien ? Voyez Vos- forme à l'intention de Moreri. Or dès sius , qui s'est servi de cette raison là que ces paroles sont contraires à la chronologique contre André Schot- grammaire , on les peut entendre tus (19). Les imprimeurs ont fait bien comme si cet empereur avait publié des fautes en ce lieu-là {20). l'Histoire de Phlégon sous le nom de (C) On croit que l'Histoire d'Ha- Phlégon, ou comme s'il l'avait publiée drierty qui parut sous le nom de Phlé- sous le nom de lui Hadrien. Voici une gon , avait été composée par Hadrien autre faute. L'arrangement des mots même. ] J'ai déjà fait cette remarque amène tous les lecteurs à ce sens-ci , en un autre lieu (ai); mais je la ré- que l'événement de cette quatrième pète ici, et j'y joins les propres pa- année de la aoa'. olympiade se trouve rôles de Spartien. Famœ celebris dans le XIVe livre de l'Histoire pu- Adrianus tam cupidusfuit ut libros bliée par Hadrien. C'est donc tromper vitœ suœ scriptos a se liberlis suis lit- le lecteur ; car s'il s'échappe de ce teratis dederit , jubens ut eos suis no- piège, il tombera dans un autre • il minibus publicarent : nam Phlegontis pensera que notre Phlégon ne comlibri Adriani esse dicuntur (aa). Ces posa qu'un ouvrage, paroles ont été prises de travers par (D) On prétend qu il a parlé des téun auteur allemand ; voici ce qu'il nebres qu'il y eut pendant la passion dit : Eos ( libros de Mirabilibus , de notre seigneur. ] Comme le livre Olympiadibus, etLongœvis) tanti œs- qui contenait les paroles sur quoi l'on limavit H adrîanus, famœ per celebris fonde cette prétention ne subsiste cupidus ut pro suis venditdrit , utcol- nlus, la meilleure chose que je puisse

(.6) ^lias Sp.rti.nu*. m Vit* Severi, cap. ™£e «st de rapporter le témoignage

XX, pag. m. 63a , tom. I. d fcusebe ; c'est un écrivain qui n'as-

(17) Àndr. Scbottua, Observât, faumanar., lit. sure pas d'une façon VagUC que Pillé-

//, cap. XIX, pag. 57. gon ait cecj ou cela; il en cite les

(18) Idem , ibKÙ-m. propres termes , T><*<i>i» «Fi xati xiytt ô

(19) VoMins, de Hutor. Ut., lib. II, cap. Il, x » * . ' * 2. » - » * pag. \rS. Tetf OKVfA7ria.d*.ç.... mpi teti &vre»i f»

(w) Ils ont mis deux fois Trullanu» , au lieu T» «V> At/TOif T*<fi. <r£ <T «TU

de Tr.lli.nus. Ils ont mis .nno au lieu de uno. TMÇ c/i OXe/yt-carietcToe iytvtTQ IKMiJ/JC VXi'ttf

Ils ont oublie divers mots. utyiçr* <r£v yvofùto-uivav Tr/JOTtpov. Kcti vù£

hi) Tom. VII vas. 433. citation lLa\ de Var- ^ ~ ' ' > ' « > • '

Ùcle H P"^-'*99* ««»«raWjoe ar- ç» <j-jjç ny.lpcLÇ S^'IV »T0 , »ç*« X<*/ eLÇip&t

(m) Spartiami» , in Adriano , cap, XVI, pag. (->3) Tobias Magiru» , Eponymol. rritic. , png.

"» tSo. 65<> , edit^i6%~r

4o PHLÉGON.

itwp*iS Q&ihdLt. (rttrfjtttr* /Ji»y*ç x*Tcè ait dit cela : s'il l'avait dit, Eusèbc Biôi/viflt^iié/moç *n*?roXAeî Nix«ti<tc xat- n'eût pas manque de le rapporter; et nç-pi-^nw xat* tavto, o JïixctQtcLç ctvn'p nous ne lirions pas dans un ouvrage (a4)« C'est-à-dire , selon la version de d'Origène, que Phlëgon avait omis saint Jérôme : Scribit vero super his et cette circonstance. Et Phlegon qui' Phlego qui olympiadum egregius dam in Chronicis suis scripsit in prinsupputator est , in tertio ilecimo libro cipatu Tiberii Cœsaris jactum : sed ita dicens : quarto autem anno CCII non significavit in lund plendfactum olympiadis magna et excellens inter (28). Il n'a point dit non plus , m'obomnes quac antè eam acciderant , de- jectera-t-on, que cette éclipse arriva fectio solis facta : dies borâ sextâ in pendant la nouvelle lune (29) : je rétenebrosam noctem versus , ut stellae ponds qu'il n'avait garde de le dire , in cœlo vis«e sint, temeque motus in puisque c'est une chose qui se suppo- Bithyniâ Nicneae urbis multas aedes se d'elle-même : l'observation de Phisubverterit. Hœc supradictus vir(25). loponus ne sert de rien ; car c'est une Vous voyez qu'Eusèbe prétend que fausse glose : il prétend que Phlégon, ces paroles de Phlégon se rapportent ayant parlé d'une éclipse qui ne resaux prodiges qui accompagnèrent la semblait point à celles qui avaient crucifixion de Jésus-Christ. Plusieurs été observées jusques alors, a indiqué autres pères de l'ancienne église ont les ténèbres de la passion de Jésusprétendu la même chose ; mais c'est Christ. 'Eyinvo jîxiot/ «xx«4»c owx iyva> une prétention exposée à quelques o-phett jrpoTipo?.... ph iyvSoQou t*v toidifïïcultés , dont la principale, à mon o.Ùt»v «xx«i>|,»t «roîc îrpÔTt^of ;tcôro.ç. avis, consiste en ceci. Jamais homme Contigit eclipsis solis cujusmodi nulla

