‹ Dictionnaire historique et critiqueChapitre 57 sur 134 · TOC T · texte numérisé non relu

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Inter uiueersos homints tummoperi admira mien.

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Athénée ajoute que cela signifiait Vénus et Bacchus; car tous deux l’airnérent. Platon le comique avait rapporté cet oracle (27). Il n’est pas le seul poète qui ait parle de ces amours de fiacchus. On trouve deux vers dans Plutarque , qui assurent que Bacchus , ayant vu le bel Adonis dans l’tie de Cypre, en devint amoureux , et l'enleva (a8). Ce que Plutarque ajoute est curieux, et pourrait en un besoin faire leçon à ceux qui nous donnent tant de généalogies orientales de la

(?4) Amm. Marcel!., Ub. XXII, cap. IX.

(a5) Pluttrch. in Alcib. , pag. aoo; in Nicîâ , pag. 53a.

(*6) Alhen. , Ub. X , cap. XXII . pag. 456.

(ar) In Adonide , apud Athco. , lib. X, cap. XXtl . pag. 45C.

(aS) Plut Sjrmpo*. , Ub. IW , cap. tr.

religion et de la mythologie païennes.

Un des interlocuteurs de Plutarque soutient fort sérieusement et fort gravement , qu’ Adonis et Bacchus sont la même divinité, et que les Juifs s’abstenaient du porc, à cause qu’Adonis avait été tué par un sanglier. Or il

(irétend que leur religion, leurs fêtes, eurs cérémonies, étaient à peu près ce qu’on faisait dans la Grèce pour Baccn us j et il dit même que leurs lévites étaient ainsi appelés, à cause de Av«oc ou d’Evioç, Lysius , Evius, deux noms de cette divinité. Ausone déclare que Bacchus, Osiris, Adonis, etc.

étaient un seul et même Dieu (29).

Macrobe va encore plus loin (3o).

(G) Proserpine en devint amoureuse dans tes enfers. } S’il en faut croire Apollodore ( 3i ), elle n’attendit pas tant à l’aimer , et n’attendit pas même qu’il fût sorti du berceau. Vénus, charmée de la beauté de cet enfant, le mit dans un coffre , et ne le montra qu’à Proserpine. Celle-ci protesta qu’elle le voulait garder. Il fallut que Jupiter prononçât sur le différent ; et voici de uelle manière il le partagea : qu’Aonis serait libre pendant les quatre premiers mois de l’année , et qu’il passerait auprès de Proserpine les quatre suivans , et auprès de Vénus les quatre autres. Il aurait mieux valu mettre la portion d’Adonis au milieu de 1 an j et peut-être l’avait-on ainsi dit avant que les abréviateurs ou les copistes d’Apollodorc eussent mis sa Bibliothèque dans l état où nous l’avons. <2“°* qu’il en soit , Adonis ne voulut point des vacances que Jupiter lui avait données : il y renonça en faveur de Vénus j car il lui fit présent de ses quatre mois. D’autres (3a) disent, i°. que la muse Calliope, chargée de la décision de cette dispute par Jupiter , ordonna qu’Adonis serait six mois à Vénus , et six mois à Proserpine. a0. Que Vénus f indignée qu’on ne lui donnât qu’à moitié ce qu’elle voulait avoir tout entier elle seule , iuspira à toutes les femmes de Th race un tel amour pour Orphée, fils de Calliope , que chacune le voulant ôter aux autres, elles le raircut en cent

(«9) Aojon. Epigramm. XXX.

(3o) Macrob. Saturotl. , Ub. I , cap. X^lll et XXI.

(3i) Apollod. Bibl. , Ub. III , pag. »4"- (3a) Mjgin. Aatrunan* , Ub. Il , cap P' J JT-

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