‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 137 sur 142 · XVI . siècle II publia, en i549, cel|es du ti »i|s aiment · texte numérisé non relu

XVI . siècle II publia, en i549, cel|es du ti »i|s aiment

1 Institution du Prince chrétien, commet «['ailleurs une infinitë

dans laquelle il n imita ni ceux de faule3 ^ les noms

qui donnent selon la pratique pre8. r

une idée du gouvernement ?, ni

ceux qui la donnent selon la W fl prit im milieu entre ces ex*

«orfo;il *UÀ~~;a ïl n^;. „M m r tremites.] Cette observation vient de

parfaite théorie. Il pnt un mi- Naud^ jyiphuSi dit.n

lieu entre ces extrémités (A) , cluavellus principes suos ejfinxére ,

qui fut d'indiquer ce que les qnales ut plurimùm esse deprehen-

loix de la politique commune duntur : Erasmus , O^ius Foxiiis ,

**A..m~+«A«+ Il l'ïîîc Aatta, (Jmphahus tVimphehneus ,

permettent. Il continua I His- M, se moralitev gerere debe,%nt •

toire du monde que Jean Tar- Mambrinus Roseus , Frachetta , ci

cagnota avait conduite depuis ^œlius Marettus Senensis , cujus li-

Adam jusques à l'année l5l3 : ^ publtci juris nondumfactus est ,

ai ' 1 .... Ml tt/i* politicœ commu/us leeibus la continua, dis-je, jusques agere conceditur. Bellarminus déniai 1 année 1 558, et puis jusqu en que, Ribadeneira, et Scnbanius, ut 1 67 I {a). Cet ouvrage est en ita- se ad chrislianœ religionis prœcep-

lien, et fut continué par dom & "m£on;re ^nnt. Vous verrez

i> 4L «i • n j r» r- dans ce PassaRe les diverges formes

Bathelemi Denys de Fano jusques que tels et tels écrivains ont choisies

à Tannée i582. Roséo n'était pour l'instruction des souverains. Noplus en vie lorsque l'édition dont Jfz ^ue dès Pan i549 Pouvragede ie me sers fut faite , qui est Mam»PI» Ro.seo parut en français

I 11 j > t.1" sous le titre de : Le Paragon dePercelle de Venise appresso 1 Giun- tu,Pour l'Institution de tous Prin-

ti , l585, in-4°' On réimprima ces, Potentats et Seigneurs chrestiens,

en même temps l'ouvrage du contenant en sommaire les Histoires

Tarcaernota, donl la seconde édi- k*r*ïques , grenues , latines et ma-

. wb"™' 7 1 ! V dernes , Jaisant a propos. Pris de l'i-

tion est de 1 an 1 5b2 (fi). On a talien de Membrin de ta Rose, a Pa-

vu ailleurs (c) que Roséo tradui- ris, par Estienne Groullcau, 1549 »

sit en italien un Traité de l'Art in"8°- (?)■ °° a Pa]fé * Strasbourg,

■ • en 1000 , une traduction latine Hu

militaire qui passait pour un raême GJ M. Koni

ouvrage de Guillaume du Reliai, eine très-faussement là-dessus que

II a fait aussi une Histoire du Mambrin Rose'o avait composé ce liroyaumede Naples. 11 se mon- yreRin 1608 (3; Une semblable faute tre extrêmement passionné dans ,in ëcha^ soM

sa continuation du Tarcagnota , (0 *aui*uV' B^'08»;aP^ p°i«t., PaS. m. 4-.

*> (a) Du Verdier Van-Priras, Bibliolb. franç.,

(a) CetU continuation fut imprimée à Venise , l'an i5;3 , in .p. (3) Kon,6 > *M"»h- > PH- 7°'«

(b\ Ce qui me fait parler de la sorte est tjaopc J #■» . i /■-»

que CéViiL dédicaloire à Cosme de Médi- , KUWi Ville de UtalOglie. Ce

cis, duc de Florence , est datée de Naplex, le n était qu Une abbaye lorsque

i-'. r/e/o«jîÉri5(tt. Charles-Quint y fit bâtir une

(c) Dans la remarque (G) de Ï article Bel- .m ^ J

lai (Gtiiiiaume du) , tom. m, yaS. 25y. ville et une forteresse , à trenle-

cinq toises delà mer, en rase château , allant vers le Roussi lion campagne (a). Cette ville a la et hors du golfe , il y a un bourg mer Méditerranée à son midi, nommé Capdequiers (b) , qui déla plaine de Lampnrdan et un pend du gouvernement de Roétang à son couchant, et les Py- ses, et qui a un assez bon port rénées à son levant et à son sep- ( c ).

tentrion. Elle est fortifiée de ... „, . ., , - . , m r . v

. * j * {b) C était autrefois une place forte. Voy.

Cinq bastions revetUS de pierre ci-dessus la fin de la remarque (G) de l'or-

de taille. Elle persévéra dans Po- ticle Révérend-de-Bougi , pag. 5i5. béissance lorsque toute la Cata- p^1f^ReUl^da^ de Rose5' lognese révolta en l'année 1640,

pour se donner à la France. Du (A) IIs Vont perdue Van 1693.] Le Plessis Prâlin l'assiégea en 1645, maréchal duc de Noailles y mille , , . .0 7 ' siège sur la fin du mois de mai , et

et s en rendit maître après cm- obligea le gouverneur , don Pédro quante-sept jours de tranchée ou- Robi, à capituler dès le 9 de juin, verte. Cela lui valut le bâton de Le château de la Trinité , à l'entrée

maréchal. Les Espagnols , ayant du S^^ses, et à la portée du , f & ' J canon de la place, fut pris quatre

recou vre presque toute la Latalo- jour après.

gne durant la guerre civile de

France, ne purent néanmoins ROSIER (a) (Hugues Suréau

reprendre Roses. Ils la tinrent DU)» en latin Hugo Surceus Ro~

bloquée pendant neuf mois, et sarius {b) , fut un célèbre mi-

réduisirent la garnison à la der- nistre de l'église d'Orléans , sous

nière famine; mais à l'approche le règne de Charles IX. Il était

du secours de France ils se reti- né à Rosoi en Tiérache dans la

rèrent. Ce fut en i653. Roses province de Picardie (c). On le

leur fut rendue par la paix des mit en prison à Orléans, Tan

Pyrénées, l'an 1659. Ils l'ont »566 (*)> parce qu'on le crut

perdue , l'an 1 693 ( A) , et recou- {a)QuclfJue$.uns disenl des Rosiers.

