TOME XII
autre raison qui est pitoyable; sa- tant 'Epxiiow , Hercati , au lieu de 'Ravoir, que Phénix lui donna ce nom , /a%îw. Voyez les notes de Dausquéius parce qu'Achille son père avait com- sur ce poète, à la page 35. mencé fort jeune à porter les armes. (E) Hermione lui avait.
avait
Pyrrhi- , le nomma Pyrrhus par une autre te durant la guerre de Iroie, en raison (s) ; savoir, parce que son père l'absence de Ménélas , qui pendant s'appelait Pyrrha pendant qu'il était le même temps promit à Pyrrhus de déguisé en fille à la cour de Lycomè- la lui donner(i2). Sophocle, cité par* des (3). Ce fait ne devait pas être fort Eustathius (i3) , l'avait ainsi débité connu aux grammairiens , puisque dans une tragédie que nous n'avons Tibère, les voulant embarrasser par plus. Euripide (i4) dit au contraire des questions épineuses , leur deman- qu'Hermione fut promise à Oreste par dait entre autres choses , comment Ménélas, afin d'empêcher qu'Oreste s'appelait Achille sous l'habit de fille ne la tuât, comme il avait tué Clv-
temnestre sa propre mère. Ce fut
(D) 77 massacm même barhare- donc huit ans après la prise de Troie ment le roi Priant.] Virgile décrit que cette promesse de mariage se fit. la chose en très-beaux termes : Dans une autre tragédie (i 5), Sopho-
. . . Hoc dicens , altaria ad ipsa ^.nentrm cle arrange les aventures tout autre-
Traxit, et in multo lapsanUm sanguin* nali ment : Il dit que Meneias promit
Tmplicuitcomamlœvd, dextrdque coruscum Hermione à Oreste avant le voyage ^tuUt,Mlaurie^^^^Yu^n' de Troie ; et qu'il la promit à Pyr-
Hœc (uns P nanti fatorum : hic exitus lUutn i *i o ■ / À*
Soruudit(5). . : riais pendant le siège. Hygui (i6) a
. . suivi un/» nnininn nnrlirnlu'Wi • n'nct
¥, , , , ... i , . *- suivi une opinion particulière: c'est
L'autel dont il est ici parld est celui Mën<fla^ mX,ré la 'esse
de Jupiter Hercéen (6). Il est vrai . f , f ^ J, }
que tous les auteurs ne convena eut I u d T . d f fin , Q
pas au on v eût tue Pnam: quelques- . . t , • \. . . *
uns ("7) disent qu il tut tire de son .* f . t» u
u , i" M ,, mier engagement, lorsque Pyrrhus
palais par Neoptoleme ; et qu ayant - „ c^mnp â i ^„>a ?~„J v«:ia
v , ^ . * i j^a^u:!!^ :i tut 1 en sommer a Lacedemone. voua
été traîne au tombeau cl Achille , il , . , j-/r'
y~ j r \ r..» ™ oien des sentimcns differeus : mais
f„t décapite* et que sa téte fut por- ou n>en trouve„t.on et > a-
^/"^"^"X^T^InÏÏSnn là qui doive surprendre ? Il faut
lie. D'autres (8) soutiennent qu on lutôt^tonner Jles auteu„ aient
1 arracha du temple de ce Jupiter , , ,
, .. n i i mis parmi les faits les intrigues d une
et au ensuite Pyrrhus , lerencontrant . *>j- . „ vi b » .
7? " j i . tragédie, et qu ils nous rapportent
à la porte de son palais le tua II conîrae p^Jre ^Hermioni et d'O-
sembfe que d autres aient dit que ce rest ^ tf
fut auprès d'un autel de Mercure » ^ F ^ de
que Pyrrhus lui ota la vie (q) : c est * Jv r.j x . , , , ,
. 1 , , . m^;-:o^ , i-v^n i« et dincidens une pièce de théâtre,
ainsi truc le docte Mezinac (toi in- ,T .. 1 j , . . .
aiust « x ^/ Ne serait-on pas bien de loisir d ici
ternrete ces paroles de Quint us Cala- , .„ „ />•**. j
itrprric j v, a mille ans , si l'on se faisait un de-
(î) Hygin. , cap. XCVIî. stances de la mort de ces deux illus-
c.ïï'tVX * très Romains?
