URS
Son buste est gravé dans la suite des papes publiée dans les Acta sancitorum des Bollandistes, (ome supplémentaire du: mois de mai ; dans la Vie des papes de Ciaconius, in-fol., tome II, page 546, ou n° CCII de la suite des S. P.
Tombeau du même pape à l’église Saint- Victor de Marseille vers 1370. Ce monument, d’une belle architecture chrétienne dans le style du xiv° siècle, orné d’un grand nombre de statuettes et offrant la figure couchée du pape Urbain, est assez bien gravé dans le volume supplémentaire des Acta sanctorum du mois de mai, cité ci-dessus, page 93. Voir aussi notre {conographia sancta, citée cidessus. Le päpe y est représenté debout, mitre en tête, mais vêtu en religieux de Cluny.
URBAIN (saint), évêque en Macédoine au 1°" siècle, martyr avec plusieurs saints évêques honorés le 31 octobre.
Représenté massacré ävec trois autres évêques ; rien de particulier qai les distingue. Voir la figure, page 155 du E:° volume du Menologium Græcorum.
FE URBAIN (saint), évêque ; nous ignorons de quel siége (#).
Représenté assis, tenant une croix à tri:
ple croisillon (5) et un cep de vigne ; près de lui deux jardiniers. Figure d’un méréau (6) de la corporation des jardiniers de la ville de Maestricht, publié planche n° 14 de là notice de M. A. Perrau, Recherches historiques sur les corporations de ladite ville,etc., in-8. Bruxelles, 1848. Pour le texte, voir page 53,
Le méréau porte pour légende : S. Urbane patroen van de Hovemirs.
URMER (saint), nommé ainsi par corruption ou erreur sur quelques vieilles gravures, sans doute le même que saint URSsMER.
Voir à ce nom.
URSAIN (saint), évêque de Bourges vers le z1° siècle ; honoré le 9 novembre.
Représenté préchant, mais sans attribut particulier. Pièce non signée. Voir le fol. 102 du XXII volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.
URSANE (saint). Voir à Ursin.
URSICIN (saint), nommé aussi Ursin en Suisse, moine de Luxeu au vur Siècle ; honoré en Suisse le 20 décembre.
Représenté sur des monnaies de Bâle, Voyages pittoresques en Suisse, par de La-— borde, tome 1, page 307. Sans attribut particulier que sa crosse d’abbé.
URSIN ou Ursane (saint), moine, abbé de Luxeu, au vi siècle ; honoré le 20 décem— bre en Franche-Comté.
Représenté mourant. Pièce sans nom.
Folio 101 du XXII‘ volume de la Collection
trouvons un évêque de ce nom à Langres vers 450, honoré à Dijon le 2 avril et le 25 janvier. (Mariyrologe universel de Chastelain.)
(5) Nous avoas déjà dit quelque part que ce genre de croix n’avaft aucune valeur monumentale dans la liturgie latine.
(6) Sorte de jeton de présence dans une société ayant un règlement constitué,
62i VAL
des saints du cabinet des estampes de Paris.
URSICINUS (saint), médecin, martyr à Ra-
venne (siècle non désigné); honoré le 19 uin.
Représenté debout, tenant une couronne.
Figure d’après une mosaïque du vi: siècle, publiée par Ciampini, Vetera Monumenta, tome IE, planche XXV de la page 95. Voir la fig. n° 13.
URSMER (saint), évêque de Lobbe (Liége) au vin: siècle, honoré le 18 ou 19 août. A ses pieds une femme et un démon, sans doute servant à indiquer qu'il a délivré quelque possédée , ou surmonté une violente tentation dont cette femme aurait été le coupable instrument. Gravure de Corn. Galle. Voir son œuvre ou le titre d’un ouvrage de Gilles Waulde, La Vie et les miracles de saint Ursmer, avec la Chronique de Lobbe;in-k°,Mons,
Nota. D’après la date indiquée ci-dessus, le costume de l’évêque n’est nullement d’accord avec les usages et les costumes ecclétiastiques du viu‘ siècle ; sa mitre ainsi que la crosse forment anachronismes. Consulter les monuments de l'époque.
Sur le titre cité ci-dessus on voit représentés saint Ursmer ou Urmer, saint Théodulphe (1), saint Ulgise (2), saint Ermin (3), sainte Amalberge ou Amelberge, saint Hydulphe. saint Abel (k), saint Amolin (5).