11e fut plusavide que Phlégon decom- antè cognita est superioribus non

piler les événeraens merveilleux , et essecognitam eclipsimnujusmodi (3o). d'y observer les circonstances surna- On voit là des marques d'une inclinaturelles (26). Comment serait-il pos- tion trop forte à faire parler les gens sible qu'un homme de cette humeur selon l'intérêt de son parti, aux dén'eût point remarqué ce qu'il y avait pens de la bonne foi. Phlégon n'a déplus prodigieux dans l'éclipsé dont pointdit en général, quecette éclipse on veut qu'il parle; je veux dire était d'une autre nature que toute* qu'elle arriva le jour de la pleine lu- les précédentes : une expression vague ne? Cette objection fut sans doute pro- comme celle-là souffrirait plusieurs posée , Gtapparemment quelques-uns interprétations, et pourrait être dén'y trouvèrent point de meilleure so- tournée à l'avantage de la cause de lution que d'affirmer qu'il avait mar- Philoponus. Il s'est servi d'une phrase

i->J,»t *x*ou ytyoviieLt. Narrât Phle- a\

gon imperanie Tiberio Cœsare solis On remplit toute la force de cette

eclipsin plenilunio contigisse (27). Ces expression , pourvu cju'on suppose

paroles d'Africain sont rapportées par qu'il s'agit là d'une éclipse qui arriva

Syncellus , et vous y voyez positive- pendant le périgée de la lune , et cjui

ment que Phlégon rapporte qu'il y fut centrale. Une telle éclipse arrive

eut sous l'empire de Tibère une éclip- si rarement, qu'un historien qui

te de soleil au temps delà pleine lu- rapporte de telles choses selon l'im-

»e. Mais il est très-faux que Phlégon pression qu'elles font sur les esprits ,

Q et non pas selon les observations exac-

(*4)E««b. in Chron.adOljnnp., w t astronome qui a consulté

30a , edu. Scaltgert , A nu tel. , 1608. . ,1/ . -j j , 1 •< 1

' „• , * jj ■ . c 1 ~a lt*s ephemendes de tous les siècles,

"2 ,a8- aurait bien pu faire la remarque que

J^uEZlïïlZÇSJtâ^.'fc Phlegon a faite. Voyez ce que" les nia-

tub qudque olympiade , quid loto orbe geslum esset recens ebal , prodigia prœcipuè et monstra , resque alias mirabiles memorabilesque. Salmas.,

(•38) Origenea in Matthxam , trac. XXXf. (39) Atque neque interlunio facltun id aanotain Spart. , pag. i5a tom I. vit. Quart rem in rnedio reliquit. Huel. , De-

Africanus , apud Georgium Syncellam , in nionstr. , KvanRcl. , prt>pos. ///, pag. 49. Cfcroaographia, citante Hueiio Demonctr. Evang., (M Pbilopoou» , de Mundi Création*, lib. Il \ propos. III, pag. m. 49. «/>«< à Tluet. , ibidem.

toriens de France observent touchant la aoa*. dans le XTV« livre ; c'est donc

l'éclipsé du a d'octobre i6o5. dans ce livre-là qu'il a parlé de l'é -

Notez qu'il n'est pas certain que çlipse. La supputation de Meursius est

Phlégon dise que le tremblement de juste : mais il suppose faux; car cette

terre qui renversa plusieurs maisons distribution de quinze olympiades à

dans la ville de Nicée arriva en raé- chaque livre est une chimère , vu que me temps que l'éclipsé. 11 n'a peut- Photius assure (38) que les cina pre-

étre marqué sinon que ces deux évé- miers livres de Phléçon s'étendaient

nemens furent observés en la même jusqu'àla 177e. olympiade.M. de Sau-

année. Si vous voulez à toute force maise aurait eu autant de besoin que

qu'il ait désigné le même jour, vous Meursius , de se souvenir de ce passa-

vous jetez dans une autre difficulté ; Ke de Photius ; car faute de le savoir,

car il faudra que vous supposiez que « s'est figuré que Phlégon partagea

la lumière du soleil disparut en plein de telle manière son ouvrage , que les

midi dans la Bithynie , et par consé- onze premiers livres contenaient cha-

3uent que les ténèbres de la passion cun quatorze olympiades , et que les

e Notre Seigneur furent générales cinq derniers en contenaient chacun

par toute la terre. Ce sentiment a été quinze (39). Tout cela est faux j mais

toujours combattu par des personnes voici uneconjecturcassez raisonnable,

qui n'avaient aucun dessein de faire ^JfS011 .partagea cette Histoire en

du préjudice à l'orthodoxie (3i) , et *\s partiesa peu presegales : il trou-

il est sujet à une difficulté dont on a vait des matériaux de plus en plus à

bien de la peine à soutenir la pesan- mesure qu'il s'approchait de son

teur : car comment peut-on compren- temps , c'est pourquoi chacun de ses

dre que si cette obscurité fût arrivée derniers livres ne comprenait qu'un

dans tout le monde (3a) , Phlégon eût très-petit nombre d'olympiades , au

été le seul ,'ou presque le seul (33) , lieu Mue les cinq premiers en conte-

qui en eût parléf Souvenons-nous que «aient cent soixante-dix-sept. C'est

M. Huet (34) blâme Képler d'avoir ainsi H™ l'Abrégé chronologique de

olympiade, tome le seul règne d'Henri IV (4<>).