vree par le traite de Riswick, ^ m. de Thou du Soreilus Roserius , au

l'an 1607. Le golfe de Roses a livre xxxir, pag. 687 , et Sorelius Ro$a-

1 j ». î' J • lius, au livre LU , pag. 1088.

plus de quatre lieues de circuit , . SJ r . ,

1 T. » c) La Croix du Maine , pag. ijo.

et commence au bout des monts (*) cc pourrait donc bien avoir été a Or- Pyrénées, au château de la THni- lé»ns, et pour l'usage particulier de ïégli*tP Pt finit à nPii nrp« à la npfitP refor/n,ee du lieu , que Hugues Sureau au-

ie , et non a peu près a la peine rait fait impr;mer cn ,555 1 chei ±M Cu-

ville d'ËmpuriaS. Il n'a point de mence , les psaumes de Marot et de Bèze , à

ports : ce n'est qu'une plage où iua/rc parti? de U co?»P«itj»B de G™d»

» . * . i« m ' mais «une musique plus simple et

ni les VaiSSeailX ni les galères ne plus aisée , avec une marque à chaque psau-

Saiiraient aborder, parce qu'il me , pour discerner la partie qui »e chante

, \r *' au prêche. On a de lui aussi un Traite des

n y a pas assez d eau. MaiS entre Marques de la fraie Église de Dieu , in 8*. .

le château de la Trinité et la Heidciherg, 1574 (Thuani Bihiioth., tom. /,

-11 -i r PaS' t?5) , et une traduction latine des Me-

ville il y a un petit enfoncement moWde du Bellai , imprimée i*-8°., en

de mer, OÙ les grOS bâti menS, en beaux caractères et sur de beau papier , à

Ulie nécessité, peuvent S'arrê- *Wfo.rt , che* Jean Maréchal lan l375.

1 *'e nc sats 81 c es^ '* me(ne que 1 année prêter pendant quelque temps. A cédenle André Wéchel arait publiée sans le

une Jieue et demie au delà du nom du traducteur ( D«ud. Biblioth. f /./ ,

pag. uo5). Du reste, les Mémoires de (a) Baudrand , in Rhodâ. l*K<at de France sons le roi Charles IX, 1. 1 ,

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auteur d'un livre rempli de ma- car quelques ministres ayant xi mes séditieuses (A). Mais coin- trouvé l'occasion de lui parler me il n'en fut pas convaincu , il en particulier , et de lui repréfut mis en liberté. Lui et un au- senter la faute qu'il avait faite , tre ministre disputèrent en la il parut tout disposé à la réparer, même année contre deux doc— Il quitta donc Maldonat, et se ' teurs de la faculté de théologie retira à Heidelberg, où il reprit de Paris (B) , chez M. le duc de la profession réformée. Il ne put Nevers , à l'instance du duc de jamais regagner l'estime dont Montpensier qui espérait qufc on l'avait honoré dans le parti ; cette dispute ferait revenir la et il se serait vu non-seulement duchesse de Bouillon», sa fille, à fort méprisé, mais aussi fort la catholicité : mais son attente misérable, s'il n'eût trouvé une fut vaine. Du Rosier racheta sa place de correcteur d'imprimerie vie pendant le massacre de la à Francfort, chez André Wéchel Saint-Barthélemi , en abjurant (e). Il mourut de peste dans cette sa religion ; et comme tout aus- ville-là avec toute sa famille (D). sitôt il fut employé à exhorter Pendant son voyage de Metz , il le roi de Navarre, le prince de fut prié d'aller à Sedan, pour Condé, etc., à se réunir à la convertir la même duchesse de communion romaine, et qu'il Bouillon, qui avait été le sujet eut en cela tout le succès que la de sa conférence avec deux doccour de France eût pu souhaiter, teurs catholiques. Il ne gagna on le jugea un sujet très-propre nen sur l'esprit de cette daà être érigé en convertisseur (d). me {f). Je parlerai de ses écrits C'est pourquoi on l'employa à ce (E).

ministère en plusieurs endroits On le représente comme un de Paris, et l'on fut si content de esprit disputeur , et qui s'entêtait ses progrès , qu'on l'envoya avec d'opinions particulières , et qui le jésuite Maldonat au pays Mes- avait jeté des semences de dissin *, oii la moisson était gran- corde dans l'église d'Orléans (F) de. 11 harangua, il cria contre par ses liaisons avec des gens fa- Ie schisme; mais il n'était point natiques , de sorte qu'il eût été à persuadé de ce qu'il disait (C) , craindre que les églises de Franr .„ ,. f „ ce n'eussent senti de fâcheuses

au feuillet 277, disent que ce fut l esprit re- i- • • • ■ • j ,

muantdumiuistreH.Sureau,quifitqVonti- «/VISIOUS SI la paix avait dure , et

ra d'Orléans ce ministre, pour le mettre pre- SI le massacre n'avait COUpé la

raièrement à... et ensuite, dans la petite rarJne AG tout srhîsmp

église qu'il desservait lorsqu'il fut pris pen- raCme ae l0Ul SCniSme.

dant les massacres de l'année 1572. Enfin je (e) Voyez la remarque (D)

m'imagine que son surnom de du Rosier (/) y u de Th ^ £//

pourrait bien n être qu un nom de guerre , a jojjjj quoi aura donné lieu la naissance de cet

homme à Rosoi , en Tiérache. Rem. crit. (A) On le crut auteur d'un Hure rem-

(d) Voyez dans M. de Tbou , liv. LU, pli de maximes séditieuses.] Voici ce

pag. 1088, un long récit de tout ceci. qUe Théodore de Bèze nous apprend

* - D'autres disent que ce fut un sorbo- de ce libelle : « Il fut imprime sous

. niste nommé Mourus. Peut-être celui-ci M ra{Un en ce temps \à (l) dans Lyon,

. accompagna-t-,l le jésuite. Lorsque Sureau apposer le nom de l'autheur

- «<> fit catholique en 1672 , il avait été nu- J 11

- nislre plu» de dix ans, . dit Leduchat. (1) Ceitr'a.dirt l'an i563.

63o ROSIER.

