‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 94 sur 142 · TOME XII 3o · texte numérisé non relu

TOME XII 3o

qu'un malheureux mariage , puis- queur , qu'il n'en avait avalé de bonqu'un mariage heureux expose à ce- ne pendant trente années ordinaires, la? Ne raisonnons point ainsi selon Car ne vous imaginez pas que le la loi des contraires. Disons plutôt mariage de notre homme ait été du qu'un malheureux mariage a des sui- vin tout pur pendant les vingt-neuf tes avantageuses. La personne qui ans qu'il dura. Mettons à part les survit à l'autre ne sent aucune afflic- traverses et les déplaisirs qui coution , sa viduité est un état de repos laient des autres sources. Considéet de plaisir. De sorte qu'au lieu de rons seulement les mauvais côtés de nous arrêter à la seule considération son mariage. Tous ceux qui s'afBides misères de cette vie, il faut con- gent extrêmement de la mort de leurs sidérer le mélange do bien et de épouses , n'ont par toujours vécu mal qui fait le partage et la destinée avec elles sans démêlé. Outre cela , de l'homme. Il faut songera ces deux plus il les aiment, plus s'alarmenttonneaux d'Homère dont je parle ail- ils truand elles deviennent malades, leurs (3). Il faut dire que ce qui des- N'allez pas dire qu'à ce compte il cend sur la terre est un breuvage vaudrait mieux qu'ils les haïssent; mixtionné , mais de telle sorte que car on vous répondrait que la doubien souvent la bonne boisson et la ce résignation avec laquelle ils les

par l'autre. Si vous avez été conjugale. On vous dirait même que heureux étant marié , vous voilà dans si d'un côté ils ne craignent pas la misère étant veuf. Mais si vous qu'elles meurent , ils craignent de avez été malheureux dans le mariage, l'autre qu'elles ne meurent point, voilà que votre viduité est un bon- Or cette crainte est fort capable de heur. Je ne nie pas qu'à certains balancer ce bien - là. Je m'étonne égards les deux boissons ne soient qu'on ne trouve pas dans les livres mêlées et confondues ensemble quant des anciens quelque dilemme un peu aux parties insensibles , vu qu'il n'y autrement tourné que celui de Bias a presque aucun plaisir qui n'ait à ?a (5), de cette manière par exemple : suite tout incontinent quelque dé- Ou vous aimerez votre femme , ou plaisir ; mais il est sûr qu'à d'autres vous ne l'aimerez pas : si vous l'aiégards la destinée de l'homme est mez , -vous craindrez toujours de la dans un verre où la bonne et la mau- perdre ; si vous ne l'aimez pas, vous vaise liqueur sont rangéej|pr étages, craindrez toujours de ne la point Nous avons examiné en Ain autre perdre. Ce dilemme n'est pas meillieu (4) si la quantité de la mauvaise leur que celui de Bias ; car sans e'plusurpassc la quantité de la bonne. N'en cher les autres défauts, on se pourpa rions plus; disons néanmoins que rait contenter de dire que", selon le ceux qui se voudraient prévaloir du train ordinaire de tous les siècles , ni mariage de Raphclengius , pour sou- l'amitié ni la haine conjugale ne vont tenir que le bien surpasse le mal, pas si loin. Un très -petit nombre pourraient s'abuser dans leurscalculs. d'exemples ne doivent pas faire crain- II posséda sa femme vingt-neuf ans, dre qu'on aura une tendresse pleine et il ne sentit les angoisses de la vi- d'inquiétude , ou une antipathie qui duité que trois années. Il y eut donc désolera. On a lieu de croire qu'on dans son partage plus de bonheur que sera du plus grand nombre, c'est-àde malheur , me direz-vous. On vous dire qu on jouira du présent sans niera cette conséquence. Un homme trop s inquiéter de l'avenir , et avec qui pendant trois ans est si tourmen- de bonnes dispositions à se consoler té de douleurs et de chagrins , qu'il si le cas y échet. souhaite très-souvent que la mort

vienne l'en délivrer , avale une plus ^y£far<,We Bl<W ' <°m* *U% P°g'

grande quantité de la mauvaise li- remar(iue 1

(3) Dans l'article Manichkeri , tom. X, pag. RAPIN ( N 1C0LAS ) , fit deux

IS4 , remarque (C) , vert u milieu. métiers qui se trouvent rarement

(A) Dans l'article Xèmophanei , tom. XIV, „ ^ , 1 • J

(D).~- en une seule personne , celui de

RAPIN. 467 prévôt des maréchaux *, et celui qu'il était le plus savant soldat de poëte. Il ne faisait guère de et le plus vaillant conseiller du fautes dans celui de poëte; mais monde (d). Moréri vous apprenil en commit de si énormes dans dra d'autres choses, l'exercice de la justice, que, sans

