AD OIS IS
pièces. L’une clés plainte» que Venus mois que les jours sont si courts ot les fait de son (ils dans les Dialogues de nuits si longues. Dans les pays dont je Lucien, est qu'il l’envoie courir tantôt parle, la diilérence du plus long jour »ur le mont Ida pour Anchise, tantôt de l’anne'e, et du plus court, ne donne sur le mont Liban pour le bel Assy- point lieu à cette expression. Il y au-
rien, dont il lui enlevait la moitié , par le soin qu’il avait pris de le faire aimer de Proserpine. (o3) Arnobe(34) et Cle'ment Alexandrin (35) ont parlé des amours de cette dernière déesse
corriger
rait bien d’autres choses à dans l’Adonis de cet auteur.
(I) Que le prophète Ézcchiel a parlé de la Jéte et Adonis .] Saint Jérôme a cru que le Thammua de ce*
pour Adonis : et c’est sans raison que paroles d’Ézéchiel : lime fit entrer par Sylbnrgius voudrait mettre dans le l'huis de la porte de la maison de l’ Èpère grec ’Ai/a»»*?, au lieu de ’A/a»*iJ): ternel qui est vers Aquilon ; et voici
T | • • . I . A ^ ^ • . 1 * »| fS J V* • •
il y avoit là des femmes qui estaient assises pleurantes Thammus (3f)) , est Adonis. Il n’a pas oublié de remarquer les deux faces de cette fête : d’abord on pleurait Adonis comme mortj et puis on le chantait , et on le louait comme revenu au monde : Plangitur à mulieribus quasi mortuus , et pnsteà reviviteens canitur atque laudatur (<|o). Saint Cyrille nous apprend diverses particularités de cette fête. 11 dit
3u’on la célébrait encore dans Alexanrie (4i)j et quand il explique ces paroles, malheur sur le pays ... qui en-
car, si on lisait ’Atfantt, on ferait dire à Clément Alexandrin une fausseté :
savoir, que l’araour de Proserpine pour Pluton était un adultère. Méziriac est fauteur de cette dernière remarque. Voyez la page 4«3 de son Commentaire sur les épîtres d’Ovide.
Le jugement de Calliope me fait souvenir de ces deux vers :
Et vituld tu digniss et hic, et quitquis amont ,
A ut metuet dulcet , aut expertelur amarOs( 36).
(H) Nous dit là-dessus le blanc et le noir. ] D’un côté , et avec peu de
vraisemblance , qu’Adonis séjournait Voie par mer des ambassadeurs] et ce six mois chez Proserpine, et six mois en des vaisseaux de jonc sur les eaux chez Vénus, sans les toucher, lit à (4*) f j| veut qu’on les entende des P^t:,,AnvroZ<rvyxo.^ùéliy ko* lettres que l’on envoyait pour faire
uÇsoQat (3^) ; et de l autre , qu il pas- savoir qu’Adonis était retrouvé. Ils sait six mois entre les bras de Proses prenoient , dit-il (43), un vase de terre ; Plne» et autant entre les bras de Vé- el ensmtc , écrivant une lettre aux nus:‘E£^»ï*f tin&u *>**a*k femmes de Biblos , comme si Adonis
**( 'Afptfrar, tuavrtp xa, .» t*iC *y- eût été véritablement retrouvé , ef la xa.ka.tc nnc ni ptrtqiyç (38). Remarquez mettant dans ce vase, ils le scelloient , qu on disait quelque chose de sem- et mettaient sur la mer , après avoir blable toucha nt les conventions do employé quelques cérémonies. Ce vase. Gérés et de Pluton 5 savoir, qu il fut à ce qu'ils assuroient , te rendoit de lui accordé que Proserpine demeurerait méme a Biblos dans certains jours de avec lui six mois, et qu elle irait “ ~ ' '
achever l’année chez.Cérés. Les an-* ciens n’étaient point assez féconds ,
l'année , et quelques femmes chéries de T inus If recevant , cessaient de , pleurer, apres avoir ouvert le lettre ,
i ls appliquaient à trop de sujet» le COmme si Ténus eût retrouvé son Ado dénoûment de leurs fables. D ailleurs, nis> tucien dit qu’il a vu à Byblos la 1 Egypte , la Phenicie ^ l’île de Cypre , tgte de carton que les Égyptiens y qui ont etc la scène d Adonis, ne sont envoyaient tous les ans, sans autre cépas assez éloignées du soleil , depuis renionie que de la jeter dans la mer. le mois de septembre jusqu’au mois keS vents la portaient tout droit à Byde mars, pour qu’on puisse dire qu A- j,los dans sept jours, qui était le temps donis est alors dan» le sépulcre , ou
dans les enfers : et je ne sais pas à quoi songeait M. Moréri, avec ces six
(33) Lucien. Dialoe. Veneriiet I.ud*.
