‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 314 sur 413 · FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE

SUPPLÉMENTS, ADDITIONS ET CORRECTIONS

A LA PREMIÈRE PARTIE DU DICTIONNAIRE ICONOGRAPHIQUE DES SAÏNTS ET DE LEURS LÉGENDES.

Ces suppléments se composent principalement de quelques grands ouvrages dont nous n'avons eu connaissance où communication que tardivement.

Parmi ces ouvrages nous cilerons : r

La magnifique Galerie de Turin publiée en 1838 par M. Azélio Roberto, en 2 volumes in-fol. max. Toutes les planches de cette publication sont généralement très-belles d'exécution ;

La splendide Collection des peintures des maîtres de l'école allemande des xine, xive et xve siècles, publiées en 4821 par Sulpice Boissérée de Stuttgard, 2 volumes in-fol. max, Quelques-unes des planches sont ürées sur fond d’or. " à

L'ouvrage intitulé : Die Freses gemalde der Koniglichen, etc., ou Fresques de la chapelle royale de tous les Saints à Munich, ete., 1 volume in-fol. max., publié par Hess Schreiner. Munich, 1837. Voir le n° 63, dans ce Dictionnaire, à l'article SaINTs.

Le Musée religieux, ou la réunion des tableaux les plus remarquables des peintres français et étrangers offrant, d’une manière chronologique et historique, la suite des sujets représentant l'histoire de Ancien et du Nouveau Testament, et de l'histoire de l'Eglise jusqu’à la fin da xvu® siècle ou environ. Cette publication, d'un grand intérêt, est due aux soins de M, Audot, libraire-éditeur, vers 1828 à 1832. Toutes les planches sont gravées par M. Reveil, dont le talent est généralement connu.

Les 365 planches de figures de saints et saintes gravées d'après J. Umbach , peintre allemand, par divers artistes hollandais, flamands, pour l'ouvrage intitulé : Calendurium Benedictinum, etc., par le jésuite Ranbeck, 4 volumes petit in-4°. Pour les détails qui concernent cet ouvrage , important au point de vue des nombreux attributs qu'on y trouve, voir la note des Appendices, n° 46, à la fin de ce volume.

Notre Répertoire alphabétique des attributs s’est surtout enrichi des documents que nous devons à ce livre, excessivement rare à Paris.

On sera sans doute étonné de ne pas trouver indiqué ici le magnifique ouvrage intitulé : Le Musée français, 2 volumes in-fol. publiés par Robillard, Paris, 1803, de préférence au Musée religieux, qui n’est qu’au trait. Malgré tont le désir que nous avions de donner le dépouillement des tableaux du musée du Louvre, gravés dans ce bel ouvrage et qui offrent des sujets sacrés ou des personnages saints , nous avons été forcé d'y renoncer, les planches non plus que le texte de chaque volume ne portant ni numéro ni pagination.

Le même désappointement nous est arrivé pour la Galerie impériale de Vienne Xe publiée en 4 volumes in-fol., par Charles Haas, en 4828. Rien n'est plus mal imaginé que de publier ainsi des planches et un texte sans donner de numéro aux planches ni de pagination aux feuilles de texte; c'est mettre le travailleur hors d'état de pouvoir trouver les matériaux dont il a besoin, et avec cette méthode il est impossible de

faire des recherches et encore moins une table de matières, la véritable clef des livres.

ABRAHAM et MELCHISEDECH. La rencontre de ces deux illustres personnages est le sujet d’une composition assez étendue d’un peintre de l’école allemande du x:v° où du xv° siècle, publiée par Sulpice Boissérée de Stuttgard, en 1821, 2 volumes in-fol., intitulés : Die Sammlung alt-nieder und oberdeutscher, Gemalde, etc., ou Tableaux des maîtres de l’école de peinture de la haute et basse Allemagne, etc. Voir la planche XXII du I‘ volume. Les costumes, les armures, les vases et tous les autres détails sont une imitation bizarre (1) des costumes, des armures et autres objets en usage à l’époque où vivait le peintre.

