‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 69 sur 142 · f , „f rr^ nomme a cause qu îletaitdu vilia · texte numérisé non relu

f , „f rr^ nomme a cause qu îletaitdu vilia

et ingénia numeranlur ; Hœc tamen r* i- / \ un ■

vix ultra dimidiam partent eorum con- ge de FneriO en Italie(tf). 1 1 floris- Jiciunt , quœ insignissimus Arundel- sait au commencement duXVI«. liœ cornes collegerat; cetera, cùm g^fe. \\ passa pour un savant tempore nuperrimi belli civius m- *

cendii in hortis Arundellianis Lon- * Quelques-uns appellent cet auteur Madini y pulsis indè dominis , diù ne zolini ; et c'est &ous ce nom que P. Marfflecta jacuerint , autfurllm surrepta, chand lui a consacre, dans son Dictionnaire, aut servomm negligenlid corruptat un long et irès-curieux article, rojretavmk aut h lapicidis (4) ad reficiendas œdes 1* Biographie universelle, au mot M* zolini. 1 y^ J Leclerc 1 appelle Mozolim.

(x) Humptmdu, Pridcaux , prafat. ad Marmo- («) Dans le Montfen at selon quelques-uns . Oxonieosia. ou dans UAstezan, selon d autres ; mais pour

(») Idem , epist. dedicator. , init. bien marquer la situation de ce lieu , je dois

(3) Humpbridu» Prideaux , in prwfat. dire qu'il est dans le Montf errât Savoyard,

(4) L auteur, deux pages après . raconte qu il e«/re le marquisat de Ça* et celui de Final, n'ra qu'un marbre doZt il n'ait point lu lin- et fort proche de la utile de Ceve.

32o PRIÉRIAS.

théologien et pour un prédica- tecitata, détecta, et repuisa, etc. teur éloquent, et il publia beau- (g). Cela n'est point vrai (C). On coup de livres. Il fut maître du peut voir dans la réponse aux sacrépalais , sous le pape Léon X; questions d'un provincial (h) une et quelques-uns disent qu'il passa faute du Moréri copiée par M. du de cette charge à celle de géné- Pin. Notre Priérias se vante dans ral des dominicains , mais ils ne sa réplique à Luther d'avoir remarquent point le temps de sa fusé un évêché (i). Il poussa fort promotion à cette première di- loin le relâchement de la morale; gnité de l'ordre. Ce qui me fait car il prétendait qu'il ri est pas croire qu'ils se trompent (A), est même nécessaire, pour être jusqu'un auteur qui l'a loué excessi- tifié dans le sacrement de pénivement remarque qu'il fut fait vi- tence , d'avoir de Vattrition, et caire général de l'ordre des domi- quil suffit d'être fâché de rien nicains et qu'il serait monté à un point avoir ou même désirer d'en plus haut grade si la mort jalouse être fâché (k) *. Sa doctrine sur n'y eût mis opposition (£). Il avait les équivoques n'est guère meilété honoré par le sénat de Ve- leure (D). nise , d'une charge de professeur

(g) Anton. SenensU, in Biblioth. Predic,

dans l'académie de Padoue (c) , P**-**-

" . , , i t . o {h) A la page 619 du tome.

d ou il avait ete appelé a Kome (i) yoycz geckend., Hist. Luth., ub. i,

pour une semblable fonction avec pag. 3g, col. 1.

K 11. Art < :i (A) Journal de Trévoux, sept. 1703, p«g-

des gages publlCS , aprCS qUOl il ^2.3, édU. de France.

devint maître du Sacre palais (d). * Prosper Marchand ajoute qu'il n'était

ti ' »«« k mn- pas plu» rigide touchant la pureté' et Tabsti-

Il réussit tres-mal a écrire cou- p^p a ^ . du fCr aiTliclCiil rapporte tre Luther (B). On dit qu il tut

un passage de Vergerio où il est dit que dans

le premier qui fit des livres COn- un livre imprimé à Rome sous Jules II, qui

c r, . , " . . . i,A était untraité de 1 amour pour les garçons,

tre 1U1 : Cest le Sentiment au- 0n lisait cette approbation de Priérias , alors

nuphre Panviui (e) et de plu- censeur de livres : - N'ayant trouvé dans ce

. * » • • Cx*nan " ^vre r'en ^e rnnlra'rc * I* f°* ^e *'®*

sieurs autres écrivains, ^epen- m glise romaine t nj aux bonnes mœurs , nous

dant, il y en a qui prétendent . ne lavons pas jugé indigoe de limpres-

que les théologiens de Louvain • sion- "