(34) Arnob. , Ub. tV , pag. t^S.
(35) Clen». Ale*, in Protrep. , pag. ai.
(36) Virgil. Ecl. lit , vs. 109.
(37) SchoiiaH. Tbeeeriti, a*l vs. ai, EtdjlL V .
(38) Itnd
(39) ÉMcbiel , chap. Vltl , 9t. i4> Je me sers de la version de Genève.
(40) Micron. , Ub. III. Comment, in Efectûel. r 4 * ) CyriU. in E»aUm , Ub. il.
(4*) Etait, thap. XVlll, vs. i et a.
(jti) CyriU. in Eiaïara , liv. tl. Je me sers de la Traduction de M. de Longepicrre qui rapporte et passage d/m* set Note* *nr Bien , pag. <&*
ADONIS
ordinaire qu’on employait pour passer d’Égypte à cette ville. Procope de Gaze raconte ceci tout de même que saint Cyrille (44)- Scion ce dernier , les Grecs croyaient que Venus était descendue dans les enfers, pour le recouvrement d’Adonis : et comme ils disaient qu’à son retour on avait su qu’elle l’avait retrouvé ( 45 ) , il fallait que les commencemens tristes et lugubres de la fête se terminassent par de grandes réjouissances.
(K) Sous des laitues.] C’est Caliiinachus qui a dit que Vénus cacha Adonis sous des laitues (4 6). Selon Cratinus, elle en fit autant à Pliaon, pour qui elle avait beaucoup d’amour.
Qu’avait fait Athénée de son bon sens lorsqu'il avança que les poètes ont voulu signifier par une semblable allégorie , que les laitues causent une espèce drimpuissance à ceux qui en mangent ordinairement? Si elles avaient cette vertu , Venus les auraitelle choisies, pour en faire une couverture à ses mignons? Ne les eût-elle pasabhorréesjusqn’aunomel à la vue?
n’eût-elle pas craint que leur simple attouchement ue fît un mauvais effet ?
Remarquez une différence entre Callimachus et Eubulus : ce dernier a dit, qu’après- qu’ Adonis fut mort.
Venus l’enterra sous des laitues : d’où il infère que cette plante n’est bonne que pour les morts (47)- L’origine de tous ces contes pourrait bien être ce que l’on disait , qu’ Adonis , ayant bien mangé d’une certaine laitue qui croissait dans l’île de Cypre , fut tué par un sanglier. Ceux qui feront réllexion sur l'endroit où le sanglier le blessa , trouveront sans peine le dénoùment de tout ceci. Adonis était devenu impuissant pour avoir trop mangé de ces laitues : voilà pourquoi on a feint quaprèsccla il reçut à Paine une blessure mortelle. 11 ne faut donc point préférer le mot à celui de
tt&T&qxyti't (48) % et il est beaucoup
(44) Procop. G»». Commei>t. in E»«i. , cap.
(^5) ’Av«XÔoè«rsc ft i|’ Aifon ami /uni Xati àtipîtrômi xtyovrnç roi Çnrov/utioi <rot/v»ftrQtti ne ii atvns-xicTetr. Cyril!, in F.i«ura
U b. II.
(46) JpuÀ Albtnatum lib. Il, cap. XXVIII , pag. 6ç).
(4:) Ibidem.
(48) Vaut te passage de NicanJer , rapport / par Alliance, là me'nte.
plus raisonnable de penser que Nicanaer a parlé de cette laitue connue d’un aliment d’Adonis, que de croire qu’il en ait parlé comme d’un asile qu’Adonis chercha contre le sanglier.
J’avertirai mon lecteur , que M. de la Monnaie n’est pas de ce sentiment.
Voici une remarque , qu’il a bien voulu me communiquer : « Le xxr<t- » des manuscrits est préférable
u de beaucoup au x ctr *<$*•) à v des im- » primés. Nicandre , dans l’endroit » que cite Athénée, parle d’une sorte » ae laitue, sous laquelle, dit -il,
» Adonis s’était réfugié , lorsque le )» sanglier le tua. Cela fait un fort » bon sens ; au lieu qu’il y en aurait j> trop peu à dire que c’est de cette » laitue qu’Adonis avait trop mangé » lorsque le sanglier le tua : l’expres- » sion ne serait ni claire ni suivie,
» et ce ne serait qu’un mélange con- » fus de l’allégorie et de la fable. Il v faut prendre gardede plus que v étant du féminin , il faudrait xc où » xv xa.rmqxymi, parce que alors ou se » prend adverbialement pour quà. »
11 est certain que Casaubon a préféré x&retquyeèi à xaiTot^a^oîy (^9) : il a confirmé son sentiment par les paroles
3ui se trouvent dans la même page ’Athénée , *v xc o.auc èfiSuxivxic «tToxfi/4 Al (5°), in pulchris laclucis abdidisse; mais il aurait dû prendre garde qu’Athénée ne les rapporte qu’après avoir cité un long passage d'un poète qui a dit que si quelqu’un mange de ces laitues il ne peut rien faire avec une femme (5i). Remarquez bien que les paroles ac ce poète suivent immédiatement ce qu’a dit Nicander. Or c’est un signe qu’Atbénée n’a point écrit ou KAroL^uyeèi, mais nv OU xc xst/rat- 4>ae}ûèv. C’en est un signe d’autant plus clair, que nous voyons que ce! auteur ayant cité Callimaque, qui a dit que Vénus cacha Adonis sous des laitues , observe que c’est une allégorie destinée à montrer que ceux qui mangent ordinairement celte herbe, deviennent lâches et invalides par rapport à cette déesse : Akktiyopoûirtxi rni tm»- <t£i on càrQtiiiç tiV i irpot ÀqpoJtTta. o<
’( 4q) C»*anbon. in Athen. , lib. II, cap.