(1) Nous disons bizarre, parce que l'artiste, au lieu de copier tout bonnement les objets de son temps , y a entremêlé des ajastements qui ne sont d'aucune époque. Autre chose serait s'il fût resté fidèle à copier ce qui existait au xive ou xve siècle ; du moins, à cela près des anachronismes auxquels on est habitué depuis longtemps (et-dent le grand

Dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, au nom ABRranaAM, diverses autres compositions du même sujet.

ADALBERT (saint), archevêque de Prague au x° ou xi‘ siècle, apôtre de la Pologne et honoré comme martyr le 23 avril.

Représenté tué par une espèce de pécheur ou batelier avec un croc à bateau. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome II, à la date indiquée ci-dessus.

ADÉLAIDE (sainte), impératrice, Voir à son nom dans ce Dictionnaire (2).

ADELHARD [(saint). Voir à ce nom, page 26, dans ce Dictionnaire.

Le même, représenté debout, recevant des clefs qu’on lui présente. Près de lui des charreltes à bras, ou tonneaux d’eau. J. Um-

siècle de Louis XIV donne lui-même si souvent le fâcheux exemple) , nous aurions des documents de siècles toujours intéressants à étudier.

(2) La Vie de saint Adélaïde, impératrice, tirée de saint Odilon, 1 vol. in-10, par un des collaborateurs de la société de Saint-Victor, à Planey (Aube), et à Paris, chez Wailie, libraire,

bach invenit, sans nom de graveur. Figure du Calendarium Benedictinum, tome I:, planche I.

ADELRIC (saint), comte allemand au vu siècle, honoré le 29 septembre.

Représenté debout, tenant des clefs. Un auge ou un jeune enfant lui présente comme une espèce de coquillage entr’ouvert. Dans le fond il est représenté marchant sur l’eau. J. Umbach inv., sans nom de graveur.

Planche du Calendarium Benedictinum (1) de Ranbeck, tome III, à la date indiquée ci-dessus.

ADELTRUDE (sainte), sans désignation de qualité (2), fille de sainte Vaudru et sœur de sainte Madelberte, avec qui elle est représentée. Voir au nom MADELBERTE.

ADORATION DES BERGERS. Diverses composilions du même sujet par divers maîtres, Musée religieux. tome II, planches LXXXIV, LXXXV, LXXXVI, LXXXVII, LXXX VII.

ADORATION DES MAGES. Très-beiles et riches compositions du célèbre Hemmling et d’autres maîtres de cette époque. Les costumes, les vases, les armures et tous les détails sont du xv: siècle (3). Planches XXI, XXIX, XXXIII, du 1°" volume de l’ouvrage allemand publié en deux volumes in-fol.

max., en 1821, à Stuttgard, par Sulpice Boissérée, Die Sammiung alt-nieder-undober Deutscher Gemalde, etc., ou Tableaux des maîtres de l’école de la haute et basse Allemagne, etc. (Bibliothèque du Louvre à Paris.)

Le même sujet par divers maîtres. Musée religieu#, publié par Audot. Voir surtout tome II, planches LXXXIX, XC.

ÆMILIANA (sancta), sans désignation de qualité, mais martyre.

On trouve une figure de sainte de ce nom, gravée d’après une ancienne peinture de Cimabué, vers le x1v° siècle, publiée dans les Acta sanctorum des Bollandistes, tome IV du mois de juin, à la page 385. La tête est entourée d’un nimbe où est une inscription en lettres de formes singulières. C’est sans doute la sainte de ce nom martyrisée à Rome à une époque inconnue, et portée au Martyrologe, à la date du 30 juin (#).

AFRIQUE CHRÉTIENNE. Pour les saints honorés dans les diverses parties de ce pays, Voir le Martyrologium romanum, in-4k°, de D. Lubin, pag. 249 et suiv.

AGNÈS (sainte). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Représentée debout, tenant une palme et un livre; près d'elle un agneau.

(1) Au sujet de ce livre, voir aux Appendices, n° 16.

(2) Non citée dans le Martyrologe. universel de Chastelain; voir le Catalogus ssanctarum de Peyronnet, d’après Molanus, Mireus, Saussaie, Surius et les Bollandistes.

(3) Dans une de ces compositions on voit un Christ en croix, placé dans l’étable comme dans une chapelle, et un homme retiré à l’écart qui récite son chapelet.

(4) Catalogus sanctarum de Ferrari.