URSULE ou Saue (sainte), vierge et martyre vers 150, honorée le 20 ou le 21 octobre à Cologne, et à Paris comme patronne de la Sorbonne.
Suile de la légende représentée sur la belle châsse renfermant ses reliques à Cologne (xu* siècle environ), gravée et publiée en 1841, par Anghena, à Bruxelles, d’après les peintures d'Hemling qui font l’ornement de la châsse. Pour plus amples détails, voir notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., tome I], verbo UrsuLA.
La même , couvrant de son manteau plusieurs personnes pieuses , ou peut-être les compagues de son martyre. Wierix inv. et sculpsit. Voir son œuvre.
Même sujet. Th. Galle sculps. Folio 11 du IV: volume de ses œuvres , cabinet des eslampes de Paris.
Son martyre avec ses compagnes. Jean Baptiste Piltoni pinx. (Ecole de Venise.) Fr. Bérardi sculpsit. Voir l’œuvre du peintre.
Même sujet. Grande composition de Pierre Candide invenit. Jean Sadeler sculpsit. Voir son œuvre. Et la figure n° 74. Collection de
parures , bibliothèque Mazarine, n° :778 69).
La même, représentée tenant une flèche.
Gravure de J. Valdor. Voir son œuvre aù
Plusieurs figures de sainte Ursule dans unëè Collection d’estampes, grand in-fol., bibliothèque de PArsenal, tome E‘', folio 100; grande composition représentant son martyre , elc.
Sainte Ursule massacrée avec ses compagnes. Grande pièce sans nom; folio #7 du Vii: volume de la Collection des saintes da cabinet des estampes.
Plusieurs autres figures de là même par divers artistes, tels que J. Sadeler, Adrién Collaërt, Thomas de Leu, Firens, Téniers, Thomas Galle. Voir le même volume, folios 45, 46, 47, 48. Elle y est représentée tenant une palme, un livre et une flèche.
Autres dans notre Zconograpliia sanctä, bi-
bliothèque Mazarine, n° #778 (G).
F Statuelte de la même sainte, sculpture du xiv° siècle, stalles de l’église Saint-Géréon de Cologne, publiée dans le$ Annales àrchéologiques, tome IX, planthe de Ja page Sainte Ursule, une des patrônnes de Ià Sorbonne de Paris. Représentée debout, tenant une palme et un cœut travérsé d'ane flêche. En l'air un ange tient une roue, un autre une couronne, Dans le fond les com— pagnes de la sainte tenant dés palmes. Planche gravée à la page 624 des Antiquités de Paris par Dubreuil; in-8°. Paris, 1612.
La méme, représentée sur le séeau de lUniversité dé Paris, Univers pittoresque des F. Didot, France, planche CCCCXV ; et dans Le Moyen dge et la Renaissance, tome 1°", planche HE, n°5; Mémoire sur les universités, les colléges, etc., par Vailet de Viriville, professeur à l'Ecole des Chartes.
URSULE (sainte), dite Bene Casia, fondatrice des religieuses Théatines aù xvar siècle ; honorée le 20 octobre. Pièce sans nom. Voir le folio 54 du VII volume de la Collection des saintes du cabinet des estamipes dé Parts.
La même, tenant un crucifix êt uné to&ronne d’épines. Pièce sans nom d'artiste.
Mêmes volume et folio.
UTHO ou Urnon (saint), anachorète ëtr Bavière au xiv° siècle, bonoré le 3 octobre.
Représenté découvert dans sa retraite par un seigneur à la chasse. Raph. Sadeler fécit. Bavaria saneta de Radérus, tome IE, planche de la page 125.
VAAST (saint), évêque d'Arras Vair à W a44ST.
VALBURGE ou Wacpurce (sainte), sœur
(1) Voir à ee nom.
(2) Le même que Vulgise, Voir à ce nom.
(3) Peui-être le même que saint Erme ou Ermin, honoré le 25 avril (Martyrologe universel).
(:) sens doute l’Abel, archevêque de Reims au
des saints Willibaldus et Wunibaldus, et abbesse en Allemagne au vur° siècle ; honorée à Furnes le 25 février ou le 1°r mai.
vure sièele, puis abbé de Lobbe, honoré le 5 avût. Même indication.
