‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 96 sur 142 · IN · texte numérisé non relu

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Carminé pastorali , imprimées à Paris, 1659 , in~4°., et son Christ us patient, carminé heroico> imprimé dans la même ville , Tan 1674, in- 1 a. Mais surtout voyez ses Honorant libn iv , quibus adaita est Disputatio de universd liovlensis culturœ Disciplind.

Cet ouvrage, imprimé in-\°. à Paris , Pan iG65 (j) , v fut réimprimé m-ia, Pan 1G66 : Je journal des Savaus en parla avec de fort grands éloges (3).

Consultez M. Haillet (4) , qui , sur le chapitre du père Kapin considéré comme poète , a ramassé une ample moisson de remarques toutes curieu ses, et la plupart a la gloire de ce Te suite. Voyez aussi le IXe. Journal des Savans , de l'an 168a , où il est parlé du Recueil de toutes les poésies du père Rapiu (5).

Il y a des gens qui disent qu'il a été un peu trop flatté dans les Jugemens de M. Baillet , et que les jésuites prétendent que ses vers n'approchent pas de la délicatesse et de la pure latinité de ceux du père Coramirc , ni de la grandeur et de la majesté de ceux du père de la Rue , ni de la facilité et de la netteté de ceux du père Cossart , pour ne rien dire de ceux du père Hoschius et du pèreVallius ; que ses Jardins sont le meilleur de ses poèmes ; et qu'après cet ouvrage il avait vécu sur sa réputation. On lésa réimprimés à Naples, et ils ont été traduits en anglais par J. Évelyn. Cette version fut dédiée à milord Arlington , et imprimée à Londres, m-8*. , Pan 1673.

(C) 77 attaqua le jansénisme par l'endroit faible (6) dans un ouvrage latin qu'il publia en i658. 1 Son ouvrage (7) est intitulé: Dissertatio de noud Doctrind , seu Evangelium-Jansenistarum. J'avoue que je ne Pai point lu , et je crois que la plupart des gens doctes dans les pays étrangers peuvent dire la même chose -y

(a) Et non pas l'an 1661 , comme l'assure S<>tuel , in Tliblintli. Scriptor. »ocirtal. , pus*. 717.

(3) Voyex le Journal du 9 février i665, et celuiWu 10 mai 1666.

(4) Baillet , Jugemens snr les Poètes , ». 1537.

(5) Imprimé à Paris, l'an »G8a , en deux volumes in-i*.

(6) Notei qu'on ne veut pas dire que le dogme de la grdee soit l'endroit faible du jansénisme : on veut dire que l'endroit faible de ce dogme est le lieu qu'il donne aux déclamations sur l'injustice des peines, etc.

(7) Imprimé à Paris , l'an i658 , in-8".

472 '■ RÀPIN.

mais j'ai ouï dire à un habile homme assez bâte pour débuter par le dogme

pays infidèles , et qui annonce sincè- comme un de nos plus rigides prérement son système de la grâce ; sa- destinateurs (S) dit qu'il faut faire ,

voir que de toute e'ternite' la plupart et il renverrait son jansénisme au

des hommes ont été prédestinés aux temps que ses néophytes n'auraient

supplices éternels , et les autres à la plus besoin de lait et seraient capa-

gloire du paradis; que Dieu, Fauteur bles d'une viande ferme. Ce sont des

de cette prédestination absolue , ne mystères que l'on ne doit découvrir

voulant poiut manquer de prétextes qu'aux initiés.

5 our colorer ses arrêts de damnation, ( D ) Les jansénistes ont bien crié

éclare aux hommes qu'il ne tient conire une Uttre anonyme qu'il mit

qu'à eux de se sauver , qu'ils n'ont au jour, ] Elle est écrite au "cardinal qu'à faire ce qu'il leur commande : Çibo , e

anonyme qu écrite au ca:

