TOME I
il est assez évident qu’elles signifient qu’il était parvenu a l’âge d'homme lorsqu’il y avait cinquante ou soixante ans que saint Amable était mort.
Selon cela , la mort de ce saint tomberait sur le commencement du VIe.
siècle , car Grégoire de Tours n’a vécu qu’environ cinquante-deux ans, et il est mort l’an 5q4 (1). Or si vers la fin du XVIIe. siècle il y avait ï3oo ans que l’on voyait les miracles du saint de Riom, il faudrait qu’il eût fleuri vers la fin du IVe. siècle ; et en ce cas-là , on ne peut pas dire qu’un homme âgé de vingt ans , en 56a , ait vécu cinquante ou soixante ans après lui.
(1) Lftbbe, de Scriptor. Eccle*i**t. , tom. /, p. 398. La plupart meUent sa mort à Van 5 çfi.
AMAMA (Sixtïnus), professeur en langue hébraïque dans l’académie de Franeker, a été un fort savant homme. II était de Frise , et il avait été disciple de Dru— sius (A). L’université de Leide , qui enlève autant qu’elle peut aux académies voisines leurs plus célèbres professeurs , en leur offrant des avantages plus considérables que ceux qu’ils possèdent, tâcha de l’ôterà l’académie de Franeker (a). C’était pour remplir la place d’Erpenius , qui avait été l’un des plus habiles hommes de son siècle dans les langues orientales. Amaina ne refusa point cette vocation ; mais d’autre côté il ne l’accepta pas absolument ; il n’y donna les mains que pourvu que ses supérieurs de Frise lui accordassent son congé. Or c’est ce qu’ils ne firent pas (ô); et sans doute ils améliorèrent de telle sorte sa condition , qu’il n’eut pas sujet de se repentir de n’être pas professeur û Leide. Le premier livre qu’il
(a) En 1626.
(b) Voyez l’Epitre dédicatoire de C\nù- Btrbariu Eiblicus.