ACUNA
Castellan, dans la Vie des illus— Medicamentorum compositions ; Kuel très Médecins , et Wolfgang Jus— a tract uit ce traite' : /Uethndi mcdendi tus, dans la Chronologie des traduits par Henri MathUiu.,
Tl# > i ■ . , a® i de Bruges, et imprimés a Vemse, l’an
Médecins, avouent la meme cho- 1554 (g. *
se (A). AI. Moreau , dans son (C) Ou il a vécu environ l'an 1 100.3 Traité delà Saignée durant la M. du Cange n’ose le placer sous l’em-
pleurésie, croit qu’il a vécu en- pire en<:ore qu« son li-
f,.- 1» vre AJfcclibus spiriids animalis .
Viron 1 an 1100 (C). soit dédié à J. Raeendvtes, et que Nice-
(i) *'oytz Mercklinns, dans son Linde- *as» au l*vl’e H de i Histoire d’Alexis, bîus reouvAïus, pag. 6. nomhr. 5, parle d’un Raccndytcs. Il
/ n ÂCT1] snrrrc , n i approuve ce que Lambécius a décidé
i» n 07 U'AMUo.] Quelques-uns touchant le tcmpsdece médecin (n)- 1 appellent Jean , fils de Zacharie (i) ; c’est qu’il a vécu sous l’empire d’And autres aiment mieux le faire fils de dronic le Vieil, puisque dans le ma- Jean Zacharie (a). Vossius , qui a pris nuscrit de l’un de ses livres, qui est à la ce dernier parti, au chapitre XIII de bibliothèque de l’empereur , il y a un son livre de PUilosophid , parle peu titre qui montre qu’il est dédié à Apoÿres, d un Jean Actuanus, qui vivait cauchus. Or, on sait qu’Apocauchus a du temps de Constantin Duras (3), vécu sous cet Andronic. M. du Cange comme on 1 inféré de ce qu’il avait a observé qu’Actuarius raconte au une sœur , sur laquelle Michel Pseltus commencement de sa Méthode des Recomposa une Monodie. S’il se trouvait mèdes , qu’il fut envoyé par Peropeaue ce Jean Actuarius ne diflVr.1t pas reur son maître aux Scythes hyperbo- <iu médecin dont il s'agit ici , Vossius réens. Voilà M. Moreau un peu éloiaurait eu tort de les distinguer, et de gné de son compte $ car Andronic le ne pas donner au médecin le nom de Vieil ne commença son empire qu’en Jean : mais, par la remarque (C) , il l’an ia83 , et ne mourut qu’en i33a. n est guère apparent qu’ils soient la Xf ... . .
même personne. Au reste, M. du Can- 6 W “««“«'« , «" Lmden.o renovâto, pag.
S® Voir que le titre d A Clltarius (6) Il entend , mais il eut rAieux fait de Vex~ marque une dignité particulière , af- primer , Alexis F Ange , qui commença à régner
fuitiBop* ignore W d‘ B,W ’ C*’ar- lih' V1' p "y
Pont$io°sU>H XCÜN A (a) (Christophle de) Jé-
avoue aussi , qu'il ne sait point si no- SU1*C ^sPaSn°I » natif de Burgos , tre Actuarius, qu'il nomme Jean fils entra dans la Société l’an 1612 , de Zacharie , possédait cette digni- âgé de quinze ans. Après avoir
(Si’ Donc on a plusieurs ouvrages. 1 t""* « V,nées k r*“&.
lis furent imprimés à Paris , en un vo- 1 pa$sa en Amérique, et travailla
littne iu-folio , par Henri Étienne , Pau aux conversions dans le royaume «567. Ils Pavaient déjà été ailleurs, en de Chili et dans le Pérou et fut
fjnlTlî in ®° "f °V professeur en théologie morale,
nnmes séparément plus d une fois, ti r>
Les principaux sont , de Adiontbus et * revint en Espagne 1 an l6qo , AQecubus spirttiis animalis e jusque rendit compte au roi son maî-
fjTritntinne , libri If; de Urinis , hbri tre de la commission qu’il avait , tradotts premièrement en latin reçue d’examiner la rivière des
A7/, traduits premièrement en latin Par Amhroi.se Léon, et imprimés à Venise, Pan i5i<), et puis revus et ornés de notes par Jacques Goupil -y de
(1) H y de , Calai. Biblioth. Oion. ; et Merckliaoi, in Limlenio renotato.
('*) Aesner, Biblioth. et ejut F.pilomatores.
f 3) Il commença à régner l'an io5y.
(4) P» Cange , Glo»»ar. Gner. pag. 46.