et datée du mois de juillet

la force d'obéir, et qu'il refuse à tous dit le Nouvelliste de la "République

les hommes , excepté à ses élus , la des lettres (10). Quant aux plaintes

grâce efficace sans laquelle il est ira- des jansénistes contre ce livret du

possible de se convertir et d'avoir pere Rapin , voyez entre autres ou-

même un bon mouvement. Le pere vrages ie VIIIe. tome de la Morale

tel portrait du bon Dieu, et qu ils Hœreticorum , qui a paru sous le

demandent pourquoi il envoie des faux nom Je François Siraonis , et

prédicateurs à des gens quil voit m- qUe ]e pere Rapin a trouvé ce livre

capables de se convertir s'il ne leur si ieaUi qu>u en afaU une traduction

donne une grâce qu il s est engagé libre en français , et <\ue pour y don-

£ar ses décrets éternels a leur refuser. ner pius je poia*s f u i>a dédiée aux

e janséniste du père Rapin réplique archevêques et évéques de France ,

que Dieu en use de cette manière , avec une préface oh il reconnaît que

afin de rendre les hommes mexcusa- [es oui,rages de François Simonis ,

m ^ I m* *m v |r* a m mm v mm *im • miv mt — » — — ^mr - mf mm mr

Dieu : o:u'il laisse le droit de dire re'imprimd la môme année dans le

qu'on n'est point tenu a 1 impossible, payS.-Bas. Voyez la Critique générale

et que jamais un législateur n'inflige du Calvinisme (i4).

des peines , qu en supposant que les ^ Qn ^oit ce jésuite sur le pied

infracteurs des lois ont eu la force de #un médecin dans quelques Bibliothé-

les observer : de là vient qu on ne ques -| Qn ne jui donne pas cette qua-

punit pas les frénétiques. On peut fcte' dans la nouvelle édition de Van aisément s'imaginer ce qu'un moh-

niste , qui sait tourner à son avan- (g) Voye% u Uvrfi de M Jarieu ^ inlituU . Ju

tage une pensée , a pu faire répudier gement sur les Méthodes d'expliquer la grâce,

de part et d'autre , après avoir enfilé fo) Vorei la Morale pratique des Jésuites, tom.

l'affaire comme je viens de le rappor- Vïll, pdg. 97.

ter. Mais , outre cent autres bonnes (»«>) Àu moit de ianvier 1696 » 97 "

réponses , on lui peut dire ceci : c'est <l «> A l« 5o'

K • a U l„- La même , paç. 5i.

qu'un janséniste , qui prêcherait les ^ ^ m ; £ ^ u

infidèles du Japon OU de la Chine Cest-à-dir* / Histoire du Calvinisme,

pour la première fois, ne serait pas composée par M. "

(F) On n'a pas bien rapporté dans le Ménagiana les circonstances de son démêlé avec . . . V avasseur."] Je rapporte tout entier le passage du Ménagiana , parce qu'il confirme une chose qu'on a touchée dans le corps de cet article. « Le père Rapin n'avait » pas la capacité' qu'il fallait pour » faire le parallèle de Virgile et a'Ho- » mère. M.leFèvrede Saumur, qu'il » voulait convertir en ce temps-là , » lui fournit les passages grecs qu'il » a cités. Après qu'il eut achevé' de » lire son Parallèle tVAristote et de » Platon , chez M. le premier prési- » dent de Lamoignon , je lui dis que » je n'y avais trouve' qu'une faute :

» n'établie dont nous avons fait men- » savoir, qu'en parlant de la Colo- » tion en son lieu; puis il ajoute, » phonienne que Platon avait aimée , i> 2°. Renatus Rapinus , medicus , » il avait dit qu'elle était jeune ; au » anno i65q, claruit. Opéra ejus me- » Heu que l'épigramme grecque, où dica proaierunt anno 167a. Extant » il en est parlé, marque que l'aejusaem Eclogœ sacrœ ; item , Hortus Emgrammatum. Voyez la page 678. Le qu'il appelle des ouvrages de médecine n est autre chose que les IV livres des Jardins, dont il n'avait vu que le titre de l'édition d'Utrechtqui parut en l'année qu'il » a marquée. Il est aisé de découvrir

der Linden, de Sciiptis médias (i5); mais on y place ses Ifortorum libri , et puis en gros toutes ses œuvres , Opéra omnia , Lu g du ni Batavorum , 137a, in-\i. Je ne dis rien de Eartholin,qui a rangé ce jésuite dans son catalogue des Médecins poètes (16), car il ne lui ôte pas sa qualité de jésuite ; mais on peut passer sous silence ce qui a été déjà remarqué par M. Baillet. Voici ses paroles : « M. Ko-

» nigius coupe le père Rapin en

» deux , et dit, i°. Henricus Rapi- » nus quatuor libros Uortorum , an- » no 1671 , edi curavit. Il parle en- » suite de Nicolas Kapin du Poitou, » qui est le grand prévôt de la con-

» mour s'était placé dans ses rides.

