TOME t
ALYPIÜS.
tir de dessous la presse , avec le texte douceur, et tant6t de fermeté'. ITtfi l, grec , et avec une nouvelle version t»v /lw*»<m irpAyjuiiron , è>n ipajçr»accompagnée de notes (4). Vossius ne pi»ç ôl/nat. koli irpfom Sur arrêt. flrteatmt? s’éloigne pas de croire que l’auteur 5*70817*» o-uvnfifjub* , /u<£ai yàp x’pe.i rude cette Description est le même Aly- 'ta *») raqpco-uyin tu ipu*. xcu <■£*«». , pius qui envoya à Julien l'Apostat *«# <r» pif Xpïvb ou ^oç towç rrHiMfiîun ouvrage de géographie : nuits , si o-ot/ç, <r» «fè im t<£? irurapiy Àxat.pa.i'raroc cela est , ajoute-t-il, il ./but r/tre , se- irfo ç *5rai?fy8»im oé pupâlç Jç-J ,
/o/i la remarque de Jacques Godefroiy otifo àpirÜt ipysv. De retpublicæ autem qu Alypius la composa avant que de administration* quod diligenter et commander en Angleterre ; car on njr humaniter transiger* ont nia stades graparle de cette tle que sur la foi d’au - tum est. Etenim lenilatem ac moderatrui : « Britannia , provincia , jjcul qui tionem cum fortiludine et robore ita » fuerunt narrant , valdè maxima. » Umperare ut il/d erg a bonos vira» Pour moi , je conclurais volontiers de utare , banc ad pravos severè corrige nce passage , qu’Alypius n’a point fait dos adhibeàs , non mediocris ingenii cette Description ; voici sur quoi je ac virtutis est.
me fonde : 11 avait été lieutenant en (C) AI. Hofman eût mieux fait Angleterre depuis long-temps , lors- d’oublier entièrement cet article. 3
Sue Julien lui donna la commission t°. En premier lieu, il écrit Alipius ;
e faire bâtir le temple de Jérusalem : a°. il dit qu’Alipius d’Antioche est JYegotiumque maturundum Aly pio de- l’auteur de la Description du vieux derat Antioche nsi , qui olim Èritan - monde; 3°. que cette Description fut nias curaveral pro praefcctis (5). 11 publiée en latin , sous Constantius envoya sa Géographie à cet empereur, et Constans ; 4°- qu’il y a un au-
Sendant qu’il commandait sous lui tre AJipius d'Antioche , qui a coinans qneluue province. 11 était donc posé quelque Traité de Géographie; en état tle parler de l’Angleterre 5°. quec’est Ammien Marcellin qui l’ascomme témoin oculaire. 11 n’est donc sure. M. Hofman ne dit que cela : il point l’auteur de la Description du tombe donc dans plusieurs fautes d’ovieux monde , dans laquelle on ne mission ; mais le pis est que le peu parle de cette île que sur la foi de ceux qu’il dit est tout plein de fautes de
3ui y avaient voyagé. Qu’on ne uie commission, ise point qu’il a fait deux livres ,
l’un avant que d’aller en Angleterre, ALYPIUS , philosophe d’A— l’autresous Julien^l’Apostat ; et^ tpie lexand rie, contemporain de Jam-
tes. Au reste , nous apprenons de Ju- leur rien dicter. Cela fit qu’011 le
ïïæâÿrjz <>uit,a p°,,r >’vch" à Jara,>,i-
‘rSfVfMn #x<r»ov f **1 u^Ktvnnu 4ue » sous 4UI 1 on levait proaùro xpor^ùt tovc utp-Couç. Sunt en un fiter en plus de manières par des in ed (tabuld) tum desertphones pria- leçons et par des écrits. Jarobli-
ma- 4ue’ aVanteu quelques entretien, niêre dont Alypius traitait les peu- notre Alypius , fit grand cas
pies, et le loue de se servir tantôt de de son jugement et de son gé—
«) . a. WM. M.*«. , „ a 48. n.ie * £°“I)0f mème 53 »
(5) Amm. M.rcelltn. , fi*. XXUlltcap. /. OU l! {°tUa de PluS Sa Vertu et la ((*) Juiiaoi Epi* toi* xxx. fermeté de son âme. Atypius
ALYPIUS. 45t
mourut fort âgé , dans la ville d'Alexandrie (a).