"(4)Suetoo!',!n7Tibcrio, cap. LXXI. Voyn t (E) Quelque s-uns disent qu'il lui
dans Jarénal , «at. V II, des questions semblables, ota la Vie dans le temple de Delphes. ~\
(5) Virgil., JEn.y lib. II, vs. 55o. s
(6) Éurip., in Troad. Scoec, Agamcmn. P*u- (»0 Epist. Hermion. ad Orest. in, , lib. lV, pag. 127. (n) Hoin. , Odyss. , IV.
(7) Apud Servium , in XneiH. , /. //, vs. 5o6. (i3) In Odyss. , lib. IV.
(8) Lesches , apiuf Pausan. , lib. X. (14) //» Oreste.
(9) Quint. Calaber, iiA. XIII, vs. a«. (i5) /n A ndrom.
(10) Snr l«s ÉpUrc» d'Ovide , pag. 84;, (16) Cap. CXXIII.
tragiques 5 car en rapportant les di- v assister m ? n 1 ; •. 01* l™""»
vers récits qui se trf vent dans les LTS^^
ecnvaius touchant la mort funeste tribue le coup. W g * luI at"
ae notre l'vrrhus, on n oublie Doint v., /i . . -
ce qU'E Jpide ?' deM,é (,7)'t ^ &&: assEaîtosï:
que Pyrrhus , qui était allé à Delphes £x">"« »'»«««««, patrûuqiZ obtnmcht ad pour reprocher à Apollon la mort
d'Achille, et pour le sommer de lui VèlMiua Paterculua (a8) et Hvgin (29)
en faire raison , y retourna afin de lui £me?f la même chose-
faire des excuses de cette incartade S ) , n est Pas si certain qu'il y
et afin d'apaiser sa colère. On a de- ait,eié 'enterré.] Car il y a des auteurs
bite' d'autres raisons de ce voyage, !• qui s,outie,nnent que ses os furent dis-
Que Pyrrhus alla à Delphes pour y Ç^8 surles Entières de l'Ambracie.
offrir les dépouilles des Troyens (18) Cujus ossa Per fines Ambracice spar-
Qu'il fut demander à Poracle ce" ^^^"^^P^regionibusiZo).
qu il y avait à faire, afin qu'Hermione « c est du méme sentiment.
sa femme lui donnât des enfans (10). N*t tu.a ^ukm/.lrrhi.fi1^ ossa quiescant, 3°. Qu'il avait dessein de piller Te M /;^r.^7«^F^««(î.): temple (ao). Ouoi au'il en soir . ilf.î ^. de *Wu, dans son commentai-
prêtre dont le nom est parvenu i us- tl™ entendus de ?yrhus q»i fit
queȈnous,quiletua.Cepr^e sW '"i * ^ fl est
pelait Machœveus, mJL.* : et ?V tem^ge de trois
c'est ainsi qu'il hit lire dan 'en- ÎLrï'ZitKr' C!^rrhu8 fut endroit du scoliaste d'Euripide (m) où *er.re honorablement. 11 censure aussi
Keineccius, qui applique à un autre
lie ces mêil est très-
M. de Méziriac (a3) corrige au com- ?eoPtoleme fut «»?veh à Delphes, mencement et à la fin , JùT^i fclïï? ^H"* ^ montrait son «rrfr.. M***, : de sorte qu'ai, lLu C°DSaCre' * de dire que Pyrrhus se tua Se sapro fJ^^'i^.^1^1 pre épée, il faudra dire, aue .ayant mais auTMcn la if^ ^ temple> que tout auprès du lieu de l'oracle les 1" ! ^ n/' transporter Delphiens ravissaient les chairs de son t^JZ^A?** ^U8ania' > sacrifice , il les leur ôta , e* /«* f ucW " „ f° l * dl™a q°C 0n vovait Cette causée /e querelk ™ l ™ t" ^ 8°rtfDt d° temPle > se trouve dans le scoliaste de Pindare ffî ug ?• ?Joute1<t,u« ce«* de et dans Pindare même (4 Mois 2e1P«piSî»TfÛ5j;' ^ ^ grande et la plus commune opinion ïî funel?res ,en 8<>n «ouest que le principal auteur \le la n^ f II est yrai qu'ils le traitèmort de Pyrrhus fut Orestc (*5) soit T 'ong-temp^s comme ennemi sans en se mettant à la tête des Del nhiens T' 1memoire » Puisqu'ils at-
pour l'attaquer, après leur avoir fait tend;re,nt a ' ^u ?' se fût
h » pres àcurayoïriau montre au plus fort de la mêlée
(■20) Scbol. P,ndar. , *t Str«bo , IX; vide (3o) Hygin, , ibidem.
