‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 84 sur 142 · RADZIWIL · texte numérisé non relu

RADZIWIL

son frère, le dernier des quatre fils tophle Radziwil en dressa une relation de Nicolas II , fut fait sénateur du en quatre lettres polonaises. J'en ai royaume par le roi Sigismond Ier. Il vu la version latine imprime'e à Anfut ensuite châtelain de Troci , et vers Tan i6i4 » in-folio. l'épître déenfin grand-mare'chal de Lithuanie. dicatoire de Trétérus , le traducteur , 11 fit un voyage à Rome sous le pon- est datée de Tan 1601. tificat de Jules II (5). Il laissa un (ils Celui qui avait fait ce voyage mouunique, quiestNicoLAsRADZiwiL,lVe. rut l'an 1616,' au mois de Février , et du nom (6) , le sujet de cet article. fut enterré en habit de pèlerin , au (B) Il fut porté au tombeau sur les collège des jésuites de Nieswiez (i3). épaules de ses quatre fils (7). ] Vous II avait été fait prince de l'empire , verrez bientôt leurs noms et leurs et il laissa quatre fils 04) , de l'un charges; lisez seulement ce latin : desquels , si je ne me trompe, était Quatuor Jîlios , itidem bello incly tos, descendu le prince Stanislas-Albert nec détenons ingeniis (qui, ut inquit Radziwil, duc en iJlyka et Jtfieswiez, V alerius Maximus , patries rem non chancelier du grand-duché de Lithuasuam augere properabant) reliquil. nie (i5; , et auteur d'un Pauégyrique JYicolaum hierosolymitand peregri- de Notre-Dame de Czcstochovie. Il natione clarum : Georgium , vilnen- florissait au temps que M. le Labousem primo , deindè cracoviensem epis' reur publia la relation d'un voyage copum, et S. B. E. carxlinalem; Al- de Pologne , c'est-à-dire l'an 1647. bertum sttpremum M. D. L. marscal- (C) // fît faire en Polonais une cum : et Stanislaum Samogitia* topar- édition de la Bible. ] Nicolas Oies» cham : qui cum plurimis lacrymis , nicki, comme je l'ai dit ailleurs (16), pâtre pro concione laudato funerato- établit la religion réformée dans que amplissimè, propriis manibus ur- Pinczovie,à l'instigation de Slancarus. nam mausoleo inferre non eruhue- On érigea aussi dans le même lieu une runt (8). M. de Thou (9) observe école qui fut un séminaire d'hommes qu'ils rentrèrent tous quatre dans la savans. Jean Lascus , George Blandracommunion de Rome, et qu'Albert ta, François Lismanin , Martin Crofut marié avec une fille du duc de vicius , Pierre Statorius , George Scho- Courlande. Il met la mort de Nicolas man , Grégoire Pauli, Brélius , Tri- Rachiwil au 1$ de mai i565. Buchol- cessius , et quelques autres la rendicer le fait aussi dans son Index chro- rent si florissante, que Pinczovie pasnologicus. Notez que David Chytrœus sait alors pour l'Athènes de la Pologne

ipprend lang

que Nicolas Radziwil, fils aîné de primée à Breste en Lithuanie, aux dé-

notre Nicolas Radziwil , se rendit cé- pens de notre Nicolas Radziwil. 11

lèbre par son voyage de Jérusalem, était gouverneur de cette ville royale,

Cela m'oblige de dire que le même et il y avait dressé une imprimerie,

auteur observe, dans un autre ouvrage Les Psaumes de David, un recuefï

f 1 1 ),que Thomas Trétérus, chanoine de Cantiques , et quelques autres ou-

de Warmie a mis en latin la relation vrages de même nature , sortirent de

du voyage de Jérusalem de Nicolas- dessous la presse au même lieu , et

Christophlk Radziwil (12). Ce voyage servirent de beaucoup à la conversion

fut fait Tan i584- Ce Nicolas-C hris- du peuple. Voici les paroles de mon

témoin : Ibi ( Pinczoviae ) a vhis illis

tJibu» mpLS ?'rî£M ' Sarm*lhia: Bel,a" PU* et doctis universa Biblia Sacra in

(6) /i™, ibidem*'*' linguam vernaculam translata, sump-

(7) Filiorum humeris elatus fuit. Idem, ibid. ,

pa(*. 1^4. (i3) Surovolscius , in Bellatorib. Sarmatie ,

(8) Idem, ibidem , juip. pag. 176.

