ROSEN
fut tué pour avoir donné un souf- Un gentilhomme napolitain abanflet(i3). donna son cheval et fut condamné à
(C) Il laissa une pension h son cke- If nourrir. Le père Pardies cite lâval, avec un pré et la liberté.] Un dessus M. de Sponde , et dit qu'un homme qui voudrait mettre à profit grand prince (i*)) des siècles passés, toutes sortes d'occasions de se dé- recommarulable par sa vertu et par le charger de ses recueils, trouverait ici zè/e 7a,/ a™u d* rendre justice h un beau champ; car, quand môme il tout le monde > crut bien donner un ne voudrait point parler de toutes les ar>& <llgne <îe. sa grandeur, lorsqu'il bêtes à qui Ton a témoigné de l'anèc- prononça enjaveur d'un vieux chetion et de la reconnaissance (i 4) , val qui, ayant été abandonne dans sa mais seulement de ce qui concerne vieillesse par son maître, a qui il les chevaux, il pourrait citer un très- auait rendu de très-notables services ffrand nombre d'exemples. J'en sais danf ^ guerre , alla, je ne sais par quelques-uns, outré ce que j'ai mar- 9ue£ instinct ou par quel accident, que dans la remarque (M) de l'article sonner une cloche qui avait étA nùse Caligula, et dans la remarque (0) exprès a la porte du palais, afin que
tous ceux qui se sentaient maltraités, la pussent sonner pour se plaindre et pour demander justice (18). Sabba Castiglionc , gentilhomme milanais qui mourut chevalier de Malte et commandeur deFaënza, au mois de mars 1 554 (!9)' a raconté cette histoire fort au long dans le chapitre CXX11 de ses Hicordi necessarii
de l'article de l'empereur Hadrien j mais je ne laisserai pas d'être assez court sur cette maliere. Il n'est pas difficile de recourir à Philippe Camérarius , qui a donné de fort bons recueils touchant cela, dans le Ier. tome de ses Méditations historiques, au 1er.
chapitre du livre II. On peut voir aussi quelques citations dans les Peintures morales du père le Moine. Il n'y a pas oublié Caligula , et il en a représenté la folie avec des termes si recherchés, que je succombe à la tentation de les rapporter. Un empereur, dit-il ( 1 5) , fît bdtir un palais de m ar-
dai Principio délia Vita civile , sino à fine di quella, etc. Voyez Camérarius , au chapitre cité ci-dessus.
Je crois que les juges qui firent perdre son procès ( qo) au chat de madame Dupuis , célèbre joueuse de harpe (i\ ) , n'auraient point traité
bre a un cheval : il lui assigna un narP.\ V ; , n auraieuc poini ri ameublement et un train de prince, ain?1 Ie c]}ey^ du gentilhomme et non content de cela il le nomma P°M»n. Le testament de cette d
consul, il lui donna rang dans le sénat , et le fit mettre dans les fastes avec les daton et les Pompée. Assurément syil lui eût survécu , il l'eût consacré par une apothéose de nouvelle forme, et eût forcé les douze dieux du Capitole de le recevoir en leur ordre. On peut voir aussi dans Pline ( 16 ) quelques exemples des honneurs qui ont été faits à des chevaux.
Tous les gens de guerre n'ont pas ressemblé à notre Rosen quant à la . fc8) Pardica' T'I du TraitJ àe
-, * . la Connaissance des Hetes.
reconnaissance pour leurs chevaux. Guilinii tom. 7/) „4.
(13) Francleustemius , in indice. Hist. Prioli , Mercure Galant , juillet 1678 , pag. i36 , tom. XHf, vag. (jgG, 699 à l'anuée 1640. édition dt ffollaude.
(14) Touchant les honneurs faits au chameau, (ii) La mente , pag. x3a.
i-oyet la remarque (DO) de l'article Mahomkt , ' Moncrif , dans ses LeUres philosophiques sur loin. X, pag. 84. Voyex dans le Mercnrc Ga- les Chats, pag. 139, dit avoir hit inutilement les lant du mois de juillet 1678 , quelques honneurs recherches les plus exactes pour avoir ce testarendus aux bêtes. ment de madame Dupuis. Ce testament est daté
(15) Le père le Moine, dans ses Peintures morales. V oyes. Suétone , in Caligulà , cap. LV.
(16) Plin. , lib. VIII, cap, XJ.II. Voyelle aussi lib. X, cap. XLIII, louchant les funérailles d'un corbeau.
cette dame
lit grand bruit: on plaida pour le faire casser; MM. Maurice, Psautier et de Ferrière , fameux avocats , firent paraître leur esprit , le premier en le défendant , et les deux autres en C attaquant. La pension que la défunte laissait à son chat *,e£ les visites qu'elle ordonnait qu'on lui rendît toutes les
(17) C'était Charles , duc de Calabre.fls de Bobert, roi de Naples. Voyez, les Annales de Sponde , adann. i3a8, num. 18 : il cite nioute , lib. 3.
du i«r. mai 1671. On en trouve un extrait dans le recueil A. B. C. D., etc., volume C , page i4?-i5i. Ce testament est olographe. Il existe cependant nue estampe qui rcpré&cule cette femme faisant son testament avec nn notaire.
ROSÉO. ROSES. 627
semaines, furent les endroits contre toutes les fols qu'il parle des
lesquels on se récria le plus (aa). protestans , et l'on voit bien
WLktnêmc qu'il a suivi la méthode des
• «^0^0 , w mauvais historiens qui ne con-
ROSEO ou ROSÉUS ( M am- sultent jamais les ^ilations de
^rxi' ^"V,1311!"' a vec£aU chaque parti, mais seulement