XXVII ,pag. >44
(5o) Cawubon du XAr*xpu-\.Ai. C'est le meme sens.
(5>) Anipbi* 1/1 Ialemo.
ADRASTE. 2$i
ruriX* c 6fi7k£i. Ed quidem
allegond pneus innuentibus , qui assidue lactucd vescuntur , «*/ tuèrent esse invalidas . Il ne faut point se faire une affaire de ce que Nicander aurait mêle fort confusément l'allégorie avec la fable j caries poètes sont tout pleins de ce mélange. Remarquons de plus qu'il a entendu très-mal le mot qu'il a Toulu expliquer: Bpir$n \tytrb*i qnrt Kwvfioïc ÔftJctxsi (Sa). Lactucam à Cjrpriis dicit vocari Brenthin 11 a pris un sapin pour une laitue (53).
Cette faute l’a dû conduire à changer la tradition ; car il a bien vu qu'il eût e'té ridicule de supposer qu’Acionis se réfugia sous une laitue. Il a donc conté qu’elle lui servit d’aliment.
(L) Ils n’ont pas dit tous qu'il soit mort de sa blessure .] Consultez sur cela le troisième tome de la Bibliothéque universelle (54). On peut ajouter aux remarques que l’on y trouve un pas<;age*de Ptoloinée fils a'Héphestion (55) : c’est celui où il est dit que ce vers de l'Hyacinthe d'Euphorion,
TLeut/1 TOÇ fAÏVIOÇ T Ot »4«»
Solut Cocrius tua vulnera lavis Adonim »
n’a pas été entendu. Il signifie tout autre chose que ce que l’on pense; car il nous apprend qu’un certain Cocyte, disciple ue Chirou, avait guéri Adonis de la blessure du sanglier. Les cérémonies de la fête nous doivent persuader qu Adonis n’en mourut pas.
On s'afliigeait au commencement , comme s'il eût été mort ; et ensuite l’on se réjouissait, comme s’il fût revenu au inonde, a II n’est pas difficile » de deviner que l’on a formé cette » fable sur quelques expressions fortes » des Égyptiens ou des Phéniciens , » qui disaieut que ceux qui étaient » guéris d'une grande maladie, ou » échappés d’un grand péril , avaient » été tirés du tombeau. On en trouve » divers exemples dans les psaumes » (56). Ajoutez à cela que c était la t> coutume des Orientaux , de consa- » crer des figures d’or des parties du » corps dans lesquelles ils avaient été
(5a) Atlimaus, lib. II, cap. XXVI II , p. 69.
(SS) V o »<•* la Bibliolli«que Universelle . loin. III . pu u. 58.
(54) Pag. 3i.
(55) A pmi Photium , pag. 47*.
(56) Tübliotb. Univers. , ton*. III , vag. 3i.
» incommodés. On en trouve un exem- » pie dans le 1er. livre de Samuel , ch. » VI, vs. 4. Adonis, ayant été blessé » dans l’aine, et étant guéri de sa blés- » sure, il consacra un phallus d’or....
» L'on avait un très -grand respect » pour cette figure dans les mystères » a’Osiris (5^). » Nous trouvons ici la confirmation de la remarque precedente : les nuages se dissipent; on commence à voir le jour. Vénus crut avoir perdu pour jamais , non pas la vie , mais le sexe de son mari ; soit quYffectivement un sanglier lui eût maltraité cette partie, soit qu’un sortilège, ou hieu quelque autre principe que nous ne connaissons pas, y eût jeté un dévolu et une funeste mortification ; voilà le sujet de ses larmes. Mais la plaie ayant été consolidée , ou le charme ayant été levé, Vénus se persuada que son mari ressuscitait , et qu’il lui revenait du plus profond des enfers : voilà le sujet de sa joie; et afin de conserver la mémoire de tout cela plus mystérieusement , et plus honorablement tout ensemble , il fut dit que tous les ans la fête d’ Adonis serait célébrée de telle et de telle manière. 11 serait aisé d’adapter à cette hypothèse les explications de Macrobe : son soleil descendant aux parties inferieures du zodiaque , et puis remontant aux supérieures : son san* glier , l’image du froid, et par conséquent de ceux qui appartiennent au titre du Droit canonique De friçidis et mafejiciatis : sa Venus désolee , à cause qu'elle est veuve de son soleil , et puis riante au retour de ce bel astre qui la rend féconde. Chacun voit qu’il ne serait pas difficile de faire usage des conventions de Venus et de Proserpine , je veux dire de ces semences concentrées au sein de la terre pendant quelques mois , dont elles sortent ensuite pour la propagation de l’espèce.