» Sur cela M. Pabbé Tallemant dit » que le père était excusable , et » qu'il n'avait pas cru qu'un homme » aussi sage que Platon dût aimer » une vieille. Le père Rapin faisait » bien des vers latins , mais il n'était » pas d'une grande érudition. Ils ont

m la source des autres bévues. Ce n'est » eu de grands démêlés le père Va- » pas que d'autres auteurs étrangère , » vasseur et lui , et il a fait acheter » comme M. de Beughem en Hoïlan-

» mi les médecins. Mais on ne peut » pas les accuser d'erreur tant qu'ils » ne se sont pas trompés dans le nom, » la personne et l'ouvrage de l'au- » teur, et qu'ils ne se sont pas expli-

» toute l'impression du livre de Epi' de , et M. Lipénius en Allemagne, » grammate de ce père 0 où il écrit n'aient mis aussi le père Rapin par- » contre lui , par Pautorité de mon-

» sieur le premier président, afin de v le supprimer; de sorte que c'est un » livre extrêmement rare (18). »Tout ce qu'on dit là du livre de Epigrammate du jésuite Vavasseur est taux ; » qués sur sa profession. Ce n'est pas voici de quelle manière on le rectifie » que j'aie eu aucun dessein de rele- dans la seconde édition. // a eu de » ver un défaut d'exactitude dans M. grands démêlés avec le père V avas- Konigius , qui n'a rien fait en cet te seur au sujet du livre des Réflexions occasion que ce oui est assez ordi- sur la Poétique d'Aristote , qu'il fit naire aux bibliothécaires qui par- imprimer chez Muguet , sans y mettre lent des livres étrangers qu'ils n'ont son nom. Le père Vavasseur , qui » point vus; mais pour faire voir au n'était pas content de lui , mit au jour n contraire combien cette considéra- peu de temps après des Remarques » tion rend excusables ceux qui en- sur ces Réflexions , dans lesquelles » treprennent de semblables ouvra- V auteur réjlexif > qu'il feint de ne pas » ges, ec qui ne peuvent éviter les connaître, est fort mal mené. Le père » inconvéniens de cette nature (17). » Rapin fit grand bruit , et se plaignit

(15) Voyex Lindeniu» renovatn» , pag. p38 : on hautement du procédé de son confrère,

y marque que lej Hortorum libri ont e'tc itnpri- gul -

a Leyde , in-ia , l'an ifiGôet 1668; et à Ulreehl, ,

in- 11 , l'an i(ira. Qu

(16) Thcrai. Bartholin., de Medicis poëtis, pag. . <, - . , j36. ' r (18) Ménagiana , pag. 60 , 61 , de la première

(17) Baillet, Jugemen» sur le» Poêles, n. *5Zr. édition de Hollande.

4;4 RASARIO.

jamais il n'aurait écrit contre. Le que le censeur ne releva pas toutes

tempérament que Von trouva pour les fautes qui se trouvent dans les Ré-

accommoder ces pères fut de suppri- flexions sur la Poe'tique , et que s'il

mer les Remarques du père ravas- avait voulu critiquer les autres ouvra-

seur, ce qui se fit par l'autorité de ges de cet ëcrivain , il y aurait ren-

J\l. le premier président de Lamoi- contre assez de choses à reprendre.