(9) Thuanus , lib. XXXrllI, pag. 769. 04) idem , ibidem.

(10) David Chytra-us, in Saxoniâ, Ub' XXI , (t5) Le Laboureur, Relation de Pologne , IIIe. ad ami. i565, pag. 558, edit. I.ips. , 1603. part. , pag. a5.

(11) StarovoUcius, in Centuiu Poiouorum EIo- (»^) Dans l'article Stamcabus , loin. XIII. 5m » 70, ri. (iM lia ut tune Pinctovia , velut Athentr Sar-

(iï)C est le mfine que le fils aine de noirs Ni- maUcas cehbraretnr. Stauiitlaùs Lubieoieciu» ,

colas Radùwil. Hist. Reformât. Polonicw , lib. î, cap. V, p. Si.

RADZ1WIL. 427

tibus Nocolaï Radzivilii palatini vil- haereticns e« (aa). La lettre qu'il re-

nensis principes magnificehtissimi et eut de Lippoman , et la réponse qu'il

fortissimi renascentis veritatis vindi- lui fit furent imprimées à Kooisberg,

cis impressa sunt Bresliœ Lithuano- Tan i556(a3).

rum. Huic enimurbi regiœ prœfectus (E) On dit que la découverte de datuserat, in- qud comparatam pri- quelques impostures monacales fut %>ato aère qfficinam typographicam U occasion du changement de Chriscondiderat , et illi xvojewodœ Craco- tophle Radziwil. ] Lorsque la réforma evocato commiserat. Ibidem ex- mation commença de s'établir en Liscriptus fuit liber Psalmorum et\Hy m- tbuanie , ce Cbristophle Radziwil, no rum aluque ejus notas , quorum lec- très-fâché qu'un prince de sa maison tione pop u lus a romanis superstitiq- l'eût embrassée , s'en alla à Rome , et nibus ad veram Dei colendi rationem rendit au pape tous les honneurs l'evocabatur (18). Cet auteur observe imaginables. Le pape aussi , le vou-

pnnee qu U y

rîouveau Testament cinq ans après , un possédé dont on avait en vain confaite par Martin Czécbovicius. rïotez juré le diable, et que jusques-la tous que les traducteurs de la Bible ira- les exorcismes avaient été inutiles. primée aux dépens de Nicolas Radzi- On le supplia de vouloir prêter, pour vil (20) , ne sont que cinq , si nous le secours de ce misérable , les préen croyons Jean Laetus (ai). Ce furent cieuses reliques qu'il avait aportées Orsacius, Zazius , Tricésius , Jacques de Rome. Le prince les accorda vo- Lubelscius , et Statorius. lontiers. On les porta en l'église avec

(D) Il répondit avec la dernière une pompe solennelle , et un appavigueur à ÎÀppoman, nonce aposto- reil magnifique. Tous les moines les lique , qui lui avait fait des reproches y accompagnèrent. Enfin , on les injurieux.'] Je m'assure qu'on sera posa sur l'autel ; et au jour assigné , bien aise de trouver ici un morceau une multitude innombrablede peuple de cette réponse. Apostasia cum ei étant accourue a ce spectacle , après non sinè conviciis a Lippomano pon- les conjurations oïdinaires , on applitificis legato exprobraretur , eidem qua les reliques. A L'instant même 'le doctd apologiâ respondit , fidei suœ démon prétendu sortit hors du corps rationem dédit. Inter alia vero : Cer- de ce possédé, avec des gestes et des tum tibi esse volo, sic me nunc doc- grimaces ordinaires. Chacun cria mitissimorum virorum videndorum de- racle ; et le prince leva ses mains et siderio teneri , ut si scirem me eos , ses yeux au ciel pour lui rendre aut alios etiam ex prœcipuis illis qui grâces de ce qu'il avait apporté une sunt in Germanift , Melanchtboncs , chose si sainte , et qui faisait de tels Bien ti os , posse in mea postulata ali- miracles. Mais quelques jours après, quomodo pertrabere , in eo vel prae- comme il était dans cette admiration cipué , non servitoris tantum mit- et ce transport de joie, et qu'il exaltait tendi laborem conferendum , sed par des louanges excessives la vertu etiam omnes opes facultatesquc meas de ses reliques, il aperçut qu'un esse mihi experiendas putarem quos jeune gentilhomme de sa maison , qui quia per insignem malitiam hœreti- avait la garde de ce riche trésor, se cos appellas , omnium haereticorum , prit a sourire , et que par ses gestes il quos orbis terrarum habet , maxime je moquait de ses discours (a4). Lt*