(57) Là mime , pag. 33.
ÀDRASTE roi d’Argos , fils de Talaüs et de Lysiauasse (a) , fille de Polybe , roi de Sicyone , s’acquit une grande réputation dans la fameuse guerre de Thèbes , où il s’engagea pour soutenir les droits de Polynice sou
(a) l’auian. , Ub, II, pa&. 5o.
ADRASTE
gendre (A) , qui avait etc exclus de la couronne de Thèbes par Étéocle son frère (b) , nonobstant les conventions passées entre eux. Adraste, suivi de Polynice et de Tydée son autre gendre , de Capanée et dUippomédon , fils de ses sœurs , a’Am-
?hiaraüs son beau frère , et de arthenopée (c) , marcha contre la ville de Thèbes ; et c’est là cette expédition des sept Preux, qui a été tant chantee par les poètes. Ils y périrent tous, à la réserve d’ Adraste que son cheval sauva. C’était un cheval d’importance nommé Arion ; il en faudra parler en son lieu. Cette première guerre fut suivie de quelques autres ; car Adraste, n’ayant pu obtenir les corps des Argiens qui avaient été tues devant Thèbes , eut recours aux Athéniens (d) , qui , sous la conduite de Thésée , contraignirent le nouveau roi de Thèbes ( e ) à faire ce que souhaitait Adraste. Cette satisfaction ne termina point la guerre ; car les fils de ceux qui avaient si mal réussi dans la première expédition en firent une seconde dix ans après , qui fut nommée la guerre des Épigones (B), et qui se termina par la prise et le saccagement de Thèbes. Aucun des chefs n’y périt (J' ) excepté Ægialéus, filsd’Adraste. Ce fut une espèce de compensation pratiquée par la fortune^). Cette perte toucha si sensiblement Adraste, d’ailleurs affaibli par sa
(b) Pausan. , lib. IX , pag. 2S6.
(c> Hygin., cap. LXX ; Apollod. , lib. III; .Diodor. Sicul. , lib. V , cap. VI.
(</) Pausan. , lib. /, pag. 37.
(e) Étéocle et Polynice s'étalent entre-tués. C/) Hygio, cap. LXXI.
\S) remarque (H).
vieillesse , qu’il en mourut de chagrin (C) à Mégare ( h ) , comme il ramenait l’armée victorieuse
2ui avait pris la ville de Thèbes.
’est une marque qu’il fut en personne à la seconde expédition (D) , de quoi pourtant il n’y a guère d’écrivains qui aient parlé.
Ceux de Mégare honorèrent beaucoup sa mémoire ; mais ce n’était rien en comparaison de ce
2ue firent ceux de Sicyone (E).
eux-ci lui dressèrent un tombeau au milieu de leur grande place, et lui instituèrent des fêtes et des sacrifices qu’ils célébraient chaque année pompeusement. On peut voir dans Hérodote comment Callisthène , tyran de Sicyone , fit cesser ces choses en haine des Argiens (i). Il faut savoir qu’ Adraste avait été roi de Sicyone (A:) , en vertu du testament de Polybe son aïeul maternel , chez qui il se réfugia une fois , se voyant contraint de sortir d’Argos (F), et que, pendant son règne , il rendit fort illustre la ville de Sicyone (/) par les jeux pythiques qu’il y établit (m). Il y a des écrivains qui remarquent que son royaume héréditaire fut celui de Sicyone , et qu’il obtint celui d’Argos par élection ; la douceur de son naturel ayant été cause que ceux d’Argos le prièrent (G) de venir humaniser leur mœurs barbares. Homère ne dit pas tout cela , mais seulement
(A) Pausan. , lib. I, pag. Ai.
(«') llcrod., lib. V , cap. LxVII.
( k ) Id. ibid. , et Pausan. , lib. II, pag. 5o.
( l ) Pindar. Nem. , Ode IX.
(m Scholiast. Slatii , apud Bartliium , tom. II , pag. 36 1, in hmc verba Slatii , Tliebajdus , lib. I! , us. 179.