^ pUMn'it r X' , (3.) Ovid., in Ibin, v». 3o5.
(M) In Orwtçm. cl|VU(I / in p ho< Ancu; d y^ . ^ "«Ur-
*4 ^- VII Nem. (34) Scholî»8te» Pindari , in od. VII Ncm.
M Eur.p. , ,„ Androm. (35) pauîi,n. # x ^ ^
Il6 PYRRHUS.
combattant pour eux contre les frère Démétrius («). Il se trouva Gaulois qui tâchaient de prendre la avec jm* a la mémorable bataille ville et de saccager le temple (36). ^„ ^} ,q et y donna de
M^^îSK» «L* preuvL de L = en ce lieu-là. ; La paix étant faite entre Deme
(H) On ne sait si les rots...... trms et Ptolomee , roi d Egypte ,
il Ê pire descendaient des fils de envoya Pyrrhus en otage à la
fanasse ou de ceux d' Andromaque.] 011 J J . o
no ", apprend que cette La- cour de ce dernier , ou il se rennasse, petitc-fdle ^Hercule, futenle- dit tellement considérable quon véc par Pyrrhus, qui la rencontra ^ ^ épouser Antigone , que Beau temple dc Jupiter Dodonecn (38) . eue de SQn premier
^în^ «-ri -ant que d'épouser Ptolo-
son fîUPiati». Méziriac (3e,) lui sou- mee. Ce mariage lui procura les tient, fondé sur le témoignage de assislanceS dont il eut besoin en
troupes et en argeut, pour r«n observe que.seloi. trerdans son royaume. Il le par-
Pausanias
trecotéil observe que,selon trerdans son royaume. Il le
; ,(4o) , celui qui succéda à tagea avec l'usurpateur (c) :
Pyrrhus se nommait Piclus , et était ce partagC ne dura gilères. PyrtiU dMndromaque. ayant gu que cet homme
tâchait de le faire empoisonner , le prévint; car l'ayant prié àdî-
(3G) Pausan. , W>. J, p*g> 4- (3>j) Lib. VI.
>38< Justin. , lib. XVII, cap. III.
3 Sur les EPî»r« d'O.ide , p*g. 86,. - |» y y- » ™ ' j' "frnfd II SOI1-
(4o)Li&. 7. ner,il le tua de sangtroid.il son-
PYRRHUS , roi des Épirotes , gea peu après à satisfaire son issu du précédent (A) , et célèbre ambition par la conquête de la nar les guerres qu'il eut avec les Macédoine. Les démêles des nls 1 . & ' î» «vi«c î ~ /An,,-nrt/lnf lu! on fournirent
nar les guerres qu u eui avtrv, iTiaceuumc. ^ : -
Romains, a été l'un des plus de Cassander lui en fournirent crands capitaines de l'antiquité l'occasion. Alexandre lui demant fils d'JEacide et de da du secours contre Antipater, e de Ménon le Thes- son aîné. On lui en donna; mais
» ,1 ~ ».« ___ il i nnirAK t\liicipitrsnrn>
(H). 11 étai Phthie , fiU
persécution; car les Molosses, qui dre avait demande aussi du servaient détrôné iEacide et tue cours, ne put venir à lui que fort tous ceux de ses amis sur lesquels tard; et encore ne vint-il que ils avaient pu mettre la main , trop tôt , puisqu il tua Alexandre tâchèrent de se saisir de son fils p0ur le prévenir , et .se fi . declaqui était encore en nourrice: mais rer roi de Macédoine. Cela ht on fit tant de diligence pour le naître une guerre entre lui et — - que nonobstant leurs Pyrrhus , dans laquelle il se donites, on le porta dans 1*11- na un combat , d'oii Pyrrhus ,
le nui fit merveilles de sa personne,
sauvei poursu
fit
dan
douze ans. Cinq ans après il y ^ miamic ^ de
eut une nouvelle sédition qui p^r;.flus
fit perdre à Pyrrhus son royau- {b) Van (h Rome ^2 , selon Calvisius.