lecrédit de ses patrons, on l'au- Ia£° Garasse ' Doctrinc curieuwî • ferait puni de mort (A). C'était un

homme d'esprit, et qui ne se J AJJ"V créd" 1 de "J Parons , . . • ^ f m 1 * i i- on taura't puni de mort.î Je n'ai

laissa point débaucher par les h- qu'Un témoin là-dessus; on en croira

gueurs. Il suivit Henri III fuyant ce qu'on voudra. « Tous ces gens de

de Paris, et composa plusieurs " Fontenai ne valent rien , et M. Ra-

vers contre la faction /es Seize : ZieLVÀ ? U^tfiUdW

(a). 11 eut beaucoup de part a » tre. Il était maire en sa ville de

l'ingénieuse satire du Catholi- » Fontenai , et fît meurtrir quel-

con d'Espagne (B). Après la mort » *Iufs Sens de la relirion , tellement

file ^.i-»,. A* M aux grands jours il fut poursuivi

de son fi s, qui avait pourvu de . j}ar tou* ceuxJde la vil£f et ca

ses emplois (0), il se retira à „ tholiques et réformés , et de toute

Fontenai-Ie-Comte, sa patrie, et » la noblesse du Bas-Poitou. Je ra'op-

mourut Tan 1609 (C). Je rappor- * Posai seul à tout ce,ai il m'avait terai des circonstances de sa e qui m'ont paru fort curieuses

Il fut enterré sans pompe; mais » fis sauver la vie, tellement" qu'il

quelques-uns prétendent qu'on ne » aime maintenant ceux de la reli-

suivit pas en cela ses dernières » beaucoup de part

intentions (E). Il avait ete fort au Qatholicond' Espagne.} Les notes contraire aux protestans (F) , et de M. du Puy , qui ont paru dans puis aux jésuites (c). Il avait l'édition de cette satire Pan 1677 ,

1 „ • /7„^ nous apprennent que la harangue de

acquis entre ses amis cet éloge ! VeheVêque de Lyon , celle âhoze,

(c) Voyez la remarque (D) . et celle que d'Engoulevent devait

* Dreux du Radier, qui dan, sa Bible prononcer, sont l'ouvrage de Rapin.

du Poitou, 11! , 118- 140, a donné un bon Sl ce,a est » d Aubigné ne devait pas

et curieux article à N. Rapin, dit qu'il ne entreprendre de désabuser ceux qui

fut pas prévôt des maréchaux , mais vice-sé- attribuaient a ce bel esprit la satire

nechal de Fontenai. Dreux du Radiw n'a- Me nippée toute entière, pour dire en-

An Radier exalte peut être trop Rapin. Rapin imprimées a Paris , en 1610, 7est lo défaut le plus commun des com- on ne trouve que trois épigrammes

mentateurs, des éditeurs, des biographes, latines qui fassent partie du Catholi-

Mais on trouve dans la Bibliothèque du Pot- c0/i(a)? Cette réflexion de l'auteur

ton, tom. III, le déiail des ouvrages de des nouvelles notes est solide. P/^ÎSJ^ M. de Vigneul-Marville, qui

ment de Nicolas Sapin, daté du a5 mars .i,.,. 87 • • V ?U1 ? I

cueilli bien des curiosités touchant

(a) Seqnutus est Henricumlll chmfœdera- la satire du Catbolicon d'Espagne, ti eum Luteliâ pellerent , et Casaroduni Tu-

ronum multa egregia carmina ih monstmm Scaliger, in Scaligeran. Voje% Rapin, paç.

parisiénse , quod sedecitn capitibus consta- m. aoi.

bat^ vulgavit. Continuât. Thuani, lib. II % {^D'Anbigné, tom. 3, l. 3, en. i3.

suk.Jîn. (a) Note» sor 1« Catbolicon , pag. 385, /dit. de

{/,) Ibid. *Gcfi.

obsenre que Passerat et Rapin firent les vers de la seconde partie, qui était intitulée : Abrégé des Etats de la ligue convoqués a Paris au 10 de février; que Je même Rapin fit la harangue de l'archevêque de Lyon , et celle du docteur Roze , et qu'il prit le soin de recueillir toutes les autres harangues , et d'en composer un corps qu'il joignit au Catholicon d'Espagne (3), sous le titre de Satire Mcnippée ; et que c'est sur ce fondement Va que plusieurs lui ont attribué le Catholicon tout entier (4).