Amazones. Il publia l’année suivante A Afaarid , une relation de cette rivière. Il fut envoyé à Rome en qualité de procureur de
(a) On prononce Acugna ; mais les Espagnols écrivent Acutla.
sa province, et ayant passé en du Vatican. M. de Gomberville Espagne , honoré du titre de est l’auteur de cette version franqualificateur de l’Inquisition , il çaise ï on ne l’a publiée qu’après
s’en retourna aux Indes occiden-
(e) Du 19 avril i683.
(y) Pag, 3a3, ann. i683.
( g ) Chevreau, Hut. du Monde, tom. IV , pag. 171 ; édit, de Holl.
çaise : on ne l a publiée qu’après sa mort, et Tony a joiut une taies. Il était à Lima lorsque le longue dissertation qui mérite P. Sotuel , dont j’ai tiré ce qu’on d’étre lue. La relation le mérite vient de lire , publiait à Rome, aussi beaucoup. Ceux qui nel’aul’an 1675, la Bibliothèque des ront pas en pourront prendre auteurs Jésuites. La relation de quelque teinture dans le Journal v notre Acuna est intitulée, IV«m> de Paris (e) , dans celui de Leip- Descubrimiento del gran Rio de sick (f) et dans l’histoire de las Amazonas. L’auteur fut dix M. Chevreau (g-), mois de suite sur cette rivière , et eut ordre de s’instruire exactement de tout ce qui le pourrait mettre en état de faire savoir au roi les moyens d’en rendre la na- (A) Au mois de février i63$] JV vigation aisée et avantageuse, voue franchement que je nai pas la
Pour cet effet, 00 le fit embar-
quer a Quito (b) a>ec Pierre jf. Chevreau, et je la nrefere au mois Texeira , qui avait remonté cette de janvier , marqué dans le journal rivière jusque-là , et qu’on fut deLeipsick, parce que la faute que
bien aise de renvoyer, l’embar- «
quement se fit au mois de te— donne quelque sujet de me défier. Je vrier 1639 (A). Ils n’arrivèrent vois dans la page 3a \ de ce journal à Para qu*an mois de décembre que le gouverneur du Brésil fit rmon-
suivant. On croit que les reso- Texcira Pln l63g et quc Xexei„ lutions de Portugal , qui firent ne pUt arriver à Quito qu’au bout perdreaux Espagnols tout le Bré- d’un an (a). 11 ne se rembarqua donc sil , et la colonie de Para à l’ein- point à Quito au mois de janvier >63q»
bouchure de la rivière des Ama- C|lcvreau e,t p|„, «oyatle quand zones , furent cause qu on sup- jj débite que Pierre Texeira pdrtit au prima la relation de ce jésuite mois d’octobre 163^, et rendit compte
(c) : on craignit que, ne pouvant son voyage au vice-roi du Pérou (3)
, • D r? 1 1 ^11 1 an i638, en septembre (4)- M. Chc-
plus servir aux Espagnols, elle ne yreau ne „omm‘ bien Vautour de
fût d’ailleurs tres-utile auxPor- ja relation , puisqu’il l’appelle Cliristugais. Les exemplaires en devin- tofe d 'Alcuna.
rent extrêmement rares ; de sorte ^ Je ne du Acum ; car j'ai remarque ceux qui ont publié à Paris ^ dans don N. colas Antonio, <70* les Etpa-
1 A r A , gnols ne mettent point d apostrophe entre l <xr-
( d ) la version française de ce livre , ont débité qu’il n’en restait
f>lus aucun , excepté celui dont e traducteur s’etait servi , et peut-être celui de la bibliothèque
gnolt ne mettent point d’apostrophe ticle de et un nom propre qui commence par une voyelle.
!a) Acta érudit. T.ipi. ann. i683.
3) Il s'appelait le comte de Chinchon.
4) Chevi PaS •
Chevreau , Histoire du Monde, loin, ir ,
(A) Cest une ville du Pérou.
(c) Voyez la préface de la traduction française.
(s/j En 1682, in- 12.
ADA, fille d’Hécatomne (0) , et sœur d’Artémise , reine de
/a) Strah , lit. XIV, pag. 45a. .