Passons à une autre espèce de criti- 0n peut faire une semblable remarque. Eusèbe prétend que Phlégon écri- <lue s»r.toutes le?. h^ires d un peuvit cela au XIIK livre deson histoire. Ple ^visées en livres tfi). On voit Origène dit que ce fut ou au XIII- ou beaucoup plus d années dans les nreau XIV (35). Maxime n'a cité que le m,ers 9ue dAa"s ,es ?*™}en: Sl <J? XIV (36). Meursius croit que la cita- Saumaise eût considéré cela , il eût tion de Maxime est la bonne , et voici {*lsse cn reP°8 le Pf^aeed Etienne de pourquoi. Phlégon, dit-il (37), voulut Byzance, qu il a prete^ndu corriger. In enfermer quinzeolympiadesdanscha- Ox^ioy (ja), dit-il (/f3) , citât que livre ; mais n'ayant pas assez ,Stephanus ) Phlegontem „™*t**.,vécu pour achever le dernier , il y mit ***** Ox^i^y : in quo msijalseulement quatre olympiades. Li cal- *or mendosœ sunt eduwnes legencul nous montre qu^il idû traiter de jumenimt, .xt»**, dW? jO*v«r.«.

Jù>?. Cujus emendatioms nœc ratio

(3i)*V« Antonio* Bynjeus, de Morte Chri»ti, est. Meminerat eo libro Phlégon

lib. V, pag. 4o5 et tuiv. Qlympii ab Hadriano vel potiiis

(3a) VoMius, Harmoo. evang., lib. II, sumptibus Uadriani ab Atheniensibus

(33) f ajoute cette restriction, parce que œdlflcatl. Atqui ejus rei mentionem

M. Huet, Demonstr. evangel. , propos. III, pag. non nisi ultimo Ubro , id est decitno

5i , dit que l'historien Tallus en paria aussi; à .

quoi il joint le témoignage des Chinois , ravpor- (38) Pnoti"», Biblioth., num. 95 , pag. *68.

dans /Hwloire de U Chine, par Hadrien (^^Salma^u» , in SparUan. , W i5i.

Cresson. (4°) Ve l'édition de Hollande, divisée en six

(34) H net , ubi supra , pag. 4g. '^"'""J"-11' . „ . - . .

(35) Origene. rontrà CeUnm , lib. II. (4») ' Hiitoire de France de Gaguin, de

(36) Maximus Schol. , ad epistolam VII Dio- P*ul Emile, etc.

«yui Areopag. (4î) Il fallait dire Oko/utTHiM.

(3-) Mcnrsia», Nol. ad Phlrgonl. , pag. ty. (43) Saïmasiu», in Spartian. . pag. i5i.

42 PHR^A.

sexto facere poterat Phlegon. Nec et ainsi que la seconde raison de Sau-

enim ultra tempora Hadriani Olym- maise n'est pas meilleure que l'autre.

piadas suas contexuit. Cette critique On pourrait lui faire encore un pro->

est fondée sur deux raisons qui ne cès. Il assure que l'ouvrage de Phlegor*

valent rien : la première est que Phle'- ne s'étendait pas au delà du règne cle

gon n'a pu parler d'un édifice bâti cet empereur : cependant le père

aux dépens de l'empereur Hadrien , Pagi (45), et quelques autres savans ,

que dans le livre où il traitait des soutiennent que l'olympiade y

olympiades qui appartenaient au rè- était toute , d'où il s'ensuit que les

gne de cet empereur. La seconde est , trois ou quatre premières années de

qu'il n'a fait l'histoire de ces olym- l'empire d'Antonin y étaient aussi,

piades que dans son dernier livre. Si (E) Cette censure de Photius est

vous roulez bien connaître la faus- trop judicieuse pour ne devoir pas

seté de la première raison , vous n'a- être rapportée.'] La voici en son en-

vez (f u'à considérer que les meilleurs tier. "Eç-i <Ti t»v <ty>*<m ot/Tt m'a» XAf*At-

annalistes emploient souvent des ob- irrriiç, oSti vh àttixov te to at*pi/8iç servations incidentes , où ils rappor- <hot(r»£«y ^atpctxTÎÏ/xt. cLxxeoç t* x*i »

difficulté d'observer qu'elle avait été <j>ix<wror*'«t t« x.*i ^ixoTi^uia, tic *opo»

fondée par un tel, florissant en un ÀTÂyova-et o-ov atxpoeiT»? , x*$ //mcTiv axk*

tel temps, ni de dire par anticipation «ri» «y tS xéyûù 7rpox.v7rruv trvyXetpodo-a., que trente ans après on la rebâtit. Ils <rt <r^t/o» <rôv xo^oy ftiwùuy **i

se plaisent surtout à ces anticipations ;fcst/>»T0< oJÂfcv fctiv wdt.pdL<tft*<n. ;ty»<r,uo*i lorsqu'elles servent à louer le prince 7r«tvro»o»c iç Ù7rtpfiohMV *çt «i^w/vtifpc.

régnant. Il est donc très-possible que sîuctoris stylus neque omnino humi

que ce prince régnât , il a pu dire que minibus, et rébus gestis, atque ipsis

le lieu où elle fut faite reçut ensuite etiam oraculisreferendis, non tœdium

un grand honneur, puisque les Àthé- modo lectori adfert , dùm per eam re-

niens y bâtirent un édifice qu'ils liqua omnia in hoc libro obteguntur9

rgent nécessaire, dit sermonem , quique Il y a beaucoup d'apparence qu'il ne habere judicetur. Et uero omnis seneperdait aucune occasion de louer ce ris Deorum responsa sinè modo inprince , et qu'il en parlait en temps culcat (46). et hors temps. Cest pourquoi M. de