prince se mit en colère , et voulu!

(18) StonUl. Lubienieciu. Hist. Reform. Po- MYoir le 8U;et de ceWe moquerie. Le

Ion. , tib. /, cap. V, pag. 33. J ^

(iq) Idem, ibidem, lib. III, cap. /, p. 170. . . r , .... ,

(ao) Il y Jrpensa dix mille Jlorins. foh. tx- " ' ibf".'n » *9° ; *J« •

Ut», ûbi infrà. (23) Rcgcnsvolscius, Hist. JbcclCMai. slavoim . ,

(21) Joh. Lsetus, in Compend, , Hi.otor. univ. , 142p<ig. nu 4is. 7/citeLasiciua, l»b. 5. Chytrwus in C«4) Drclincourt , Réponse au prince Eim»l , Sax. , ad auu. 05. landgrave de Hessc , pag. 357.

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gentilhomme , ayant été assuré qu'on » le prince de ne point croire cela ;

ne lui ferait aucun mal , déclara en » et dirent que c'était un artiGce du

secret au prince « qu'en retournant » diable qui parlait par la bouche

» de Rome il avait perdu la boîte de » de cet homme. Mais le prince ré-

» reliques qui lui avait été donnée » pondit que si les Tartares avaient

» en garde ; et aue ne l'ayant osé » pu contraindre le diable à dire la

» dire , de peur a^en être châtié , il » vérité , ils auraient bien le pouvoir

* avait trouvé moyen d'en recouvrer » de la tirer de la bouche des moines.

» une pareille , et de la remplir de » Eux, se voyant pressés de la sorte,

> tout ce qu'il avait pu ramasser de » confessèrent l'imposture , et dirent

» petits os de bêtes, et de bagatelles » que ce qu'ils avaient fait était à

«semblables aux reliques perdues. \ bonne intention , et pour empêcher

» Que voyant donc que l'on rendait » le cours de l'hérésie. Mais le prince

» tant d'honneur à ce vilain amas » loua Dieu de tout son cœur, de lui

» d'ordures, et que même on lui at- » avoir fait la grâce de découvrir une

» tribuait la vertu de chasser les dé- » telle imposture , et ayant pour sus-

» mons, il avait juste sujet de s'en » pecte une religion que l'on défen-

» étonner. Le prince ajouta foi à ce » dait par des œuvres si diaboliques,

» rapport ; et néanmoins voulant » bien qu'on les appelât des fraudes

» être plus particulièrement éclairci » pieuses , dit qu'il ne se voulait

» de la fourbe , il envoya dès le len- » plus fier de son salut à personne ;

» demain quérir les moines , et les » et se mit à lire l'Écriture Sainte

» pria de s'informer s'il n'y avait plus » avec une assiduité nompareille.

»> de démoniaque qui eût besoin du » Dans l'espace de six mois qu'il em-

» secours de ses reliques. Peu de » ploya à la lecture et à la prière , il

» jours après ils lui amenèrent un » profita merveilleusement en la pié-

» nouveau possédé, qui jouait le » té et en la, connaissance des mys-

» même personnage que celui qui » tères de l'Evangile. Après quoi il

» comme tous les exorcismes que M. Drelincourt , le ministre de Paris.

