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cours à quelque chose de plus solide (D) que n’est le plaisir d’insulter. On leur répondit qu’ils n’avaient qu’à venir voir l’épreuve qu’on voulait faire , et que, si la pierre nageait sur l’eau, elle serait la véritable. Elle nagea effectivement en présence des karmatiens , et ainsi on racla de tous les esprits les doutes et les scrupules que les railleries de ces profanes pouvaient faire naître ( c ). Yoifà un petit échantillon de la légende des peuples orientaux.
Vous trouverez beaucoup de choses curieuses touchant les karmatiens et Abudhaher dans la Bibliothèque Orientale de M.
d’Hqfbelot (d). Il les nomme carmathes, et il écrit Abu Thaher le nom de leur chef.
(r) Pocockii Notât in Spccinicn Ilist. Arab., PaS ■ * 18 , I IQ, ex Abulfeda et Ahmede Ebn Yojrf.
(d) Dans f article Carmàth , pag. 256 et tuiv.
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annee, et disent qu’on ne recouvra la pierre qu'en 33p : mais Safioddin abrège le temps : il met l'enlèvement de la pierre à l'an 3iq, et la restitution à l’an 335 (4).
(C) D’une manière si outrée."] Ahmed Ebn Yusefdit que jamais la religion mabométano n5a souffert une affliction comparable à celle-là (5).
(D) A quelque chose de plus solide ] Ils avaient espéré d’attirer à eux les caravanes des pèlerins , car ils s’étaient imaginé que ces bonnes gens iraient au lieu où serait la pierre. Voilà pourquoi ils ne voulurent point la mettre à rançon : ils n’écoutèrent ni les prières ni les promesses. Mais, voyant qu’on ne discontinuait point d’aller à la Mecque, et que personne ne venait faire ses dévotions à la pierre qu’ils avaient chez eux, ils la rendirent. Ce ne fut pas sans s’y réserver quelque droit; car, lorsqu’ils di- .
rent qu’ils n’avaient rendu qu’une fausse pierre , ils prétendirent sans doute jeter des scrupules dans les esprits, et partager pour le moins les pèlerinages, tôt ou tard. Ceux de la Mecque en prévirent les conséquences, et s’avisèrent de publier que leur pierre avait passé par l’épreuve et y avait été vériüée.
(A) Des karmatiens.] C’est le nom d’une secte qui s’éleva dans l’Arabie, environ l’an 2-8 de l’hégire (1). Le
£remier chef ae cette secte fut un lasphémateur et un imposteur qui, attirant dans son parti ceux d’entre les habitans de la campagne et des déserts qui avaient le moins de religion et de lumières, s’acquit une pleine autorité sur eux. On peut voir dans Pocock (2) diverses étymologies du nom des karmatiens. Ils tirent peu de chose au commencement , mais ils firent des progrès incroyables. Ils s’emparèrent de la plus grande partie des provinces d’Eraki et de Hejazi ; et se répandirent dans la Syrie , et jusques aux portes du grand* Caire (3).
(B) Tj'an 3*7 de l'hégire] Abulfeda et Ahmed Ebn Yusef marquent cette
(0 C est noir * année 891.
(s) Pocock. , Not* in iptcimra Hi»tor. Arab. , ^71. C* Spccimen fui imprimé à Oxford en i65o.
(3) Pocock., Nol* in Spécimen HiUor. Arab., pag. 371.
f4) Ibidem , pag. nq.
(5) Ibid. *
ABULFEDA ( Ismael) , prince de Hamah, ville de Syrie, succéda à son frère l’an y $3 de l’hégire (A), qui répond à l’an i3/\t. de Jesus-Christ , et mourut trois ans après , à l’âge d’environ soixantedouze ans ( a ). Il aimait l’étude , et en particulier celle de la géographie , comme on le peut connaître par l’ouvrage qui a pour titre : Chorasmiœ et Mawaralnah* rœ , hoc est , regionum extra Jluvium Oxum descriptio ex tabulis Ahulfedœ Ismaèlis , prineipis Hamah{b ). Il fut imprimé à Lon-
(a) Pocock., dans ses notes sur /c Specimen Hist. Arab., pag. 363, dit qu’il naquit C an 67 2 de l'hégire.
(JA Le titre arabe signifie Canon , ou plutôt Rcctihcatio Terraruiu, à cejpie dit Gnrins.