Saumaise n'a pas raisonné comme il (45) *«* sa ^"V" Baroniu*, ad fallait. Je veux croire néanmoins que . ni,i;ft,u n„ „„„

rhlegon parla de la construction de

cet édifice sous l'année même qu'elle pH R JE À («) ( J E A N ) , savant fut faite: mais cela ne prouve pas qu'il , . M v ;> i r n en ait parlé dans son dernier livre, anglais * , enseigna les belles- Toutes les apparences veulent qu'il se lettres en Italie avec beaucoup soit plus étendu sur le règne d'Ha- <je réputation (A). Il traduisit

drien que sur les temps précédens. j * iof- .tnj„flfll. tr

C'est la'pratique constante de tous les en latin quelques traites

historiens. Disons donc qu'apparem- de Xenophon , et quelques livres

ment son XVe. et son XVKlivrc nVm- , „ . M ,Av

i • ii -î j \a royez la lem. {A.).

brassaient que les olympiades pendant v. IjCC£rc observe que Pitséus , dans son

lesquelles Hadrien fut sur le trône , jivve de II tus tribus Anglia Scriptoribus .

l'appelle Freus , et que probablement non

(',/,) Strph. By/antinus w 'Ot.VfAxitM. nom, en langue vulgaire, était Fre ou Frée

PHRjEà. 43

de Diodore de Sicile (b). Avant "es Pkrœa , à la téte de l'ouvrage

cela il avait traduit un discours dont je vais parler.

de Synésius (c\ Ce fut son coun c (B) Za traduf tion d'm Discours de

• /px T ' t, , ' "r Synésius. . fut son coup d'essai 111

d essai (B). Le pape Paul II fut nous apprendTdans l'épîtr* dédica-

si content de la traduction que toire , qu'il n'avait point voulu sui-

ce docte Anglais lui dédia , qu'il vre *a m&h°de des autres traduc-

le voulut faire évêque de Batlm teur8, 119 ?ommencent par quelque

^v.^ • i0 . 4 uc udins auteur qui ne soit pas difficile: et

(rfy, mais la mort ne permit point lorsque l'âge et le travail leur ont

a Jean Phraea de jouir de cette donné plus de forces , ils entrepren-

faveur. Il mourut , Tan iA65 nent **es version8 P,us malaisées. Il

(C) , avant aue d'êtr* inQtall/Lï "e, ¥âme P.5?? cette conduite: mais il

Aa Pn,ll^..i ' r\ c j # V Â"""?' voir. Chacun doit connaître , aioute-

de Bailleul a Oxford (g). On dit t-il , ce qui lui est propre ; èt il faut

que sa traduction de Diodore de bien que Synésius soit difficile, puis- Sicile fut un bien que Pogee «j^ de tant de savans qui ont traduit S'appropria (D) *ft de grec en latin , il n'v en a point rr r »\ J qui ajt entrepris de le traduire.

(A) Vossius, de Histor. ktinis , pag. 6M Voyons ses paroles. JYos veri) elsi

(c) l'Éloge de la chauveté. ' nonnullis persuasi ralionibus , quas

(d) En Angleterre. nunc consulte prœterire libet , conte) Vossius , de Hist. lat. , pag. 63&. versum ordinem ma gis ad doctrinam

(f) Veneno à competitore exlinctum fuis- c°nducere arbitramur : câ tamen mosesuspicio erat. Idem , ibid. destid hanc noslram defensamus opir

V Leland dit qu'il mourut avant d'être n*onem > ut neque mihi ipsi arrogare ,

sacré. Jl cite pour autorité une note manus- neque quod secits alii senseiint , id

crite,et ajoute de son chef que quelques vùio Mis dare velim. Suis enim quis-

personnespensent que son compétiteur l'em- que in rébus, quid magis , quidve

pouonna. Leclerc observe que Pilséus „e minus sibi conciliât , explorator est ,

ttiïrfâ^tttt'jzi ?jtx rimus« w-* /" hoc

de Phraa. a reliquis dissentienti , a ôynesio sum-

(g) Voyez la rem (D) m0 philosopha , autoreque gravissi- •» Leclerc dit que cette accusation est m^ , inter^tationis initium auspicari

dénuée de preuves ; et que Leland , cité par Placuit- Vuos autem hic scripsit li-

Fabricins , prétend que ce sont les Italiens °ros » ac tantis obstructi sunt dij-

qui attribuent au Pogge celte version. Jicultatibus , ut haud sciam si qua

/Aw. alia apud Graecos exlent volumina ,

{A) Il enseigna les belles lettres en quœ cum his aut sententiarum perple-

ttalie avec beaucoup de réputation.] xitate, aut obscuritate verborum au-

\. est ce que 1 apprends d'une épître sim conferre. Cujus profectb rei ar-

dedicatoire de Be'atus Rhénan us (1). gumentum est non médiocre , quod in

ts Joannes Phrœa , dit-il , quod non tanto numéro interpretum , quos nos-

une publico Bntanniœ, quam nunc Ira, quosve prior celas vidit, nemo

Anguam vocant , honore dixerim : unquhm invent us sit , quod sciam ,

utramque linguam egregiè percalluity qui hujus autoris opus aliquod attige-

t>onas luteras summd cum laude non rit (3). Ce que Phraea choisit à tra-

ptucos annos, idque in Italiànrofes- duire parmi les écrits de Syndsius ,

*us. Prenez bien garde qu'on le nom- fut l'Éloge de la Chauveté. Beatus

me Fhrœa , et non pas Phrœas, ou Rhénanus fit imprimer cette traduc- .

f^rciis comme Vossius l'appelle (2). tion à Baie , l'an i5i5 , et y joignit

•i prend lui-même le titre de Johan- un commentaire. Le père Lahbe, ni

M)CeUede laversiondel Encomium calritiei. M' <U| Pi" » ^ f°nt roinl m™iion !-rv'flWna?^.(B)-, . (3) Jo. Phrara, in rpist. dedu.at. Encomii ral-

/,4 PIASECKÎ. PICARDS.