(C) // mourut Van 1609.] Botérëius (5) , le Mercure Français (6) , et le continuateur de M. de Thou (7) ,

£arlent de sa mort sous cette anne'e.

e père Garasse , que je citerai bientôt, dit qu'il se trouva Tan 1608, en décembre, à la mort de M. Rapin , qui fut précédée d'une langueur de quelques semaines. Or, comme M. Moréri rapporte que Rapin mourut le i5 de février 1608, je m'imagine que Garasse a voulu dire que ce galant homme tomba malade au mois de décembre 1606 , et au'ii mourut quelques semaines après. Si c'est sa pensée , il réfute M. Moréri , non pas

3 uant au jour, mais quant à l'année e la mort. Quoi qu'il en soit, je me range du côte de ceux qui disent que Rapin mourut Tan 1009. Je vois néanmoins dans le sentiment de M. Moréri plusieurs personnes exactes (8).

(D) Des circonstances de sa mort.,, curieuses.'] Voici un fort long récit du père Garasse : mon lecteur en jugera ce qu'il lui plaira. « L'an mdcviii , j> en décembre, je me trouvai dans » Poitiers (9) à la mort de M. Rapin , » lequel ayant vécu l'espace de m soixante-quatorze ans avec un as- » sez grand libertinage, suivant la » fougue du siècle et de ses pre-

(3) Cest le titre de la /'«. partie de l'ouvrage compote' par M. le Roy, chanoine de Rouen.

(4) Vigoeul-Marville , Mélanges d'Histoire et de Littérature, tom. J, pag. aox, édit. de Rouen,

(5) Rodolph. Botereins, de Rébus in Galliâ gestis Commenter. , lib. XVI \ pag. 56«j , 568.

(6) Tom. /, pag. 4°8^

(7) Lib. //, in fine.

(8) BaiUet , Jugemens inr les Poëtes , n. 1376. L'auteur des Notes sur le Catholicon, pag. 385.

(9) Moréri s'est donc trompé en disant que Rapin mourut à Tours.

» miôres humeurs , qui l'engagèrent » en des connaissances assez dange- » reuses , après avoir langui quelle ques semaines , mourut entre les » mains de quatre pères de notre » compagnie, avec un ressentiment » merveilleux de ce qu'il rendait si » heureusement son âme entre les » mains de ceux qu'il avait persécu- » tés toute sa vie sans les connaî- » tre. Or s'étant confessé, ce qu'il fit » avec un très-vif ressentiment de » ses fautes, devant que de rece- )> voir le saint Sacrement , la cham- » bre du Petit-More où il décéda, » toute pleine des plus apparens de » la ville , il fit cette confession gé- » nérale de toute sa vie passée , en » trois articles. t°. Que jamais il n'a- » vait été huguenot ni branlant dans » sa croyance , quoiqu'il eût vécu m familèrement parmi eux, et gran- » dément haï les jésuites, a8. Qu'il » avait vécu très-licencieusement, » et qu'il ne pensait pas que Dieu » l'eût pu prendre en autre moment » de sa vie qui l'eût trouvé dans sa » grâce. 3°. Que tout le bien qu'il se » souvenait avoir fait depuis sesjeu- » nés ans , c'avait été d'empêcher » que I'Athéisme ne s'enseignât pu- » bliquement dans Paris ; et puis se » tournant vers nos pères là présens, » leur raconta brièvement 1 histoire » pour notre instruction. Car il di- » sait que de son temps il se trouva » un certain maraud dans Paris , » homme inconnu , d'esprit souple » et remuant , (*) lequel s'étant » glissé dans la familiarité de ces » sept braves esprits qui faisaient la » brigade , ou la pléiade des poètes, » dont Ronsard était le coryphée, » il commença de semer de très-mé- » chantes et abominables maximes >» contre la divinité, lesquelles avaient » déjà ébranlé quelques-uns de la » troupe , d'autant que nos âmes » sont plus susceptibles du mal que « du bien$ de façon, dit- il , que « m'apercevant que l'affaire flottait, « et la nouveauté de cette doctrine

(*) Apparemment ce même GeoffYoi Vallée d'Orléans , qui, pour athéisme , fut pendu et brûlé en Grève , le 9 de février 1573 {Nouv. Ménagiana, tom. ^, p'ag. 3n). Touchant les trois poëtes de la pléiade , que Garasse veut que ce malheureux eût séduits, voyex les Mémoires de l'Etat de France, etc., tom. I, au feuillet a^S verso de l'édition de 1579. Rsji. cai-r.

