‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 31 sur 413 · APH · texte numérisé non relu

APH

ANTONIN ({ saint), archevêque de Floremce au xy° siècle, honoré le 2 mai. Et. Labelle fecit. Voir son œuvre.

Sans attribut particulier; étant illustre par sa doctrine, on doit le représenter tenant une plume et un livre.

ANTONIN (saint), martyr au 1ve ou v: siècle, patron de la ville de Pamiers en Languedoc. Fêté le 2 septembre.

Représenté décapité, ses membres jetés dans la rivière; sa tête, placée miraculeusement sur une barque et sous la garde de déux aigles, fut recueillie par des personnes pieuses et conservée dans la ville désignée cidessus. Fasti Mariani, à la date ci-dessus indiquée. Pour lé titre du livre, voir dans ce D'ictionnaire au mot Saints, n° 20.

Autre, saint Antonin, protecteur de la ville de Plaisance, siècle incertain, honoré le 30 septembre ou le 4 juillet dans cette ville.

Représenté à cheval, tenant une bannière, sur une monnaie de Plaisance, portant la date de 1526, publiée dans le Trésor de Numaäismatique. Paris (1), volume in-fol. Honnaies françaises et étrangères, texte de M. Lenormant, de l’Institut, planche XXXVI, n°° 10 et 11.

À NUB (saint), solitaire et confesseur illustre en Egypte au vie siècle environ, honoré le G juin, de la collection des Ermites par Sadeler, planche 24.

Voir notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G), et la collection des saints du cabinet des estampes de Paris, tom. II, fol. 101. Il est représenté priant ou travaillant dans sa solitude, sans avoir d’attribut particulier.

ANYSE f{sainte), de Thessalonique, mar- {yre au n° siècle, honorée le 30 décembre.

Représentée percée d’un glaive par un sol dät qui voulait la forcer à adorer une idole.

Menclogium Græcor., figure page 68 du 2° volume.

A PELLE (saint), d’Acorit, dit le Serrurier, prêtre et solitaire au 1v° siècle, en Egypte.

Voir la figure dans le 1‘ volume de la Vie des solitaires d'Orient et d'Occident, par de Villefore. k vol. in-12, Paris, 1706, gravures de Mariette, éditeur, pl. p. 137.

Il est représenté chassant un démon femelle, pl. p. 137.

Peut-être le même que le suivant.

A PELLES (bienheureux), solitaire, planche 17 dela suitedes Ermites, gravés par Sadeler, Voir notre collection Jconographia sancta bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G), et celle du cabinet des estampes de Paris, Saints et saintes, tome IT, fol. 102.

Voir aussi APELLE.

Représenté dans sa solitude, travaillant ou priant, sans avoir d’attribut particulier.

APHRATE (saint), solitaire, de la suite

(1) A la librairie de Mme Ve Lenormant, rüe de Seine, 8

(2) Ce saint personnage fut ordonné par saint Pierre, Il fut envoyé aussi prêcher l'Évangile dans l'Enilie (région qui prenait son nom de la voie Emi-

de la Vie des saints par Sébast. Leclere (1v° siècle) ; sa fête au 7 avril.

Il fait sortir une source d’eau d'un rocher.

Le même. Voir la figure tome 1] de la Vie des PP. des déserts d'Orient et d'Occident.

In-12, 4 vol., par B. de Villefore. Paris, 1706, publiés par Mariette, pl. de la page 42.

APHTON fsaint), solitaire, de Tabenne, de l’ordre de Saint-Pacôme, au 1v° siècle, sans jour de férie désigné.

Réprésenté portant au marché des corbeilles qu’il a fabriquées dans sa cellule : figure du I‘ volume de la Vie des solitaires d'Orient et d'Occident par de Villefore. 4 vol. in-12, publiés par Mariette, éditeur-graveur. Paris, 1706, pl. page 9288.

Le rême dans sa cellule, fabriquant des paniers d’osier. Planche 106 de la Suite des Ermites, gravés par Sadeler d’après Martin de Vos, 1 vol in-# oblong, Voir son œuvre au cabinet des estampes de Paris et à la bibliothèque de l’Arsenal : un grand volume intitulé : Collection d'estampes, infol,, n° k# — (F).