Qui« te «olio Sicyonis avilie
Excitum infrenos coinnonere lecil>us Ai nos «.sciai ?
ADRASTE
qu’il régna en premier lieu à Sicyone ( n ). Servius le dit aussi sur le VIe. livre de l’Énéide , et on lit la meme chose dans Pindare ( o ) et dans son vieux scoliaste. Ordinairement on ne lui donne que deux filles , Argie , femme de Polynice , et Déipyle , femme de Tydée ( p ) ; mais il eut encore deux fils , Ægialéus et Cyanippus , etj une fille qui s’appelait Ægialée , qui épousa Diomède son neveu , fils de Tydée , et le chagrina extrêmement par ses impudicités. Quelques-uns disent qu’il fut le premier qui bâtit un temple à la déesse Némésis , et que de là vient qu’elle a eu le nom d'Adrastée (H). Mais je ne doute pas qu’ils ne le confondent avec un autre Adraste.
Celui qui bâtit le premier autel à cette déesse , le bâtit sur la rivière d’Æsèpe , dans la Phrygie (ç), On ne trouve point que notre Adraste ait jamais été en Asie , et nous trouvons un roi de ce nom dans la Phrygie , au temps du siège de Troie (r). Il vaut donc mieux attribuer l’établissement de ce culte de Némésis à un prince asiatique nommé Adraste, qu’à un roi d’Argos de même nom.
Hérodote parle d’un Adraste qui se réfugia à la cour de Crésus , roi de Lydie , et qui tua par mégardele fils de ce roi (a). L’article de cet Adraste est assez bon dans le Dictionnaire de Moréri ( i ).
(n) Homer. Iliad. , lib. //, vs. 79.
( o ) Pindar. Nera., Ode IX.
(p) Stat. Theb., lib. I. vs. 3g3.
(q) Antimachus apud Strabonem , lib.
XIII , pag. 4o5.
(r) Homer. Iliad. , lib. //, vs. 337 •
(s) Herod. , lib. I , cap. XXXV , et seq.
(A) Les droits de Polynice son gendre. ] Pausanias dit qu’Adraste
avait marié sa fille avec Polynice , avant les disputes pour la succession de Thèbes (1) ; mais d’autres prétendent que ce mariage ne se fit qu’après que Polynice, exclus par son frère , se nit retiré chez Adraste. Ils content que Tydée s’y retira en même temps , et que ces deux réfugiés étaient couverts, celui-ci d’une peau de sanglier, celuilà d’une peau de lion; ce qui fut cause qu’Adraste leur fit épouser ses filles, se souvenant d’un oracle (a) qui lui avait commandé de les marier avec un sanglier et un lion (3). Le Supplément de Moréri dit faussement que Tydée, interrogé pourquoi il portait la peau d’un sanglier, répondit que c’était parce qu’ÛEnée son père était le vainqueur du sanglier de Ca~ lydonie. Il ne fit point cette réponse ; et ce n’était point OEnée , mais Méléagre qui avait tué ce furieux sanglier. On rapporte mal dans le même Supplément l’oracle qui avait été rendu à Adraste.
(B) La guerre des Épigones.] Si l’on avait bien pris garde en composant le IIIe. volume do Moréri que cette guerre n’est postérieure à la précédente que de dix ^ns , on n’aurait pas traduit le mot & Epigones , par ceux
?ui naquirent après le siégé de Thèes : on se serait contenté de dire :
Ceux qui survécurent a leurs pères , ou bien on eût dit en général , les descendons des premiers chefs.
(C) Qu’il en mourut de chagrin. 1 Le Supplément de Moréri lui impute de s' être jeté dans le bûcher de son filst et cite Uygin.fab. 2^2 ; et Hérodote , liv. 5. Or il est à remarquer qu’Hérodote ne dit rien d’Adraste qui ait été employé dans cet article du Supplément. La seule chose que l’on
Sourrait soupçonner avoir été prise 'Hérodote est au commencement de l’article , en ces termes : Adraste fut obligé de se retirer en la ville de Sicyonc , chez le roi Polybe , qui lui fit un bon accueil et lui donna sa fille Amvhitëe en mariage; mais cela même est fort éloigne d’Hérodote, qui dit que Polybe laissa son royaume par testa-
(1) Païuaii. , lib. IX, pag. a8G.
(3) Il est dans U Scoliwte Euripide «Ù PbcenÎM. , Vf. 4*5. Vvyti au/fi Suc* , Tbcb. , l. I, vt. 395.
(3) Hjgin. , cap. LXIX. Apollodore, liv. 111 . dit t/uf l'un <?eux parlait fur son bouclier la fi gare d’une tSte de sanglier.