(a) Eunapius in Viti Jamblic.
ALYPIUS , évéque de Tagaste, sa patrie ( a ) , fut un des bons amis de saint Augustin. Il fut baptisé à Milan avec lui , l’an 388. Il fit un voyage dans la Palestine cinq ans après ; et si d’un coté le grand bien qu’il dit de saint Augustin à saint Jérôme servit de ciment à l’amitié de ces deux pères , il semble de l’autre qu’à son retour en Afrique , il refroidit un peu le cœur de saint Augustin. On croit que ce fut en lui rapportant le mal que disaient de saint Jérôme les adversaires qu’il avait à Jérusalem.
Alypius ne parvint à l’épiscopat de Tagaste qu’en 3q4 , un an après son voyage de Palestine. Il assista l’an 4<>3 au concile de Carthage , où l’on chercha les moyens de faire rentrer les donatistes dans l’unité. Les grands biens que fit Pinianus à l’église deTagaste lorsqu’il y alla en 409, accompagné des deuxMélanies et d’Albine sa belle-mère, exposèrent Alypius à la médisance ; comme si , par ses beaux discours et par son adresse, il avait trop extorqué de ces bonnes et charitables personnes. Les habitons d’Hippone murmurèrent furieusementcontrelui, parce qu’ils le regardèrent comme la cause qui leur avait fait manquer la proie qu’ils croyaient avoir entre les mains. Ils avaient obligé Piniauus , bon gré malgré qu’il en eût , à promettre qu’il embrasserait la prêtrise dans leur ville :
ses grands biens les avaient por-
(a) C’est une ville d'Afrique,
tés à lui faire cette violence. Dès le lendemain , il sortit d’Hippone et s’en retourna à Tagaste. Il 11e se crut point obligé par une promesse aussi forcée que l’avait été la sienne. Alypius fut l’un des sept prélats catholiques qui disputèrent en 4 1 1 avec sept évêques donatistes , dans la fameuse conférence de Carthage. 11 fut député , en 4*9 » à Honorius , par les églises d’Afrique. Le pape Boniface le reçut avec mille marques d’amitié , et le chargea d’envoyer à saint Augustin quelques lettres artificieuses que les pélagiens répandaient -par les églises. On souhaitait que saint Augustin , la meilleure plume du temps , les réfutât. Il n’y manqua point : il employa toutes ses forces (b) ; mais Alypius réfuta encore plus fortement cette hérésie , par les arrêts sévères qu’il obtmt à la cour d’Honorius contre les pélagiens (A).
Nous connaîtrions mieux ses actions et son mérite , si nous avions l’ouvrage que saint Augustin promet là-dessus dans une lettre qu’il écrit à saint Paulin (B). Au reste , il s’en fallut peu qu’ Alypius ne se mariât. Voyez la remarque (B) de l’article de saint Augustin.
(b) Tiié des Annale* de Buronius , aux années qu'on a marquées,
(A) Il obtint.... des arrêts sévères contre les pélagiens. ] Buronius n’affirme point que les églises d’Afrique aient envoyé Alypius à l’erapereur , pour lui demander l’usage du bras séculier contre les sectateurs de Pelage : il se contente de le conjecturer, et de fonder sa conjecture sur les ordres qui furent expédies en .ta même année par l’empereur Honorius contre les pélagiens d’Afrique. Mais AI . Ma imbourg ne parle point de ceci comme
ALYPIÜS.