me. U se retira chez son beau- (c) // s'appelait Moptoième.
rait été très-heureuse, s'il n'eût son inimitié. Il fut reconnaître fallu se retirer précipitamment , l'armée romaine , et avoua que et avec perte d'une partie de l'ar- ces barbares n'avaient rien de mée. La paix qui se fit un peu barbare dans leur manière de après ne l'empêcha point de fa- camper (H). Il se donna une bavoriser les successeurs d'Alexan- taille bientôt après , dans laqueldre dans le dessein qu'ils for- le Pyrrhus courut grand risque , mèrentd'attaquerDémétrius(D). et qui fut extrêmement dispu- Les Macédoniens abandonnèrent tée : on plia sept fois de chaque celui-ci , et se donnèrent â Pyr- côté; enfin la victoire se déclara rhus , qui, se voyant par ce pour les Épirotes, par le moyen moyen maître de la Macédoine , des éîéphans (I), dont l'odeur ne laissa pas de la partager avec effarouchait les chevaux romains Lysimachus. 11 perdit sa moitié l es suites de cette victoire fude la manière qu'il avait gagné rent grandes, quoique Pyrrhus le tout; car les Macédoniens l'a- eût perdu bien de braves gens, bandonnèrent pour se joindre à et beaucoup de bons officiers, il Lysimachus, qui était de leur fut maître de la campague, et il nation. Voilà donc Pyrrhus ré- s'avança jusqu'à trente-six milles duit à son patrimoine. Il n'y de- de Rome (e); ce qui n'ébranla meura pas long-temps; c'était nullement la fermeté des Roun esprit inquiet, qui n'aurait mains , et ne les obligea pas mêsu à quoi employé», son temps me à ôter à Laeviuus lecommans'il n'eût attaqué ou s'il n'eût dément, quoiqu'il y eût bien des été attaqué (E) : ainsi il prêta gens qui se plaignissent de sa agi éableraenl l'oreille aux Taren- conduite (K). Pyrrhus, souhaitins (F) , qui le prièrent de passer tant de faire la paix, envoya Cien Italie pour être leur général néas àRome (/)(L). L'éloquence contre les Romains. Cinéas de etJes manières insinuantes de cet Thessalie , disciple de Démosthè- ambassadeur avaient ébranlé le ne, déconseillait ce voyage à Pyr- sénat; mais la harangue d'Aprhus; mais il n'y gagna rien : pius Claudius,qui se fit porter à sic eral in fatis. Ce prince passa l'assemblée , quoiqu'à cause de donc en Italie avec de fort bon- son grand âge , et de la perte de nés troupes (d); et voyant que ses yeux, il eût renoncé aux afles Romains lui épargnaient une faires de la république , fit qu'on partie du chemin, il s'avança déclara, à Cineas, que si Pyrrhus jusques auprès d'Héraclée, vers souhaitait l'amitié du peuple rola rivière de Siris (G), sans at- main, il lui fallait attendre à en tendre que toutes les troupes des faire la proposition qu'il fût soralliés fussent prêtes , et offrit sa ti d'Italie. Le consul Fabricius médiation au consul Laevinus, f.Vn, , u „,
. . . , i - , ^ ' (?) Kulropc n en met que 18 , Florus uue
qui lui répondit : que les Ro- 20. Victor primo prelio Pyrrhus, dit-il au
mains ne voulaient point de son chap.xvm du /«. /,v/Y) toiam ir«meu-
». lern Camnaniam, Linm. F recel laanue nomi .
arbitrage , et ne craignaient point ialus, pr0pè captam ùri,era TvZ^Zu
arce prospexit et vicesinio lapide oculo*
[d] Lan de Home 4;3 , le dernier de la trépida: ovitatis (umo ar pulvrrc imnlrvit
olympiade. (/) Van de Borne
n8 PYRRHUS.