ADRASTE
ment à Adraste fils de sa fille. Voyez plus la souveraine puissance (8). Ce la remarque suivante. La citation poète ajoute qu' Adraste arrêta le cours d'Hygin est encore plus mauvaise $ de cç mal , et que le mariage d’Ëricar nygin ne parle point là de uotre phylc avec Ampliiaraüs fut le lien qui Adraste , mais d’un autre qui fut père réunit les esprits parla pacification
J ' LJ 1 ^ ^ . A - 1 K .1 ‘ 1 .. /i fl K Lie A m » % L • n va a 1 4 .
d’Hipponoü* , et qui se jeta dans le feu pour obéir à uu ordre d’Apollon, ilipponoüs , par le même principe en fit tout autant. L’auteur de l 'Index d’Hygin, dans l’édition d’Amsterdam en tfibi , donne pour fils à Hercule cet Adraste et cet ilipponoüs; et néanmoins il prétend que le même Adraste
des troubles. Amphiaraüs n’était donc pas beau frère u’Adraste quand ce dernier fut obligé de se retirer à Sicyone. Pindare ne dit point que ce
Prince fugitif ait épousé la fille du roi oiybe , ni que Talaüs ait été tué par Amphiaraüs ; mais l’un et l'autre de ces deux faits , dont le premier est si
paroles
ipse sese in ignem mistt Hipponoüsejus Jilius , ipsi se in ignem jeeerunt ex responso A polit ni s ( j).
(D) Qu’il fut en personne à la seconde expédition. ] Je puis joindre à Pausanias un second témoin , savoir Pindare qui dit positivement qu’Adraste , ayant recueilli les os de son fils , ramena heureusement l’armée à Argos (5). 11 ne le fait donc point mourir en chemin à Mégarc comme
est le père d'Ægiaiéedont Hygin parle opposé à Hérodote » se trouvent dans au chapitre LXX1 , et qui est visible- le scoliaste de Pindare. Diodore de ment le beau-père de rolynice et le Sicile dit que le mariage d’Ainphiafils de Talaüs. C’est avoir mal enten- raii* avec Érinhyle sœur d’Adrast* «lu ces paroles : Hercules JovisJilius n’apaisa point les diflcrens, puisqu'un
Eeu avant la guerre deThèbes ces deux eaux-frè*res disputaient encore à qui régnerait (9). ils furent divisés sur un autre point : Amphiaraüs ne voulait pas être de l’expédition , et Adrastc souhaitait passionnément qu’il en fût. Ériphyie fut choisie l’arbitre de tous leurs démêlés , et donna gain de cause à son frère. Apollodore dit en partie la même chose quoique assez confusément (10). fiarthius a mal rapfait Pausanias; mais néanmoins , voilà porté ce que dit Diodore de Sicile j deux autorités uniformes sur ce point* car *1 suppose qu Ériphyie était fille
ci, qu’Adraste se trouva à la seconde guerre de Thèbes.
(E) En comparaison de ce que firent ceux de Sicyone. ] Le scoliaste «le Pindare rapporte (6; que Dieutuchide soutient qu’on n'avait à Sicyone que le cénotaphe d' Adraste , et que son
d’ Adraste (it). La version latine de cet historien , imprimée à iiâle en y 548 , dit faussement qu’Eripbyle adjugea la couronne à son mari.
(G) Ceux d’ Argos le prièrent. ] Si M. Moréri avait su cela . il se serait bien gardé de dire qu’Anraste, après
véritable tombeau était à M égare (7). quatre ans de règne , quitta la ville de (P) de voyant contraint de sortir Sicyone sans qu'on en sache te sujet , dr Argos. ] On a dit dans le Supplé- vint régner a Argos où il eut deux ment de Moréri qu’Adraste fut chassé (1 i^filles, etc. Mais, quoi qu’il en soit, du royaume d’Argos par Amphiaraüs voici un morceau pour le Pyrrhonisme son bcau-Jrère , et obligé de se retirer historique , les anciens appointés cooen la ville de Sicyone ; mais , par une traires sur les deux royaumes d’Anégligence peu excusable on n’a cité draste ; je veux dire sur l’ordre et le personne qui ait dit cela : c'est donner titre de la possession. Voyez l’article bien du pays à courir à un lecteur qui Talaüs.
pays a courir a un lecteur qui veut avoir des garans. J'ai tant cherché qu’enfin j’ai trouvé une source
(H ) El que de là vient quelle a eu le nom d’ Adraslée. } Le scoliaste de
dans Pindare , où j'ai vu qu’Adrastc Piudare veut que ce nom ait été doasortit d'Argos , et «ju’il se retira à Si- né à la déesse Némésis à cause de la cyone à cause des attentats d’Amphia- compensation dout j’ai parlé. Adraste raüs et à cause du renversement de la famille de Talaüs , laquelle n'avait
Hygini Fabul. , cap. CCXLII.
9 Pindar. Pylh., Od. VIII.
(6) Schol. Pindari iu N cm . , Od. IX.
