VIII. fille d'Auathoclcs
Pyrrhus «tait une ambition démesu- avec eux (ai). Certaines gens qu'on
ree , et un esprit remuant et inca- appelait démagogues mettaient tout
pable de repos. Plutarque (i4) le en feu par leurs harangues , et n'in-
compare à Achille , spiraient que des pensées de guerre ,
. . . „ , iusques à pousser le peuple à faire
Qui laveuuiùit a estre tant de sciour * /«. .1 »»»
Ne demandant que la guerre, et Vestour Ve™\. Ua ?m<* étranger , plutôt
qu a faire la paix. Quelle fut la suite Il entendait admirablement la guer- Je t0ut ce manège ? C'est qu'il fallut re(i6) , il exécutait avec un coura- 8UDirle joug des Romains beaucoup ge et une vigueur incomparable; plus tôt qu'on n'aurait fait sans cela, mais il était beaucoup plus propre Observons que les députés des Taà gagner qu'à conserver , parce qu à rentins représentèrent à Pyrrhus les mesure qu'il faisait quelques con- services qu'ils lui avaient rendus quêtes il formait de vastes desseins , dans la guerre contre les Corcyréens, et se remplissait de nouvelles espé- et qu>ii8 ajoutèrent que l'Italie était rances qui 1 empêchaient de songer un piU8 beau pays que la Grèce, aux movens de conserver ce qu il Mais notez surtout que ce monarque avait déjà acquis. Ut ad devincenda 8e flatta d'un heureux succès en conregna inviclus habebatur , ita diviclis sidérant qu'il était issu d'Achille , et acquisitisque celeriter carebat. Tan- qUe les Romains étaient une colonie to meliùs studebal acquirere imperia troyenne (aa). On ne saurait trop réquam refmere (17). A ntigonu s lecom- fléchir sur les faiblesses des grands parait à un joueur qui amène beau hommes, et sur leurs folles superjeu, mais qui ne sait pas en profiter, stitions.
On a dit la même chose d'Annibal : (G) Auprès d'Héraclée, vers la ri- Non omnia nimirùm eidem DU dede- ^re de Siris. ~] Florus a fait une runt; vincere scis.Annibal^victoriduti faute de géographie quand il a parlé nescis(\8).Ce défaut n'est point rare ; amsi . Apud Ùeracleam et Campanotre siècle a fait voir sou vent que de niœ fluvium Lirim , F*vino consule, part et d'autre on ne sait tirer aucun prima pugna (a3). M. de Saumaise , profit de ses victoires. Dieu ménage dans ses notes sur cet auteur, montre ainsi les choses , afin de ne pas trop fort bien qu'Héraclée n'était point accabler une nation tout à la fois. On dans la Campanie , et que Florus a pourrait citer mille sentences sem- confondu la rivière Liris avec celle blables à ces deux-ci. de Siris. Celle-là est dans la Carapa- Non minor est virUu yuan* quatrere parla nie, mais non pas l'autre : or , com-
„ . . »/••»•. me il était constant que la première
Paran smgula acquirendo facilius batailIe 8>ëtait donnée auprès d'Hépossunt quàm universa tenen (20). radéc ^ pcrrcur d'avoir confondu ces (F) Il prêta agréablement l oreille deux rivières a dû produire la bévue aux Tarenttns.] Ce peuple «e brouil- de transporter Héraclée dans la Camla mal à propos avec les Romains; panie. Consultez Cluvier, au chapitre et dans la suite , quoique la partie fciy du IVe. livre de VItalia antine fût point égale , il ne sut jamais qua. Il veut qu'on lise dans Florus , prendre la résolution de s'accorder avud Héracleam et Lucaniœ fiuvium
(i4) In Vit* Pyrrbi , pag. 3go. Sirim , etc.