fut moins malheureux que Laevi- de son secours , de sorte qu'il eut nus, et fit une action qui valait un beau prétexte de se vanter une bataille gagnée , par rapport qu'il n'abandonnait pas la Sicià la véritable gloire d'une na- le, mais qu'il allait secourir d'aution ; ce fut d'avertir Pyrrhus très alliés. Le trajet fut une afque son médecin offrait de l'em- faire. Les Carthaginois défirent poi sonner (g). La bataille qui se sa flotte , et les Mamertins indonna (h) auprès d'Asculum fut commodèrent fort ses troupes très-vigoureuse. Il y a des histo- après le débarquement. Ce fut riens qui disent que les Épîro tes alors (A) que Pyrrhus, quoique la gagnèrent hautement ; d'au- blessé à la tête , se rua* si impétres disent qu'on pouvait chica- tueusement sur un barbare qui ner contre (M); et qu'on sonna le défiait , que du coup de sabre la retraite de part et d'autre, qu'il lui donna sur la tête, il lui L'armée de Pyrrhus était telle- fendit tout le corps en deux (N). ment diminuée , que quand on Dès qu'il fut arrivé à Tarente, voulut le féliciter , il répondit : il se hâta de marcher contre les Cesl fait de nous , si nous rem- Romains , et perdit une bataille portons encore une victoire. Il auprès de Bénévent (/) : après fut donc ravi d'avoir un pré- quoi il ne songea plus qu'à s'en texte de tourner ses armes ail- retourner en son pays , où tant leurs , c'est-à-dire dépasser en de vicissitudes de fortune qu'il Sicile (s) , d'où on lui avait en- avait essuyées ne purent lui apvoyé des ambassadeurs pour le prendre à se finir en repos 2 il prier de venir délivrer cette île s'engagea éternellement à de du joug des Carthaginois , et de nouvelles expéditions. Celle de celui de plusieurs petits tyrans. Macédoine lui fut heureuse ; il Cette expédition eut d'abord le battit l'armée d'Antigonus, fils plus favorable succès du monde ; de Démétrius , et lui ôta la meilmais ces insulaires , avec leur leure partie de son royaume, esprit trop républicain pour l'hu- Après cela il fit la guerre aux ineur de Pyrrhus , ne purent Lacédémoniens (m) , à la sollicisouffrir qu'il changeât les manie- tation de Cléonyme (n) , méconres douces et civiles dont il s'é- tent de ce qu'il ne régnait pas tait servi envers eux au^ com- à Lacédémone : mais ils repousmencement : ainsi par le même sèrent si vigoureusement ses ruesprit qui les avait engagés à re- des attaques ,' qu'ils le contraicourir à sa protection , ils cher- gnirent à se contenter de faire chèrent bientôt d'autres maîtres, le dégât chez eux , et d'y pren- Dans cette fâcheuse conjoncture dre des quartiers d'hiver. Sur ces il reçut très-à propos des lettres entrefaites Aristias lui persuada des Tarentins , qui lui apprirent d'aller à Argos , où il s'était élele besoin extrême où ils étaient.
(k) L'an de Rome 478.
(g) Voyez la remarq. (D) de l'article {l) En 478. FAR Rictus , tom. VI, pag. 38 1. (m) En 480.
(A) L'an de Rome fa5. (s) Voyez l'article de ce ClÉowvmk , tom,
{i) Idem. V.pag, 233.
vé une faction entre cet Aristias «on habileté à camper, à mettre une
et Aristippe. Ce dernier fut se- f™**™ bataille, etc., et il inventa
* *• n t. 1 art «'enseigner cette discipline i>ar
couru par Antigonus. Pyrrhus, „„e espèce dTjen dVchecs (3). Aussi
introduit dans Ja ville par Ans- augura-t-on de bonne heure que s'il
tias, ne put néanmoins s'en ren- vivait , il serait le plus grand capi-
dre maître; il fallut se battre *aine d? son ^mps(4). Annibal lui
j i « , « . donna le haut bout sur les plus
dans les rues avec les habitans, ^RXids capitaines , , ,a £mà
et avec les troupes d Antigonus ; Scipion que Pyrrhus était le premier
et ce fut là que Pyrrhus perdit la de tous , quelui Scipion était le se-
vie(o), ayant reçu à la tête un ™nA> et que ,lui Annibal était le
V 4 -i ,r\N à troisit me (5). Mais il faut avouer nue
coup de tuile (0). Antigonus en Tite Live /apporte tout cela autre!