(7) Dieuturhidtt, I liston» Megarirac, lib. III.
(8) Pindar. Nen». Od. IX.
(«)) Diod. Sicul. , lib. V , cap. VI.
(10) Apollod., Ub. III , pag. 187.
(11) ftartb. in Sial., lom . II , pag. 87V. V ojet autii pag. 914.
(iaj II fallait dira y irait filet et deuxJiU.
ADR ï A.N I.
avait été le seul des chefs qui ne périt
Eoint à la première guerre de Thèes ; et son fils fut le seul des chefs qui périt à la seconde. Le contrepoids est beaucoup plus juste selon î1 hypothèse de ceux qui donnent toute la conduite de la seconde guerre aux Épigones ; mais ceux qui prétendent qu’Adraste y alla , et qui lui donnent la gloire d’en avoir ramené l'armée victorieuse , supposent nécessairement qu’il y commandait. C’était donc à lui à v périr , afin que la balance devint égalé entre lui et les six collègues qu’il avait eus la première fois.
(I) Est assez bon dans b; Dictionnaire de Moréri. ]| Je n’y ai trouvé que les petites faute» suivantes : i°. On v fait Adraste fils de Gordius , au lieu de le faire fils de Blidas * , et petit-fils de Gordius , conformément à la traduction latine dL’Uérodote. Je sais bien
Sue le texte grec porte qu’il était fils e Gordius, et petit-fils de Mid;i8(t3) :
mais je sais aussi , d'une part, que M. Moréri n’était pas homme à rectifier les versions par les originaux grecs ; et de Rentre , qu’il y a une leçon grecque conforme à la traduction, a0.
On ne devait pas supprimer que Créstts nsa envers Adraste des cérémonies expiatoires qoe l'on employait pour la purification des homicides involontaires. S0. Il ne fallait pas dire qu’Adraste se tua sur le corps du fila de Créât» i mais sur son tombeau : car Hérodote remarque que Grésus, ayant excusé et consolé le meurtrier, fit enterrer son fils. 4°. Enfin , il ne fallait
Bas citer Clio ou Li. Les noms des lu ses donnés aux livres d’Hérodote ne servent de rien dans les citations , et principalement lorsqu'on fait un livre français d'un usage aussi populaire que le Dictionnaire de Moréri ; mais en tout cas il fallait achever l’évaluation de Clio à tivre premier.
passa de son temps. Son ouvrage est une continuation de Guicciardi n , et commence à l’an 1 536 (A). Le jugement et la bonne foi, la diligence et l’exactitude y régnent beaucoup, et i) paraît que Cosme , grand-duc de Toscane , prince dvun esprit vaste et d'une prudence consommée , avait communiqué ses mémoires à l'auteur (B). M. de Thou , de qui j'emprunte ce qu’on vient de lire, reconnaît ingénument qu'il a pris beaucoup de choses dans cette histoire , et qu'il n'y en a point qui lui ait fourni plus de matériaux que celle-là (a). Il trouve étrange que les Italiens ne considèrent pas Àdriani à proportion de son mérite. Outre cette histoire , ou a six Harangues de la façon de cet auteur ; savoir : l’Oraison funèbre de Charles V, celle de l’empereur Ferdinand , celle d'Éléonore de Tolède, femme de Cosme, duc de Florence ; celle d’Isabelle , reine d’Espagne ; celle de Cosme, grand-duc de Toscane ; et celle de Jeanne d’Autriche, femme de François de Médicis ( b ). 11 mourut à Florence , l’an 1 579. Je le crois aussi auteur d’une longue Lettre touchant les anciens peintres et sculpteurs , qui est à la tête du troisième volume du Va** sari (*).
Il était fils du docte Marcel
♦ D'apres cette critique de Ba r b t , te* éditeur t de Morde t firent Ut correction qu'il demandait: mai t d après un article inséré dans le êt ms XI de* Jugement sur quelque* Ouvrage* nouveau* , les éditeurs de Moréri de i-5q ont rrtahU : Adrajie , (il* de Gprdto*.
(il) Ilerod. , lib. I , cap. XXXV
ADRIANI ( Jean - Baptiste ) , né à Florence , l'an i5i 1 , d’une famille patricienne , a écrit en italien VHistoirc de ce qui se
Virgile (c) , secrétaire de la république de Florence et professeur
(a) Thtian. Il Ut. , lib. LXVIII , sub Jtn.
(b) Jacobo Rilli , Notilie litterarie ed utoriche iotorno a gli Uornini illuitri dell* Academta Fiorentina, pag. 45.
(*) Ce n’est pas dans te troisième volume, mais dans ta troisième partie du second volume.
(c) Michael Pocciantiu* , de Scriptor. Florent. , pag. io3.
