‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 163 sur 413 · JOY · texte numérisé non relu

JOY

Traversant le Jourdain, à pied sec, à la téte du peuple hébreu. Peinture à fresque de Raphaël, suite des Loges du Vatican, gravée par Chaperon, Volpato, Horace Borghiani et d'autres. Voir l’œuvre de Raphaël.

Distribuant la terre promise entre les {ribus. Raphaël pinx., Nicol. Chaperon sculpsit. Voir la suite des Loges du Vatican, n° 50 ; etencore Volpato, Horace Borghiani, César Fantectus, Alexandre Mochetti, etc.

Le même sujet, gravure de la Biblia saera (1) dite de Plantin (1593), in-fol. Pièce non signée.

JOVITE (saint), évêque et martyr à Rome (u: siècle). À

Représenté tenant une palme el un glaive.

Voir la figure au 15 février, Jour ou il est honoré à Brescia, lieu de son martyre, dans General Legende der Heiligen, ou Légende générale des saints, in-fol. Anvers, 1649, par Ribadineira et Rosweid. |

On le représente aussi en compagnie de saint Faustin, avec lequel il fut torture et décapité, É k

JUDE (saint), apôtre, dit Thaddée. Honoré le 28 octobre en Mésopotamie ou en Perse, où il mourut martyr dans le 1‘ siècle de l'Eglise (2).

Debout. Peinture sur verre du xur° siècle à l'église cathédrale de Reims. Deseriplion des vitraux de la cathédrale de Bourges (3).

Planche d'étude XIX.

Autre d’un calendrier grec des Acta sanctorum des Bollandistes, tome I: du mois de mai, planche de la page 81, mois de juin, figure n° 19.

Le même. Figure du même calendrier , mais indiqué au 21 août.

Représenté quelquefois tenant une équerre comme saint Thomas. Lambert Suavius inv., sculps. (1545). Voir son œuvre.

Autre par J, Mathéus tenant le même attribut. Voir notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Autre de la suite des douze apôtres par Raphaël, gravée par Marc-Antoine, Silvestre de Ravenneet beaucoup d’autres. Voir l'œuvre de Raphaël et de ses graveurs.

Le même saint décapité au moyen d’une guillotine (+). Voirnotre Zconographia sancta, au nom Jupe (saint), pièce signée Mathéus.

Diverses figures du même dans la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris. Pièce saus nom, folio 1433 du XHI° volume.

Le même en pied, avec sa Vie gravée autour de lui. Même indication, folio 155.

Autres, folios 136, 139, 140, 141, 142, 143, 144. 11 tient tantôt une équerre, un bâton, une scie, une hallebarde. Autres, par di-

(1) Sur cette Bible et ses graveurs voir la note au nom ÎsaiE, dans ce Dictionnaire.

(2) Ses attributs sont une palme et un livre, quelquefois une grande croix. Sur la manière de représenter les apôtres, voir l'ouvrage de l’abbé Guillon : Le Cénacle de Léonard de Vinci, Lyon, 1811; les Annales archéologiques, de M. Didron, tome 1V, page 198; l'Iconographie chrétienne de l'abbé Crosnier, ete.

(2) C'est l'ouvrage si remarquable des PP, Cahier

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vers artistes, folios 145, 146, 147, 155. — Sur la place qu’il a pu occuper à la Cène, son costume et toute sa personne, voir Îles détails que nous donnons dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, au nom Jupe /saint).

JUDITH , sainte veuve, célèbre libératrice du peuple hébreu vers l'an dlu monde 3346 (5)ou5314 (6). Honoréele 27se:ptembre.

Belle figure debout, tenant un glaive et marchant vers la tente d'Holopherine. Peinture sur bois par André Mantégna (xv° siècle environ). Voir son œuvre et cellies de ses graveurs. Celte peinture est reproduite par d’Agincourt, Histoire de l’art (Peinture), planche CXL. Autre figure de la même par un artiste sans nom désigné. Folio 1 d’un volume de gravures, bibliothèque Mazarine, sous le n° #778 (71).

La même, dans le style de Jules Romain.

Même bibliothèque, n° #778 (65), figure n°

Diverses autres compositions de ja vie de Judith, dans les anciennes Bibles ayec les planches de Virgilius Solis, de Stephanus de Laulne, Ce Mérian, de Luycken, etc.

Dans la collection des sujets de l’Ancien Testament réunis au cabinet des estampes de Paris, de Dresde, de Munich, de Vienne, des Bénédictins de Lambach (citée par M. Duchesne , Voyage d'un iconophile, page 72), etc.