(>) Celte représentation senuble rappeler ce qu'on

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

On remarque à l’une de ses mains un gant dont le doigt est fendu pour laisser voir La baguequi lui sertd’ornement. Lucas de Leyde pinxit ; tableau publié par Sulpice Boissé— rée, planche XIV du I‘ volume de l’ouvrage cité plus haut, au mot ABRAHAM.

AGNÈS DE MONTE PULCIANO (sainte).

Voir à son nom.

Une jolie gravurede J.-B. Barbé représente toute la légende de cette sainte. On l'y voit à genoux devant la sainte Vierge, qui lui présente l'enfant Jésus ; à terre divers objets, un pot fragmenté, des pierres, des gâteaux bénits et deux linges.

Dans les quatre angles de la bordure on voit la sainte recevant le pot ou vase à anse fragmenté des mains de Jésus-Christ, frustulum catini quo Jesus ablutus est puer, etc.; dans un autre, la sainte reçoit de Jésus- Christ deux mottes de terre imprégnées de son sang, Christus Agneti terram suo sanquine concretam offert. En bas, à gauche, un ange remet à la sainte des gâteaux bénits pour les distribuer à ses religieuses, accipit ab angelo placentam, etc. À gauche saint Pierre et saint Paul apparaissent à sainte Agnès et lui remettent deux fragments de leurs vêtements, comme reliques, apostolorum principes suarum vestium reliquias Agneti dant.

ALANUS f{saint), docteur de l’ordre de saint Benoît au xirr° siècle, honoré le 30 janvier. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome I‘, à la date indiquée.

Il y est représenté regardant un enfant qui puise de l’eau dans une rivière pour la mettre dans un grand creux (5).

ALBERT (saint), présumé celui qui fut évêque de Liége vers 1192, et honoré à Reims le 21 ou 24 novembre comme martyr des libertés de l'Eglise.

Représenté comme patron des boulangers, debout, en costume épiscopal, tenant une pelle à four et trois pains fixés dessus (6). Figure gravée sur un méréau (7) de la corporation des boulangers de Maestricht, publié dans la notice intitulée, Recherches historiques sur les corporations des métiers de ladite ville, par M. A. Perreau. Bruxelles, 1848. Planche n° 7 et le texte p. #3.

ALBERT (dit le Grand), bienheureux ou vénérable, au lieu de saint, comme nous le le disons à tort (8) col. 38, ligne 49°.

ALBIN (saint), abbé de Cincillac, de l'ordre de saint Benoît au vi® siècle; honoré le 2 mars.

Représenté guérissant des possédés et des malades. J. Umbach inv., sans nom de

raconje de saint Augustin , pour lui apprendre l'impossibilité de pouvoir expliquer le mystère de la sainte Trinité.

(6) Comme saint Honoré en France. j

(7) Sorte de pièce de monnaie dont nous ignorons la valeur.

(8) Nous ne l'avons indiqué cependant comme saint que d’après l'ouvrage de Stengélius, {magines sanctorum ordinis sancli Benedicti, ele. Voir colonne 552 de ce Dictionnaire, etc

graveur. Figure du Calendarium Benedictinum (1) de Ranbeck, tome I‘, planche du 2 mars.

ALDETRUDE ou AzTRuDE (sainte), vierge, puis abbesse à Maubeuge au vur* siècle(2) ; honorée le 25 ou 26 février, suivant que l’année est bissextile.

Représentée ayant près d’elle des rats, sans doute comme invoquée pour leur destruction (3).

Voir page 556 de ce Dictionnaire, l'ouvrage indiqué n° 63.

ALEXANDRE DE SICILE (saint), de l’ordre de Ja Merci, vers 1304.

.Représenté brûlé vif. Voir les détails de la pièce au nom de Pierre NoLasque (saint), page #99. À

ALFIER (saint), moine et premier abbé de l’abbaye de la Cave (ordre de Cluny) au xI° siècle, honoré le 12 ou 13 avril.

Représenté debout, tenant un plat, dans lequel sont des œufs (4). Dans le fond il semblerait se faire une distribution dans un réfectoire de couvent. J. Umbach invenit, sans nom de graveur. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome Il:. Voir à la date indiquée ci-dessus.