(>) Sans doute le même qu'Amolvin, Chorévêque et abbé de Lobbe, au vire siècle, honoré le 7 février.
Æ Représentée debout, tenant un livre sur lequel est posée une petite fiole. Elle tend la main vers un vaisseau qui approche du rivage.
Planche CVIIT des Saints et saintes de la famille de Maximilien d'Autriche, par Burgmaïer (1519).
La même, tenant une crosse et sa petite fiole sur un livre. Planche, page 63 du livre de Stengélius, /magines sanctorum ordinis sancti Benedicti, etc.; dans un médaillon on voit la sainte dévorée par deux loups (1).
On la représente aussi tenantunplat creux, aux stalles du xive siècle de la cathédrale d'Ulm{Saint-Géréon). Voir les Annales archéologiques de M. Didron, tomeIX, page 140.
La même, dans General Legende der Heiligen, ou Légende générale des saints, in-fol., Anvers, 1649, par les PP. Ribadineira et Rosweid. Voir la figure du 1°‘ mai.
La même, à genoux, tenant comme une petite fiole ou ampoule; un ange tient sa crosse d’abbesse. Dans le fond elle est étendue à terre dans sa cellule. Une espèce de rosée ou liqueur miraculeuse sort de son corps el est reçue dans un vase placé à terre. Klauber sculps. pour l’Annus Marianus.
Voir notre Jconographia sancta , bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
VALENS (saint), diacre, martyr'au n° siècle; honoré le 16 février.
Représenté décapité avec plusieurs autres.
VALENTIN (saint), évêque, puis solitaire au x1v° siècle. Planche de la page 25 du I‘ volume dela Bavaria sancta, in-fol., en 4 parties, par Radérus. Il est représenté dans une solitude, ayant près de lui un enfant qu’il vient de ressusciter. À Lerre une crosse el une mitre, en signe de sa répugnance pour les honneurs.
VALENTIN (saint), prêtre et martyr à Rome au 11° siècle. Costume de théologien ; tient une épée et une palme en signe de martyre. General Legende der Heiligen, ou Légende générale des saints ; Anvers, 1649. Voir la figure au 14 février.
Le même, rendant la vue à une femme, en présence de plusieurs témoins. Sébast.
Leclerc inv., fecit. Voir son œuvre, n° 211, suite de figures pour une Vie des suints, à la date ci-dessus indiquée, et notre Iconogra- Fe sancta , bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
Le même, assommé de coups. Callot inv., fecit. Voir son œuvre et le folio 406 du XXII: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.
VALENTINE (sainte), sans désignation de
profession ni d'époque, martyre en Asie; ho-
norée le 26 octobre.
Représentée traînée avec des cordes au milieu des pierres avec deux autres martyrs:
(1) Cette particularité appartient à une autre sainte, Rapiana. Voir à ce nom.
re Peut-être la même que celle qui a vécu à la même époque que saint Martial, évèque de Limoges
Menoloqium Græcorum, figure page 144 du tome I°.
Les reliques de cette sainte furent portées dans une île de Thase (Thasum insulam) par un chrélien nommé Térentianus.
VALENTINI (saint), prêtre vers 1592 (la date ainsi marquée : æ .1:9.Cx11).
Représenté tenant une croix. Pièce sans nom. Voir la figure du folio 93 du XXI: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.
VALÈRE (sainte), femme de saint Vital de Ravenne, martyre à Milan vers le vi‘ siècle, honorée le 28 avril.
Représentée avec son mari tenant la palme du martyre. Callot invenit fecit. Voir la suite de figures pour une Vie des saints. Voir aussi celle du folio 169 du XXII: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.
VALERI ou VaLEery, abbé en Vimeux (Picardie) au vu: siècle, honoré le {°° avril ou le 12 décembre.
Représenté donnant des conseils à des hommes qui se livrent à des jeux de hasard.
À leur table la mort déguisée en joueur, en haut un ange tenant une poignée de verges.
Fasti Mariani, à la date indiquée. Voir au mot SainTs, n° 20; dans ce Dictionnaire le titre de ce livre.
VALÉRIE (sainte), vierge el martyre (2) dans les premiers siècles de l'Eglise.
