PINON
flatter notre du Pinet, qu'il a mérité coup dans ces deux endroits , et
beaucoup de louanges par cette ver- \u[ attribue des qualités excelsion. Il y prit beaucoup de peine il { l{ { é é < { fi d
consulta les vieux manuscrits et les lcIJtC5- Al a l"scJc * "\/,u u" vieilles éditions de Pline, il corrigea, même tome plusieurs pièces de il collationna là-dessus ce qu'il com- poésie de Jacques Pinon. On est posait , il fit un grand nombre d'an- redevable à celui-ci d'une édition notations marginales , il dressa deux j ™ j» à • * •.
Tables fort ample,, 'il composa un du Plutarque d Amvçt, enquatre
traité des poids et des mesures antiques volumes in-JoUo {C). don pere réduites à la façon des Français , et publia aussi des poésies latines, le mit au-devant de sa traduction. §on même de Anna Romano , Cela demandait une inimité de veil- in » j e v^xj^jl
les lésais bien a«'il a commis quan- çst aua ifie de fameux par 1 abbe tité de fautes, dout quelques-unes de Villeloin : cellM qu il ht de sont très-absurdes, a 11 a fait deux Crucifixio a été loué extrême- » gentils hommes romains de deux mcnl* r un bon poëte :Q yeux «espèces de marbre, 1 un nommé *\ V, , „ *, ,N
dire par Nicolas Bourbon (d).
» Lapis Numidic us , et l'autre Sinon- » dicus. C'est au chapitre Ier. du » XXXVe. livre (a6). » Celui dont <c) g ™me> Dénombrement des auteur*,
j'emprunte cette remarque ajou- îïicolai Borbonii Poëmatia ,
te qu il a observe un grand nombre " J ^ ediu l63o< d autres fautes de cet auteur, qui ne
laisse pas d' avoir travaillé fort utile- (\) Use fil estimer par ses vers latins, vient au reste. Pour peu qu on soit quoiqu'Us s'y fdl appliqué fort tard.^ équitable, et que 1 on connaisse la J y£ appris c'est M. l'abbé* de Vildifliculte de 1 entreprise, on sera m- Bkloi": narleM. m
mépriser à cause de ses bévues. Lisez )} fites <lans ua , s de ie-te- ^ au sa préface: os y peut connaître qo il n • t des psaumes je ]a Pénitence, a bien vu d'où dépendaient les difli- ); de David: et j'ai su que monsieur cultes, elles secours nécessaires. „ Votre père, crui faisait aussi fort
(*G) La Motne-le-Vayer, Héxamer. rustique, » bien des vers latins , ayant vu cette
pttg. m. 3o. » noble production de votre esprit
.T.TrkXT , , , , » ( il était un grand juge de toutes
PINON (JACQUES), abbe de „ choses ), en fut émerveillé, aussi
Condé, chanoine de l'église de » bien que M. Bourbon , de Poratoi-
Paris , et fils de Jacques Pinon » re » votre cher ami , qui ne s'y con-
doyen du parlement de la même * naissait pas mo\ns ' <K T? iq,,e •rf r » vtT,„ \ » vous en eussiez donne de la jalou-
Ville (a), a vécu au XVIIe. Siècle. » sie à l'un et à l'autre, quelque Il se fit estimer par ses vers la- » proximité' ascendante et bonne amitins ( b ) , quoiquï/ s'y fut an- » Y .eut enîre v?us > s'i,s pliquê fort lard (A). M. de » n'^^nt pris pour le moins autant " ,7 Ai m Tr i » de part a votre gloire que vous rolles, abbede Villeloin, lui dédia » môme. Et ce dernier vous conseilla
la nn au vo urne une ettreauil I- f-~° j :. n , v.
x* w lu^uug tiuç^u » ticuhere de son estime , par les En-
lui avait écrite. Il le loue beau- „ décasyllabes dignes de lui qu'il mit
• . ry • » » j i> f 1 1 14. . » au commencement.)) Il a dit de
{n) T. abbe de Marolles, Dénombrement *
des auteurs. W.j|3i. (t) Marolle. , «M/ die TilWo.*» . épître à
(A) 7* même, Epttre dedicatouv de la M. l'abbé de Condc , a la fin de la Traduction
Traduction d'Ovide , in ïbin. d'Ovide , in Ibin .