et quelques autres lui dispute- (A) Ce nui me fait croire qu ih ; se

* " . t f r\ t» * trompent.] Outre la raison que j alle-

raient cette primauté {J). a ai gue jans texte , je le dirai ici qu'Au-

lu dans Antoine de bienne que gUStin ab Ecclesiâ^ qui a fait l'Histoire

le premier ouvrage qu'il fit con- des Prélats du Piémont, y a joint un

tre Luther fut imprimé à Rome , l?*g catalogue de tous les > ecclésias-

tre uuinci m* V ' tiques des états du duc de Savoie,

Tan t52o , sous le titre : Zrrata tant ^ que deU les montg qui ont

et Argumenta Martini Lutheri généraux d'ordre; mais il n'y

, fait point mention de Sylvestre

(*) Ghilini , Teatro, tom J , pag. 2og^ (j) n lfi connaissait h[ea

preLfoîïlp^ Pourtant; car il remarque dans son

pie ien a < r J a r Corona resta Sabaudica . que Prie-

^Gu!unrTeatro, tom. I , Pag. zog. fias était né à Priério, village de la

M Onupbrius, in Chron. «d., ad ann. Ligune occidentale , sous lemarqui-

i52t, apud Anton. Seoensem , inBiblioth. sat de Céve (a).

Predic, pag. m. 2*3. /,) CeUe remarque m'a été communiquée par

( f) Labbe, Dissert. deScript. ceci., tom. M. Minutoli.

// , pag. 374. (>) Voyei Oldomi , in Atbcn«o Ligustico.

PRIÉRIAS. 32l

(B) II réussit très-mal à écrire Dès Tan 1 5i 8, Luther publia uti H* contre Luther."] Les indulgences fu- vre qui était une réponse à un dialorent la première chose qui fut atta- eue que Prie'rias avait e'erit contre quçe par ce réformateur. Il les com- lui (6). Priérias lui répliqua par un battit par des raisons ; mais Eckius, et ouvrage intitulé : De jurûJicd et irre- Priérias, qui lui répondirent, ne se fragabili f^eritate Homanœ Ecclesiœ trouvant pas assez forts , eurent re- Romanique Pontificis , liber tertius cours aux lieux communs, et posèrent index quidem longissimus , sed brepour fondement.... l'autorité du pape vissimum epitoma (7). Luther réfuta et le consentement des scolastiques; cette réplique én la même année concluant qu'il fallait tenir les indul- i5 18. Je ne prétends pas soutenir que gences pour un article de foi, puis- le premier livre de Priérias contre quelles venaient de la part du pape , Luther n'a pas été imprimé à Rome oui ne pouvait nullement faillir dans Tan i5ao comme l'assurent Antoine les choses de foi, et qui avait approu- de Sienne et M. du Pin (8), je soupe la doctrine des scolastiques (3). tiens seulement qu'il avait été impri- Voici le jugement du père Maim- mé avant cette année-là. Je crois au bourg sur cette méthode de répon- reste , que Jean Eckius , théologien se. « Silvestre Priérias, au lieu de Allemand, écrivit ses Obélisques, con- » réfuter solidement, comme il le tre les thèses de Luther sur les ic- » pouvait faire, ce que Luther lui diligences, avant que Priérias eût pris » avait répondu dans son écrit , en fit la plume ; mais il n'avait pas dessein v un autre tout rempli d'excessives de publier cet écrit , et je pense que » exagérations de la puissance et de ce fut Luther qui le publia conjora- » l'autorité du pape, qu'il élève in- tement avec sa réfutation. II avait » Animent au-dessus de tous les con- recouvré une copie manuscrite de ce » ciles, dont il parle en des termes petit ouvrage de Jean Eckius (9). No- » que Rome même n'approuverait tez que Jean Tézel, dominicain et » pas : ce qui donna lieu à Luther de inquisiteur en Allemagne, et le pre- » rendre cette autorité odieuse aux mier des commissaires pour la publiu Allemands , et de faire diversion , cation des indulgences , est celui

» quand on agit contre les héréti- combattait celle de Luther j et il avait

» ques, de se tenir précisément dans déjà publié un écrit en allemand,

» ce que la foi nous enseigne, sans contre un sermon que Luther avait

«donner à contre-temps, et par prêché sur les indulgences (10).

» préoccupation d'esprit , dans des ^ (D) Sa doctrine sur les équivoques

» questions litigieuses où l'on don- n'est guère meilleure.l Rapportons-la

» ne à son adversaire l'avantage de comme on la trouve dans FAnti-Co-

» pouvoir soutenir son sentiment ton. « Le même André ' Eudœmon

1» avec autant de droit que l'on en a » Johannes Cydonius, en la pageio

» de le combattre (4). » Rien ne peut » s'appuie de l'autorité de Sylvester'

faire mieux comprendre le mauvais » en la Ve. accusation, question XIII

succès des écrits de Priérias, que de » où il dit: Quand le juge ne pro-

voir qu'il reçut ordre du pape de ne » cède pas juridiquement , soit parce

plus écrire sur ces matières de con- » que l'accusé ne lui est pas simple-

troverse. Respondit Sylvester Priérias » ment sujet , ou en ce cas , ou pour

tant infeliciterut ipse pontifex indixe- » quelque autre cause, alors encore.

rit Uli silentium (5). » que le mensonge soit illicite, toute-

(C) // n'est point pratique le premier /r. v c , , „. .

!• v * 'JjL*'' • * '17 e 1 («) rojret Seckend., Hist. Lutheran. , Ub. I

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