» ni de Ti m primeur, un livre intitule : te censure, Sonbise ordonna que tou» » La Défense civile et militaire des ceux qui auraient ce livre le lui ap- » Innocens et de l'Eglise de Christ , portassent dans vingt-quatre heure», v forgé vrayement en la boutique de et que tous ceux qui le vendraient » quelque esprit malin et séditieux : ou le distribueraient fussent pendus T » lequel livre estant tumbé entre les sans aucune forme et figure de pro- » mains de quelques gens de bien , cez (4) , et il le fit brûler par le bour- » on fit tout ce qu'on peut pour sa- reau dans les quatre principales pla- » voir d'où il venoit , mais il ne fut ces de la ville, le 12 de juin i563 (5). Jt> possible d'en savoir la vérité, hors- Ainsi passèrent les affaires touchant » mis qu'il y avoit de grandes con- ce livre, ajoute Bèze (6), « duquel » jecturcs que Charles du Moulin , » plusieurs années depuis fut accusé » advocat et jurisconsulte célèbre » comme en estant autheur du Roa du parlement de Paris , qui pour » sier, miuistre d'Orléans , qui n'es- » lors estoit à Lyon , et avoit suivi » toit lors à Lyon ains à Orléans, ne » le parti de ceux de la religion dés » sachant non plus ce qui se faisoit » le temps du roy Henry, en estoit » lors à Lyon que le gouvernement » l'autheur, ayant tousjours devant » des Indes. Si en fut il recherché, 1* et depuis monstre un esprit par » mené prisonnier à Paris avec grand » trop fantastique. Mais tant y a qu'il » bruit , comme si ceux de la reli- » s'en excusa mesmes avec grands » eion approuvoient cette doctrine. » sermens, soit à tort ou à droit (a).» » Riais Dieu voulut que la vérité fut Lyon était alors au pouvoir des pro- » tantost cognue, combien que du testans : Sou bise , qui y commandait, » Rosier eust forte partie, nomméchargea les ministres d'examiner cet » ment Birague,qui quelques années ouvrage: voyons le jugement qu'ils » après fut gouverneur indigne de en portèrent : « Nous , ministres de » Lyon. » M. de Thou rapporte en » de la parole de Dieu en l'église re- deux mots les procédures qui furent » formée de Lyon........ après avoir faites contre ce livre ; mais il observe

» invoqué le nom de Dieu , et veu un qu'on l'attribua faussement au juris- » certain livre, nuis n'a gueres im- consulte Charles du Moulin (7). Le » primé , intitule : La Défense civile titre de cet ouvrage n'a pas été bien » et militaire des hommes et de l'E- rapporté par M. Deckhérus. Eodem » glise de Christ, certifions et tesmoi- ( superion seculo ) , dit-il (8) , non » gnons iceluy estre plein de fausse expresso authoris nomine tntlgatus » et mauvaise doctrine, conforme en libellus de Potestate Principis , Lug- » aucuns poincts à celle des anabap- duni combustus , etc. L'un des cen- » tistes, induisant les hommes à se- seurs de M. Deckhérus témoigna, à » dition , rébellion et désobéissance l'occasion de ces paroles , une încer- 1» aux rois et princes, contre l'exprès titude qu'il ne devait pas avoir ; il » commandement et ordonnance de douta si cet ouvrage était dînèrent » Dieu : et ce d'autant plus que l'au- du livre qui fut imprimé à Paris » theur d'iceluy abuse de plusieurs l'an i58q, et qui a pour titre : Traité » tesmoignages et exemples des Es- de la Puissance des Rois , contre le » critures Sainctes , lesquelles il ap- Roi de Navarre, S'il avait su que du » pliouc tresmal à son propos con- Moulin était mort ( 9 ) long-temps v tre le vray sens et saine intclligen- avant qu'on parlât des droits du roi » ce d'icelles , comme nous sommes de Navarre , il aurait dit positive- » prests de raonstrer et maintenir ment que ces deux livres différaient » par la parole de Dieu : au moyen beaucoup l'un de l'autre , et voici un » de auoi nous desirons, et , en tant non liquel qui ne lui fait pas honneur. » que oesoin est, requérons que ledit » livre soit totalement aboli, afin que (4) Là même, pag. *45. » les hommes ne soient infectes de (5) Là mênt* , pag. *îfc. » telle séditieuse et pestilente doc- ^ Lit m*m*'

» trioe (3). » En conséquence de cet- , ^<?u™ T^iV"Vîrf*£ ^ »° :Yotfrur?

v ' 1 J. C. aln Hueom Soreho ftoserw tnbuebant.

(a) Bcze, nUtoirc ecclésiastique , Uv. Y/, pag. Tl.uaou* , lib. XXXir, p. 687 , ad ann. i5K3. a44. r fi (8) Dcckeru» , de Scriplis Àdcspoti» , pag. 339-

(3) Là mfttv, (g) // mourut l'an i5ti&

ROSIER. 63i

jin verit iste tractatus idem sit de quo que ses sermons n'étaient pas tels que

Cl. Dechherus , pag. 338 , loquitur Davila les représente. 3°. Je ne sau-

tanquàm Lugduni combusto, etfalso rais croire que le livre brûlé à Lyon

adscripto Carolo Molinœo J. C. sed enseignât qu'il fût permis de tuer les

que ni alii tribuant II ugoni Sorello Ro- rois ; je me persuade que s'il avait

aerïo , non mihi liquet (10). contenu une doctrine aussi cxécra-

Nous allons marquer quelques fau- ble que celle-là , les ministres qui le

tes de Davila. 11 dit «u'en Tannée censurèrent l'auraient foudroyé plus

1 566 un ministre né à Orléans prechoit terriblement qu'ils ne le firent. J'a-

d'une façon séditieuse, après avoir voue que La Croix du Maine, auteur

publié un livre pour soutenir que les protestant, débite que du Rosier a

cet*

roy et

prince idolâtre. JVè erano meno ar- roy ne , ne voulant obéir à la religion

di Oriiens , andaua sediziosamente belle que Soubise Ht brûler : il n'en

predicando contro alla podesta del parle, si je ne me trompe , que sur la

re , e avea anco stampalo un libro , foi des auteurs ou'il cite. V oi de ceci ,

net quale sosteneva che il popolo continue-t-il , l Histoire francoise de

francese non era più in obbligo a'ob- nostre temps, de la dernière édition,

bedire al re, per esser egli aiuentato augmentée par Jean le Frère de La-

idolâtra ; et per questa ragione con- val, et encores Belleforesl au IIe. vc-

tendeva ancora, che si pote s se licàa- lume de ses grandes Annales de Fran-

ntente ammazzare : dalla quale em- ce, fol. 1609, !653, etc. (i3). M. Va-

pia , e diabolica semente è poi suc ri) las, qui n'était pas homme à exté-

cessi\>amente derivata in altri tempi, nuer l'atrocité de ce libelle, nous le

et in altre persone , quella pestijera représente comme un ouvrage où l'on

dottrina, che con orribile peruersione combattait l'autorité monarchique.