» l'on -a de coutume d'employer en 11 fait ce récit dans une réponse qu'il

» tel cas se trouvèrent inutiles, il publia , l'an i663, à la lettre que le

» dit qu'il voulait que cet homme prince Ernest , Landgrave de Hesse,

» demeurât en son palais jusques au avait écrite aux cinq ministres de

» lendemain , et que les moines se Paris : et voici ce qu'il ajoute (26) : » retirassent. Après qu'ils se furent

Voire altesse le croira, s'il lui plaît , » retirés, il mit ce prétendu démo- mais je lui proteste , comme si j'étais » niaque entre les mains de ses pale- devant le trône de Dieu, que l'his- » freniers tartares, qui, selon qu'il toirem'a été rapportée de la sorte uar » leur avait été commandé , l'exhor- le pasteur du prince Janusius Radzi- » tèrent d'abord à confesser la fourbe: wi\;etméme il m adonné paréorit une » mais comme il s'opiniâtraà la vou- partie de ce qu'il m'a dit , et qu'il m'a » loir continuer par ses gestes hor- expliqué plus amplementde vive voix . » ribles et furieux , six d'entre eux , negensvolscius (27) appelle Nicolas » à coups de verges et d'escourgées le Radziwil , celui que la découverte » mirent en tel état qu'il fut con- d'une imposture monachale acheva » traint de recourir à la miséricorde dedéterminer à renoncer au papisme, » du prince , qui lui pardonna aussi- l'an 1 564 : mais il ne dit rien , ni de » tôt au'il eut confessé la vérité. Dès ce voyage de Rome , ni de ces reli- » que la nuit fut passée, le prince en- ques. Il dit seulement que les moines » voya quérir les moines , en la pré- de Czenstochovie (28) avaient suborne

sence desquels ce misérable se je-

slavonicar. ,

fa8) V uvm , touchant l'image miraculeuse ils

« trefaire.D'abordles moines prièrent la Sainte Vierge honorée en ce lieu-là, M. l«

RAIMARUS.

un prétendu démoniaque, pendant que Nicolas Radziwill accomplissait le pèlerinage cju'il avait voue après une grande victoire obtenue sur les Moscovites.

(F) Leur postérité conserva précieusement ce sacré dépôt. ] Nicolas Radziwil, palatin de ftovogorod,fut père de George qui mourut castellan de Troki, Tan i6i4>etne laissa point d'enfans. Christopiile Radziwil, frère de oe Nicolas fut palatin de Vilna, et mourut Tan 1604. Il laissa deux fils Janussius et Christophle. Janussius duc de Bierze , et castellan de Vilna, mourut Tan i6?i à l'âge de quarantedeux ans. Il laissa de son épouse, qui e'tait fille de rélecteur de Brandebourg, un fils nommé Bogeslacs. Son frère Christophle , palatin de Vilna , grand-maréchal de Lithuanie , mourut le 19 de septembre 1640 , à l'âge de cinquante-cinq ans , et laissa un fils unique qui se nommait Janussius, et qui fut grand chambellan de Lithuanie. Ce Bogeslaùs , et ce Janussius Radziwil, cousins germains , étaient en vie , et professaient la religion protestante, lorsque Fauteur que je cite (29) composait son livre environ Tan i65o. Les gazettes nous apprirent au commencement de Tannée 1681 , que la princesse Louise Radziwil , âgée de quatorze ans, épousa le prince Louis, second fils de l'électeur de Brandebourg, à Konisbcrg le 7 de janvier 1681 , et qu'elle était fille unique du feu prince Bogeslaùs , et qu'elle possédait en Lithuanie un duché qui contient plus de quarante lieues de

Says sur la frontière de Livonie , avec eux places fortes. Elle était de la religion , mais après la mort du prince Louis de Brandebourg elle se remaria en 1688 avec un fils de l'électeur palatin, et se fit catholique romaine.

On avait parlé de la marier avec le prince Jacques , fils de Jean Sobieski, roi de Pologne.