AD À. i ^
Carie , épousa son propre frère lui avait autrefois donné de plus Idnee , et régna avec lui dans la excellens cuisiniers , en lui ap- Cane , après la mort d’Artémise , prenant que , pour dîner avec apqui ne survécut que deux ans à péiit, il fallait se lever matin etse Mausole son mari (A). Idriéeré- promener , et que , pour faire un gna sept ans (A) , et mourut de souper délicieux , il fallait faire maladie , sans laisser postérité. Sa un sobre dîner ( f ). veuve, ayant régnéenviron quatre Plut. Alcxaudr. , ^ e77. ans, fut chassee du trône par Pexo- 7
dare son cadet (c), qui , pour se (^) Mnée^ ré^na sept ans. ] C’est
maintenir dans l’usurpation, s’al- Dlo“ore de Sicile qui le dit (i). M. Cheî* . r s vreau , qui a converti les années en
lia avec un seigneur persan nom- raois (a) , aurait eu peut-être plus de
me Urontobate, auquel il donna raison d’allonger le terme qu il n’en
sa fille en mariage (B). Elle avait a eu Raccourcir; car Idriéc était
nom Ada, comme la reine détrô- cV^re >'lvan* lorsque Isocrate fit sa ' . •. , ii- philippique. Or, si ion en croit lier*
neeet avait pourmereAplmeis, mip|,us u u flt peu avant sa
nite de bynnesis, roi de Cappa- mort et peu avant la mort dePhilip-
doce. Orontobate succéda à son Pe: *1 faudrait donc qu’Idriée eût vécu
beau-père dans le royaume, au Jusqu!a la 1,0 ; olympiade, puisqu’I-
bout l six ans , et Rendit Ha-
licarnasse contre Alexandre ( d ). l’an a de la 110e. olympiade, deux
Les révolutions qui arrivèrent en ans scl,lenacnt avant la mort de Phi-
ce temps-là furent favorables à d°n“ lo.réSn*
Ada; elle implora la protection 107e. olympiade (car j’ai montré dans
de ce conquérant contre l’usur— les remarques de l’article d’AxT&MisE
pateur, lui livra la ville d’Alinde, ^ue fon raari Mausole, auquel elle
qui était encore à elle , et lui pro- vaus * ne, mouru* qu’a la
‘•.J, . ,11 r a «n de ta 100e.) , on 11 ’a pas assez des
mit de travailler a le rendre mai- sept années que Diodore lui donne.
trede plusieurs autres (e).AIexan- Je crois neanmoins sa chronologie
dre lui fit un très— bon accueil , P^us ccr*a*ne que celle d’Hermippus.
et la rétablit dans sa première S" '*‘^*5"' ’“«rm;Pruî lacerait le
autorité sur toute la Carie, lors- qui ontduré, l’un quatre ans et l’auqu’il eut subjugué la ville d’Ha- tresix,et qui on» précédé l’expédition licarnasse. Elle crut lui pouvoir ^ ^®xa“^*e ? marquer sa gratitude en lui en- ^
voyant toutes sortes de rafrai- de Macédoine , demanda cette même cliissemens, confitures, pâtisse- fille de Pexodare pour A ridée son frèries , viandes délicates , avec les re ». e* ^ a Plutarque (4). Cet his-
meil leurs cuisiniers qu’elle put ^P^LTVP.pren«l^%si la ^ . • .|i . , de Pexodare , de laquelle il fait men-
trouver : mais il nimviiinitmnl 1 : L i .r. •
peut u’elle leurs
. . n , . , * Vl* ... tuuueiie u lau me
trouver; mais il lui répondit qu’il tion , s’appelait Ada; mais on pe n’avait que faire de tout cela , et très-bien l’inférer de ce qu’il dit qu’e que Léonidas , son gouverneur , c*a,'i ^ ain<!e (5); car on sait d'aillct
{b) Diodor. Sic al., lib. XVI. Cest de lui t/ue je tire ta durée des autres règnes.
(c) Strab et Diod. , ibid.
(et) Arriao. lib. I.
(é) Diodor. Sicul., lib. XVII : Slrab. lib.
qu’Orontobate , ayant épousé une lille
(i) Diodor. Sic»!., Ub. XVI.
(a) Chevreau , Hiitoire du Monde, tom. IV , pag. 33, édition de Hollande.
(3) Voyez le tommaire de celle Harangue.
(4) ' *teȟ Nol* in ilarpocrat. pag. qn.
(:>) Plut, in Alcxandr. pag. G(hi.
198 ' ADAM
de Pexodare nommée Ada , se crut possesseur légitime du royaume de Carie. Jusque-là doncM. de Valois me semble Ires-bien fondé ; mais il n’a pas eu raison de dire que Philippe rechercha cette alliance pour Aridée son frère ; ce fut Pexodare qui la rechercha , et qui envoya pour cet effet un ambassadeur à Philippe. D’autre côte', Aridée n’était point le frère , mais le fils de Philippe. Plutarque le dit expressément. Il ajoute une chose qu’il n’est pas inutile de savoir pour mieux connaître les obliquités des cours. Les amis d’Alexandre l’alarmèrent sur les propositions de l'ambassadeur de Pexodare : ils lui mirent dans la tète nue Philippe ne voulait avancer Aridée par un gros mariage qu'afin de le mettre plus en état de succéder au royaume. Alexandre , pour rompre ce coup , dépêcha un homme à Pexodare, afin de lui représenter qu’il devait plutôt jeter les yeux sur Alexandre que sur Aridée , qui était bâtard et presque fou. Pexodare ne balança point sur le choix j mais Philippe ayant eu vent de ce manège censura vivement Alexandre, et lui dit qu’il serait bien lâche et bien indigne de lui succéder s’il se contentait de la fille d1 un Carien , vassal d’un prince barbare. En même temps il exila tous les confidens de son fils , et écrivit aux Corinthiens de lui envoyer pieds et poings liés l'homme qu’Alexandre avait dépêché en Carie. C'était un comédien nommé Thessalus.