APOLLINAIRE (saint), évêque de Ravenne au 1‘ siècie (2). Figure debout, les mains élevées. Mosaïque du vr: siècle . Ciampini, Vetera monumenta, tome 11, planche XXIV, et page 95 du texte.

Honoré le 33 juillet comme martyr. Voir aussi notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

Le même, figure debout, les bras élevés, la tête nimbée; portant un vêtement pontifical blanc, et une chappe de couleur d'or.

Bianchini, Demonstratio historie ecclesiasticæ, etc. Tabula 11° sæculi 24i n° 22, page 605 da III: volume,

Autre, d’après une ancienne Mosaïque gravée dans l'ouvrage de Mauri, De veteri casula diptyca, in-4°.

Îl est vêtu de la Casula et du Palliun. Sa chaussure est curieuse.

Vie du même saint. Suite de 13 planches, composées par Circiniani el gravées par Cavalleriis. Voir son œuvre, ou celles du graveur.

Cette suite se trouve aussi à la fin d'un volume in-k° plat du cabinet des estampes de Paris, sous le n° R. D. 53 (3).

APOLLINE (sainte). Voir Apollonie.

APOLLON (saint), évêque de Césarée, cité dans les lettres de saint Paul, honoré dans l'Eglise grecque le 9 décembre.

Représenté debout, tenant un livre fermé.

La 2: figure de la planche, page 17 du 11° volume du Menologium Græcorum.

APOLLON (saint), marchand au 1v° siècle, s'occupait à nourrir les solitaires ; l'époque de sa fête est indécise.

Voir la figure du Ier volume de la Vie des solitaires d'Orient et d'Occident, par de Vil-

lienne et comprenait une partie de la Lombardie). Retourné à Ravenne, il y mourut en confessant la foi, sans qu’on soit certain qu'il ait été martyr.

(3) Saints de ce nom parmi lesquels est une vierge martyre.

lefore, 4 vol. in-12. Mariette, graveur-éditeur, pl. p. 231. Ru

Le saint est représenté portant un panier dans lequel est renfermée la nourriture destinée aux solitaires.

APOLLON (saint), solitaire et abbé, au 1v° siècle. Fête non désignée, figure du 1° volume de la Vie des solitaires d'Orient et d'Occident, par de Villefore, # vol, in-12. Paris, 1706, gravures de Mariette, éditeur.

Représenté priant ou travaillant dans la solitude, pl. p. 107.

APOLLON (saint), solitaire au xv° siècle,

Représenté brülé vif; pièce non signée.

. Vie des Saints d'Occident, etc. par de Villefore, tome I, figure page 151 (éd. 1722).

APOLLONE f{saiñt), sénateur et martyr à Rome au n° siècle. Vies des Saints de Sébast. Leclerc. Voir son œuvre et la suite des saints n° 211 du catalogue de Jombert (sa fête au 18 avril).

On peut le représenter, soit composant son Apologie du christianisme, soit lisant cette même Apolôgie au milieu du sénat de Rome.

Soit ayant la tête tranchée, comme le déclare le Martyrologe romain.

APOLLONIE ( sainte ), martyre à Alexandrie au ur° siècle. Sa fêle au 9 février. Rubens piux., Baillu sculps. Voir leurs œuvres.

Autre, debout, tenant ses dents arrachées et une grande pince, instrument de son supplice : pièce sans nom, collection de grav. Bibliothèque Mazarine, n° 4778 (38 ), figure fol. 64.

Quelquefois on la représente tenant ses mamelles coupées (1). Voir la même collection et fol., très-belle figure en pied. Ant. Wiérix sculpsit.

Martyre de cette sainte d’après les peintures de l’église de Saint-Etienne-le-Rond à Rome, par Circiniano, gravées par Ant. Tempeste. Voir la planche 17 de la suite, intitulée : Ecclesiæ militantis Triumphi, etc., ink°,au cabinet des estampes, et l’œuvre du peintre.

Autre, belle figure debout et martyrisée, gravure de Thomassin. — Voir son œuvre, cabinet des estampes, in-fol., fol. 46.