d’une chose douteuse , puis aü’aprcs avoir comparé odieusement la conduite des ministres avec celle des pélugiens , il ajoute (1) • « Ce qui a com* » blé de joie toute la France , est » qu’une ordonnance si juste a .été î> bientôt après suivie de ce grand Edit » d’octobre, qui a donné Te dernier » coup fatal à l’hérésie, en défendant » l’exercice public de la prétendue ré- » formée , renversant tous ses temi> pies , et bannissant ceux d’entre » ses ministres qui ne voudraient pas » renoncer à leurs erreurs. Et c est >* là justement ce que l’empereur Ho- » norius fit contre les pélagiens, à la » requête du clergé d’Afrique , ^pré- » seulée par Alypius. Car, par l’édit » que ce prince lui accorda pour le >» bien de toute l’église , celte hérésie u fut exterminée de l’empire : on dé- » fendit à tous ceux qui pouvaient en- » core en être suspects de s’assem- » bler , et l’on chassa de leurs sièges » ces faux évêques, qui ne voulurent » pas souscrire à sa condamnation. »
(B) Saint Augustin avait promis la aie d' Alypius dans une lettre écrite à saint Paulin . ] Comme ce qu’il dit dans cette lettre (a) peut donner une idée générale du mente d Alypius, il est bon de le rapporter ici : Est ctiam aliud quo istumfratrem ampliùs diligas , nam est cognatus venerabilis et aerè beati episcopi Alypii quem loto peclore amplecteris et merito : nam quisquis de iUo viro benignè cogitât , de magnd Dei misericordid et de mira bilibus Dei muncri bus cogitât. Itaque cùm legisset petitionem tuant qud de siderare te indiedsti ut hislnriam suam tibi scribcrcl , et v oie bat face rc prnpter benevolentiam tuam , et nolebat propler verecundiam suam , quem cùm uiderim inter amorem pudoremque flucluantem , onus ab iUo in humeros mens transluli : nam hoc mihi etiam per epistolam jussit. Cilo ergo , si Dominus adjiweritt totum Alypium insérant preecordiis luis : nam hoc sum ego maxime verilus , ne ille vereretur aperire omnia quœ in eum Dominus co nu 1 Ht , ne alicubi minus intclligenli (non enim abs le solo ilia legerentur ) non divina munera concessa hominibus , sed s et p sum prœdicare vider e-
(1) Mâimbourg , Histoire dn Pontificat de saint Léon , li*>. I , van- 35 , cdil. d* Hollande*
(») C'en la X XXII*.
tury et tu qui nosti quomodb heee legas , propler alinrum cavendam infirmilalem , frati rme notiliœ débita Jraudareris .
ALYPIUS ( Fàltonius Probus), frère deQ. Clodius Hermogénianus Olybrius ( a ) , fut préfet de Rome, sous l’empereurThéodose.
Baronius Ta prouvé par des inscriptions (b). Il ajoute qu’on a plusieurs lettres de Syminaque à cet Alypius (A) ; il cite le Martyrologe romain , qui témoigne que saint Almachius fut tué par les gladiateurs sous la préfecture d’Alypius (B) : enfin il conjecture , i°. qu’ Alypius, gouverneur d’hgypte , avec lequel Jean l’Anachorète eut une conversation (( , est le même que celui dont je parle dans cet article ; 2°. que cet entretien de l’anachorète convertit Alypius. Un savant Anglais * a conjecturé que le martyr saint Almachius est un saint imaginaire , et que le titre de 1’almanach a produit cette merveilleuse canonisation (D).
(al Sa Jille Démctriade est fort louée par les pires.
(A) Baronius , ad ann. 3çfit nunt. 18.
* Joly nomme Waker , auteur de /’EntliOUsiasme de l’Kgl se Romaine, et prétend que Bayle n'a composé cet article A L* Plus, que pour essayer de prouver que saint Almachius est un saint imaginaire, fl combat en conséquence Bayle , Waker et la Croie qui avait rendu compte de l'ouvrage de W aker dans le tome XI de la BiLi. Universelle.
(A) Daronius dit quon a plusieurs lettres de Sy mm a que h cet Alypius.'] Voici ses paroles : Ad eundem qunque Alypium complût es ex tant epistola S) inrnachi , deque co meminit in épis iold ad Fbtvianum (i). 11 cite la LXXXIl*. lettre du IIe. livre deSymmaque. Dans mon édition je trouve à la LX XXIIIe. ces mots : JampruJem domino et Jratri meo Ahpio comita -
(i) Batonim # ad ann. 3(j5 , num.
ALLAT IUS. 453
tum sacrum visera atque adiré eu pienti.
(B) Saint Almachius fut tué par les gladiateurs sous la préf ecture d' Alypius.'] H avait voulu faire cesser le culte des fausses divinités le jour de l’octave de Noël (c’est le premier jour de l'an), et il lui en coûta la vie.