gnon ; de sorte que ce livre , qui'est Voyez les remarques ( A ) et ( T ) de

imprimé chez Billaine , en i6^5 , et l'article d'ARisTOTE. qui ne contient que pages, est

devenu fort rare (19). Voyez la Criti- RASARIO ( JEAN -BAPTISTE ) ,

que génëralede M. Maimbourg (ao) , médecin italien , naquit dans le

vous y trouverez quelque chose sur territoire de Novare (A), l'an

ce dcmcle , et sur une autre querelle , . ,v V 7 n

du péreRapin (ai). Remarquons en- ^17 (a). 11 enseigna les belles-

core deux choses, (aa) Comme le père lettres {b) àVenise pendant vingt-

Vayasseur a fait deux gros livres deux ans avec beaucoup de répu-

d[EPigrammes {^) il nefutpassT utîon (c) et {\ fit admirer son ttsfait de ce au avait eut Le pure tiapin v ' 7

dans ses Réflexions sur la Poétique, éloquence entre autres rencon-

qu'il est si rare de faire d'admirables très lorsqu'il harangua sur la

épiçrammes, que c'est assez d'en victoire de Lépante, Tan 1671 avoir fait quelques-unes en sa vie T| a], ensuite à Rome oil

(11). Et c est ce qui l engagea a écrire ; ' . „ . ,

contre ce livre du père Rapin. J'ai su le pape Pie IV lui offrit de fort

celte particularité de lui-même. Ces bons appointemens ; mais le sé-

paroles sont de M. Ménage. L'autre jour de cette ville ne lui plut

chose que î'ai à dire , est que le père . • 4 . -1

B • ^ j J -, 1 n r An point, et 11 aima mieux accepter

Rapin , dans la nouvelle édition de r ' . , r

ses Réflexions , ne corrigea pas toutes 1 emploi que le sénat de Milan

les fautes que son confrère avait cen- lui proposa (d). Ce fut celui d'en-

surées : il se contenu d'en corriger seigner les belles-lettres dans

une petite partie, et il en retint quel- punivcrsitë de payie. J| y mourul

ques-unes qui ne sont pas supporta- - t, , J ■>

bles. Il assure dans la première édi- 1 an l5-]8 (c), et non pas l an

tion qu'Homère n'a jamais dit d'im- 1 5^3, comme on l'a dit dans Lin-

piétés (a5): il l'assure encore dans les denius renovatus . Sa version la-

' autres éditions : et néanmoins son t 1 ^„ „nt. in

critique lui avait prouvé qu'Homère *ne de quelques ouvrages de

a écrit plusieurs faussetés profanes , Galhen fut imprimée 1 an 1 545

et plusieurs impostures infâmes con- ( f). Le Ghilini, ni M. Teissier,

tre le respect et la vénération qu'il m' Moréri , n'en parlent pas

devait a ses dieux ( a6 ) : on avait d } {{ „ donnée de

même cite le pere Rapin comme te- r , .

moin de cela (a7). Je dirai en passant ses ouvrages. Ce que M. Moren

a dit de Rasario est tiré de

JVJEiïgT' M. Teissier. On fera bien de re-

(™) a la iv«. lettre. courir à ce dernier écrivain , et

(ai) Celle qu'il eut avec le pire Maimbourg. 1 • • t» • - 1 j ^ \r la

U [Ménage, Anti-Bai ikt ,chaP. lxxxiv. <*« voir aussi 1 original de M. de

{il) Vous trouverez, à la fin du lit re de Epi- TllOU ; maiS il y faut rectifier gramoiatc, e'dtfion de Paris, 167a, trois livres AlmiP rVlO«P (CA

assez petitt d' Epi grammes de Vavasseur. Il pu- quelque CUOSjC

blia . en i6"5 . un Appendix du III*. livre, et . : T . . . , „ „„„ j-a

quelque temps après le IV. livre. (« ^f*"™™™1?*' r

7 (,4) <>< JL« « Irou^U J'Anti-Baillet, f l*) ^'0" ™JV» • U f* ^fï" H 2 chan LXXXIV langue grecque à Venise, et selon M. de

(a5) Kapin , Réttc*. ,ur U Poétique eu général , Thou i/ y fut professeur en éloquence.

«in. 9, pV»o. (c) Thuan. , ^. LXV, subjln.

(aG)*Vava«senr^ Remarque» sur les nouvelles («0 GhiUm , tom. II \ pag. ll^U

Réflex. , pag. ai et suiv. (e) Idem , ibidem.

(a7) To/e* Rapin , me*rn« , nwn. a5. {f ) Lindenius renovatus , pag. SiJ.

