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à Amsterdam avec une nouvelle préface Pan 1700. L'auteur de cette pre'face , nous avertit qu'on a fait tout ce qu'on a pu pour évaluer à nos monnaies les tournois , les ducats et les carlins , qui sont employés dans la taxe de la chancellerie du pape ; mais qu'on n'a pu recevoir aucun éclaircissement , et que si Ton en reçoit on le mettra dans une nouvelle édition. On allègue ce que du Pinet
Chancellerie romaine , il y <* un tarif qui évalue le gros h quatre sols tournois, le ducat a quarante sols, et le carolush huit blancs (ta). L'auteur de ces notes observe cela en commentant une partie de ce passage de d'Aubigné : « H Y a un autre livre, lequel
y en eut quelques-uues qui expliqué sent certaines façons de parler qui reviennent très-souvent. Mais je m'imagine qu'il n'était pas assez versé dans le droit canon , ni dans le style de la cour de home , pour savoir bien démêler ces obscurités. 11 voulut dès l'entrée de son commentaire
indiquer le prix des taxes, et fut obli- » ceux dont j'ai tantôt parlé ont fort gé d'avouer que cela passait ses for- » voulu extirper 5 mais le saint-siege ces. Il n'y a point de lecteurs aui » ne le permettrait jamais . . ..C'est
Puissent se contenter de ce qu'il a ait. » le livre des Taxes , où un bon cae m'en vais vous en convaincre. Les » tholique voit les péchés à bon martrois monnaies , dont on fait mention » ché, et sait en un coup uour comdans ce tarif apostolique de Rome , » bien il en doit être quitte. Celui sont turonenses , ducatus et carlinus. » qui aura défloré une vierge doit Du Pinet a traduit cts mots par
tournois d'or , ducat de chambre , et carlin ; sur quoi il donne cette note : « Quant au tournois d'or , les uns le m prennent pour une livre parisis :
î> les autres tiennent que c'est un écu d'autres ont opinion qu'il
» de cette monnaie , encore que le a tournois de chambre vaille ordi- >» nairement une réale : le ducat
» vieux
» vaut un philippus. En somme ,.j » n'ai encore eu aucune certitud
a six gros. Quiconque aura connu » charnellement , et toutefois de gré
à gré , sa propre mère , sa sœur , sa cousine germaine ou sa commère de baptême , il en est quitte pour cinq gros. Toutefois si cela
est connu en église, il en faut six.
Pour avoir tué son père ou sa mère , il faut un ducat et cinq carlins (i3). » Sur ces paroles, cinq gros ; le commentateur débite que cela se trouve au feuillet 36 verso. Il entend sans doute l'édition que d'Aubiené
qu'ils lisent oni ruesainlJacqui besoin d'une explication beaucoup et qui apour titres Cancellaria Aposmcillcure que celle-là ; et il est cer- tolica ; car voici sa note sur les paratain que c'était l'un des endroits que les c'est le livre des Taxes. « laxœ
» . Cancellariœ apostolicœ , et Taçœ » pœmtcntiariœ itidem apostolicœ Am- » primé à Paris , avec privilège du » roi pour trois ans , en i5ao , chex
l'auteur des notes devait le mieux éclaircir, si cela lui avait été possible. On réimprima son travail à Leydc, l'an 1607 (11). On l'aréimprimé
(9) Pinet , r pitre tlédical. de la Taxe des Parties casuellcft , etc.
(10) Du Pinet, Taxe des Partie» casuelle»,
(n) Notei que celle e'dition de Le? de n'est pOKit vonjorme partout a l edit, de Lr'un , i5&$.
(12) Note» snr ta Confession de Sanci , p. 101 , édition de irjgq.
(1 3) Confession de Sanci, liv. /, chap. 27, pag. tk).
{i® Faute d'impression, apparemment pour
* Toussaint Denis , rue saint Jacques, » a la Croix de bois , ayant au fron- » tispice les armes ou reçu de Fran- » ce , et colles de la maison de Me'di- » cis , dont e'tait Le'on X (i5). » Il prétend que ce même Hure , traduit en français l'an i56.{ , par Antoine du Pinet , imprimé la même année , i/i-8°. , h Lyon chez Jean Saugrain , et réimprimé avec le latin (16) a Leyde, en 1607, sous le titre de Taxe des Parties casuelles de la boutique du pape , se trouve condamne parmi les anonymes de la lettre A, dans le catalogue des Hures défendus en i685, par mandement de M* Varchevéque de Paris , sans que les auteurs de ce catalogue aient cru devoir faille mention de l'original latin , gothique : a cet égard, c'est que le livre de du Pinet est français et chargé d'annotations , où il ne tient pas h l'auteur ' de faire voir beaucoup de turpitude dans V ancien livre des Taxes , au lieu qu'outre que ces messieurs ont peut-être cru que cet original ne se trouvait plus , ils n ont sans doute osé en ordonner la suppression eu égard aux deux grandes autorités dont il est muni, pu reste, la Taxe de la Chancellerie , etc. , a été réimprimée en 161 3, avec la Pragmatique Sanction. 11 me permettra , je m'assure , de l'avertir que le livre que du Pinet a traduit n'est point le même que celui que d'Aubigné cite. Il n'y a point ae monnaie nommée gros dans la Taxe que du Pinet a traduite et commentée. L'on n'y trouve point le chapitre des dispenses perpétuel/es , que d'Aubigné marque, m quoi que ce soit touchant la taxe de ceux qui auront commis inceste avec leur mère, leur soeur , etc. Or, puisque l'auteur des notes affirme que ces gens-là ne sont taxés qu'à cinq gros, au feuillet 36 verso , il faut croire que d'Aubigné ne ment point. D'où peut donc venir que du Pinet, ni ceux qui ont reimprimé sa traduction et son commentaire , n'ont point connu cette autre Taxe beaucoup plus infâme que celle qu'ils ont en soin de faire imprimer ? Je m'étonne bien de cela , et
(15) Notes sur la CoAfession de Sanci , pag. 100 , 101.
(16) Cela signifie que l'r'dition de 1 564 ne tient pas le latin ; mais il est sur au' elle le contînt.