ALLEMAGNE (saints honorés en). Voir l'ouvrage indiqué pages 46T et 551, aux mots PATRONS, SAINTS, etc., dans ce Dictionnaire; et à Thuringia sacra, dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, tome II. |

La liste des saints de ce grand pays est donnée par le R. P. Lubin, augustin, dans son Martyrologium Romanum, in-k°, pag.

Voir aussi tous les ouvrages, Vies des saints, martyrologes, légendes des saints, etc., donnés par Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, tome IF, pages 306, 307, 317, 325.

Voir surtout l’ouvrage intitulé Bavaria sacra et pia et la Thuringia sacra. Voir notre Dictionnaire iconographique des monuments.

ALTON f{saint), abbé du monastère d’Alteimmonster (ordre de Sainte-Brigitte) au vu siècle; honoré le 9 février.

Représenté tenant un couteau et regar-

(1) Sur cet ouvrage, renfermant plus de 300 planches et une foule d’attributs curieux, voir les détails donnés aux Appendices, n° 16, à la fin de ce volume.

(2) Sim. de Peyronnet, dans son Catalogus sanctarum, page 455, d'après Molanus, Sandérus, Suriug, Henschénius, porte sa mort au vn° siècle.

(5) On donne le même attribut à sainte Gertrude.

(4) Pour rappeler la multiplication miraculeuse de cinq œuis avec lesquels il nourrit plusieurs pau« vres. Voir le texte.

(5) En 390, le gouverneur de cette ville ayant été tué dans une sédition, saint Ambroise, prévoyant les suites terribles de la trop juste colère de l’empereur, vintle supplier de pardonner aux habitants, Théodose promil au saint évêque de recevoir les coupables à merci; mais, sollicité par ses courtisans, il oublia ses promesses, et par son ordre la ville fut livrée à la fureur des soldats, qui massacrèrent environ 7010 personnes, Saint Ambroise fit alors son

SUPPLEMENTS ET A DDITIONS A LA PREMIERE PARTIE,

dant un plan d’église. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome Er, à la date indiquée.

AMAND fsaint), évêque de Maestricht au vu: siècle ; honoré le 6 février.

Représenté tenant à la main un grand serpent. Figure du Calendarium Benedictinum, tome [°", à la date ci-dessus.

AMBROISE (saint). Refusant à Théodose l'entrée de l’église, après le massacre de Thessalonique (5). P.-P. Rubens pinxit, Reveil sculpsit, publié dans le Musée religieux, par Audot, 1828 à 1832, tome III, planche CCXXX VIIT.

Voir au nom AMBROISE, dans ce Dictionnaire, le même sujet,

AMÉLIE (sainte). Un tableau de M. Paul Delaroche représente cette sainte comme reine de Hongrie (6), accompagnée de deux jeunes personnes qu’on pourrait prendre pour ses filles. La sainte tient un panier de fleurs qu’elle offre pieusement au saint-sacrement placé sur un autel. Cette gracieuse peinture a été gravée en 1827 d’une manière remarquable par P. Mercuri, peintre-graveur. Il en existe une autre copie, lithographiée vers 1848, par Raunheim. Cette pièce est de format grand in-#.

ANGES. Voir à ce mot dans le Dictionnaire.

Création des anges. Miniature fin du xui° siècle, /conographie chrétienne de M. Didron, in-k, planche de la page 222.

Même sujet. Gravure en bois de la Chronique de Nuremberg (1493), représentant le même sujet. Folio 11 de l'édition latine.

Grande bataille des anges fidèles, sous le commandement de l’archange saint Michel, contre les anges révoltés. Peinture à fresque du Campo-Santo à Pise. Voir la suite de ces peintures publiées par Lasinio fils.

Même sujet à l’église de San-Angelo à Arezzo. Peinture de Spinello Aretino publiée par Lasinio. Voir l’œuvre du peintre.

Même sujet. Gravure en bois du xv° siècle, reproduite par le baron de Heinecken, Idée d’une collection complète d'estampes, in-8°, pl. XXV A, page kh2.

ANGILBERT (saint), abbé de Centule(7) et

devoir d’évêque et refusa à Théodose l'entrée de l’église. C'est l'instant choisi par le peintre.