(C) // mourut l'an i465 ] C'est que bien h propos. L'ambition de la une chose étrange que M. Moréri , maison d'Autriche y est notée ; il ayant rapporté fidèlement cette date blâme l'injustice de ses pivcédés , et (4) , ait dit néanmoins que Phrcas loue fort ingénument le sujet de nos vivait dans le XIV. siècle. armes , et le dessein des alliances

(D) On dit que sa traduction de que nous ayons faites pour nous Diodore de Sicile fut un bien que opposer a l entreprise quelle niedi- Pogge s'appropria.] Lisez ces paro- tait sur tous les états de l'Europe. lesT^urton Hist. lmguœ,Gr. p. 55. Voici ce qu'un auteur allemand a ait Johannem PhrœamAnelum col- jugé de cet ouvrage : Quœ nostram leg.BaliolensissociumDiodoririli- cetatem spectant , ea Paulus PIAbrosveriisse.dlamqueversionemPog- SECIUS in chronicis Gestorum m gium nactum fuisse , et piv suo in Europâ singulanum luculentiùs subpublicum extrusisse , idque testari ministrat; negant tamen PIASEquoque Brian Tvsyn. Ântiq. Oxon. CIO in omnibus securèfidem adhi- I. 3. (5) . ^crï aliqui , et certum est , non esse

ipsum ab omni in historiâ errore im—

(4) Par une transposition de chiffres, on a mit munem (3). Cette Histoire de Piasecki

aU UeU *4 ' " a été réimprimée à Amsterdam sur

"5) Henricus à Sype«t«n , in epictoU de Plagia- l'édition de Pologne. La manière dont

riis , pag. 70 , à la Jin des Amceoi talcs Theologi- M. Amelot de la Houssaie la cite co Philologie.:, de M. Almeloveen. dans seg notes sur Jes lettres du car

PIASECKI (Paul), en latin ^J^f^J^"9 cst une PiascciuSy évêque de Prémislie

dans la Pologne , a vécu au XVII . P> Maunt. , de Pnnap. jur. Pubi. , cap. n ,

, T1 afa nutn. a5, apud Magiruai , Eponymolog. , pag.

siècle. Il publia, en 1040, une m.66i.

belle histoire de tout ce qui s7 est . .

passé dans le royaume de Polo- PICARDS C est ainsi qu on gne depuis Élienne Batthorr a nomme les sectateurs d un cerjusqu'à cette année-là (a). Il y Uin homme vers., le com~

insera par accident les princi- mencement du XV . siècle , oupales affaires de la chrétienté, tra 1 erreur des adamites a e- M. le Laboureur, dont j'emprun- Sard de ^ nudité. Il s appelait te ces paroles , nous apprendra Plcard> et ll Passa de Sandres ci-dessous ce qu'il jugeait de cet en, Allemagne , et pénétra jusouvrage (A). <lu en Bohême. On a dit qu il

trompait les gens par des pres-

(a) Le Laboureur , Relation du Voyage t,Ves< Tant y a qu»en peu <Je delà Reine de Pologne , // part. . pag. 1 17. O J ~l r

temps il eut un grand nombre (A) M. le Laboureur nous de sectateurs , hommes et fem-

Trr^lVlVt^ m<*. » ^ur ordonnait d'aller

cet ouvrage.! 11 trouve que ce prélat . Aft , , . ,

n'était pas assez informé de quel- toujours nus *a; c était deman-

ques affaires de France : Hors cela , der plus que ne faisaient les adadit-il (1) , c'est une pièce digne des

veilles d'un homme de sa condition ; "x Beausobre a fait, sur cet article de

car il est très-fidèle, et abhorre si Bayle» remarques à la fin du tome

généreusement la flatterie , qu'il n'é~ dc 5011 "dindes Hussites Chaufepié

pargne non plus Ùs fautes <iu ni dé- ^fâ^™"*»'™ ™

funt (2) , que celles de son fils qui «a n. c . . u 1 •*»»?• i't > tiliaulcpic trouve qu il y a eonlradir-

règne aujouidhui, qud n encense tion entre ces mots de Bayi;! et ceux de la

(,) Le Labonrcur, Voyage de la reine de Po- «""l^11) ,de.. S™ ar,1i.C1lcf TjlKLWlHS ,

logne, Il'.narU, pag. : ce Voyage fut com- \om' XIV : pu il dit qu il faut supposer

pose l'an 1646. <*es bornes a la nudité, a l'égard des temps

(7) C est-ii-dire du roi de Pologne. et des lieux.