<un\CdSt Vhmi 1uAï"yot iraduitces Paroles (H) // avoua que ces barbares n'a- '* C' 1 ' L'ù^'b*1 '' ^' ~ vaient rien de barbare dans leur ma-
. -a ' ù> r» » » ' niereae camper. 1 AureJius Victor lui
r. 9 fait dire dans cette occasion une eno-
. . . .\ .*M.cer.b.tM.umcor se <Iui » Pour avoir élé transportée
Illic manena,
pugnamque. (ai) M»T» QtpUV TOV WOMyUOV Jt/VfltjUÉVOI ,
(16) Plut. , «7. Vitf Pyrrhi , pop 4<x>. |M„'Tf ô,'^«, 9e**vrrri Xati^O^Ô^iA «JW
lé Ub. XVùToZ'aus» Flora, , «T <" «™ T >
Ub. II, cap. VI;et,tom. V, pag. a/,, la ro passent ea ob ferovuun et pravitatem concionalo-
nxarque (B) de l'article Cmah , a la Jin. rum suoruin deponere. PluUrcb. in Pyrrho,
(19) Ovidio* , de Arte *n>«n.U , Ub. II, vs. i3. P*»* '*9°'
(ao) Livius, Ub. XXXVII. Voyez Florus, («) Pausau. , lib. /, cap. XII.
lib. II, cap. XVII. (33) Florus , Ub. I, cap. XVIII.
hors de sa place, n'a aucun sens. Vt- mam uictoriam abstulerant, secun-
so, dit-il, Lœvini exercitu tandem dam parem fecerant , tertiam sinè-
sibi ait aduersùs Borna nos , quam controversid tradidére. Voilà un his-
Herculi adversiis hydram , fuisse for- toricn qui ne savait pas que peu de
lunam. Scion Plutarque ce fut lignes auparavant il avait dit que
Cinc'as qui usa de cette comparaison , Pyrrhus avait été pleinement vaincu
quand il eut vu la facilité avec la- à la seconde bataille j ce qu'il con-
quelle les Romains avaient grossi leur iirnie encore avant que de finir son
armée depuis la première bataille, chapitre. 11 venait de dire que les
et quelle multitude d'habitans il res- Romains ne cessèrent de tuer que
tait à Rome aiirés toutes ces nou- lorsque la nuit les en emnecha, et oue
yelles levées. Alors il y avait du sens Pyrrhus fut le dernier des fuyards ;
à se souvenir des têtes naissantes de et puisqu'il assure, dans la récapitu-
l'hydre \ mais il eût été absurde d'y lation«de son récit , que le camp de
songer avant le premier combat, ce monarque fut pillé deux fois , bis
Comme les auteurs semblent être de exuto castris , il faut qu'il ait appli-
serment de ne jamais rapporter les qué le premier pillage à la seconde
choses les uns comme les autres, Flo- bataille. Que veut-il donc dire avec
rus attribue à Pyrrhus môme cette son secundam parem fecerant? pensée : Video me plane Herculis (K) Quoiqu'il y eût bien des gens
procreatum , cui quasi ab an* qui se plaignissent de la conduite de gue Lernœo lot cœsa hostium capita Lœvinus.l Tabricius disait que cette
de sanguine $uo renascantur 0*5). perte ne devait pas être attribuée au
fl\ t> 1 n • r 1 Vil » • *.•.« i 1
il remarque que sept ans après on en s'était écrié : Oh ! qu'il serait aisé de
vit à Rome dans l'entrée d'un triom- conquérir toute la terre, ou à Pyr-
phc. 11 semble que c'est supposer rhus si les Romains étaient ses sol-
que cette guère dura sept ans $ et il dats, ou aux Romains si Pyrrhus était
fautdire, selon Pline, qu'elle finit l'an leur roi. O quam facile erat orbis
479- Plutarque dit que Pyrrhus s'en imperium occupare aut mihi Romanis
retourna chez lui six ans après son mditibus , aut me rege Romanis (39) ! départ. Le calcul de Calvisius , que (L) // envoya Cinéas a Rome."] A
j ai mis en note , met le commence- voir la bravoure de Pyrrhus , on di-
ment de la guerre à l'an 47$ , et la rait qu'il ne voulait rien devoir qu'à
fin à l'an 478. Le père Labbe met le son epée ; mais ce serait raisonner
commencement à l'an 474 , et la fin avec peu d'expérience. Les plus
à l'an 480. Quelle pitié que sur des grands guerriers ont presque toujours
faits de cette importance on ne puisse mis en œuvre les intrigues et les
pas être d'accord ! Au reste, les élé- négociations (3o). Pyrrhus avait de
phans firent du bien et du mal à coutume de se faire précéder par
en blessa un , et l'on vit par-là qu'ils éloquence ce mot d'Euripide (3i) ,
n'étaient pas immortels (27) : à la que tout ce que l'on peut faire avec
troisième ils causèrent bien du dés- le tranchant de l'épee, on le peut
ordre parmi les troupes de Pyrrhus, aussi faire avec des paroles. Pyrrhus
Eœdem feras, dit Florus, quœ pti- («A) Plut. , 1/1 Pyrrho , poç. 3q4.