Voir la figure n° 14, publiée, d’après une
mosaïque da vi‘ siècle, par Ciampini, Vetera m1 EN tome II, planche de la page 400 et 101.
« VALÉRIE (sainte), vierge et martyre au 11° siècle ou environ. Peut-être la même que la précédente. Figure debout, d'après une ancienne mosaïque de Ravenne. Demonstratio historiæ ecclesiasticæ, etc., par Blanchini, {abula 3 sœculi n, n° 11, texte page 597,
Voir aussi toutes les représentations de cette sainte et de son martyre, dans la grande Collection des saintes du cabinet des estampes à Paris.
Une belle châsse du x11° siècle renfermant les reliques de sainte Valérie, publiée par M. l’abbé Texier dans son Essai sur les argentiers et les émailleurs, 1 vol. in-8° (3), qui donne une planche, n° V, représentant la légende et le martyre de la sainte; peinture sur émail, du xu° siècle; et sur une autre, n° VI, un bas-relief du xiv° siècle, représentant la sainte portant sa tête qu’elle présente à saint Martial, évêque de Limo-
es.
j Vitrail du x1v° siècle, cathédrale de Limoges, publié par le comte de Lasteyrie, dans son Aistoire de la peinture sur verre en France, in-fol., planche XLIIT ; représente le même sujel avec quelques variantes. Cette peinture est également reproduite par M. Batissier dans son Histoire de l’art monumen-
vers le nie siècle : elle serait alors celle qui est honorée le 10 décembre. Voir ci-après.
(3) Extrait des Mémoires des antiquaires de l'Ouest, année 1842,
625 VAL tal, in-8, n° partie. Planche à la fin du volume ({).
VALÉRIEN (saint),époux de sainte Cécile, martyr. Figure présumée de ce saint, debout, tenant une couronne. Mosaïque du 1x° siècle, Ciampini, Vetera Monumenta, tome Il, plañche LI, 2° figure à main droite.
Il est honoré le 14 avril; il vivait vers le 1v° siècle.
Voir aussi la grande Collection des saints du cabinet des estampes de Paris, folio 85 du XXII volume; et à l’article CÉCILE (sainte), dans notre Dictionnaire iconographique des monuments.
Ce saint est souvent représenté décapité et couronné par un ange.
VALÉRIEN (saint), sans désignation de profession ; honoré le 13 septembre ; il vivait vers le 1v° siècle.
Représenté baisant un tombeau de martyr près duquel il rend le dernier soupir.
Menologium Græcorum, figure page 35 du tome I:.
VALÉRIEN (saint), évêque d’Abbenze en Afrique et martyr au y: siècle; honoré le 15 du mois de décembre.
Représenté étendu mort au milieu d’un champ. Sébast. Leclerc inv., fecit. Voir son œuvre, n° 211, suite de figures pour une Vie des saints, à la date indiquée, et notre Zconographia sancta, etc.
Autre saint du même nom, sans désignation de profession , martyr au xi° siècle, honoré le 20 janvier, décapité avec plusieurs autres. Menologium Græcorum, figure de la page 122 du tome II:.
VALERY [2] (saint), né en Auvergne au vus siècle, fondateur d’une abbaye de son Do diocèse d'Amiens (3); honoré le 1°° avril.
Il est représenté quelquefois gardant des moutons, parce qu’élant jeune son père lui confiait les siens. Voir la planche du folio 177 du XXII: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris. Pièce non signée.
On lit dans la légende qu'après sa mort l’évêque d'Amiens voulut avoir son corps pour le placer dans son église , mais qu’il devint si pesant qu'il fut obligé d’y renoncer et de le laisser à son abbaye.
On peut surtout représenter ce saint abbé faisant construire son abbaye, ou prêchant l'Evangile aux Neustriens, ou encore venant demander au roi Clotaire la permission de bâtir un monastère.
VALFROYE (saint), moine d’Ivois, près Luxembourg , au vi‘ siècle ; honoré le 7 juillet.
Figure de la Vie des Pères d'Occident, par Bourgoin de Villefore, in-12, n° 20 de la page 121 du tome I°r, et le folio 109 du XXII: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.
(1) Son texte, page 656, porte à tort que c’est saint Maxime ; il faut lire Martial.
(2) Nommé aussi Wallericus, Walery et Wallaricus, plus anciennement Gualaricus. Noir le Catalogus