RATaLLER. 475

(A) II naquit dans le teiritoire de nimbre: mais que Rasario s'en excusa

IVovare. ] Je rae tiens dans cette gé- sur son âge , et ne put néanmoins lui

y61?!1-^ ' a CaU8e que M* de Thou et "fuser d'aller enseigner l'éloquence le Ghihui ne s'accordent point sur le dans Pavie, lui ayant l'obligation de nom de sa patrie. Celui-ci l'appelle la liberté et de la restitution des biens Borgo di Scsia ( i ) ; l'autre se sert de son frère,qui avaient été déjà cond une phrase que je n'entends point, fisqués. M. de Thou se trompe à IVet qui est très -incongrue dans mon gard de la chaire de professeur à Coédition; oppido quodh Valle Uzidin nirabre : car Philippe II ne se rendit JYovanensi diocœsi sito nomen retinet maître du Portugal qu'en i58o, et Jamilid nobili natus (a). Ces paroles Rasario mourut l'an 1578 , après ont ete ainsi traduites par M. Teissier, avoir enseigné pendant quatreannoes issu d une famdle noble de Taldugia, dans l'université de Pavie (7). Ce dans le Novarrais (3). Moréri ajoute grand historien , attentif à d'autres que Kaldugia est une ville du iVo- choses plus essentielles à son ouvrage, varrais. Paul Fréher ( 4 ), citant le n'examinait pas assez ce quiconcer-

considérablement ° joindre

(B) Lorsqu'il harangua sur la vie- <'> Thu*n*' aidem-

^*&P^'>£™*ty>]p*w* RATALLER (George) , en la-

le 1 e Lfeum eut ete chante dans Pe- z? .. 7/ / \ • j»

glise de Saint-Marc , Rasario reçut un tm . Ratall<™s (*) > J?»* <* une ordre du Doge de haranguer le peu- ancienne et noble famille de Friple sur cette fameuse victoire 11 s'en se, naquit à Leeuwaarden, enviacquitta admirablement , trois jours ron Pan i5i 8. Il étudia d'abord

après, dans la même église. Pnnceps < tt# „u* „~ n tv/t

JoJuinniBaptistœRaslriovirodoctiss. * Utrfht sous p^orge Macropemandatum eodem die dédit, ut de «"US W > et Ru>s * Louvain , et hdc victorid orationem ad populum dans les universités de France et haberet. Quant rem ille die tertio , d'Italie (c). Étant de retour au cum eodem in lemplo expediret. se- r» n «i c 1 c -n natum, populum ,peregrinos, àdeo- Pays~Bas> ll fu* fai* conseiller au que infinitam propè auditorum mul~ conseil de la province d'Artois ,

titudinem eloquentiœ suœ admiratione et ensuite au conseil souverain

ateonitamreddidit(5). Cette harangue de Malines , et maître des requê-

5te imprimée plusieurs fois. . , Jx , j , 1 r»

(C) Il faut reïti/ier quelque chose Ï?S W' La duchesse de Parme

a ét(

naître le mérite de Rasario /lorsqu'il président au conseil d Utrecht.

passa par Milan pour aller en Aile- H mourut subitement dans Pas-

magne, l'an i548 (6). M. de Thou semblée de ce conseille Ier. doc-

aianÎL?,UI H dD tobre 1 5*<> , si nous en croyons

avantages pour l'attirer en Portugal, c . , » 7 , c /.

et pour lui faire accepter une charge ^weert W , ou le 6 d octobre

de professeur dans l'académie de Co- 1 58 1 , si nous en croyons Valère

(1) Ghiiini ,part. n, pag. ifa. André (y*). C'était un homme

(a) Thaan., lib. EXF, tub Jin.y pag. a33, ediu

aJtcof: ' 1^i5- ^ Et non Pns R°laUerus * comme dans

(3) Teissier, Elog., tom. J, pag. 486 , édition /* Abrégé de Gcsner.

<fcï6f)6- (£) Val. Andr. , BibHotbeca belg., j>. 266.

(4) In Theatro , pag. «77. (c) Swert. Athenœ belgic. , pag.

(5) Joh. Petrus Contareniu, de Bello Veneti» Val. Andr. , Biblioth. belg., ». 260. a Selimo II illato , pag. ult. (e) Swert. Athenas belgic , pag. 275.

(6) Tbuan. , lib. LXV \ pag. a33. (/) Valer. Andr. , Bibliotb. belg. , p. 266.