Et la figure du 8 du mois de février, General Legende der Heiligen, ou Légende générale des Saints, in-fol. Anvers, 1649, par Ribadineira et Rosweid.

La même représentée au moment de son martyre, par divers artistes, cabinet des estampes de Paris, Collection des Saints, tome I, fol. 123.

La même se précipitant (2) dans an bücher en feu. Guido Reni invenit. Même collection, fol. 12#.

(4) 1 paraîtrait que c'est une erreur, et que c’est à sainte Agathe que ce supplice doit être attribué.

(2) I n'est pas prouvé que cette particularité ait eu lieu comre il a plu à l'artiste de la représenter : l'Eglise défend de se détruire, même pour honorer Dieu. Du reste, nous devons respecter ce que nous ne comprenons pas toujours.

(3) Non-seulement cette planche est mal dessinée et mal gavée, mais la figure de saint Pierre est dénuée

APÔTRES RÉUNIS. Une des plus anciennes peintures en mosaïque où l’on trouve les apôtres réunis, est celle du Triclinium de saint Jean de Latran ,; qui date du vi siècle. — C’est l'instant où ils reçoivent leur mission de Jésus-Christ : Euntes, docele gentes, etc. Saint Pierre seul porte son attribut, à savoir : ses deux clefs et une longue croix double.

Ciampini, qui à reproduit cette mosaïque dans le [le volume de ses Vetera monumenta… planche XXXIX (3) (voir le texte page 128;, ne parle ni des deux clefs que tient saint Pierre ni de la croix à doubles croisillons.

Cette belle mosaïque est bien autrement reproduite par Nicolaus Alemannus, dans son ouvrage de Parietinis lateranensibus restitutis,

elitin-k°, planches Il et HE, et page 46 du texte.

es mêmes mis en regard des prophètes de l'Ancien Testament, et tenant chacun le texte de leurs écrits ayant rapport à chacune des actions du Messie.

Suite de douze pièces in-f° d’un graveur du xve siècle. — Voir ies folios 28 à 39 d'un volume in-f°. Vieux Maîtres. Tom. IV (E à 55), au cabinet des estampes de Paris.

Autre suite des apôtres seuls, 12 pièces capitales d’Alber Durer,tom Il°,deses œuvres. Folios non marqués vers le milieu da volume (G a. VI), même cabinet.

Autres. Suite de 12 pièces , portant Île monogramme 1 CB et la date 1519, fol. 70 et suivant du volume de Vieux Maîtres (t. IV E à 55) cité ci-dessus.

Représentés quelquefois sousla figure de onze ou douze colombes placées sur les bras de la croix. Voir la planche 5, donnée dans Touvrage de Casalius de Ritibus Christianorum , in-h°, et le textepage 8, ou dans les Acfa Sanctorum des Bollandistes. Mois de juin, tome VIE, page 1#1. |

Assis, tenant chacun un livre, ayant audessous d’eux les figures des divers peuples de la terre qu’ils ont évangélisés, représentés par des femmes debout et vêlues en matrones.

Mosaïques du grand dôme de l’intérieur de l’église Saint-Marce de Venise, travail du x1° siècle. Ces mosaïques sont reproduites gravées au trait daus le grand ouvrage intitulé :

Fabriche piu Cospiene della Citta di Venezia.

2 vol. in-8°, par les antiquaires de cette ville, environ 150 planches.

Voir aussi les autres ouvrages que nous citons dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, tome {1, page 395.

Diverses suites des apôtres en pied, en bustes, etc. Voir les félios 57 à 68 d’un volume de figures de saints, W. 317 (et 4070 rouge), Bibliothèque Sainte-Geneviève ‘de Paris, au cabinet des manuscrits.

d'expression; il tient une seule clef, Va croix qu'il porte est simple et la draperie différente. GeLte croix par sa forme exiguë ne peut faire allusion Sans doute à celle sur laquelle il fut crucifié. Sur la physionomie et le costume donné à chaque apôtre par Léonard de Vinci dans s0n tableau de la Cène, voirle livre de l'abbé Guillon, Le Cénacle de Léonard de Vinci, in-8c. Lyon, 1811, page 74 et suiv.