Judith s’apprétant à trancher la tête à Holoferne. Belle composition de M. Horace Vernet, peintre français, gravée in-f° par Jazel et in-8° par Pelée pour la maison Furne.

Voir l'œuvre du peintre au cabinet des estampes de Paris etchez les marchands de gravures.

Quelques autres indications dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., au nom Jupirm, dont une suile de vitraux du x: siècle à la Sainte-Chapelle de Paris, offrant l’histoire complèle de cette femme célébre (7).

Judith donnant la tête d'Holoferne à sa servante. Pièce assez rare de Jacq. Gallot, gravée dans le genre de Morin. Voir son œuvre.

Le même sujet par M. Horace Vernet.

Gravure à l’aqua-teinte. Voir l’œuvre du peintre.

Venant de couper la tête à Holopherne.

Parmesan invenit.

Même sujet, par Pélégrini dit Tibaldi invonit, 3. Simon sculpsit. Veir son œuvre.

Autre de Guido Réni. Gravure de N. Dupuis. Voir leurs œuvres,

Judith tenant la tête du général assyrien:

Peint par la femme de Simon Vouect et gravé

et Martin.

(4) Sur cette singulière particularité , représentée sur une gravure du xvyi® siècle, voir la note au mot APÔTrREs dans ce Dictionnaire, col. 71.

(5) Selon l'hébreu.

(6) Selon les Septante.

(7) Onen trouve l'explication page 167etsuivantes du texte de M, de Lasteyrie (Histoire de la peintuie sur verre, @lC.).

par Claude Mellan. Voir l'œuvre de ce graeur.

à Judith rentrant dans la ville de Béthulie,

tenant la tête d'Holoferne. Peinture de Dello

au xve siècle. Collection de M. Artaud,

publiée par Challamel (1). Voir notre Jconoraphia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 118 (G).

La même montrant la tête du général assyrien au peuple de Béthulie. Le Dominiquin pinxit. Voir son œuvre et le Musée de peinture et de sculpture par MM. Duchesne aîné. Audot, éditeur. Tome Ile, planche 100.

Aütre priant dans sa chambre, pièce sans nom d'artiste. Même indication.

Autre. Gravure en bois d’un maître du xv° siècle. Voir le folio 7 d’un volume in-f°, Pièces de vieux maîtres, tome IV, au cabinet des estampes de Paris (E à 55).

Judith tenant la tête d’Holoferne, trèsbelle figure debout. Christofano Alloris pinxit (Florence), Devilliers sculpsit. Anmales du musée Landon. ( Ecoles anciennes), tome Jr, planche XXXIII.

JUETTA (sainte), veuve et solitaire, honorée le 13 janv. en Belgique (siècle inconnu).

Représentée dans la solitude, planche XVIII de la suite des Ermites de Sadeler.

Voir son œuvre et notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

Voir aussi folio 37 du IV° volume de la Collection des saintes du cabinet des estampes de Paris.

JULES (saint), vétéran romain et martyr au 1° ou au 1v° siècle. Honoré le 27 mai. :

Représenté placé devant une idole à Iaquelle il refuse de sacrifier ; ou encore, décapité aux pieds mêmes de la statue et en présence du gouverneur Maxime. J. Callot inv., fecit. Voir son œuvre, Vie des saints, et le folio 461 du XIII: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

JULES (saint), évêque de Cyrène dans la Cyrénaïque. ;

Représenté sur un verre peint des Catacombes, publié par Blanchini, Demonstratio historiæ ecclesiastice, etc., in-f°, tabula 3 sæculi 11, n° 142, et tome LIT, page 667.

Son nom manque aux martyrologes (2).

ULIANA. Voir JULIENNE.

JULIE f(sainte), de Corse, vierge et martyre. Siècle inconnu. Sa fète au 22 mai.

Représentée crucifiée. Pièce sans nom d'artiste. Folio 69 du IV: volume des saintes du cabinet des estampes de Paris.

Autre composition, par J. Callot. Même volume, folio 71.

La même. Vie des saints de Sébastien Leclerc. Voir son œuvre, n° 212, 22 mai, de la suite des saints.

Et notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

(1) Bans l'ouvrage intitulé : Les Peintres primitifs, elc., 1 vol. in-4° avec planches lithographiées.

(2) Blanchini, loco citato, dit qu’on trouve ce personnage porté à la date du 6 novemre sur d’ancieus martyrologes.