476 RAUBER.

démérite, et que la vertu, le en cela plus exact que Valère André ;

savoir et la politesse, readirent î™8 ? n'* §?int eu dWtitude

j i i , x »i -, lorsqu ayant dit que Rataller avait tres-recommandable (g). Il était mis^u yJers iatias toutes les tragédies

bon poêle latin, et il le fît de Sophocle , il ajoute : ejusdem (So-

voir entre autres ouvrages , par phochs)t/à6u/as III carminé quoque

une version de Sophocle (A). latin0 transtulit 9 c'est à-dire il a TT T Tr . , v , ' aussi traduit en vers latins trois pie-

Un certain Jean Lallemand , ces de Sophocle. Ce serait une grande

qui fit une semblable ver- ignorance que de supposer que Tra-

sion , emprunta beaucoup de vers gœdiœ Sophoclis, elfabulœ Soplioclis

de notre Rataller sans avertir »c sont py la même chose.

. .. , .. /7. A , Lin médecin (5) d Autun en Lour-

d ou il les prenait («j. Uq le peut gogne publia sa version latine des sept

donc mettre dans la liste des p la- tragédies de Sophocle, à Paris Fan

gi aires. 1 557, et de'roba plusieurs endroits de

Rataller. Hic muttos versus et paginas

Gr) Valer. A.ndr.,BiWioth. belg.,^.266. interdum intégras ex tribus Mis tra-

(A) Prafat. Sophoclis à Ratallero metricè gœdiis à nostro interprète versis , et

versl* antè annos , ut dixi , XIX editis , in

(A) Entre autres ouvrages, par une suam versionem transtulit , absquèil-

uersion de Sophocle. ] Sa traduction lius mentione , nisi quod in primo

d'Hésiode (1) , en vers hexamètres et Antigones choro , quem totum tran-

Fentamétres,futimpriméeàFrancfort, scripsit, nnmen ejus dimidiato exprès an i546, in~S°. , avec un livre de ses sutn adehorumannotavit. Licet igitur Epigrammes (a). 11 traduisit endiver- hœc editio illd Lalemantind sit posteses sortes de vers latins assez confor- rior, tamen pnoris trium illarum trames à l'original, les sept tragédies qui geediarum admonitus , noveris Henous restent de Sophocle ; mais il ne duum a Ratallero multa muluatum , pouvait se résoudre à faire imprimer Ratallerum autem Hedui laboribus cette version. Ses amis, qui en avaient nequaquam adjutum esse, quanquam des copies,n'eurent point d'égard à ses hoc ipsum , erudite lector, utriusque scrupules. Ils firent imprimer à Lyon, phrasis et dictio facile evicerit (6). chez Gryphius, en i55o , l'Ajax (3) , L'épître dédicatoire du Sophocle PÉlectre et l'Antigone. L'auteur se de Rataller est bien digne d'être lue. laissa enfin vaincre ; il mit la demie- H dédia cet ouvrage à Frédéric Pèrere main à ces trois-ià et aux quatre not, frère du cardinal de Granvelle , autres , et les publia toutes ensemble et lui représenta noblement les utilià Anvers, ex Officind Gulielmi Silviiy té> que Ton peut tirer de la tragédie, typographi regii , l'an 1 570 , i'«-8°. quand on est capable sur le faîte des Val ère André n'a eu nulle connais- grandeurs humaines , de profiter des sance de ce travail. Il a joint à ce pé- exemples et des maximes que le théâché d'omission un péché de commis- tre met devant les yeux, sion : car il a dit que Rataller a (5) Nommf Johanne8 Lalefn.ntilu. traduit en vers latins trois tragédies (6) ^1™. Myli™, Vr»fat. Sophoclis Raulle-

de Sophocle: les Phéniciennes, l Hip- ri- |f Voici le titre de cette édition : TragœJi<a polyte COUronné, et l'AndrOmaque : Sophoclis quœ exlant, carminé lalino redtliK*:

avec les fragmens qui se trouvent des 2^%^^ ^V"»* ^

anciens poètes dans Stobee. 11 n'a .