PJCABDS. 45

mites de saint Epiphane, qui se échauffé pour celle-ci (c). Picard contentaient de se dépouiller dans lui répondait : Allez , croissez leurs assemblées. Il se qualifiait et multipliez. Un des grands fils de Dieu, et prétendait que, principes de ces gens-là était, comme un nouvel Adam, il avait qu'il n'y avait qu'eux au monde été envoyé au monde par son qui fussent libres ; le reste des père , afin d'y rétablir la loi de hommes étant des esclaves , et nature, qui consistait principa- surtout lorsqu'ils cachaient leurs lement, disait-il, en aeux cho- parties naturelles. C'est ce que ses , la communauté des fem- voulaient signifier ces femmes mes , et la nudité de toutes les Picardes qu'un seigneur de Boparties du corps (à). Il se can- héme tint en prison pendant tonna dans une île de la rivière quelque temps. Elles disaientque de Lusmik ,à sept lieues de Tha- ceux qui portaient des habits, bor , la place d'armes du fameux et principalement ceux qui por- Zisca. Pour ses péchés , il y eut taient des hauts de chausse, ne une quarantaine de ses sectateurs devaient pas être estimés libres, qui, ayant usé de main mise, Elles accouchèrent en prison , et attirèrent sur toute la troupe le ayant été condamnées au feu bras et l'épée de ce redoutable avec leurs maris , elles le soufgénéral. Ces quarante ad a rai tes frirent en riant et en chantant étant allés en parti pillèrent {d). Il s'est trouvé parmi les quelques maisons de campagne , anabaptistes quelques rêveurs et tuèrent plus de deux cents qui ont voulu renouveler i'expersonnes. Là-dessus Zisca (b) travaganee des picards par rapfit attaquer l'île , s'en empara , port à la nudité (B). Ces sortes et fit passer au fil de l'épée tous de gens n'ont pas été moins en les picards , à la réserve de deux horreur aux protestans qu'aux (A) , auxquels il sauva la vie , catholiques , comme le reconafin d'apprendre de leur bouche naît le cardinal Hosius (e). Cequelle était leur religion. On pendant les frères de Bohême dit qu'encore cju'il n'y eût point orit été nommés picards (C), de mariages réglés parmi eux , encore qu'ils n'eussent rien de aucun homme ne couchait avec commua., avec ceux qui furent une femme sans la permission exterminés par Zisca , presque à du chef de la secte. Il fallait que la façon de V interdit. Ceux qui celui qui se sentait de l'inclina- prétendent que Tandème avait tion pour quelqu'une la prît par renouvelé au XIIe. siècle Théla main , et l'amenât à Picard , résie des adamites , comme Piauquel il disait : Mon esprit s'est card la renouvela dans le XVe.

(/*), ne parlent pas exactement,

(«) Varillaa, Hist. du Wicléfian. , /a. puisqu'il n'est pas vrai que Tanpart. , pag. 43 , et Hist. de l'Hérés. , liv. r ^ Il ,àr ann. 1420. (c) /„ hanc spiritus meus concaluU.

(b) Jean Slechta , dans une lettre qu'il (d) Ex Mncâ Silvio, de Origine Bobemor.,

écrit* il à Erasme , Van i5ig , et qui est la capiteXLI.

XX*. du XI V*. livre des Lettres d Erasme , (e) Lib. de ulriusque speciei commun.

assure que Picard communiqua ses erreurs apud Prateol t»octr Pikardi.

à Zisca et à toute son armée. (/*) Moréri au mot Adamites.

46 PICJ

dèrae (g) commandât à ses sectateurs de ae porter point d'habit. On a plus de raison de le dire des Turlupins , comme nous le dirons en son lieu.

(g) Voyez son article, tom. XIV.

(À) A la réserve de deux. ] M. Varillas prétend que Ton ne sauva aucun homme j mais que l'on sauva les femmes qui se trouvèrent grosses (i).

Il ajoute qu'elles ne voulurent point après leur accouchement renoncer au libertinage de leur secte , et qu'on fut contraint de les condamner au feu t où elles se jetèrent en riant. Je ne sais

Sourquoi il s'écarte de la narration 'Énée Silvius , où l'on voit que Zisca ne fit quartier qu'à deux hommes.

Adamitas omnes gtadio delevit, duobus tanliim reservatis , ex quibus gentis saperstitionem cognosceret. Peutâtre a-t-il voulu rectifier cette narration par un autre endroit de cet historien , où il est parlé de quelques femmes adamites , qui accouchèrent en prison , et qui souffrirent avec joie le supplice du feu ; mais cet endroit-là ne saurait justifier M. Varillas , puisque l'on v voit que ces femmes étaient en prison avec leurs maris , et qu'elles furent condamnées au feu avec eux. Pour ajuster toutes les parties de cette pièce , il faut supposer , ou que tous les adamites n'étaient pas dans l'île qui fut forcée par Zisca , ou que Ton en avait emprisonné quelques-uns avant que Zisca fît ce massacre. Si l'on nièces deux cas , il sera faux qu'il n'ait épargné que deux adamites. Au reste, les protestans l'ont fort loué de çett* action (*).

(B) Il s'est trouvé parmi les anabaptistes quelques rêveurs qui ont voulu renouveler . ... la niuUté.~\ J'ai touché ceci dans l'article des Adamites , et j'ai même allégué Lindanus qui n'est pas un auteur fort accrédité. Mais voici un témoin beaucoup

Blus digne de créance j c'est Lambert ortensius (3) , dans sa Relation des

(i).Varillas, Histoire du WioléGanisme , IV. part. , pag . 43 , et Hist. de l'Hérésie , livre H, à l'ann. i4io.

(s) fty«duPlessis Mornai, Mystère d'Iniquité, pag. 5ia; et Rivet, Remarques sur la Réponse au Mystère d'Iniquité , J/c. part. , p. 5$%.

(3) // était recteur du collège de Naerden : ton livre fut imprimé à Bdle , l'an i548.

RDS.

Tumultes des Anabaptistes , de'die'e aux magistrats d'Amsterdam , pendant que la mémoire de ces choses était encore toute fraîche. }\ dit que le i3 de février 1 535, il se fit une assemblée de sept hommes et de cinq femmes à Amsterdam , chez Jean Sibert, rue des Salines. L'un de ces hommes, nommé Théodoret Sartor,se disait prophète : il se coucha par terre poâr prier Dieu , et ayant achevé sa prière , il dit à l'un de ses confrères qu'il avait vu Dieu dans sa majesté' ;

3u'il avait parlé à lui : que du paradis était descendu dans les enfers: et que tout considéré, il avait su que Je jour du jugement arrivait. On se rassembla le même jour j et après avoir donné quatre heures à la prière et à des explications, voilà le prophète quiôte son casque et sa cuirasse , et qui les jette au feu avec le reste de ses armes, et se montre nu à toute la compagnie.