JULIEN (saint), d’Ancyre, solitaire et prêtre, puis martyr vers le in° siècle. Honoré le 13 septembre.

Représenté décapité après avoir souffert diverses tortures, ayant refusé de déclarer les noms de ses compagnons. Menologium Græcorum, figure page 36, tome I°r.

Près du saint un vase, dans lequel il devait prendre de l’eau pour désaltérer ses compagnons de pénitence, au moment où il fut saisi.

JULIEN (saint) d'Alexandrie, martyr au iui° siècle. Honoré le 12 ou 27 février, ou encore 30 octobre et 17 février.

Représenté assis sur un chameau, les mains attachées derrière le dos et servant de jouet à la populace. Callot inv., fecit. Voir son œuvre (Vie des saints) à la date indiquée et les folios 165, 166, du XIII: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même, apporté devant le juge par ses deux domestiques (3). J.-B. Gauli pinx., J Frey sculp. Voir leurs œuvres et notre Zconographia sancta, n° 778 (G), bibliothèque Mazarine.

JULIEN (saint), d'Emèse, médecin et chrétien vers le nie siècle. Honoré le 6 février.

Représenté assis à terre, les mains et les pieds cloués à une porte, tandis qu’un bourreau lui enfonce un grand clou dans le crâne. Figure page 163 du Il: volume du Menologium Græcorum.

On peut aussi le représenter soignant les malades pauvres, ou baisant les plaies des martyrs.

JULIEN (saint), dit le Pauvre ou l’Hospitalier, et sa femme, sainte Basilisse, martyrisés vers le 1v° siècle. Honorés le 6 janvier.

Représentés passant dans leur barque Jésus-Christ caché sous la figure d’un pauvre lépreux; puis le plaçant dans leur lil. — Visités par Jésus-Christ qui vient les remercier de leur charité.

Remarquable légende peinte sur un vitrail du x1v° siècie à la cathédrale de Rouen, et publiée par Langlois du Pont-de-l'Arche, dans son traité de la Peinture sur verre, in- 8°, Rouen.

Saint Julien recevant les lépreux à la porte de son hospice : deux hommes(#) conduisent la barque qui sert à recueillir les voyageurs. Christofano Allori pinxit. Ch. Normand sculpsit. Annales du musée Landon (Ecoles anciennes), tom. Fr, planche LXVI.

Voir aussi notre Dictionnaire iconogra= phique des monuments, elc., p. 99, au mot JULIEN, où nous avons eu tort de faire deux personnages distincts de saint Julien le Pauvre et de saint Julien l’'Hospitalier.

Curieux bas-relief du xiv° au xvy: siècle,

(3) Ce saint ne pouvait marcher étant accablé d’infirmités.

(4) La légende dit pesitivement et les anciens monuments prouvent que C'étaient saiñt Julien et sa femme qui allaient chercher eux-mêmes les voyageurs dans leur bateau, ce qui estbien plus charitable,

représentant saint Julien et sa femme passant l'eau avec Jésus-Christ qu'ils ont pris pour un pauyre lépreux (1). Stalislique monumentale de Paris (Monographie de l’église de Saint-Julien-le-Pauvre à Paris), par M.

Albert Lenoir, architecte du gouvernement, Voir la planche X. | !

JULIEN (saint), sans désignation de lieu et de condition, martyr au 1v° siècle, honoré le 4 septembre.

Représenté brülé vif. Figure page 13 du I: volume du Menologium, etc.

Autre, à la date du 17 février. Ibid., page 19% du Ile volume. Même ouvrage.

Voir aussi dans notre Jconographia sancta, d’autres figures de saints de ce mom.

JULIEN (saint),sans doute militaire, siècle inconnu. Représenté tenant um étendard et une palme, ce qui indique un martyr. Costume du Bas-Empire. Figure gravée d’après le tableau d’Allegretto Nuci, planche XXII du Er vol. de l’ouvrage de Giovan. Rosini, Storia della pittura italiana, etc. In-folio. Pise, 1839.

JULIEN SABAS (saint), solitaire. Voir à Sa- BAS JULIEN.

JULIENNE (sainte), vierge ct martyre à Tarse en Cilicie, au 1v° siècle, avec sa Compagne Cyrienne.

Représentées toutes deux au milieu d’un brasier ardent. Henologium Græcorum, figure page 159 du I:r volume, édition du cardinai Albani.

JULIENNE (sainte), vierge et martyre à Nicomédie au v° siècle. Honorée le 16 février, à Cume en Campanie.