. w , 1 ^ (*))F!oru,, lib!l, cap. XVIII.
(a6)Pli„., Ub. VIII, cap. VI. Vam> , de t'J™~ , » ~ , * s
(17) Cuïus Minueitu quarta legionis hastatus fOÇT'ihtjUiiotl fp&trttty 0.1.0mnc ld «p«gn««
iuuw proboscidtr abtcisxit mort poixe belliuu os- verba compta ferrum quod minax VOssiU Plu*
Hnaerht. Florus , Ub. I, cap. XV III. tarrh. in Pj rrho , pag. 3<)i , B.
PYRRHUS. i*3
confessa qu'il s'était rendu maître de ra quinze mille hommes de part et moins de villes par ses armes , que d'autre. D'où paraît que M. Morëri par les beaux discours de Cinéas (aa). n'a pas dû dire que la perte des Ro- II me semble que Ciceron ne rend pas mains a e'té moindre dans les deux assez de justice a Pyrrhus , lorsqu'il premières batailles, que celle des l'enveloppe (33) sous cette dure sen- Épirotes. Il s'est trompé aussi sur le tence du poète Ennius, Semper fuit' temps où il applique cette réflexion stolidum genus sEacidarum, belli po- de Pyrrhus : Nous sommes perdus si tenles sunt magis quant sapienlipo- nous vainquons encore une fois : cettentes, et que l'exception cju'il y lait te re'flexion est postérieure a la sene va que jusques à croire que ce conde bataille. Au reste , les deux prince eût entendu l'équivoque de auteurs de Plutarque sont bien d ifcet oracle : férens d'Eutrope , qui donne aux Ro- Aio te Macida Romanos vincere posse, mains tout l'avantage de cette jour- Je remarquerai en passant que Cicéron née-là. Pyrrhus , dit-il, vulneratus se sert de quatre moyens pour prouver est, elephanti interfecti, viginti milita que cet oracle est de l'invention d'En- cassa hostium , et ex Romanis tantum nius. i°. Les Grecs n'en ont point par- quinque milita. Pyrrhus Tarentum lé. a°. , Apollon ne répondait jamais fugatus. Frontin (36) fait monter la en latin $ 3°. 11 avait cessé de répondre perte au même nombre de gens, en vers au temps de Pyrrhus ; 4°« (N) H lui fendit tout le cotps en Ci» nrinrft nVnfc m» été assez inno- deux. ] Voilà des coups de nn-
connaître l'illu- ciens paladins, qui pourfenc îpondait qu'En- les arçons , les géans les pli nius avait changé en un vers latin une cuidés (*). Il est certain que Plutarréponse qui avait été donnée en pro- que a rapporté des actions de Pyrse grecque , l'on renverserait la moi- rhus qui sentent le héros de roman , tié de son édifice. beaucoup plus qu'un héros réel : il a