Il ordonne aux autres d'en faire autant : chacun obéit avec tant d'exactitude , que l'on ne laisse pas même sur la tète un bout de ruban pour tenir les cheveux noués. On jette tout au feu , pour en offrir à l'éternel un holocauste. Aussitôt le prophète ordonne que l'on le suive, et que l'on fasse comme lui. Ils sortent tons , et s'en vont courir les rues avec des cris effroyables, Vœ , vœ , vœ ! divina vindicta , divina vindicta , didivina vindicta ! Malheur , malheur , malheur ! vengeance céleste , vengeance céleste , vengeance céleste !

Le peuple, épouvanté de ces hurlemens , croit la ville prise par l'ennemi , et sort en armes. La troupe nue est saisie et menée devant les juges , et rejette avec dédain les habits qu'on lui apporte. Cependant , le feu faisait du ravage dans le logis d'où cette infâme procession était partie, et l'on eut beaucoup de peine à l'éteindre. Le a8 de mars on fit mourir les sept hommes ; et au bout de quelques jours on punit de la ro^mc sorte neuf 'de leurs complices. Un ministre nommé Gui de Bres rapporte cette histoire dans un livre contre les anabaptistes , imprimé eu i565 (4)- H n'a

(4) // a pour titre : La racine , source , et fondement des Anabaptistes ou rebaptisés de notre temps. Voyet aussi /'Histoire des Anabaptistes , imprimée à Amsterdam , l'an irk)5 , pag. 96 et

PICCOLOMIWI. ( *

pas bien entendu la manière de dater très du YVI« n s • ,

à la romaine, ténia id. februarii , ? dU AV1 • Il était de

quinto Kal. Mart. dont liortensius ?ieime > et de » même familse sert ; car il a traduit le 3 février , 'e que le pape Pie II (a). Sa et le 5 de mars. Il rapporte fidèle- science fut fort étendue rnm™<» ment le reste, si ce n'est qu'il dit que il ]e fi» Vftir ^1 T' ^. ces gens-là furent mis à fa question , 11 ,C fat VOir P?r !es h™<* qu'il et puis battus et frappés. L Original co#mP°sa sur plusieurs sortes de latin ne parle pas de la question , et sujets (A). Cependant, je ne vouil fallait entendre par le mot perçu- drais pas qu'on ajoutât foi riffou- Uuntur le dernier supplice. miwmpnfi u,,/ * » V™

(C) Les frère, de bohème ont été reuseme,nt a tout ce qu'en disent nommés picards. ] On donnait ce ses Panegyristes (B). Il se servit nom a tous ceux qui s'opposaient le de sa langue maternelle en écriplus fortement au papisme dans la vaut des ouvrages de philoso- Boheme ; car voici de quelle façon nk;p pf :i ^ * , Pauos°- Sleidan divise les Bohémiens: 'Ad Pn e > eV* Passe pour le premier

Bohemos quod attinet , «ce habet. A CIU1 en. ait use de la Sorte (G). morte Joannis Hussi in très potis- Le traité qu'il publia par ordre simum sectas divisas est populus. de François de Médicif, ffrand- Una est eorum qui ponlificem roma- j„r ja T n CU1£IS> > grananumutecclesiœprincipem^tChristi ç de. loscanG touchant la réuicarium. agnoscunt : altéra eorum , formation au calendrier , rem— qui cœnam Donùni percipiunt inte- porta l'approbation des plus hasram et in missis nonnuila recitant biles il fut fort louable d'ahnguâ populan-, cœterts autem in J î i IUUdUie « a-

rebus a pontificiis nihil différant ; V01rsuJ0,ndre les bonnes mœurs, tertia est eorum qui dicunturPicardi ; e^ une vie très-exemplaire avec pontificem hi romanum et clientelam la théorie des mathématiques et ejus omnem appellant Antichristum , de la physique (c). Au reste' il * et meretneem iilam in Apocalrpsi c»ftf* K J ~* U reste» u

depûtam;prœterbibUcascriptamhil .Ch* fermement aux opirecipiunt ; sacerdotes et episcopos sibi ni°US d'Aristote (d). Il fut de deligunt ipsi ; matriruonio nemini in- l'académie des inûammati de UrdicuntjmortuisnulLasfaciuntexe- padOUe (e). La ffravité de se. quias ; dies festos et ceremomas ha- • î r 6 v ie ae ses

beat perpaucas (5). Mais Rudiger , m<furs , ni Ja torte application dans son Histoire des frères de Bohè- a "es ouvrages de philosophie me , rejette (6) le nom de picards n'empêchèrent pas qu'il ne coml quon leur imposait et il conjecture posât quelques pièces de théâtre que leurs ennemis le leur donnèrent fcii 2 \ V F,cccf u^ meatre. afin de les déshonorer par un si infd- E<lIes turent tort estimées (D). 11 me titre , comme si nous n eussions Uiourut à Sienne le 12 de mars été dit-il que de misérables restes i578 (/), âgé de soixante et de l impudique Picard, qui, renou- dix am Pt f.i* ' j ». .

vêlant / 'ancienne hérésie des ada- * enterre dans lë-

mites, introduisait et des nudités , et Si,se cathédrale (g-). Ce que M. des actions infâmes. Cette conjecture <*e Thou dit de lui (K) est assez est assez probable. curieux, et de bon exemple pour

5^4. WSnTtt à ies Paonnes d'étude : il en parle

parmi celles «/Erasme , lib. XIV, pas. 6:5. W Joh. Imperialis , in Musaeo Ilistor,

{6) Pag. x48. PaS- 82» 83.