Laboureur, Relat. de Pologne, ///«. part. , pag. 18 et suiv.

(aoJRegensvolsc. , Historiâ Ecclesiar. slavonic, pag. x45, 146.

RAIMARUS ( Nicolas ) , astronome du XVIe. siècle. Cherchez Ursus , tome XIV.

RAYNAUD (Théophile) , l'un des plus fameux et des plus sa-

RAYNAUD. 42g

yans jésuites du XVIIe. siècle *, était né à Sospello (a) au comté de Nice ; mais ayant presque toujours vécu en France , il a passé pour Français (A). Sa vie a été fort longue , et traversée de plusieurs disgrâces ; néanmoins il ne se laissa jamais persuader de sortir de la compagnie (B),pour s'aggréger à quelque autre communauté , encore qu'on lui offrît ailleurs de grands avantages. Il était extrêmement laborieux , et ne perdait que fort peu de temps, soit à se nourrir , soit à écouter des dévotes (Cj. Son grand plaisir était de faire des livres, et de s'attacher aux fonctions de son caractère. Le nombre des livres qu'il a composés est prodigieux. 11 en publia quelques-uns qui furent flétris par l'inquisition (D). Ce coup le frappa sensiblement. Il déchargea sa colère sur les jacobins , par un ouvrage (b) où il ramassa une infinité de choses tirées de leurs écrits, qui n'avaient pas été censurées quoiqu'elles le méritassent.

Les démêlés qu'il a eus avec quelques jacobins , et avec bien d'autres gens , ont été féconds en écritures injurieuses et pleines d'aigreur ; car on ne saurait nier qu'il n'eût l'esprit satirique et fort piquant. Les jésuites mêmes en avouent quelque chose (E). Il mourut d'apoplexie

* Joly parle longuement de Raynaud. Il lui consacre onze pages : c'est un article entier composé d après les mémoires qu'il avait reçus du père Oudiu , et dans lequel il déclare passer sous silence presque tout ce qu'ont dit Bayle et Niceron.

(a) C'en ce que signifie le titre Cespitcl lensis qu'on lui donne pour désigner sa patrie.

(b) Intitulé : De immanitatc Cyriacorum ù Censuris.

43o RAYN

(c) à Lyon , le dernier d'octobre i663. Les bibliothécaires de sa compagnie ne s'accordent pas sur son âge (F) j c'est pourquoi je ne déciderai point s'il a vécu soixante et dix-neuf ans, comme l'assure M. Gallois dans un ouvrage qui me va fournir de bons naorceaux touchant le caractère d'esprit de ce jésuite (G). Il était fort estimé de M. . Patin (H) , et l'on trouve qu'il en a été un peu trop loué, et qu'à l'égard de son style, il n'en a pas été bien repris (I); car il n'est pas vrai qu'il imitât Juste Lipse , qu'il courût après les vieux mots , et qu'il aimât à déterrer certaines phrases obscures et abandonnées , ce qui a été le défaut de quelques auteurs qui ont encouru les justes censures des gens de bon goût. J'en donne des preuves (d). 11 maltraita les jansénistes , et ils ne l'ont pas épargné à leur tour (K).

Ses ennemis firent courir d'étranges bruits sur le genre de sa mort. Monconys en parle , et les réfute (L). J'aurai quelque petite chose à dire contre Moréri (M).

Au reste, le père Théophile Raynaud déguisait souvent son nom à la tête de ses ouvrages (N). Les carmes le louent beaucoup, et ils lui rendirent les honneurs funèbres dans tous les couvens de leur ordre, l'an i663(e). Ce fut à cause de l'ouvrage qu'il avait fait sur le scapulaire, et que l'un d'eux publia avec bien des changemens(O). Les curieux lui ont su

(c) Ictus apoplexiâ migravit ad Dominum.

Sotuel , Biblioth. Scriptor. societ. Jesu , pag. 7Ô8. Cela ne semble pas s'accorder avec le passage de Monconys, ci-dessous rem. (L).

{d) Dans la remarque (I).

(e) Papebroch.Respons., ad Exibit.Error., pag. Il 7.

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