point su que ce sont trois tragédies RAUBElx (à) ( Andreas-Eber-

d'Euripide et non de Sophocle. Elles hard), de Talberg et Weineek

furent imprimées avec ces fragmens (A) seiVneur de la forteresse

a Anvers , l'an i58i , m-16 , comme \ & , . ,. „ ,

nous l'apprend Swecrtius (4). 11 a été de Petronel , Chevalier allemand

,^^> • j * ^ ^« y et conseiller du conseil de cuer-

(1) C'cst-a-dire de /'Opéra et Dies d'Hetiodc. , ,, „ . ..." „

(3) vaier. Andr. , Bibiioth. beigic, pag. 266. re de 1 empereur Maxim 1 lien 11

(3' F.t non pas l'Alexandra , comme dans l'hbrege de Gesner. (a) Article communiqué par M. DE Bbes-

(4) Sweert. , Atlien. Beigic, pag. 370. LER.

KAUjBER. 477

(b), II se fendit fort célèbre,non- qu'aux pieds , et de là lui remon-

seulement par sa grande force et tait jusqu'à la ceinture (G) : avec

par la hauteur de sa taille, mais elle il surpassait sans doute tous

aussi par sa barbe qui était d'une les Lombards par sa longueur

longueur extraordinaire. Il était (II). Enfin Bauber mourut dans

sorti de la très-ancienne noble la soixante et huitième année

maison des Raubers, dans le duché de son âge, à son château de

de Carniole , que l'empereur Ma- Pétronel (I), l'an i575 (c). 11 y

ximilien Ier. éleva à la dignité est aussi enterré entre ses deux

de barons ( B ). Notre André femmes.

Éberhard Rauber a servi Tempe- (C) Là même , pag. 635.

reur Maximilien II dès sa jeu- (A) fTeineeh.] Ce Weineek est. un

nesse , a aussi voyagé avec lui château dans le pays de Carniole ,

dans les pays étrangers , et tou- nommé en langue du pays Kraviek.

jours éterdans les bonnes grâces JJ "î ^ .8ur une hauteur dans la L partie intérieure de Carniole, a quatre

de cet empereur, qui le tit aussi }ieue3 de Laybach, capitale du pays.

conseillerde son conseil de guer- C'était autrefois un château d'où était

re , et lui donna pour sa pre- sortie la famille des seigneurs de

mière femme , Hélène Scharse- V*™*) » d?nt ™e -u- éteinte

~ ' . ,., depuis long-temps, aussi bien que

par un combat assez plaisant ,

* „ .A i^, i* „i :i enfin » après que le comte llcrmann

sans perte de sang, lequel il eut de m Juk ^ ce château a le

avec son rival. Dans cette ren- donna Tan i/j33 à Fridéric Rauber. Il contre il donna des preuves tou- a toujours appartenu depuis ce temps-

barons. ] décembre, , et cette di-

compensa largement ce défaut; gnité fut conférée à Léonhard Rauber, car elle mit huit jumeaux au grand-maréchal de la cour de Fem-

monde, parmi lesquels il y avait Pf'T'r/ ^^^%^[^> iuwuuc, ^ J avec le titre de baron de Planckhen-

un fils, qui s appelait André 8tein et Carlstetten. Mais ce titre fut

Éberhard , et sept filles dont une après éteint pendant quelque temps ,

1 • t „ au r, a ~ i> \

mourut sans se mariei très furent alliées à de très familles. Sa force

qu il prit un Juit baptise par la S(m ^mour r ,a grande famiHar^

barbe, et frappa dessus de la main qU"»ii eut avec elle eurent tant de vertu

droite , la barbe et la mâchoire qu'il en nâquit une iille nommée Hé-

du Juif lui restèrent dans la main lèlï.e Scharseginn , laquelle ne cédait

,x?s c '« •» „„• pointa sa mere en beauté. C'est pour-

(F). Sa barbe était un vraiprodi- *Loielle attirait les yeux de beaucoup

ge , et d une longueur si extraor- Je cavaliers (3).

dinaire , qu'elle lui traînait jus- (l) ValvajJ0ri b CIoire du DwU ^ cmioie,

pas. 63 1 , 635.

(b) ValVasor , la Gloire du duché de Car- (a) Là mfme,pa£. 63t et 638.

niole , liv. XI. (3) V*hâ5or, png. 63^

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