'->.36 ADRICHOMIA.
aux belles-lettres dans l’académie. Il lui succéda dans cette charge de professeur (</) , et laissa un fils nommé Marcel Adriani ,
Florence avaient fourni bien des choses (4) , a débité qu’on avait conclu dans cette entrevue , selon l’avis du roi d’Espagne , expliqué par le duc d’Alhe , que l’on abattrait les j rinci-
tons , a lirmies
qui fut très-docte, et qui exerça pairs tâtes des protestans , et qu’après le même emploi ( e ) , et qui prit c,îl;* *on ^rail n,a*n ^asse le titre de il Torbido dans l’académie de gli Alterati ( f ). Il y a des gens qui trouvent notre Jean — Baptiste un peu partial contre le pape Paul ni (g)-
(d) Rilti Notitie lilterarie, pag. a53.
( e ) Là même, pag . a55.
main nasse sur eux la manière des genres sici- Je voudrais que d’Auhigné n’eût pas enchéri sur 1 auteur qui lui servait d'original. Presque tous les historiens , dit-il (5) , et entre ceuxlà , Jean-Baptiste Adrian , qui avoil entre les mains les chiffres et secrets du duc de Florence , ont voulu comme d'un consentement que là ayent esté pro-
(/) Le Bocchi , au l*r . livre des Éloge* jettr-cs les guerres des Puis-Pas , et tes joints au Rilli, pag. tfi. massacres qui ont depuis ensuivi. 11
(g) Spood. Annal. , ad annum iSiJS, num. n’y a point de doute que Jf« del'hou ne *8# pag. 492. soit en cela Foriginal que d’Aubign©
a copié i mais le copiste ne se donnet (A) Pt commence a lan i536.} Ne t-il pas trop de licence? ne donne-t-il 1 ayant point , il faut que je m’en rap- pas comme un fait certain ce que
# » * 1 j 1 u«< ««lit % v* ««Mil
porte au témoignage de M. de Tliou j M. de Tbou n’avait donné que
que comme
une chose apparente ? Ne parle-t-il pas des chiffres et des secrets du grandduc , de quoi M. de Tbou n’a v ait rien dit ? car commentant ne signifie point chiffres et secrets. Plus une accusation €*st atroce, plus doit-on s’arrêter aux
(4) Ex Catmi Etruner Ducis CommenUuiù , ut féru simile etl , rnutia hautit. Id- ibid.
(5} D’Aubigné , But., tom. /, 1er. JP", ch. P. (6; Zeillrr, dr Hisloricis, part. II r pag. t.
mais j’avertis mon lecteur que, selon M. de Sponde (1) , notre Adriani a commencé son histoire à l’an i53y , et l’a finie à l’an 15^4* Elle comprend vingt-deux livres , et fut imprimée à
Florence , chez les Giunti , l’an 1 583 ,
in-folio; et à Venise , en deux volumes termes d’une dépositionjors même que in-4*° » l’an iSS^. Marcel Adriani, fils comme ici les apparences sont très-fade 1 auteur , fut celui qui publia cette vorables. Si Zeiller avait jeté les veux histoire. 11 la dédia à François de Mé- sur crt endroit de M. de Thon , il n’au* dicis , grand-duc de Toscane. Elle fait pas osé dire que l’histoire d*— comprend l’espace de 44 ans , si nous driaui finit à la mort de Charles V r6). en croyons le Bocchi (2).
(B) Avait communiqué ses mémoires a l’auteur. ] M. de Thou avait déjà dit dans le XXXVII®. livre ce qu’il pensait là-dessus , à l’occasion des secrètes conférences qu’eut Catherine de Médicis avec le duc d’Alhe, lors de ADRI ANUS , OU ADRIAN , ou I entrevue de Bayonne. Ceux d, la p)utôt ADRIEN, empereur, pareligion . gins fort soupco/meiw , dit- * . » „r 1
il (a), ont publié quon machina dans Pe > e*c* Cherchez HADRIEN.
conférences l’extirpation de leur ADRICHOMIA ( CoRNF.iïXE ) ,
dT±Z"‘„ ÏÏZZ Z religieuse de l’ordre de saint Aucela est faux ou non. Il ajoute que gusttn , au seizième siècle , fille Jean-Baptiste Adriani , historien très- d’un gentilhomme hollandais , sincère et très-judicieux , et à qui ap- s’aCqUit beaucoup de réputation
Sar la connaissance de la poésie, ont elle fit un usage conforme à sa profession ; car elle mit en vers les Psaumes de David , et composa plusieurs autres Poèmes
-judicieux , et a qui ap paremraent les mémoires du auc de
(i) Spotid. Annal., ad ann. i534, num. 18, pag. 4*6.
(*) Le Boccbi , au /**. |j». des Eloges joints au Rilli, pag. 49.
(3) Oenu « hominum tuipicax . Thuan. Hist, , ib. XXXVII , pag. 749, ad ann. *565.
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