(M) Qu'on pouvait chicaner con- bien fait de se munir de l'autorité tre.] Ce n'est pas une invention de d'Homère, qui a remarqué quelque notre siècle , que les vaincus aient part que la bravoure est la seule recours à la chicane par vanité , par entre toutes les vertus qui soit sumauvaise honte, par politique ; quoi- jette à des transports fanatiques, que peut-être cette sorte de mauvai- et à des agitations de frénésie, se foi ait plus de cours aujourdhui T«» Àptr&i /uôv>i» t*v dviptiai qopûLçvôxqu'ancienncment (34). Les Romains *à*»c «»flot/<n»Aiç ko.) /xotmctç qtpo/uiuw. ne disputèrent point à Pyrrhus le Fortitudinem unam identidem lymgain de.la première bataille, mais ils pltatico et phanatico motu ferri (37). ont eu des historiens qui ont dit que Les nations septentrionales , sous le l'avantage fut égal tlans la seconde, paganisme, croyaient que le dieu Odiou même que Pyrrhus y fut battu nus, intendant des guerres, inspirait (35). Plutarque cite deux auteurs , une fureur qui faisait que les plus dont l'un dit que les Romains per- faibles pouvaient résister à dix homdirent à la première environ quinze mes. Horum primarius deus erat mille hommes, et Pyrrhus treize mil- Odinus , qui res bellicas dirigere crelej l'autre dit que les Romains y debatur , furotvmque hominibus , perdirent sept mille hommes, et Pyr- quem Berserkicum vocabant , immitrhus près de quatre mille. Quant à la tere , quo qui correptus erat, vel deseconde bataille , l'un dit que les Ro- cem qliis poterat obsistere , utut inmains y perdirent six mille hommes, firmus extra raptum ac debilis (38). et Pyrrhus trois mille cinq cent (36) Stratagemata , Ub. //, cap. III.
Cinq , Comme il était porte par (*)/««, employé ici dans la signification de les registres de Ce prince l l'au- /«*7»« » signifie bas, a terre: témoin, ruer jus.
tre dit en général qu'il y demeu- ^alllc"rs' ce, n'cst v°}nt v^e^nt V outrecui-
** t. J dance d un géant, qui rend le corps de ce gcanl
(3«) Plutarcbas, ibidem. malaisé a pourfendre. Rtst. cuit.
(33) Cicer. , de Divinat. , lib. II. (3-) In Vitâ* Pyrrhi , pag. 3<)8.
(34) Voye% la remarque (F) de l'article Fasai- (m) Journal de Leipsic, i6r)o , pag. 3o , dans ciui , ton. VIt pag. 38a. l'extrait du livre de Thomas lWtholm , Autiqiii-
(55) Voyet la contradiction reprochée a Flo- tatnro Danirarum de eausi.t contenu* a Dani» rus , dans la remarque (I). adhuc Genlilibns mortis.