» charmait quelques - uns d'entre » grand hiver, avait fait son testa*

» nous, nous fûmes quatre qui nous » ment , devant que de se confesser

» opposâmes ù cette furie, et qui » au père Jacques de Moucy , par le-

» ramenâmes l'esprit balançant des » quel il avait ordonne que son

» autres trois, et de plusieurs autres j» corps serait porte" depliis Poitiers

» personnes de notre connaissance , « jusques à Fontenai , à la même

» que ce galant avait halcoc et gâté » façon que celui de Bu de fut por-

» par sa hantise. Ronsard fut le pre- » té depuis la rue Sainte- Avoie jus-

» mier, dit-il , qui suivant l'ardeur » ques aux célestins, c'est à savoir ,

» de mon courage , cria au loup , et » fit ce beau poème sur les athées , » qui commence :

» sans torche , sans pompe , sans » compagnie, sur un chariot harna- » ché de noir, un garçon marchant » devant avec une cloche et une lan- » terne seulement : mais comme on » lui eût fait entendre que cette fa- Tournebu fit une belle harangue „ ç0n de faire pourrait être de mau-

» O ciel y 0 terre t 6 mer% S Dieu , père commun y etc.

» zentidm , sans le nommer autre- » il changea d'avis , et fit un codi-

» ment , d'autant que c'était un yau- „ cille, par lequel il révoquait sa

» rien qui ne méritait pas de souiller „ première volonté, et au lieu de

» et profaner le papier de son nom : » 8on cuisinier , lequel il avait fait

» et nous ne désistâmes point , disait „ 80n exécuteur testamentaire , il

» Rapin , jusques à ce que nous eû- » pria Je pere François Solier , là

» mes fait condamner cet infâme, „ posent , qui devait prêcher le ca-

« par arrêt de la cour , à perdre la » réme de l'an 1609 à Fontenai,

» vie , comme il fit , étant pendu et » <Je faire exi sorte que son corps

a> puis hrûlé publiquement en la » f ut enseveli honorablement , à la

» place de Grève : sans notre forte „ catholique , avec les prières et

» opposition je me craindrais, disait- » suffrages ordinaires , auxquels il

» il ,que la France ne fût maintenant » témoigna avoir une grande et par-

» un egoût d'athéisme , si principa- „ ticulière confiance : il est vrai

x» leroent il eût trouvé du support „ que par la faute de ses héritiers

» dans nos esprits , pour autoriser w SOn codicille ne fut pas exécuté

» ces maximes. Telles furent les der- » précisément comme il l'avait or-

» nières paroles de Rapin (19).» » donné , mais sa fin, sa confession ,

(E) Quelques-uns prétendent qu'on „ ses larmes , et l'histoire que j'ai

ne suivit pas en cela ses dernières » racontée au second livre téraoi-

inteniions.] Le père Garasse sera » gnent qu'il mourut en très-bon ca-

encore ici mon témoin. « Feu maître w tholique. »

» Gaucher de Sainte-Marthe , dit- (p) // avint (ftéfort contraire aux

» il (11) , honora feu maître Rapin , protestans, ] Nous avons ouï là-dcs-

» son bon ami. d'un éloçe tres-hono- sus Joseph Scaliger : mais ce qui

» rable et plein de vérité, auquel, ^lil contient une preuve plus ex-

» il dit, que Delatus est Fontenaïum, presse ; car on y apprend que ceux

» et modicofuneris apparatu , quem- J|e ]a religion , se rendant maîtres de

» admotVum lestamento prœscripse- Fontenai, l'an 1670, ne voulurent

•» rat , sepultus ; mais il importe , jamais comprendre le maire Rapin

» pour l'honneur de Rapin, de sa- dans la capitulation : ils n'empêchè-

» voir ponctuellement l'histoire ain- rcnt pourtant point qu'il n'échappât.