Représentée tenant une palme. Figure gravée dans la Légende générale des saints de Ribadineira et Rosweid, édition ailemande ou flamande de 1649 à Anvers, intituiée :

General Legende der Heiligen. In-folio. ,

La même, représentée en prison, visitée par Satan (2), sous la forme d’un ange. Dans le fond son martyre. Quatre pièces signées de Th. de Leu, Sadeler, Adrien Collaërt, et une copie. Folio 89 du IV*° volume de la Collection des saintes, cabinet des estampes de Paris.

La même foulant le démon sous ses picds.

Mêmes volume et folio.

La même plongée dans une chaudière sur te feu. Suspendue à une potence. Près d’elle un glaive, une torche, une palme. Même volume, folios 90, 91, Trois pièces signées Th. Galle, Callot et Tempeste.

La même tenant une baguette et un dragon avec un lien. Zeonographia sancta, citée ci-dessus,

La même, représentée devant le juge, {te= nant un démon enchaîné. Mêmes indications.

(1) La belle légende de ces deux pieux et charitables époux est donnée en détail dans un Mémoire de M. Lecointre du Pont, amiquaire, d'après un manuscrit du moyen âge. Voir le IV° volume des Mémoires des antiquaires de l'Ouest, etc., in 8°, année 1848, page 190 et suivantes.

(2) Qui vient pour ébranler sa foi et engager à apostasier.

(5) Cet astre est peut-être iei l'emblème de Ia

La même ou une autre, martyre à Rome.

Même siècle, honorée le 8 août.

Représentée dans une chaudière de poix ou plomb fondu. Vie des saints publiée par P. Mariette, Voir le volume in-folio, n° W 236 et 102% en rouge, bibliothèque Sainte- Geneviève, cabinet des manuscrits et des livres à figures.

Décapitée après beaucoup de tortures, Menologium Græcorum, figure page 46 du H° volume.

JULIENNE (sainte), religieuse du prieuré de Saint-Cornillon de Liége, de 1246 à 1257.

Sa fête au 5 avril. C’est à elle que fut révélée et c'est par elle que fut introduite la dévotion de l’adoration perpétuelle du saint sacrement. Représentée à genoux et regardant le croissant de la lune (3), dans Je ciel. Figure du folio 99 du IVe volume de la Colleclion des saintes du cabinet des estampes de Paris. Pièce signée Balth. Moncornet fecit.

La même plus en grand. Pièce non signée.

Voir le folio 100 du même volume. Autre, folio 101.

La même. J, Galle fecit. Collection de figures de saints et saintes, bibliothèque Mazarine, volume n° 4778 (38), folio 136.

Voir aussi notre fconographia sancta, même bibliothèque, n° #778 (G).

JULIENNE (sainte), de Florence (#). Première abhesse ou prieure de l’ordre des Servites (femmes) au x1v° siècle. Honorée le 19 juin.

Représentée tenant un livre, ayant sur la tête une couronne d’épines (5), et un cœur représenté sur Ja poitrine. Figure planche LIil de la suite des Fondatrices ou Réformatrices publiées par Van Lochom en 1639, 1 vol. in-8 avec titre en latin (6), et par Mariette, même format, sans date, litre en français.

La même, représentée à genoux, priant devant une châsse. Lenfant invenit et sculpsit. Folio 75 d’un volume in-folio sous le n° k718 (69), bibliothèque Mazarine. Celte gravure est dans le genre de celles de CI. Mellan.

La même avec les mêmes détails ou environ. Collection des saintes au cabinet des estampes de Paris, tome IV, folio 103.

La même, représentée mourant, couchée sur la cendre, au milieu d’une chapelle de son ordre. Elle est assistée de plusieurs personnes. Pièce non signée des Fasti Mariani, à la date indiquée. Voir le n° 20 de l'article Saints dans ce Dictionnaire, pour le titre entier des Fasti. ù

JULITTE (sainte), martyre avec son enfant, le petit Cyr, au 1v° siècle. Honorés le 16 juin. Tableau de M. Heime (7), lithographié par lui-même, Voir notre Iconographia

vie religieuse qui cherche l'obscurité.

(4) De la famille des Falconieri.

(3) Quelquefois la couronne est placée sur un livre.

(6) Sur cette différence de titres, voir la note au mot Fonparrices, ete., dans ce Dictionnaire.

(7) Le tableau, qüi est fort beau, est à l'église Saint-Sulpice.

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