6a APO

Les mêmes par divers, même volume, folios 69 à 71. Les mêmes, folios' 72.

Représentés debout, tenant les instruments de leur martyre ou les attributs qu’on leur donne depuis plus ou moins longtémps.

Au-dessus de leurs têtés dés banderolles où sonit écrits les versets du Credo, supposés composés par chacun d'eux, et sous leurs pieds un des commandements de Dieu gravé à côté de leurs noms.

Gravurés en bois présumées françaises, attribuées à un maître du commencement du xv° siècle,mais inconnu, appartenant au cabinet des estampes et réunies dans un portefeuille in-f, sous le n° 7644, Couverture én maroq. jaune.

Pièces capitales citées par Duchéne, conservateur du cabiriet, dans son Voyage d’un Iconophile. 1 vol. in-8, note de là page 324. Il y estremarqué que les éommandéments de Dieu sont écrits en francäis.

Saint Jacqués le Majeur tient une espèce de sceptré dont lé bâton est tourné en spirales et surmonté d’une coquille. Saint Philippe outre sa grande ervix tient un livre dans une enveloppe. — Les 12 figures sont réunies trois par trois. — Saint Pierre, saint Jean, saint Jacques, saint André. Figures debout sans attributs que des livres roulés, style primilif de l'art chrétien. Mosaïques durx' siècle Ciampini, Veteramonumenta, tomell, plañche 53, page 164 du texte. 2 autres, saint Pierre et saint Paul. Mosaïque du même siècle, Même volume planche Liv.

Tenant chacun un phylactère sur lequel est inscrit un verset du Credo, Voir l’œuvre de Goltzius.

Autres avec leurs attributs. Grandes et potes figures gravées par Léonard Gaultier.

oir son œuvre, {°° 51, 78, 90, au cabinet des estampes de Paris.

Figures assises des 12 apôtres sur les 2 facès de la grande châsse d’Aix-la-Chapelle, et publiées par MM. Arth. Martin et C. Cahier, prêtres, dans leur ouvrage, Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature, in-k. Paris, 1848, 1‘ volume.

Et tous ceux que nous citons dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne, tome 17 (1).

Arbre généalogique des 12 apôtres. Acta sanctorum des Bolland., tome Ï du mois de mai. — Figure xxx de la planche du mois de Juin. P. xxx1 dud. volume.

Deux belles suites des 12 apôtres debout, avec leurs attributs de martyrs, composés par Ant. Tempesta et gravées par lui. L'une in-f° et l’autre in-k°, Voir son œuvre tome 1: au cabinet des estampes de Paris.

Autres, par Martin de Vos, gravées par R.

Sadeler. Très-belles épreuves, Collection d’estampes. Bibliothèque de l’Arsenal. { vol. in- 12. F. 4332, Voir aussi l’œuvre de Sadeler et de Martin de Vos.

On y voit le genre de supplice infligé à chacun d’eux.

Représentés assis et tenuntdes batideroles

sur lesquelles sont écrits des versets du C#edo ou symbole, doùt la composition est attribuée à chaque apôtre.

Grande planche gravée en bois, qui se \rouve dans la chronique dite de Nuremberg: 1 volume in-f° de 1493. Voir le folio CE . verso. — Réunis à la Cène. Parmi les compositions les plus célèbres de cé sujet nous signalerons celles du Giotto. Voir ses œuvres gravées par Giovano Rosini.

Autres compositions par divers artistes, que l’on peut voir dans les publications où sont représentées la vieetla passion de Jésus Christ. La suite des sépt satrements par Nicolas Poussin offre une composition de la Cène assez belle,

Celle de Philippè de Champagne a cela de particulier que les têtes des apôtres sont des portraits de religieux de Port-Royal. Voir l'œuvre de Champagne. — Figures debout, tenant leurs attributs. Belle suite composée par J. Holbein, et publiée en lithographie, fonds bistrés par Boissérée, dans là galerie de Munich, 1 vol-in f.

Autre suite; seulement à mi-corps composés et gravés par Israël von Mecheln. Voir son œuvre.