H y a clans Plutarqac un autre aurait été encore plus açréablc , s'il
passage qui ne sera pas ici hors de eût ôté à Hélénus le chétif manteau
propos. « (39) Non seulement en la dont il le voyait couvert. 11 fit en-
» poésie, comme dit Platon, celui suite mille amitiés à Hélénus , et le
» qui sera espris et ravi de l'inspira- renvoya bien équipé dans le beau
» tion des Muses, fera trouver tout royaume d'Èpire (4a). » autre ouvrier , quelque laborieux , (Q) On a débité des choses fort
1» exquis et diligent qu'il soit , digne singulières de Pyrrhus. ] Quand il
» d'estre moque : (4o) mais aussi es s'agissait de guérir les maux de rate ,
* combats l'ardeur affectionnée et il s'y préparait par le sacrifice d'un
» divinement inspirée est invincible, coq blanc ; après quoi le malade se
» et n'y a homme qui la peust sous- couchait par terre et Pyrrhus lui
j» tenir : c'est une fureur martiale pressait doucement la rate avec son
» qu'Homère dit que les dieux inspi- pied droit. Quelque pauvre que l'on
» rent aux hommes belliqueux. fût, on le trouvait disposé à fournir
» Parlé qu'il eut, de grand' force il enfla de ce remède. On lui donnait un
- Le cœur du rojr , que dedans il soufla. coq , quand il avait fait son sacri- » Et cest autre , " ficc , et il avait ce présent pour très-
- Il faut qu'il toit assiste' d'un des dieux , agréable. Sa gencive supérieure était • Qu'il est si fort au combat furieux. . un oscontinu, où l'on voyait des (0) Un coup de tuile. ] Ce fut une lignes qui marquaient le nombre
femme qui, de sa fenêtre, jeta cette des dents. La vertu divine du gros
tuile sur la tête de ce roi. Les Ar- orteil de son pied droit parut
giens , pour donner du merveilleux quand on brûla son cadavre ; car
à cet accident, et pour entretenir la on trouva cet orteil en son entier,
crédulité des peuples , publièrent que Voilà ce*qu'on lit dans Plutarquc
Cérès déguisée en femme avait fait (43). On voit dans Pline (44) /luc
ce coup. Le poète Leucéas ne manqua c était ce même orteil qui avait le
point d'insérer cette tradition dans don de guérir ; et que n'ayant pas
l'Histoire qu'il composa des Argiens été endommagé par les flammes , il
(4i). fut enterré à part dans un temple.
(P) Antigonus en usa généreuse- Qui doute qu'il n'ait été honoré com-
ment envers lui. 1 La tête de Pyrrhus me les saintes reliques ? Et pourrait-
I<VU , A Ul/r,'la IIC1 Cl» 1/dl UOl C , <3%i •» v* j « » ^' - v » - \-J — 7 — ~
couvrit le visage et pleura. Il fit parler ici d'une fausseté qui regard*; ensuite brûler honorablement cette Achille, il est juste que ie la rapporte, tête et le reste du corps de Pyrrhus. Caméraritis (46) ayant dit que le gros Alcyonéus se montra docile ; car orteil de Pyrrhus avait une vertu ayant trouvé Hélénus, fils de Pyrrhus, divine, et qu'il fut trouvé tout enif lui fit bien des caresses, et le me- tier au milieu des flammes qui na à Antigonus. Ce prince loua cette avaient brûlé le reste du corps, action, et dit à son fils qu'elle lui ajoute tout de suite qu'Homère assurr « «.* .. . - la même chose touchant Achille.
(39) Plutarchus , de Virtute morali, sub fin. , pag. 45a , version d'Amjot.
Caspar à Réiès dit plus d'une fois , mais toujours d'une façon vague (47),
(4°) lit/)! TCtÇ juÂZAÇ TO flr«.9»TIX0V KdLl
TO tlfouri£fiÇXVU?rîÇdLvjvWt**' fitJITTM- (fa) Ex Plurarch. , sub finem Vit» Pyrrh.
TOV. 0 T0(/Ç Bioùç "O/XMpCC t/JLTTOltîy Voyez aussi Justin , lib. XXV, cap. IV. Val.
<S»\TI Td7ç ÀvBpû»7T0tÇ ( «Ç tJTTOV , ïu7TVit/Tt M".'?1;' lib' Y > I'n,
, , , . ~ ^ " • (4j) Pynho, pag.
yu«ioç W* «roi^m X*û)V. xxi , Ot/* oy j^j Ub.Vll,cap. II.
&nvQ% ôêov Tct<ft fAXtytreu. ) la P'*'»s ($5) Tom. F, pag. 172 , remarque (H) de l'ar-
ctiam animo concilali ac furore correpti subsisli ticie AciiiLi.il , à la fin.
it, qualem instinctuin Home- (46) Horat. , Sueci.sivar. , cent. III, c . XLII. rus ait à diis homini in»eri. Sic ail, atque duci (4-) // n* marque jamais que c'était le gros or~
per magnas flamme vires Inseruit , et rurs'um : i,*U du pird droit. Voyez son F.lysius Campus , Non absqucuisLinctufurii Incita numinis. quant. XXIV, num. 4 et num ïi , et qua-st.