usa généreusement envers lui ment. 11 dit qu'Annibal ayant donné
(P). On a débité des choses fort h» première place à Alexandre , et la
singulières de Pyrrhus (Q) , corn- *f ?™ôeJ Pyrrhus , s'atribua la troi-
«~ »*i • • i j ««ne. Que dtnez-vous , lui dit alors
me qu il guérissait les maux de Scipion , si vous m'aviez vaincu ? En
rate en y touchant de son pied ce cas-là, lui répondit Annibal,/e me
droit; et que son gros orteil croirais et au-dessus à° Alexandre 9 et
avait des vertus divines ( v). au-dessus de Pyrrhus , et au-dessus
. , „ /0 , „ , . . K*' , de tous les capitaines du monde, Rapk<&^^™™'- portons les paroles de Tite Live Jn
ip) Extrait de Mutarque , en la vio de <*" on voie d ou il a tire ce fait . Clau-
Pyrrhu». dius secutus Orœcos Acdianos libivs,
"/». r , , , « * «, t P. Africanum in ed fuisse lesatio-
(A) Issu du précèdent ] Voyez la ne traJJU . ^ he$i %
dernière remarque de 1 article pré- tum cum Ann{hale. HEt $ermonem
cèdent , et la remarque (t.) de 1 arti- etiam unum refert auo
cled Womaquk, tom.lcr/MM. Lloyd Afri quem^fuisse maximum im-
et Hofman n ont pas eu assez d at- pé^atorem Annibal crederet, r«i;o/z-
tentioo lorsqu ils ont adopte cette %%$e . A1«aildrulT1 Macedonum rc-
bevue de Charles Etienne .que Pvr- od . manu innumcrabi.
rhus du coté de sa mère descendait feg cxercitus fudissel qUOdque ulti-
d Achille, et du cote : de son pere, mas quas visere suprà spem hu-
d Hercule : c est d Alexandre - le - manam ewet, pewgrâs£t. Quœrenli
Grand ou on a dit cela mais non dein<(b quem\ecumîum poneret ;
pas de Pyrrhus. Il fallait dire toutle Vyrrhum dirisse Exïeauenti î
contraire comme a fait Aurelius quem tertium duceret ; haudf dubié
,?»?rr # ' , . »i ii » semetipsum «fcrwse. Tùm risumobor-
(B) // a élcl un des plus grands tum Seipioni et subjecisse. Quidnam capitaines de l antiquité.^ Il était si tu dicer7es si Ine v{cisses? tùm me brave, aue ceux qui voyaient son Vcr6 i/iaMlf, et anté Alexandrum , et ardeur dans les combats disaient ante PyYrhum , et ante omnes aiios qu il faisait revivre Alexandre a imperïtores ess'e< Et perplexum Puni égard ; et qu au lieu que les nico astu nsponsumf etimprovisum autres rois n étaient la copie de ce assentationis^enus Scipionem movisçonquerant leur maître que par les se . quod è grève se imperatorum vehabits de pourpre , par les gardes du lutilestima%i£m secrelisset (6). Voici corps, par le panchement du cou, les endroits par où Annibal estimait et par un haut ton de voix , Pyrrhus x
le représentait par la valeur et par
les belles actions. Il avait composé <3) Prrrftui P™ti»jrt" stratagematon fuit
j .. i il a .|. • / l * • pnmusque fjuemadmoaum ed disciplina fer cal- ÛCS livres de 1 Art militaire (î) , qui cul03 in tabuld tradereUir oslendil. Douât, in Testaient une preuve incontestable de rent. , Eunuch., tut. lVy se. vu.
(1) Pjrrhu», rex EpiroUrnni paterne génère . (4) *»*gomu augura cela. PluUrchtw , in VU
»b Achnie , materno ab Hercule oriundus. u n™*» . P«g' 387-
, {*) Ciceron en fait mention . Epist. Fam. XXV, (5) Pl«t»rcbtu , ibidem.