Et la suite citée par M. Duchéne, Voyage d’un Iconophile, in-8°, page 329. — Tenant l'instrument dé leur martyre, savoir : saint Philippe, saint Barthélemy, saint Thomas saint Simon, saint Paul, etc., par Albert Durer.

Aütres, par P. P. Rubens. Voir son œuvre et celles de ses graveurs.

Suite des apôtres en pied àvec leurs attributs. Jacq. Callot inv. et sculps. Voir son œuvre.

Autre suite, où l’on voit leur martyre, par le même. 76.

Aütre suite, gravée par Lucas Wortérman.

Voir son œuvre.

Autres, par Lucas de Leyde. Voir son œu vre.

Plusieurs suites d’apôtres avec leurs attributs de martyre.

Collection de gravures, bibliothèque Ma- #arine. 1 vol. in-°,, sous le n° 4778 (38).

Voir les folios 2, 3,3 bis, k,hk bis, 5, ete.

Quelques-ans sont en pied, d’autres à micorps.

Autre suite remarquable, gravée par Jérôme Wiérix. — Voir son œuvre et la colleclion degrav., bibhoth.Mazarine, n° k778 (38), folio 48.

Autre suite, gravée par Aldegraver d'après ses propres compositions. Voir son œavre.

— Suite remarquable composée par Raphaël et gravée par Marc Antoine, par August. Vépilien et d’autres.

Autre suile, par le Parmesan, invenit et sculpsit.

Autres par Jean Lanfranc, Houvemout sculpsit. -

Réunis à la Cène, composition de Raphaël.

Voir son œuvre et celles de ses graveurs.

(1) Sur le symbolisme des pierres précieuses attribuées aux divers apôtre:, voir les Annales arcliéologiques de M. Didron, tom. V, p. 232 et suiv. Ce travail est de madame Félicie d'Ayzac.

Les mêmes, marchant à la suite du char de triomphe de Jésus-Christ. Titien inv., Mich.

Lanne et Pomarède sculps. Composition capitale, détaillée p. 379, Dict. des monum., t. EI.

Le même sujet réduit par Théodore de Bry.

Autre suite par Lucas Cranach ; on y voit leur martyre. Une des pièces représente le supplice de saint Mathias, décapité au moyen d’une guillotine dont l'invention remonte au xu' siècle. Voir la curieuse note du catalogue de la Bibliothèque de M. Leber, tom. I, page 9, et l'œuvre de Cranach.

Réunis à la Cène. Célèbre composition de Léonard de Vinci, à Milan, dans le couvent del Grazie. Voir ses œuvres et celles de ses meilleures gravures (1).

Une des plus célèbres copies de ce beau tableau est celle de Raphaël Morghen. Voir son œuvre.

Autre gravée à Rome par Dominico Raynaldi et dédiée au pape Pie VIT (c’est-à-dire de 1811 à 1823, époque de sa mort). Elle est très-bien dessinée et supérieurement gravée ; elle porte 24 pouces de long sur 13 de haut (2).

ll existe d’un nommé Auguste Legrand, graveur en manière de crayon noir, une suite des têtes des douze apôtres, gravée d’après des desseins de Lebarbier aîné, peintre français; celte suite est très-faiblement exécutée et fort peu gracieuse à voir. Cette composition de Léonard de Vinci est aussi gravée dans l'ouvrage de d’Agincourt (peinture), planche CLXXV. Mais cette gravure, où l’on trouve une main de trop ou sans destination, est d’une faiblesse extrême ; les expressions en soni généralement exagérées, à en juger d’après celle de Raynaldi, citée plus haut.

Réunis, dans le Cénacle ou lors de Ja Cène au jour de la Pentecôte. Voir à ce mot (3).

Et les œuvres de tous les grands maîtres, et notamment Angelico Fiesole, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël, Van-Dick, B. Passari, Martin de Vos, les Sadeler, Nicolas Poussin, Sébast. Leclerc, Lebrun, Rubens, J. Blanchard, etc.