(4») Pausan., lib. I, pag. la , i3. XXVIIf , num. -ï\ et u«ï.
que le doigt de Pyrrhus guérissait les nous laisse Ja sans nQUS appren.
rateleux: a quoi il aioute en un en- j A'an*-ac c.,;*«« A i • j
droit, ?Womèn> écrit presque la J^,? autreS SU1^S du d.essemdes
mA/ie chose d'Achille (48). C'est Ca- ktoliens que l'irruption qu'ils
me'rarius qui l'a trompé. Je voudrais firent sur les frontières de TÉ-
bien savoir qui a trompé Camérarius. pire au temps <je ptolomée ,
Il est faux qu Homcrc ait rien avance ç ■ • „A ^. r , '
desemblable; et je doute qu'aucun au- frere eTl, successeur de notre Pyr-
tre parmi les anciens Taitavancé. Cet rftus. 11 faut qu'ilyaitlà du vide;
orteil de Pyrrhus me fait songer à car sans doute il se passa quel-
«neonte que font les rabbins. Agrip- que§ années entre ,a minoritë t
na en fait mention. Ils disent qu il y i0 j n r r\ - t.i
a dans le corps de l'homme un petit ,a mo.rt de Pyrrhus. Quoi qu'il
os qui «'appelle luz , qui n'est su- ef* soit, la princesse Olympias
jet à nulle rupture, et que le feu recourut à des moyens trop vio-
même ne peut vaincre et dont no- ]ens d e„e youIut ^
tre corps refermera au temps de la 1 , ^,r*
résurrection des morts, comme une au* amourettes de son fils; car
plante renaît de sa graine. Est in hu- elle fit empoisonner une maî-
mano corpore os quoddam minimum, tresse qu'il avait (ù) (A) Ptolo-
ZL"t^LL^:t^onl «T* ««*»• à Pyrrhus son
ruptioni obnoxium , nec igne quitlem irere, ne lui survécut pas beau-
vincitur, sed semper conseivatur il- coup. Leur mère les suivit bien*
Uesum; ex quo (ut dicunt) uelut tôt , ayant été accablée de la perte
planta ex semine de ses deux fils. II ne restait que
morluorum corpus nostrum animale , . fc 1,
npullulascel (40). Je suis redevable «eux princesses de la famille
de ce passage à Si. le professeur Dre- royale, Néréis et Déidamie, sœurs
liocourt; et c'est avec la plus grande d'Olympias (c) , et filles de Pyr-
joie du monde que 1 en fais ici un % ~ A .. ! j . . K1
aveu public. rhus , 1 aïeul de celui-ci. Nereis
„oxn , 'vr„. r fut femme de Gélon, roi de Si-
(48) Quœrt. X X rlll, num. -ib. ... ,. 7 , %
(49) Agrippa, de occaiiâ Phiiosophiâ , Ub. /, cille. Ueidamie tut tuee auprès %.%&M%c^<£2J&ïïi de l'autel de Diane durant une
citation (4a) de l'article Nihçîios , tom. XI , sédition. Les dieUX pOUT punir
,™ . • ce crime affligèrent les Épirotes
PYRRHUS , roi d Epire , pe- en tant demamereS) qu^s fu.
Ut-fils du précèdent, succéda rent presque réduits à rien par la
asonpere Alexandre, et fut da- famine? et par [es guerres civi-
bord sous la tutelle de sa mère Olympias. Sa minorité rendit les
les et étrangères {d).
+ ? i r • • * (A) Atlien. lib. XIII , pag. 58q.
Mo hens assez injustes pour en- ., , - >\ *t /
^ i . - * (c) Elle avait épouse son frère Alexandre.
treprendre de lui enlever une Voy ez Justiaus , Ub. xxviii, cap. /, h