PïNON. 95
vous dans ses belles épilres , faisant tiennent beaucoup Je celles (F Horace:
allusion au nom que vous portez , et vos épigrammes ont un sel qui égale
bien celui de Martial. Je ne dis rien
hi^o'ùti^^c^^riZT de votre PoeJie que vous
~» avez assez fait paraître dans votre
FA ailleurs, après avoir parlé de vo- V^égyrique pour le feu roi , et dans
tre rare érudition dans les lettres sain- P^urs ouvrages de piété que vous
tes et profanes, il ajoute avec son ««**a'«f « '"-Je cardinal de Richeéloquence accoutumée : Qu'étant mu- U f nJV'c „ *a naissance du roi ni de toutes ces richesses , les grâces ,.?e Marolles fait savoir ailleurs
de la poésie , ni les muses latines , W <IU » Çar«e P*» 'mi les écrits qu'il
n'ont point de secrets , ni de mystè- a «jmposes une « épître à M. l'abbé
res qui ne vous soient révélés. n ™<>n . <i™ se P}a»t si fort à la poé-
» sie latine , qu'il n'y en a pas un
ïnstmeto untïs opïbus , Teterisqae latin* , » seul qui s'en mêle aujourd'hui le-
Arc*na,et Mu»rum.dyUhaud.deund.pro- „ quel en aU faifc ^ ^ ^
Tou patent, ! 1 n toute S(>rte de genres, ou tous ceux
» qui s'y connaissent demeurent d'ac-
fous vous acquîtes d abord par » cord qu'il a parfaitement réussi :
vos vers une réputation extraordinai- » Et quand il n'y aurait que sa Forêt re ; et quelques savans à' Allemagne, » de Pins, qu'il appelle Pinea Sylva, qui virent un panégyrique que vous » qui est une pièce si aehevc'e il y aviez composé pour le feu roi , en « aurait sujet de dire qu'on pourrait parlèrent a M. Davaux , ambassa- » douter si aucun des anciens a jadeur pour la paix à Munster, comme » mais eu plus d'esprit, plus de 'aède l'une des plus belles pièces qu'ils » nie et plus d'invention que lui , eussent jamais vues. Ce qui ne surprit » pour exprimer toujours a»réablepas cet excellent homme qui connais- » ment et clairement ses pensées en sait votre mérite et qui savait bien » ce genre-là , où l'on a considéré le r estime que faisaient de vous les Bé- » grand nombre de ceux qui s'y sont lièvres et les Dcpesses , aussi bien » occupés de tontes sortes de condique le père Gondran, général de l'o- » tions, auqucls on ne pourrait aussi ratoire , qui disait de vos vers, que ce » donner beaucoup de louanges s'il n'était pas un homme qui les avait » en fallait examiner le détail, dont
dictés Faites un recueil de toutes » il a été parlé amplement ailleurs.
vos belles œuvres , qui sont en feuilles » Mais certainement ce ne pourrait
volantes, les unes imprimées, et les » être au-dessus de M. l'abbé Pinon.»
antres qui ne le sont pas ; il sera con- . On s'étonnera sans doute que des
sidérable, et je suis assuré qu'il tien- Muses qui ont été honorées de tant
tira sa place avec honneur dans les de louanges publiques, soient entie-
bihliotkéques des livres les mieux choi- rcment inconques dans les pays étran-
sis. La diversité en sera merveilleuse, gers , et qu'en France même elles Vas-
pàrce que, outre les sujets qui sont fort sent si peu de bruit que M. Baillet ne
différens les uns des autres , vous y les a point insérées dans son vaste re-
prendre pourtant leurs vers ou leurs les éloges publics que les amis don-
périodes entières , quoique ce soit les nent ; l'autre , qu'apparemment l'ab-
mémes termes ; ni leurs pensées non bé de Condé ne suivit point le conseil
plus , en ayant de reste de votre de son ami , de réduire en corps les
fonds qui ne s'épuise pas facilement, feuilles volantes de ses poésies. C'était
Ft pour votre poésie élégiàque , la presque Tunique moyen d'en conser-
versificationsdeTibulle et de Properce ver la mémoire ; car les imprimés de
n'est pas plus polie que la vôtre : il peu de pages , quelque bons qu'ils n* y parait pas moins d'esprit que dans
les pièces d'Ovide : Vos endécasyl- , Q*''**^ ** ^cataire de
m »* » * •» j J "* -traduction d Ovide, in Ibin.
tabès sont à la manière de ceux de (3) te mêm^ llnm £ ^
Catulle. Vos épttres et vos satires pag.-,*.
PINSSON.
faut
nouvelle édition. Les libraires se don- qui fut ensuite professeur eu
nent volontiers ce soin pour des poé- droit à Angers (b).
sies en français qui ont eii chacune à D v