PICCOLOMINI (Alexandre) , ' ^t' w" 82

archevêque de Fatras et coad)u- (e) Gi.iiiai, Teair. , parte 1 , ptlg 8 teur de Sienne, mérite d'être (S)J'„ne vivait ^nepasen 1600, comme

. > • 1 1 -ii Bloren rassure.

compte parmi les hommes illus- w ïmperlal. f„ mUS!Eo Huior., ^ 82.

48 PICCOLOMIHI.

comme témoin ocu.aire. Il fau- . «-jt - Çfct^Jg dra que ]e critique son traduc- }) ne mathématiques , et philosophie teur (F). » il a donné si vive atteinte , qu'il n'y

» a eu point , secret , coin ou recher - (A) Les livres qu'il composa sur 9 che qu'il n'ait diligemment furete, plusieurs sortes de sujets."] Le Ghihni M ainsi que pourront tesmoigner ceux a fait mention de ceux-ci : La Filoso- }) j ont eQ ce Don heur de fréquenta morale ; la Theorica de Pianet- M ter ct converser avec luy , et îetter t i ; l'Instituzione dell' Huomo ; "In- )t ja vcug 8ur ses non moins doctes stituzione del Principe christiano ; }) rares escrits : sur tout est fort délia Grandezza dell' Acqua e délia n fouée la facilité , de laquelle il Terra ; Parafrasi su la Reltonca }) usoit ^ pour rendre aisée et intellid'Aristotile ; délia Creanza délie „ gibiepeXpOSition des autheurs qu'il Donne ; délie Stelle fisse ; due Co- 9 avojt pri9cn main , pour éclaircir, medie , cioè V Alessandva et l'Amor 9 que|ques difficiles qu'ils peussent costante ; la Sfera ; i Sonetti ; Ira- n cstrc. Qu'on prenne ses commentaiduzione délia Poetica d'Aristotde ; J} reg a fa^t sur lC5 météores et Annotazione sopra la medesima Poe- )} autres livres d'Aristote ( 5 ) , on tica d'Aristotde ; Tesoro dell' Huo- a trouvera ««'avec telle dextérité il a mOy in tre partidiviso, traita del buon w gond^ je gu(f je son auteur , qu'à nome, e nella terza fa menzione dell }J peme Aristote mesme eut sceu plus amor sopra-naturafe (i). Vossius ob- ft familiairement découvrir son opiserve que notre Piccolomini fit im- 9 njon? que î*a représenté nostre Picprimer à Venise en i565, un Com- }> coiom{ni. „

mentai re latin sur les questions me- ,q ^ passe pour le premier qui en caniques d'Aristote (a). 11 loue beau- ^ usé de la sorte^ L'Impérialis l'en coup cet auteur : Philosophus plané klâme comme d'une chose quiaviliseximius fuit ; tùm ob ineenium , et ga« t jeg 8Ciences 9 et qui ne s'accordait industriam ; tum quia féliciter adeb ayec jc respectque l'on doit avoir Mathesin,et Philosophiam , conjun- £Qur ja iangUC de l'ancienne Rome. xit. Ulrdque sanc excellait ; ut prœ- ^gffcfauii mire , dit-il (6) , ingenium clara tôt ejus opéra ostendunt (3). Alexandri Piccolominei Senensis in (B) Ce qu'en disent ses pane'gyris- COgendo sub Elruscis vexillis agminc tes. ] Je crois qu'il va de l'hvperbole scieniiarum omnium , quo intentato dans ce passage de Thévet (4) : « De alias facinore immortalem sibi para- » vray c'estoitle personnage, qui par ret in Jtalicd celebrilate triumphum. a escrit deployoit une divine elo- Memorahilis profeclà indus tria nisi » quence , et avoit une grâce à bien tritQ proteri sermone rerum apices » parler si admirable , qu'il sembloit prœclarissimarum esset, contemptum » plustost charmer les aureilles de ipSarum quendam apud uiliores indu- » ses auditeurs , que leur persuader cere } et quod magis interest , esset j> par artifice de biendisance ce qu'il laiinœ locutionis majestatem ac stu- » avait délibéré de leur faire enten- ^ium abdicare quâ ultro utilissima » dre. Aux langues il ne devoit à quœque comprehensa et consignata » homme de son temps aucune cho- esse palhm est. Voyez ce que Boccalin y se, soit pour l'antiquité et pro- fa£t représenter sur le Parnasse par » prieté de la langue hébraïque , soit notre Alexandre (y ). Il y a des sens » pour l'elegance et douceur de l'o- qui seraient bien aises que la clef des » raison latine , laquelle il avoit si sciences ne fût point communiquée » bien accommodée, qu'impossible au peuple. Ils voudraient uue tous les » eut esté à Ciceron et autres excel- livres de philosophie et d'érudition » lens orateurs de représenter plus fU89ent en latin $ et que la républi- » naïvement leurs intentions , que que des lettres traitât les livres de

(,) Ghilini , Tealro d'Huomini letterati , tom. (S) Les abréviat^m de Gesner disent «uie-

/, pag. 8. ment les Gommeutajre* d'Alexandre d Aphrodiaee

' (a) Vossius , de Scient, mathemal. , pas. 3oï. sur les quatre li vres de. Météores d'Aristote.

(3) Idem, ibidem. (6) Imperialis in Musko Histor. , pag. 8a.

(4) Thévet , Eloges des Hommes illustres, tom. (7) Boccalin , Ragguagli di Parnaso, cent. / f VIII, chap. III , p. 3a , 33, 'dit. in-11 , 1671. cap. LXXIII, pag. m. aai , aaa.

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