» si qu'elle se passa , et que j'en puis Les assiégés « sommez de se rendre

» être témoin oculaire. 11 est donc „ n'eurent plustost demandé compo-

j» vrai que feu maître Nicolas Ra- „ sition de vie , armes et bagues sau-

» pin , étant au lit de la mort , l'an » ves j qu'elle leur fut donnée par

» m.dc. vin, durant les froidures du „ Soubizc (nommé chef en l'abscn-

t,*\ r ...... iwt«n. jr » ce de la Noue , attendant la reso-

(10) Oarasse, Doctrine cimeusc, Itv. 11 , pas. . . . > , .

i»4 et suif. » lution du conseil de la Rochelle ) ,

(11) Là même, Uv. Vil, pag. 93a , 953. » et tenue par les prolcslans qui les

» laissèrent aller à Niort , porter les primés à Paris Tan ; 684 » en deux

» Douyelles de ceste reddition , faite volumes in-A°. et à Amsterdam

» le vinethuitieme juin , sans lavis j „ i »AQ*i

j 5. p Ji „ i A en deux volumes in-12 , l an iDoo

» du maire Rapin : lequel extrême- ^"r " *

» ment hay par les protestans : soit *. On en donna de longs extraits » pour s'estre formellement bandé dans le Ier. tome de la Biblîo— » contre eux : soit pour avoir esté tnéque universelle, et dans le

» auteur de ce que Landereau ses- x , , T • m% i » •

. .. . j ^ ^ Journal de Leipbic lo). Les irai—

» toit range du parti contraire , es- ^ r - * v

» toit curieusement recherché de tes de pieté turent presque tous » tous pour le faire mourir. Mais réunis ensemble dans l'édition » voyant la ville rendue , et ses d'Amsterdam i6û5(c). Quelques-

: trs^rTJsz^ »» >• s^d^fp»»-

» comprendre le maire), desguisé en un homme qui parait avoir plus

» serviteur , se cache dans la maison de bon goût et plus de délicatesse » d'une povre femme : d'où il en- ^ profondeur d'érudition

» voye prier Cressoniere le retirer , J * . p . ,

» qui le fit sûrement conduire hors («)• 11 mourut a rans le 27 a oc

» la ville i puis se retira dans Niort tobre 1687. On vit paraître son

» avec les autres (12). éloge le mois suivant (e). C'est

(») L. vraie et entière Histoire de, Trouble., Un écrit assez COUrt et fort bien

H», xin, folio 387, édition de la Bocheiu , tourné , et de la façon du père l5?3* Bouhours. Il y est dépeint rem-

R\PIN (René), jésuite célè- pli des plus belles qualités qu'un bre , et profès du quatrième vœu , honnête homme et un bon ch rénaquit à Tours, l'an 1621 , et tien puissent posséder. On y voit entra dans la compagnie, l'an entre autres choses que son zèle i63o *. Il y enseigna les belles- pour les intérêts de la religion , lettres pendant neuf ans (a). Il et pour Vhonneur de la compaen avait fait une étude particu- gnie , lui fit entreprendre , iljr a Hère , et il fit voir par quelques plus de vingt ans*, un grand oupièces latines (A) , qu'il pouvait vrage , oîi il a travaillé constanttraiter les plus beaux sujets avec ment sans nulle apparence de le beaucoup d'art , et avec beaucoup voir paraître , et que Dieu lui a d'éloquence. Il excella dans la

poésie latine (B) ; et s'étant enfin * Le pèreNicerona donné à iWRapin,

f , , : ,, \ " c 1 dans le tome X\XII de ses Mémoires un

hasarde d écrire en trançaiS, H y article, terminé suivant son usage par le réussit admirablement. Il a COm- Catalogue de ses ouvrages; mais Joly a fait

posé en cette langue plusieurs ^'^âT, ll^ZT^

traités de littérature et de pieté , omis dans la collection de ses œuvres, et par

que le public a fort bien reçus, lepère Niceron.»

? * , ,.4X, . y - {h) Pag. 19a, et 263, et sequent. anni

Les traites de littérature, ayant l6y . 5 * *

été publiés en divers temps , fu- (c) VoyetU Journal de Leipsic 1695, pag.

rent réunis en un corps , et im- 38^ fc du MéQagijmsl| dans

. la rem. (F),

* - Il alla à Rome en 1667, dit Joly, et («) Son article dans le Supplément de

• en revint l'année suivante; il était ami Moréri est tiré de là. Voyez un extrait de

. du duc d Albret, alors résident en celte cet doge dans /'Histoire des ouvrages des

m ville, et du cardinal Roapigliosi, neveu de savaus , novembre 1687. pag. Voyez

« Clément IX. • aussi tes Lettres de Rabutiu , lettre XXXI et

(a) Ex Nathan. Sotuel., BiUiot., Script. XXXII , de la II-. partie , et lettre CXX* Ul

societ. , pag. 717. de la IIIe.

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