d'ogni legge divina , e humana , ha Chacun voit qu'entre cela et la doc-

insegnato a gli uomini ad insangui- trine qui autorise le meurtre des rois,

narsi le mani sotto pretesto di pietà , il y a une différence infinie. 11 est né-

e di religione , nelle viscère de i re le- cessaire que je rapporte tout le pas-

gittimi , constituai sopra gli uomini sage de cet historien. « Soubise, avant

per rappresentanli di Dio (11). 11 est » que d'en sortir (i4), y lit brûler,

clair qu'il parle du ministre du Ro- » par la main du bourreau , un livre

sier , qu'on mit en prison cette an- » séditieux qui venait d'y être im-

nee-là , sous prétexte d'un libelle se- » primé. Les calvinistes l'attribuaient

ditieux. Mais, 1°. ce ministre n'était » au célèbre jurisconsulte Charles du

point natif d'Orléans. i°. Il ne pré- » .Moulin , et il y a de l'apparence

chait point contre le pouvoir du roi j » que c'était par dépit de ce qu'il

car si ses sermons eussent été sédi- » était le seul des Français qui n'avait

tieux, il n'eût pas été difficile de le » pas voulu renoncer à la secte de

convaincre de rébellion. Biraguc, son » Luther pour suivre la leur : car au

ennemi, qui le fit emprisonner com- » reste le livre n'était ni du génie ni

me l'auteur d'un libelle, n'eût point » du style de du Moulin. Il était, à

perdu ses poursuites faute de preu- » proprement parler, une satire con-

ves : s'il n'en eût point eu de bonnes » tre toutes les monarchies chrétien-

à l'égard du livre, il en eût trouvé » nés, qu'il prétendait ruiner par des

de convaincantes à l'égard des prédi- » passages de l'Écriture Sainte, tron-

cations. Ainsi la liberté que ce mi- » qués ou détournés de leur vérita-

nistre recouvra montre clairement » ble sens. Les auteurs catholiques

(10) Petnu Brliu» , enistoU ad Almeloveenium, La Croix du Maine, Bibliothèque franc. ,

de Scriptis Ade«poli* adcalcem tractatus Occkhc- Tng- ,7^*

ri , pag. 37 1 , edit. ifi«6. Il eut pu cio r Mile* Pitfucrrc , Histoire de

Davila, délie Guerre civilî di Franria, lih. France , pag. 45; , édition de i58a.

^ > ?H" »6o, a«/ ann. »5ti6. (i4) Cetlrà-dire de Ljon.

» disent que ce fut un ministre cal- qu'ils auraient fait là-dessus une dé- » viniste: que ce ne fut pas là le pre- cision l'an i56o , quoique ensuite ils » mier de leurs attentats par écrit eussent jugé à propos de la suppri- » contre la royauté} et qu'ils avaient, mer arec les actes de cette assemblée. » trois ans auparavant, en i56o , Il est donc juste aue chacun sacha » tenu un synode dans la ville de que l'article Le de la note marginale » Châlons-sur-Saône, où l'égalité des se rapporte, non pas à synode, mais » conditions avait été établie pour le â recueil. M. Varillas veut dire qu'il » privilège le plus constant de la li- a vu , entre les recueils de Loménie, » berté evangélique, que le sang de le recueil des vingt-six premiers sy- D Jksds-Christ avait méritée aux vé- nodes des réformés , et qu'il n'y a » rilables chrétiens. Mais ce synode point trouvé le synode de i56o , où » ne se trouve point dans le recueil(*) l'on prétend que fut décidée l'égalité » dos vingt-six premiers de ceux de des conditions. Les journalistes de n la religion prétendue réformée en Leipsic lui font dire tout le contraire. » France. 11 n'en paraît rien ailleurs Ex manuscriptis Lomenianis decre- » que dans 1ns écrits de leurs adver- tum synodi a reformatis Catalauni >» saires; et de plus il n'est pas vrai- (îG) habitée allegat , quo contra re- » semblable que leurs ministres se giam potestatem statuerint, aequali- >» fussent insérés d'abord, et sans la tatem conditionis humanae in ter po- » participation de Calvin , d'établir tissima privilégia libertatis evangelin pour fondement de leur religion cae esse , quam Christus suo sanguine » un paradoxe réfuté si solidement veris chnstianis promeruerit (17). » dans la morale d'Aristote, et si dan- (8) Lui et un autre ministre dis pur-

» gereux, qu'il allaita renverser non- tèrent contre deux docteurs de la

* seulement le calvinisme, qu'il s'a- faculté de Paris."] Le duc de Mont- » gissait d'affermir, mais encore tou- pensier Re persuada que la duchesse » tes les sociétés civiles de quelque de Bouillon abandonnerait le calvî- » nature qu'elles fussent (1 3). » Il n'y nisme, pourvu qu'elle voulût écoua point là beaucoup de choses dont ter le docteur Vigor. Il consentit les réformés se puissent plaindre; ils même que le ministre de Spina fût doivent au contraire se louer de l'é- présent lorsqu'elle entendrait parquité de cet auteur , qui les justifie 1er ce docteur. Pour le satisfaire, assez fortement. Mais sa note margi- M. le duc de Bouillon et l'amiral de nale a été un piège pour des person- Coligni arrêtèrent les conditions nés fort doctes. Leur faute , quoique d'une conférence. Elle se devait teexcusable, est de grande conséquen- nîr chez lui, le premier jour de juilce. Je dis qu'elle est excusable ; car let i566. De Spina , accompagné de les Français même ont besoin de beau- Barbaste, ministre de la reine de Kacoup d'application pour ne prendre varre , s'y rendit au jour marqué, pas cette note de l'historien au même On leur demanda s'ils voulaient faire sens qu'on l'a prise dans le Journal les prières selon la coutume des églide Leipsic. La première pensée qui ses réformées avant que de commente présente , quand on Ht la note de cer la conférence : ils répondirent M. Varillas , est qu'il a vu dans les qu'ils y étaient résolus ; et parce manuscrits de Loménie le synode que Qu'ils ne voulurent jamais démordre les protestans n'ont point inséré an de la résolution de commencer par recueil de leurs vingt-six premiers une prière à haute voix dans le heu synodes. C'est ainsi que les savans où se ferait la dispute , on rompit journalistes de Leipsic l'ont entendu, tout le projet : ils sortirent sans avoir Ce sens fait beaucoup de tort aux ré- fait autre chose que de rejeter les formé* ; car si l'on trouvait dans le divers expédiens qu'on leur proposa recueil de leurs synodes , parmi les pour les obliger à ne point faire de manuscrits de Loménie , un synode prière. Le docteur Ruzé leur dit que de l'année i56o, décidant l'égalité

