‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 68 sur 142 · EAUX · texte numérisé non relu

EAUX

(B) Un autre Paidbaux qui a donné une seconde édition du Marmora Arundelliana.] Il se qualifie œdis Christi alumnus. Son nom de baptême est Humphridus. Il a fait paraître une grande érudition dans le livre qu'il publia à Oxford, Tan 1676, in folio , sous le titre de Marmora Otoniensia ex Arundellianis , S elde niants, aliisque conflata. Il a inséré* dans cet ouvrage celui que Selden avait publié à Londres , Fan 1G18 , et oui, sous le titre de Marmora Arundelliana, contenait l'explication d'une partie des marbres que le comte (VArundel avait fait venir du Levant.

H a inséré aussi les notes que Lydyat avait faites sur quelques-uns de ces marbres ; mais ce qiril a mis de sou cru est la partie la plus considérable du livre; car il a revu et commenté, recensuit et perpétua commentario explicavit, non-seulement les inscriptions des marbres du comted'Arundel, mais aussi celles de divers autres monumens de même nature qui ont été donnés à l'académie d'Oxford. Il faut prendre garde cjue Selden n'avait ex* pliqué que les inscriptions de vingtneuf marbres grecs, et de dix marbres latins. Il choisit celles-là qui lui parurent les principales entre un fort grand nombre d'autres ; car les marbres Arundelliens montaient environ à ?5o. Ils furent portés à Londres l'an 1617, et on les rangea dans les jardins de l'hôtel d'Arundel. Le comte de ce nom , Thomas , Howard s'était donné une infinité de soins, et avait fait beaucoup de dépenses pour les recouvrer, ayant envoyé sur les lieux Guillaume Pettee , qui était un trèssavant personnage. Ea (marmora) illustrissimus cornes , dhm in I ta lia degerat ( quœ ei altéra patria erat ) , ex antiquarum A sus , Grœciœ , et Italiœ urbium ruinis , operd doctissimi vin Gulielmi Pettœi in hdc re ususy summis ùnpensis conquisiviu Grœcorum pleraque c Smyrnd habuit, ea ibi (*) Gassendus ( sijides ipsi hdc in re habenda sit ) narrât operd Peireskii sui primo détecta erutaque fuisse, persolutis quinquaginta aureis per Sampsonem querndam illius negotia Smirnœ procurantem ; sed ciim indè convehenda essent , Turcarum fraude Sampsone in carcerem

(•) In Vitd Peiretkii, lib. 4 , ad ann. i6»o-

PR1ÉRIÀS. 3i9

conjccto, ibi delenta erant* donec ea adhibitatn magnum rei lit tcrariœ dam*

illustrissimus Arundelliœ cornes ma* num amitluntur. Ceci montre q^ue

joripretio per Pettœum redempta cum M. Vigneul-Marville ne se fonde point

aliis, quœ per eundem procuratorem sur un faux bruit lorsqu'après avoir

collège rat, Londinum in hortospalatii fait mention de ces marbres d'Arun-

Arundelîiani , anno Dom. nostri dei, il ajoute : « Ce qui est déplora-

1627 , curavit transferenda (1). Henri » ble, c'est que durant les troubles

Howard, son petit-fils , les donna à » d'Angleterre, la plupart de ces

l'académie d'Oxford; ce qui anima » marbres furent employés a reparer

ceux qui possédaient de semblables » des portes et des cheminées. Cela monumeus à les consacrer au même » doit tien encourager les curieux à lieu. Quœcunque vir immortalité di- » faire de pareilles dépenses (5). » Je gnissimus Thomas Arundelliœ co- me serais plus étendu sur ce qui confies , legatione quasi solenni eam ob cerne l'importance de ces marbres, si rem institutd , infinitis impensis, et je me fusse souvenu qu'ils font un repetilo sœpiùs capitis pericttlo erudi- article dans le supplément de More ri, tissîmi uiri Gulielmi Pettœi, cuipro- et dans le Journal des Savans du a5 curatio ea demandabatur , Europd d'avril 1678. Notez qu'Humfridus Pri» Asidnue exeussis, in Britannias nos- deaux est l'auteur d'une traduction tras deduxerat, nepos ejusdem tanto latine du traité de Maimonides, deJuavo non inficianaus , œternitaû et re Pauperis et Peregrini apud ./«- IWusis hic loci demum con&ecrabat : dœos , imprimée avec ses notes, à Ox* reliquisque quotquot fuére eruditœ ford,l'an 1679, in 4°- Il est aussi auantiquitatis patronis autor extitit , ut teur de la Vie de Mahomet , aue j'ai ad tanti auspicis morem> quœcunque tant citée dans l'articlede la Mecque. apud se laterent ex temporum nau- J'ai ouï dire qu'il est chanoine de Nor- Jragiotabulœ, ibidemappenderenl (a) . wich.

Ne vous laissez pas tromper au pre- . ,

. j * 1 •! • scrtpuon; c est un marbre dont en n a aue la

mier mot de ce passage : il signifie m0lQ ;e ou les lettres sont effacét;s; \autre

CI lie le petit-fils a donne a 1 académie moitié fut emplorée par un maçon. Altéra à lapi- A' Oxford tous les marbres que son C"1" quodam ad reûciendum focura in palatio

aïeul avait fait porter à Londres; Arundclliano .dhibitfi

1 «. r :i J-~~~ (5) Viçneul-Mamllc, Qlrlangcs , tom. II. pas.

is cela est faux: il n en donna io\ ; 3o^ édition ^ 'Hol ltuu%/Note% a;/a

qu'un peu plus de la moitié : les au- devait pat dire aïeul du comte maréchal d'Aruntres S^étaient perdus misérablement ^el; car c'est prétendre que Indignité de maré- . • l»l-Afrtl A"1 A 1^1 .,Af chai ne convenait pas a l'aïeul, mais seulement

epuis que 1 hôtel d Arundel eût et*» au tit fits . ce ^ m< ^ ; ^ |7 abandonne pas ses maîtres, au temps fallait ajouter d1 Angleterre , après taarécbal , et de la guerre Civile qui les Contrai- meure après comte d' Arundel.

eait de s'exiler. M. Pridoaux nous nDltjDllc M , ni)II;,DTA apprend cela dans sa préface , et ainsi PRIERIAS * OU de PKJLKIO Ton peut rectifier par lui-même ce (Sylvestre) , religieux de Tordre qu'il avait mal narré. (3) Arundel- <je Saint-Dominique, fut ainsi

liana ( marmora ) plura quant centum »v **j -n

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