(6) Nous aimons à croire que M. Paul Delaroche a eu des documents bien motivés pour représenter sainte Amélie ainsi, mais nous n’avons pu les découvrir dans plus de vingt martyrologes, Vies des saints, légendes et autres livres de ce genre, que nous avons consultés. Nous trouvons seulement dans le Catalogus sanctorum de Simon de Peyronnet, page 459, une sainte Amelia où Æmilia, et même Amilia, honorée comme vierge le #4 mars. Voir l'Agiologium Flandrie et le Sacrum Gynecæum d'Arturus ou encore Arduinus in Indiculo Flandriæ.

On trouve aussi une sainte Amélie, sans indication de qualité, honorce comme martyre à Gironne en Espagne, sous Dioclétien , portée à la date du 31 mai, dans un calendrier rédigé par l'abbé Auger, chanoine honoraire de Beauvais, Bayeux, ete., à la suite d’un petit livre intitulée : l'Echelle catholique, Paris, 1836,

(7) De Saint-Riquier en Ponthieu.’

de l'ordre de Saint-Benoît au 1x° siècle; honoré le 18 février. ; Représenté voyant une église qui s'écroule et les anges qui en soutiennent les colonnes. 3. Umbach inv., sans nom de graveur. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome 1°", planche du 18 du mois.

ANGLETERRE (saints d’). Voir le martyrologe dont nous donnons les détails au mot Martyrs, n° 44, et au mot Saints, n° #7.

Nota. Ceux qui seraient curieux de conpaître la série des saints qui ont illusiré ce pays, trouveront dans le Martyrologium Romanum , in-k°, publié par le R. P. Lubin, moine de Saint-Augustin, pag. 1-11, ce genre de travail tout fait, et de plus la carte de l'Angleterre dans les temps anciens.

Lenglet du Fresnoy, tome IV de sa Méthode pour étudier l'histoire, pages 310, 314 et suivantes, donne une liste d'ouvrages sur l’histoire ecclésiastique d'Angleterre et il s’y trouve plusieurs Vies des saints; mais il n'indique pas s'ils renferment des plan-

ches.

ANNONCIATION DE LA SAINTE VIERGE, peinture admirable d'un des frères Van Eyck sur les volets qui servent à recouvrir le chef-d'œuvre de ces artistes à l’église de Saint- Bavon (Gand), et dont nous donnons la description trés-détaillée page 30 de notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc.

Voir aussi la planche donnée page 23 de la Notice de M. L. Bast (1) et que nous citons dans le même Dictionnaire à la note 1.

Le même sujet par Israël Van Meckel ou Mechlen, publié par S. Boissérée, planche XLVI, tome L:r, du grand ouvrage cité dans ce Dictionnaire au nom ABRAHAM.

On y remarque l'enfant qui descend dans +» rayon lumineux vers la Vierge immacu-

La chape de l'ange et son agrale sont deux objets très-riches et très-curieux à éludier pour ceux qui s'occupent du moyen-âge.

Le tombeau, dans le style du xv° siècle, est également à remarquer comme document de la même époque.

ANSCAIRE (saint), abbé, puis évêque de Brême ou d’'Hambourg au 1x° siècle, honoré le S évrier.

Représenté prêchant. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome I‘, à la date indiquée.

APOTRES. Réunis ou séparés : très-belles suites par divers maîtres de l'école allemande, ancienne et contemporaine (mais travaillant sur les donnés du moyen âge).

Voir les planches XI, XII, XI, XIV, XXXVII, XXXIX, XL (par Hemmeling), XLI, de l’ouyrage allemand intitulé : Die Sammlung, etc. Voir ci-dessus, an mot Apo- RATION DES MAGES,

APOTRES. À la note 3, colonne 72 de ce volume, nous renvoyons à notre Dictionnaire, etc.; cette indication est incomplèle :

(1) Nommé à tort Bart dans la note citée cidessus.

(2) Martyrologe universel de Chastelain.

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

c’est notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et de ceux du moyen âge dontil est question à celte nofe.

Voir aussi la belle suite de grayures en bois représentant les douze apôtres avec leurs attributs, planches in-fol., d’un maître sans autre signature que la date 1518, tome IV des Vieux Maires allemands, in-fol., folios 77,78, cabinet des estampes de Paris : cette suite est surtout à étudier.