des Conditions, Cela porterait à Croire Il fallait dire Cabilloni : car Catalan cura

1 est Chdlons-sur-Marne ; or, selon Varillas. U

{ ) Je l'ai vu entre ceux de Loménie. synode dont U s'agit se tint à Chdlons-surJaône,

(i5) Varilias , Histoire de l'Hérésie , l. XXtTy ville qui en latin a nom Cabillonnm. pag. 10 ftii.n Vann. i5tf3 , /dit. de Hollande. (17) AcU Eruditor. Lips., l6gt , fag. îi.

s'ils voulaient prier il sortirait de la » ligton contraire. Ce crime méritait chambre , et irait pisser durant la » au moins une perpétuelle prison ; prière, il leur proposa de ne prier » mais les sollicitations de ceux de que mentalemeot , ou d'aller prier » son parti ( et le crédit du duc de dans une maison voisine. Toutes ces » Montpensier , obtinrent sa grâce, propositions furent rejetées , et ainsi » On voulut ôter à la duchesse de point de conférence (18). On ne man- » Bouillon le prétexte de se plaindre qua pas de dire qu'Us avaient fui le » qu'on ne lui eut pas donne les deux combat : M. l'amiral soutint le con- » ministres qu'elle estimait les plus traire devant le roi et la reine , et » forts à la dispute (*) j et le respect qu'ils seraient toujours prêts à confé- » dû à la qualité des personnes prércr avec les docteurs , et à défendre » sentes lit qu'elle se passa sans par l'Ecriture la confession de leurs » emportement. Mais cette modéraéglises. Là-dessus , le duc de Nevers » tion n'empêcha pas les catholiques s'employa auprès de leurs majestés , » et les calvinistes de publier qu'ils pour le renouement de la conférence. » avaient eu l'avantage. La vérité Les conditions en furent, réglées : les » n'en fut pas même éclaircie par docteurs Viçor et de Saintes d'une » l'événement ; puisa^ si d'un côté part , les ministres de Spina et Su- » etc. , (ai). » Hfcrilrdes ministres reau de l'autre , commencèrent la semble nous apprendre que du Rodispute chez lui, le ode juillet i566 , sier était sorti de prison avant qu'on et la continuèrent plusieurs jours. Il parlât de le faire disputer ; car ayant y a des historiens qui assurent que ouï dire que Vigor était malade , et Hugues Sorel (19) fut tiré de la pri- que Saintes était parti de Paris , ils son : Mézerai (20) et Varillas sont craignirent que les conférences inde ceux-là : rapportons les paroles terrompues ne demeurassent trop du dernier. « Le duc de Montpensier long-temps en cet état j ils souhai- » crut que le moven le plus propre ", tèrent donc de s'en retourner chacun » pour ramener la duchesse de Bouil- chez soi , et représentèrent qu'ils ne » Ion, sa fille, à la communion de l'é- s'étaient trouvés à Paris que par ac » glise catholique , était, une confé- cident, a savoir que de Spina y était » rençe publique de deux docteurs uenu pour passer outre , et faire un » avec autant de ministres, et l'ou- voyage en Anjou : et l'autre , qui » verture s'en fit à Paris, dans l'hôtel était ministre de l'église d'Orléans , » de Nc\ers. les docteurs furent Si- était naguère sorti de prison, ou il » mon Vigor, depuis archevêque de avait été mené le mois de juin précé- » Narbonne ; et Claude de Saintes , dent , sous une fausse accusation » depuis évêque d'Évrcux. Les deux apostée par les ennemis de l'église de n ministres devaient être Jean de l'Ê- Dieu contre lui, qui le chargeaient » pine , dont on a déjà parlé, etChar- d'être auteur d'un livre penûcieux et » les Barbaste , qui avait été carme : méchant , écrit contre ^obéissance » mais Barbaste ne s'étant pas trouvé qu'on doit aux rois et princes. Par » en état de conférer, les calvinistes quoi ce lui était incommodité bien » prirent occasion de demander que grande de séjourner long - temps en » Hugues Sorel du Rosier fût mis une ville ou il n* était point allé de son » en sa place. Du Rosier était un gré (aa). Claude de Saintes fit im- » ministre mis en prison pour avoir primer les actes de cette dispute (a3). >. composé un libelle, de l'Autorité // harangua , il cria contre le

» des Magistrats , où il prétendait schisme ; mais il n'était point persua- » qu'il était permis d'exterminer en ^é ce q^tf disait. ] Je ne saurais » toute manière un souverain de re- mieux faire que de me servir des

(18) Tiré de la préface des Actes de la Confé- . ,

v . „ " 1 , , . • ■, . . (*\ I.ef acwt en sont imprimés.

rence tenue a Pari» es mois de juillet et août

i56(» , eolre deu* docteurs de Sorbonne et deux

ministres. Je me sers de l'édition d'Anvers, i5G(i,

(11) Varillas, HisL de l'Hérésie, liv. XX V II , pag.M.

jm-8°. Actes de la Conférence , pag. 3a 3.

(19) Il fallait dire Sureau. Le latin de M, de L'an 1568 , selon tous les bibliographe»

Thou , Sorellus , a trompé ici les historiens. que j ai consultés. Il n'y a point d'apparence

\io) Mêlerai , Histoire de France, in- folio, tom. aue ce soit la première édition : il y avait deux III, pag. i45. ans que la relation des ministres avait paru

634 aos

paroles de l'historien des Églises.