ADAM *, tige et père de tout le genre humain , fut produit immédiatement de Dieu, le sixième jour de la création. Son corps ayant été formé de la poudre de la terre (A), Dieu lui soufila aux narines respiration de vie, c’està-d ire qu’il l’anima et qu’il en fit ce composé qu’on appelle homme, (jui comprend un corps organise et une âme raisonnable.
Le même Dieu qui avait produit Adam le plaça dans un beau jardin (u) , et pour le mettre en état d’imposer un nom aux animaux!, il les fit venir vers lui , puis il fit tomber sur lui un profond sommeil et lui ôta une côte (R) , de laquelle il forma uue femme.
Adam reconnut que cette femme était os de ses os , et chair de sa chair , et vécut avec elle sans qu’ils eussent honte de se voir nus. Il y avait dans le jardin un arbre dont Dieu leur avait défendu de manger , à peine de la vie. Cependant la femme, séduite par un serpent (b) , ne laissa pas d’en manger , et de persuader à Adam d’en manger aussi. Dès lors ils s’aperçurent qu’ils étaient nus (C) , et se firent des ceintures avec des feuilles de figuier cousues ensemble. Dieu vint leur prononcer la peine dont il voulait punir leur crime, les chassa du jardin, et leur fit des habits de peau. Adam donna le nom d’Ève à sa femme , et consomma son mariage. Il devint père de Caïn et d’Abel , et puis de Seth , et de plusieurs autres fils et filles dont on ne sait pas le nom , et il mourut à l’âge de neuf cent trente ans(c). Voilà tout ce que nous savons de certain sur son chapitre. Une infinité d’autres choses que l’on a dites de lui sont ou trèsfausses ou très-incertaines : il est vrai qu’on peut juger de quelquesunes qu’elles ne sont point contraires à l’analogie de la foi , ni à la probabilité. Je mets en ce der-
* Joly approuve le texte de cet article ; mais U en blâme les remarques.
Chaufepié indique les légendes orientales comme contenant un grand nombre de circonstances fabuleuses dont il rapporte Us plus singulières.
(a) On rappelle ordinairement le Paradis terrestre et le jardin d‘ Eden.
(b) Touchant ce serpent , voyez les remarques de l’article Eve.
(<0 Y oyez les cinq premiers chapitres de la Genèse.
ad;
nier rang ce que Ton dit de sa vaste science (D) î nous ne lisons rien dans la Genèse qui ne soit moins propre à nous donner cette idee qu’à nous en éloigner.
Néanmoins il pourrait être qu’Adam sortit des mains de son créateur avec les sciences infuses , et qu’il ne les perdit poiut par son péché , non plus que les mauvais anges ne sont pas devenus moins savans depuis leur chute, et que les crimes des gens doctes ne leur font^as perdre les sciences qu’ils possédaient. On peut mettre encore au rang des choses probables ce que disent quelques-uns touchant la beauté d’Adam (E) ; mais il est tout-à-fait faux qu’il ait été créé avec les deux sexes
(F) . C’est avoir bronché lourdement sur les paroles de l’Écriture (d), que de s’être imaginé une semblable rêverie. Les révélations d’Antoinette Bourignon
(G) seraient alléguées mal à propos pour confirmer cette fausse glose. Autant vaudrait-il employer à cet usage les narrations romanesques de Jacques Sadeur
(H) . II n’est pas plus vrai qu’Adain ait été produit avec la circoncision (e) , et que , comme cela lui déplut , il ait commis la faute de ceux dont saint Paul a fait mention dans l’une de ses épi très ( f ). Rangeons aussi parmi les contes ce que l’on a dit de sa taille gigantesque (I) , et de ses livres (K) , et de son sépulcre (L) , et d’un arbre planté sur ce sépul—
( d) Dieu donc créa l'homme à son image , il le créa à l'image de Dieu , il les créa mâle et femelle. Genesc. chap. I , v. 27.
Les Juifs l’assurent. Voyez Bartolocci, liibl. Rabbin., tom. I, pag. 291.
< f) Ir*. ÉpilreauxCorinlbieaijC’/jfl/). Vif, v. 18.