ARBOGASTE (saint), religieux de l’ordre de Saint-Benoît, puis évêque de Strasbourg, au vu: siècle (2); honoré le 21 juillet. Il est célèbre par ses nombreux miracles.

Représenté entouré d’estropiés qui viennent lui demander leur guérison. Jean Fiches delineavit, Franck sculps. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, 2 vol. in-4°. Voir la planche du tome IIIe, à la date indiquée ci-dessus.

ARMAND (saint). À la colonne 74 de ce Dictionnaire nous disons que nous n’avons pu trouver un saint de ce nom dans aucun des dix-huit martyrologes dont nous nous sommes servi. Depuis l'impression de celte note, nous ayons trouvé dans un Cataloque de saints, imprimé dans le Dictionnaire des Cérémonies et des Rites sacrés, par l’abbé Boissonnet (3), et formant le XVIT° volume de l'Encyclopédie théologique publiée

ar l'abbé Migne cn 1847, à la page ou coonne 9%%, un saint Armand, moine de Citeaux, honoré le 27 octobre ; mais c’est toujours le même, le patron de l'abbé de Rancé, que Chastelain, dans son Martyrologe universel, confond avec l’abbé qui seul au xvur° siècle a eu les honneurs de la réforme de la Trappe, et non pas saint Armand, inconou à tous les Martyrologes , et qui n’a pas pu vivre à la même époque que le célèbre Rancé et lui servir de patron (k).

ASIE MINEURE (saints et martyrs qui ont illustré cette contrée). On en trouve la liste dressée par villes, dans le Martyrologiun Romanum, in-k°, de D. Lubin, augustin, pages 287 et suiv.

ASSOMPTION DE LA VIERGE, peinture d’un miaître de l’école allemande du xiv‘ siècle environ , peut-être d'Israël Von Mechien, publiée par S. Boissérée planche XLVII du I‘ volume du grand ouvrage cité ci-dessus au nom ABRAHAM.

Le même sujet par divers maîtres de l’école moderne, Musée religieux par Audot et Reveil, tome HI°, planches CCIV,CCV, CCVE.

Diverses composilions par Rubens et Annibal Carrache.

ATHANASE, confesseur. Page 80, ligne 60, Menologium, tome 1°"; lisez tome II.

ATTALE (saint), abbé de Bobio (ordre de Saint-Benoît), au vu° siècle; honoré le 10 mars.

Représenté imposant les mains sur un moribond. J. Umback invenit, sans nom de

(3) Professeur d’Ecriture sainte au grand séminaire de Romans. ; É (4) Le saint Armand, reste toujours inconnu.

graveur. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome IH, pl. X du mois.

AUSTREBERTE (sainte). Voir dans ce Dictionnaire à son nom.

Représentée à l’entrée d’un four, dans lequel elle semble vouloir se placer (1). Figure du Calendarium Benedictinum, tome 1°, à la date du 10 février.

BABÉE (sainte). Voir page 87 du Dictionnaîire; le vrai nom de cette sainte femme est, à ce qu’il paraît, Bébée du mot latin ou grec Bebea (2).Voir ce que nous disons page 993, ligne 46, si toutefois c’est bien la même.

BARBE (sainte). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Belle figure debout, tenant un calice.

Martin Schon pinxit. Publié par Sulpice Boissérée, planche LIV du I volume du grand ouvrage sur l'école allemande, cité au nom ABRAHAM. |

BARTHÉLEMY (saint). Voir à ce nom.

Représenté sur un méréau (3) de la corporation des bouchers de Maestricht comme patron des bouchers, debout, tenant un couperel et sa peau écorchée. Voir la planche n° 10 de la notice sur les corporations , etc., citée au nom ALBERT, Voir ci-dessus. ;

BATHILDE (sainte), reine et abbesse.

Voir à son nom, dans ce Dictionnaire.

Représentée travaillant de ses mains et voyant l’échelle mystérieuse dont il est question dans la légende de sa Vie. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tomel:, à la date indiquée.