Le maréchal de Retz, gouverneur du pas Messin , « essaya un autre » moyen \ ayant fait venir à Mets un » malheureux ministre révolté, nom- » mé du Rozier accompagne' d'un » docteur jésuite espagnol , nommé » Maldonat , estimé le plus docte et » le plus subtil de tous ceux de sa » faculté , comme aussi du Rozier » avoit fait à Paris tout ce qu'il avoit » peu pour en faire révolter d'au- » très, jusques à faire imprimer une » abjuration , et autres livres pleins » de faussetés et de • meschante con- » science , au lieu qu'auparavant il » avoit acquis réputation d'homme » docte comme il estoit à la vérité , » ayant mesnrc ejfté choisi pour la » dispute tenue à Paris contre les » docteurs Vigor et de Saintes. La » révolte de ce personnage fut en » grand scandale à plusieurs, laquel- » le il tascha de rabiller depuis tel- » lement quellement , mais jamais » depuis on ne cognut en luy un » sens rassis , ni conscience droite , » et finalement est mort de peste » avec sa femme et tous ses enfans » en la ville de Francfort. Pour re- » venir à nostre histoire , estant ces » deux arrivés à Mets , et la plus- » part de ceux de la religion estant » contraints de se trouver un jour » de dimanche en la maison de l'e- » vesché , du Rozier leur fit une » grande harangue parlant de la » succession des evesques , qu'il di- » soit estre la marque de la vraye » egKse (a4). » ^n ajoute (a5), qu'estant en partie convaincu en sa propre conscience , et aussi admonnesté par gens de bien d! avoir pitié de soymestne, il pria qiCon luy aydasl a sortir de ce bourbier, ce qu'on fit, et fut conduit ce pauvre misérable en Ceglise d'Heydelberg , où il recognut aucunement ses fautes , dont il publia un petit traité contraire h ceux au' il avoit fait imprimer à Paris. Nous allons entendre ce qu'un ex-ministre fort médisant a publié. « Ils (a6) re- » doutoient grandement que du Ro- » sier n'enfonçât ce point (37) d'a-

(»4) Bfeze , Histoire ecclésiastique, liv. XVI, pag. 4«j5.

(a5) Là même.

(36) C estr-h~dire les ministres de Sedan. Celui de la vocation des ministres.

» vantage. Pour cette cause aucun»

» de Sedan allèrent vers luy en un » lieu appelle' Chcmery , où ils luy » persuadèrent bien-tôt ( selon qu'il » étoit homme timide , inconstant , » et croyant de léger) que s'il re- » tournoit à Paris avec Maldonat , » pour certain 00 le feroit mourir » après avoir triomphé de luy , et » que M. de Bouillon en avoit eu ad- » vertissement : ( ce qui étoit faux) » outre plus que Maldonat en avoit » donné quelque enseigne, disant, » qu'il sentoit encore le fagot. : telle- » ment qu'à Mets ils firent tant par m persuasions , qu'il se départit de » sa compagnie , sans dire à Dieu et » se retira en Allemagne : pourquoy » faire , on luy fournit argent j et » depuis , par plusieurs fois on fit » cueillete , de plus de deux cens et » cinquante livres, pour luy envoyer » (28). Il me souvient, a-t-il dit ail- » leurs (29) , que ce fut le premier 1» crime qu'ils chargèrent sus du Ro- » sier lors qu'il fit mine de se vouloir » séparer d eux, et retourner au sein » de l'egliscchrestien ne et catholique. » Mais eux voyans que ce crime , et »> quelques autres communs , comme » d'être caymand, menteur ordinai- » re. et homme sans resolution , n'é- » toient assez suffisans pour le depri- » mer , aucuns d'entr'eux s'attaque- » rent à l'honneur de sa femme , » publiantz qu'elle s'étoit prostituée » a quelques chanoines d'Orléans :

1» chose qui n'est aucunement à croi- » re, pour les raisons, que j'ayme » mieux laisser en la considération » de ceux qui l'ont veue et cognue , m que les escrire. »

(D) // mourut de peste. ] C'est ce que Bèze nous a déjà débité ; et c'est aussi ce que Philippe Lonicérus nous va apprendre. Ex improviso siauidem anno supeiiori , in ipsd vindemid , peste rempublicam nostram tune infestante f ex hdc vitd , non sinè magno doctorum virorum , quibus ille notus erat , tuoque cum primis dolore , ex hdc misera vitd , un'a cum uxore sud , in cœlestem illam avocates est (3o). Il parle ainsi à Jean Fi-

(a8) Mathieu de Launoy , Déclaration «t Réfutation des fausses suppositions, folio i3g.

(29) Défense de Mathieu de Lauooy , contre lev fausses accusations , folio 3^.

(30) Phil. Lonkcrus, epist. dedieaL

c ha rd , syndic de la Tille de Frano- celui du Meurtre des Rois, et un fort, en lui dédiant un écrit posthume traité touchant sa confession de foi de notre Sureau , savoir la version avec abjuration de la profession hulatine d'un ouvrage de Jean Corras guenotique, etc. , imprime' à Paris (3i). Si Lonicérus avait daté son Fan 157J. Nous avons vu ci -dessus e'pître dédicatoirc , nous saurions qu'il en lit un touchant son retour à exactement en quelle année du Ro- 1 église reformée. Il avait publié à sier mourut. L'année de mon édition Orléans quelques ouvrages de controne me sert de rien , c'est l'an i588. verse, avant le massacre de la Saint- Il est très-certain que ce ministre ne Barthélemi. Cela paraît par les rémourut point l'année d'auparavant ; ponses de Gentien Hervet, mentionil était déjà mort lorsque Théodore nées dans La Croix du Maine (36). de Bèze publia son Histoire des Egli- J'ai dit ailleurs (37 ) qu'il a traduit ses, l'an i58o. Citons un autre passa- en latin les Mémoires de M. du Bellai. cède Lonicérus, où du Rosier est fort Si le sieur Konig avait dit que Hueo loué. Qua? sit humanarum rerum Surœus mit en latin un arrêt du fragilitajSy Ficharde clarissimef su- parlement de Toulouse, il ne serait periore anno pramialurd sud morte , point censurable : mais il s'est servi etiam noster Me Hugo Surœus , non de cette expression , edidit arrestum sinè doctissimorum virorum suspiriis parlamenti Tholosani in casu admîtes tat us est. Qui cùm laudatissimœ rabili matrimoniali , an. 1 588, (38). j4ndreœ W^echeli , viri optimi et hu- Élle est vicieuse en deux manières. manissimi , typographiœ strenuam i°. Elle ne distingue point si Sureau navaret opérant , tau m suœ indus- est le traducteur ou l'auteur , ou triœ , quant exactd , non solum lati- simplement le publicateur de cet nœ et grœcœ , verum etiam hebraicœ arrêt. a°. Elle fait agir un homme atque chaldaicœ linguae notitid orna- mort , car Sureau ne vivait plus l'an bat , laudem consequutus est , ut i588. Il y a une infinité de telles omnibus bonis et doctis viris esset fautes dans les bibliographes. gratissimus (3a). (F) Qui avait jeté des semences de