La Mission des Apôtres, le Lavement des

pieds, la Composition du symbole. sont en-

(1) Parmi tous les peintres qui ont compose ce sujet nous ne connaissons que Léonard de Vinci qui ait eu l'intention bien formelle de tàcher de représenter les apôtres pour ainsi dire ad vivum, c'est-à-dire de donner leurs portraits, autant du moins que les traditions peuvent le permettre. Voir au reste dans l'ouvrage de l'abbé Aimé Guillon, intitulé : Le Cénacle de Léonard de Vinci, in-8° Milan et Lyon, 1811, toutes les minutieuses recherches du peintre pour tâcher d'arriver à donner à chaque apôtre les traits qui peuvent aider à les faire reconnaître. L'abbé Guillon cite deux auteurs qui ont fait le même travail que lui et qui différent quelquefois de son opinion. Voy. p. 77, 83, 84, 85, 9ù, 96, etc.

. (2) Cette belle gravure était inconnue à l'abbé Guillon, car il n’en parle pas dans son volume intitulé : Le Cénacle de Léonard de Vinci, que nous citons plus haut. Ce travail est certes très-curieux et a demandé de grandes recherches ; mais comme Léonard de Vinci, le seul qui pouvait savoir ce qu'il voulait représenter dans toutes ces têtes, n'a rien écrit sur les diverses figures qui sont représentées dans son tableau, il existe des variantes fâcheuses au sujet de

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core des sujets où les apôtres sont réunis avec possibilité de les reconnaître. La Transfiguration offre la réunion des trois apôtres Pierre, Jacques et Jean. On peut pousser ces détails bien plus loin.

Les mêmes, réunis dans le ciel.

Parmi toutes les représentations du paradis offrant les apôtres réunis et qui sont innombrables, nous citerons celles représentant la scène du jugement dernier.

La peinture de Raphaël, connue sous le nom de Dispute (4) du saint sacrement.

Représentant le couronnement de la sainte Vierge (5) et surtout la Toussaint.

Voir aux mots Couronnement, Dispute, Jugement dernier, Toussaint.

Autres, dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge, et aussi dans les suppléments de ce Dictionnaire.

Très-belle suite des apôtres debout, tenant leurs attributs. Holbein inv. et pinxit ; publiés par divers artistes et par M. Boisserée dans la grande galerie de Munich.

Comme figures remarquables dues à des artistes des xvui° et xix° siècles, nous citerons celles peintes à fresque sur les piliers de l’église Saint-Louis d’Antin, à Paris. Elles sont accompagnées d'inscriptions dans le style lapidaire antique ; toutes ces figures en pied sont d’un grand caractère.

Autres peintes autour du chœur de l’'église Saint-Germain-des-Prés aussi à Paris (1848), par M. Flandrin.

Ceux sculptés en bois sur des panneaux, au fond de l’église Saint-Louis dans l’île Saint-Louis à Paris ; plusieurs de ces figures sont étrangères aux traditions reçues depuis des siècles. — Plusieurs figures d’apôtres réunis ou séparés dans notre /conographia

AQUILAS ou AQuILÉ (saint), martyr à Trébizonde au 1° siècle, honoré le 20 janvier ou même le 21 dudit.

Représenté décapité avec trois autres.

Menologium Græcorum, figure page 122 du Ile vol.

chacune de ses têtes, que l’on peut expliquer, excepté deux ou trois, d’une manière três-arbitraire. Hors saint Jean, saint Pierre, Judas, qui sont unanimeinent reconous, les autres sont réellement incertains.

(3) Soit dans ce Répertoire iconographique, soit dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc.

(4) Voir ce que nous disons sur la véritable signification de ce mot singulier, page 392, tome It" de notre Dictionnaire, etc., à la note 1. C'est comme qui dirait une Conférence où l'on explique une difficulté.

(>) Nous ne pouvons ici résister au plaisir de signaler l’admirable peinture d’Angelico Fiesole, qui représente ce gracieux sujet et qui se trouve au musée du Louvre (galerie des peintres Florentins) : on y voit les figures des 11 apôtres groupés dans le ciel, ayant chacun leur nom inscrit dans la bordure de l’auréole qui entoure leurs têtes. Quelques-uns tiennent leurs attributs distinctifs. Saint Jean écrit; saint Pierre tient une clef; saint Barthélemy ,un couteau ; saint Jacques son bâton de pèlerin; saint André une croix, elc.

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