BAVIÈRE (saints de la), réunis dans le bel ouvrage intitulé : Bavaria sancta, 3 volumes in-fol. publiés par Matth. Radérus, de la société de Jésus, ornés de plus de 200 planches très-bien gravées par les Sadeler ; voir surtout l’édition de 1581. Bavaria pia, autre ouvrage par les mêmes, faisant suite au premier, et également orné d’un grand nombre de planches bien gravées (#).

BAVON {saint). Voir à ce nom dans ce Dielionnaire.

Renonçant au monde et à ses vanités, faisant pénitence aux pieds d’un évêque et distribuant son bien aux pauvres, Grande composition de Rubens, publiée dans le Musée religieux par Audot et Reveil, tome IV, planche CCL.

BELGIQUE (saints de la). Voir l'ouvrage cité au nom Mavucer (saint), page #5.

Voir, pour les saints de ce pays, le Mar- Ar tab Romanum de D. Lubin, pag.60,69,

BÉNÉDICTINS, (Saints de l’ordre de Saint:

(1) Sans doute pour se rendre compte par 1e 1eu de ce four de celui de l'enfer.

(2) Voir le texte du Menologium Græcorum, à la date du 5 septembre, et Catalogus sanctorum de Simon de Peyronnet, in-4°, page 576.

Cette sainte y estnommée aussi Barbée et Orfa, mais à la date du 29 janvier, loco citate, page 375, el la note page 403.

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS À LA PREMIERE PARTIE

Benoît.) Voir les 376 planches du Calenda:

rium Benedictinum d’'Egidius Ranbeck, k vol.

in-k° avec texte latin, et la note à l'a fin des Appendices , n° 16.

On trouve aussi l’histoire complète des saints de cet ordre célèbre dans l’ouvrage intitulé : Menologium Benedictinum sanctorum beatorum atque illustrium virorum ejusdem ordinis, elogiis illustratum; accessit Sacrarium sive reliquiarium benedictinum in is magnus Thesaurus (5) reliquiarum descri-

itur, etc., { vol. in-fol., opera et studio R. P. F, Gabrielis, Bucelini, etc.; Veldkirchii, 1655. Lengiet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, donne beaucoup d’autres ouvrages sur l’histoire des maisons et des personnages de cet ordre. Voir tome III, pages 135 à BENNON (saint), abbé de l’ordre de Saint- Benoît, puis évêque. Voir page 99 de ce Dictionnaire, 1'° partie.

Représenté marchant sur l’eau et retrouvant daws le ventre d’un poisson les clefs de son église qu’il avait jetées dans la mer ou dans une rivière avant de quitter ses fonctions épiscopales, par suite d’intrigues. Umbach invenit,B. Kilian sculps., pour le Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome IF, figure du 16 juin.

BENOIT (saint). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Figure debout, tenant sa crosse et un livre.

Peinture d’un maître de l’école allemande, publiée par Sulpice Boissérée. Planche XI] du [°° volume du grand ouvrage cité au nom ABRAHAM dans ce Dictionnaire.

BERNARD (saint), belle figure en pied, tenant une crosse et un livre, d’après la peinture d’un maître de l’école allemande vers le xv° siècle, publiée par Sulpice Boissérée, tome I‘, planche XIV, de son ouvrage intitulé : Die Sammlung, etc. Voir ci-dessus au mot ADORATION DES MAGES.

Le même saint, représenté en costume d’abbé. J. Umbach inv., B. Kilian sculps., pour le Calendarium Benedictinum d’Egid., Ranbeck, tome IIE, figure du 20 août.

Vita et miracula sancti Bernardi, k pièces gravées par A. Tempesta (1587), d’après Chérub. Alberti. Voir son œuvre au cabinet des estampes de Paris. Plusieurs autres pièces de la Vie du même saint, Voir le Manuel de l’amateur d’estampes de M. Ch. Le Blanc(6), employé du cabinet des estampes de Paris.

BONAVENTURE (saint). Voir à ce nom.

Représenté au moment où il montre à des religieux le Christ qui lui sert d'inspiration et de guide pour ses ouvrages. Peinture de Zurbaran {école espagnole, vers 1598). Musée religieux publié par Audot et Reveil, 1829-32, tome IV, planche CCLXX XII

(3) Sorte de monnaie de l'époque.

(4) La bibliothèque Mazarime en possède un bel exemplaire.