L'Épitome de la Bibliothèque de discorde dans l'église d'Orléans.] Gesner ( 33 ) m'apprend que cette Voyons le portrait qu'on donne de version latine de l'ouvrage de Corras ce ministre dans les Mémoires de Statut imprimée à Francfort , l'an 1 579, tu Religionis et Reipublicœ in Regno apud Andream Wechelum. Si c'était Galliœ. C'est un ouvrage que l'on la première , il faudrait dire que du attribue à Jean de Serres. Vir non Rosier décéda pendant l'automne de ineruditus (Rozarius ) sed fœdissimo l'an 1578. L'auteur des Notes sur la lapsu oste rulens quid sit infirmitas Confession de Sanci (34) met sa mort humana , et quant periculosum etiam à l'an 1575 (*). sit, pacato temporet dum nullo hoste

(E) Je parlerai de ses écrits. '] II en urgemur, indulgere insanientis nos- & fait plusieurs en français , si trœ rationis commentis, ut cerlam nous en croyons La Croix du Mai- expforatamque veritatem sempiternis ne (35) , qui n'en cote que deux , principiorum Jîrmamentis cœlo et ter-

„ , râ firmiorem, in dubium pro arbitra-

(3.)IWft du parlemen i de Toulouse contre J ' ntf0eemus ; quo curiosœ

le faux Murtui Guerre, lequel arrêt Corras , 7 , ,

qdfut le rapporteur de la cause, orna d'un licenttœ morbo Rosai'lUS laborabat ,

grand commentaire. corrupto quodam more et ambitiosiore

(3a) C est le commencement de l'épîtra de'dica- je eccle5iœ successione , disciplina ,

D f K et de aliis etiam religionis capitibus

superciliosè disputons , seque suis

(33) Pa». m. 4*5.

(34) Pah'. 470 , 471 , e'dition de 1699. (*) Les Mémoire» de l'État de France sons

iTinrime Voilà un

Francfort on A avait repm la vacation a. cor- ^ ^ (Gui,Uumc du) , ^

recteur d imprimerie. tVEM. CRIT. \J4' rrr r„

(35, U <&. .... M.,„. , mw^.< fr.ot.,

636 ROTAN.

collegis hdc in rc excellentiorem im- ouvrage sur la controverse de portuno quodam studio existimans. l'Eucharistie (D) , et UQ autre

ÏZt^ZT^iV^ZZ^ (*> pour réfuter les motifs de la rat, diim sese cum nouorum commen- conversion de Layet ^. Un a lieu torum architectes , phanaticis ingeniis de s'imaginer qu'il avait été mifamiliariiis conjungeret : undè, nisi nistre de l'élise de Genève (E). periculosœ tranquillitatis incommoda, >. . ° A* Arxr nouo hoc remedii génère Deus prœ- " avait reçu le bonnet de dOCcidisset, magnœ et periculosœ turbœ teur en théologie a tieidelberg , în ecclesiis gallicis erant'haud dubiè \*an ^7 3. ZanchiuS, qui fit la exundaturœ (39). Un autre écrivain c^monie «émoiirae que cecaode ce temps-là emploie ces termes : ,., , , . V •

« Un nommé du Kosier , ministre, didat s'était exile pour la religion

» homme de prompt esprit , mais depuis quinze ans , et qu il sup- » remuant et irrésolu , ayant esté p0rtait avec plaisir la perte qu'il » arresté prisonnier à une journée ava;t fahe ^ -^^0^ con-

» de Pans, comme il s entuyoït , . , - i

» commença à varier, et ee révolta siderable ( c ). M. Maimbourg

» tost après (£>). » pourra être critique (F).

(39) De Statu Religion» et Reipubl., part. iogicam aperuerai. Meursius , A. tben. Bal., IF, ad ann. i5-J3 , folio m. 4. paffm 3lg

(4o) Histoire des choses mémorable, avenues en ' Imprimé à la Hochelle , Van l5ç/6 : U France , a l ann. ,5,a , pag. m. 444- ^ ^ pages in.8o.

ROT A N ( Jean-Baptiste ) , "De cette publication J?w conclut qn«

. . 11 n 1 n c l4 Bayle , soit dans le texte , soit dans les note*,

ministre de la nOCtielie, IUt n,a pudire, sans être en contradiction avec

fort estimé pour SOn esprit et lui-même , que Rotan commença à trahir

r j-.- • ^„ l~ son parti en i5c3, et ne cessa de prévan-

pour son érudition ; mais on le qaJt0Qt le re^e u vie

Soupçonna d'avoir trahi le parti (c) Exilium quod propter domini Jesu

(A}, en favorisant SOUS main Ten- Christi caussam, annos jam totos quindc-

v . n , . TT . T-.r j, ti , 1 cim , cum non parva suortim bonorum , eo~

Vie qu avait Henri 1 V a aller a la rumfjUR non tenuium jacturâ conjunctum ,

messe. On débite qu'ayant prO- aquissimo semper animo tulit , imà magnm

mis de se laisser vaincre en dis- f7 ^3

putant avec du Perron , en pre- , .