Voici les paroles du martyrologe, ions le Ier. de janvier: Romœ sancti Almaihii martyris , qui , jubente Alypio urbis prcefecto , ciim diceret , « Hodie » octavœ Dominici diei sunt , ccssale » a superstitionibus idolorum et à sait crificiis pollntis , » à gladiatoribus occisns est (a). Théodore t , au chapitre XXVI du Ve. livre de son Histoire Ecclésiastique, parle d’un moine nommé Télémachus, qui, du fond de l’Orient, vint à Borne , pour travailler à l'abolition des jeux des gladiateurs. 11 eut le courage d'aller catéchiser ces gens-là, au plus fort de leurs exercices sanguinaires; mais les spectateurs lui en surent si mauvais gré, qu’ils le lapidèrent. Honorius, l'ayant »u , le lit mettre au rang des martyrs, et commanda qu’on abolît ces sortes de jeux. On (3) voudrait réduire à un seul fait ce que vous venez de lire, et ce que j’ai cité du martyrologe. Ou serait bien aise que nous crussions que Théodoret a nommé Télémachus celui qu'il fallait nommer Almachius ; qu’il a transporté à l'empire d'Uonori us ce qui s était fait sous celui de Théodose; et qu’il a imputé aux spectateurs l'action des gladiateurs. Sur ce pied-là, il se tromperait en trois choses.
(C) Baronius prétend que ce fut avec Alypius, que Jean l’ Anachorète eut une conversation .] Baronius cite sur cela un long passage (<$) , où l’on apprend que le bon Palladius trouva fort mauvais que l’anachorète l’eût quitté, pour aller entretenir Alypius, gouverneur de la province. Le dépit qu'il en conçut lui donna quelque mépris pour l'anachorète, et lui inspira la résolution de se retirer. Il aurait exécuté cette pensée , si l'anachorète ne lui eût fait dire d’attendre encore. Palladius connut alors qu'il y avait un grand fonds de spiritualité dans cet
(s') Rarnnin*. art arm. d*)*i , num. 19.
’S) Raroniu» , Und. , num. 10.
4) Palla<l. in l.iuMic. , c tp ■ XX 1 1 ; apud lipoia. , lom. III.
homme, et un talent tout particulier de deviner les pensées. Il attendit donc jusqu’à ce que le gouverneur se retirât, après quoi l'anachorète fit ses excuses.
(D) Saint Almachius est un saint imaginaire , et le titre de i almanach a produit cette merveilleuse canonisation.] Ceux qui ne pourront pas se servir dti li vre anglais, imprimé à Londres en 1688, et intitulé , The Enlhusiam of lhe Church of Rome, c’est-à-dire , L’ Enthousiasme de i Eglise Romaine, pourront consulter le onzième volume de la Bibliothèque Universelle , à la page i3q. Ils y verront que, suivant les conjectures de l'auteur anglais, (nit'Ljuc moine ignorant du f^/r. ou r///e. sièc'e, voyant au haut du calendrier S. Almanachum, écrit par abréviation, selon la coutume de ce ientpsl'a , S. Aimârhum, prit ce mot peu usité alors pour le nom de quelque saint , lui donna une terminaison en us , et le plaça au premier jour de l’année.
L’ ignorance et le hasard n eurent pas plus tôt mis au monde ce nouveau saint, qu’il trouva des martyr ologistes qui lejirent tuer dans l’amphithéâtre de Rome sous le préfet Alypius, par les gladiateurs qu’il voulait empêcher de combattre. Aucun ancien auteur ne fait mention de cette sainte hardiesse (5). Alcuin (#) est le premier qui en a parlé d’une manière assez douteuse.
(5) Il êit pourtant vrai que Théoctor«l la donne au moine Telemackut : voyex la remarque (B).
(*) De divin. Offic. , cap. /fr.
ÀLKINDE/ou ALKINDUS.
Cherchez Alchindus.
ALLATIUS ( Léon) , garde de la bibliothèque du Vatican , natif de file cte Chio , est un des plus fameux écrivains du XVIIe.
siècle. 11 était laborieux et infatigable , avide de manuscrits , doué d’une grande mémoire , très-propre à rassembler des matériaux , et digne par conséquent du poste qu’il occupait , quoique d’ailleurs il n’eût pas une fort grande pénétration , ni une manière de raisonner qui sentit un