1 j • i\L . (A) On Je soupçonna d'avoir trahi

sence de ce prince, 1 an iôcji, ' ^ D'Aubigné raconte (1) que les remords de la conscience ou ^ mimsfre /totan , Piémontais (a) , la vanité l'obligèrent à faire profond théologien et philosophe subsemblant d'être malade, pour tU , eut i envie d'être homme de cour,

> k et qu'il crut que le tiers parti qm ne pas entrer en lice (B). Il se \rmgi que^que temps après u

continua, dit-on, de pre vanquer mort je Hetiri III ferait une brètout le'reste de sa vie ; et il de- che par où il pourrait entrer dans les vait travailler avec de Serres , affaires. Il se joignit à Moi las , qui \ j 1 • , ' avait les mômes vues, et puis ils con-

dans un synode national , a un ^rtèrcnt Pun el vJtre arvec du Pcr-

projet frauduleux (C) ; mais ils ron |es m0yens d'engager le roi a moururent l'un et l'autre avant se faire catholique. Ils furent favora-

la tenue de ce synode. Rotan Memeot traités P^^/^^™^: f 1 i\ ' 1 • j „ finances, ce qui attira a autres per avait enseigne la théologie dans 8onne8 d'an3 ^eur ^on. Rotan et

la Rochelle (a), et publie un Morlas disputaient sur diverses thèses

(a) Cum Rupellam rediissel ( Andréas Ri- (t) D'Aubigué , Histoire uniTerselle , um. W,

vêtus) publiée projiltnlem audivii Johannem Uv. /// \ chap. XXI 'V , p. m. 4»5, à l'ann. 1S9J.

Baptistam Botanum Italum , dociiss. et elo- (*) D'autres le font Gruon. V oret ei '«pre*

qwntissùnum doclorem, qui sckolam theo- le passage de Cajet, citation (6) , pag.

ROTAN. 637

contre du Perron, et devant le roi , » on la donnait. On ouvrit donc une et prévariquant , donnaient lieu a cet » conférence où du Perron entra esprit monstrueux en savoir, si bien » comme assure de la victoire , par que cette éloquence facile et mer- » la collusion de son adversaire. La iseilleusement agréable s'était insi- » dispute roula sur la suÛisance de nuée en la bonne grdce du roi dès le » l'Ecriture , et sur l'interprétation

siège de Rouen Sur ces entrées , » du XVI0. verset du IIIe. chapiti e

chacun donnant occasion a son corn- » de la IIe. épître de saint Paul pagnon, ils mirent sur le bureau le » à Thimothéc. Mais Rotan n'ayant changement de religion. Notez que » pas ose' , ou par honneur ou par Ko tan commença à goûter la cour » conscience, être aussi Mchc qu'on * lorsqu'il y sollicita quelques deniers » disait qu'il avait promis , feignit qifil avait prêtés ou plutôt fait prêter » une maladie qui le tira d'embarras. par autrui a Genève , pour les levées » Béraud, ministre de Montauban , de Sanci (3). Cela nous montre qu'il » prit sa place : mais la conférence ne se renfermait pas dans les fonc- » n'alla pas loin, quand on vit qu'il tions de son caractère : il se mêlait » n'y avait plus rien à espérer de la de politique. Soyons donc un peu » fraude concertée avec Rotan. Le moins surpris de ce qu'il n'eut pas » clergé trouva moyen de la rompre plutôt humé l'air de là cour , qu'il » sans qu'il parut la fuir : et de leur songea à faire fortune , en préférant » côté les ministres s'offrirent à la ses intérêts à ceux de la religion. 11 » recommencer toutes les fois qu'on fut député à Mantes avec plusieurs » leur en donnerait l'occasion. Mais autres , pour représenter au roi les » parce que ces offres n'empêchèrent griefs du parti ; mais il s'était fait » point le clergé de se vanter d'avoir choisir en particulier pour disputer j> fait reculer les ministres , Béraud contre du Perron (4). Or avait-il » et Rotan firent approuver au synopromis de faire une prévarication » de national qui se tint à Mont.ausubtile, de laquelle étant sur le point » ban, l'année suivante , ce qu'ils il avint que quelque gloire , ou quel- » avaient fait, a la conférence. Béraud que crainte le fit tellement chance- » fit passer Rotan sous son ombre : 1er , qu'il aima mieux feindre une » et cette approbation étouffa le soupmaladie : fut mis en sa place le mi- » çon qu'on avait eu de la collusion nistre Béraud, de Montauban ; leur » de celui-ci avec les adversaires. dispute fut aiguë d'une part et d'au- » (5). » On ne voit point clairement, tre , sur la suffisance ou insuffisance ni par ce récit, ni par celui de d'Aude l'Ecriture , et les termes de l'épi- bigné,si Rotan fit le malade après tre à Timothée. Sur ce point cette quelques conférences, ou avant toute conférence fut rompue parla défen- conférence. C'est pourquoi , afin de se des ecclésiastiques. ' donner à mon lecteur une connais-

(B) // fit semblant d'être malade , sance plus distincte de ce fait , je pour ne pas entrer en lice. ] Nous m'en vais dire ce <jui s'en trouve venons de voir que d'Aubigné conte dans un antre historien. « Parmi ces cela; ajoutons à sa narration celle » députés , dit-il (6), il y avait nomde l'historien de l'Édit de Nantes. » bre de ministres, entre autres un Elle nous apprend que la conduite » nommé Rotan, Grison de nation, de Rotan fut approuvée dans un sy- » lequel s'était vanté , étant encore a node national. « Rotan , ministre cé- » la Rochelle , qu'il vaincrait tous » lèbre , fut souconné d'avoir donné » docteurs catholiques en dispute, » les mains à ces artifices, soit qu'on » et se le persuadait , même pour » l'eût en effet charmé par l'espéran- » faire paraître que telle était son » ce de quelques bienfaits, soit qu'il » opinion, il avait fait charroyer un » feignît d'y entendre pour se faire » nombre de livres depuis la Ro- » députer; parce que cette commis- » chellc jusques à Mantes. A cela lui » sion était alors assez importante » aida beaucoup le sieur du Plessis , » pour faire honneur à ceux à qui , . , . . „

V ^ (5) Histoire de l'Edit de Nantes , tom. I, lu-.

. (3) D'Aubigné , Histoire universelle , tom. III, M, pfg- » »« » a l'tinn. i5«)3.

lit'. TU, ehap. XXIV , pas. 4o5. (6) Pierre Victor Cavet , Chronologie novenai-

(4) Là mfme , lu: IV, chap. Xr, pag. Sot. re, II*, part. , folio V69 verto.

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