(>) H faut faire attention, en achetant cet ouvrage, si celte seconde partie s’y trouve, attendu qu'elle manque à des exemplaires.

(6) A Paris, librairie de Jannet, éditeur, 2 volumes in-8°,

671 SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

BONHFACE (saint), évêque ou archevêque de Maye:nce. Voir à son nom.

Le mième, tenant son attribut ordinaire, un livre: traversé d’un glaive. Umbach inv., gravure de B. Kilian, pour le Calendarium Benedicitinum de Ranbeck, tome IL, à la date du 5 juin. Cette figure est belle.

Le même, ou un autre du même nom, également évêque, mais honoré le 20 juin {si toutefois nous ne nous trompons pas), représenté brûlé vif par les hérétiques. Même ouvrage el même volume, à la date indi-

uée.

BRUNO (saint). Brunet, dans son Manuel du libraire, vite un ouvrage intitulé: Brunonis Opera et Vita, 1 vol. in-f, 1524, orné de planches en bois qui représentent les principales actions de la vie du fondateur des Chartreux. Ces planches, qui sont au nombre de sept, sont fort curieuses et ont pu servir au célèbre Lesueur pour composer quelques-unes de ses belles peintures. La bibliothèque Mazarine, à Paris, possède uu exemplaire de ce curieux volume. Les planches sont à la fin de l'ouvrage. Ce livre a été imprimé par un imprimeur de l’époque, dont la marque était un atelier d'imprimerie.

Autre ouvrage intitulé: Statuta ordinis Carthusiensis a Guinone priori Carthusiæ compilata, etc., Basileæ, 1510, in-f, avec figures gravées sans doute sur bois. Caractères gothiques. Ouvrage d’une grande rarelé. Voir Brunet et Fournier, au mot Guipo.

Cet ouvrage, quoique indiqué comme imprimé à Bâle, l’a réellement été à la Chartreuse de Fribourg.

Saint Bruno assis et sous les pieds duquel un de ses moines place un linge avec respect. Peinture du x:n° siècle environ, publiée par Montfaucon dans son Diarium Italicum, in-k°, page 323. Voir le texte pour l’explication.

A la fin d’un volume in-fol. intitulé : Opera et Vita beati Patris Brunonis Carthusiani ord., imprimée en 1524, chez Jodocus Ba- ‘dius Assensius Parisius, on trouve au folio ccccxcCix, une Vie du saint fondateur avec G planches en bois assez bien exécutées. En tête du frontispice de ce livre, qui est relié en bois recouvert en peau gaufrée, est un intérieur d'imprimerie où se voit une presse avec la date 1520. En haut est cette légende : Prelum Assensianum (1).

Ces planches paraissent être les mêmes que ci-dessus.

BURCHARD (saint).Voir à ce nom, page 114 de ce Dictionnaire, ce que nous y disons (2).

Le même, représenté à genoux devant le pape Boniface, à qui il expose quelques griefs ou quelques détails relatifs à son Eglise. J, Umbach invenit, B. Kilian sculpsit,

(1) Nous devons la communication de ce curieux volume à l'obligeance, habituelle de M. Guillemot, libraire à Paris.

(2) Ce sainta vécu dans le vise siècle, et non dans le viie, Comme nous le disons à tort loco supra citato.

(5) Extrait des Suppléments à notre Dictionnaire iconogræphique des monuments de l'antiquité chrélienne, e:lc.

pour le Calendarium Benediclinum, tome 1V; mais ici le saint est porté au 14 d'octobre.

CALMIN (saint) Voir à ce nom. Outre la châsse de Mauzac ou Mozac que nous citons page 116 de ce Dictionnaire, il en existe une autre dite de Laguene (Corrèze), publiée par le P. A. Martin dans le I‘' volume des Mélanges d'archéologie, etc.

CAMILLE DE LELLIS (saint). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Le même, représenté à genoux aux pieds d’an Christ en croix qui en a détaché les deux bras, comme pour l’embrasser. Gravure de Mazocchi d'après un anonyme.

CASILDA (sainte), vierge qui vivait en Espagne près Burgos (époque inconnue), houorée le 9 avril. Représentée debout, tenant des fleurs, figure d'un Calendarium perpeluum, etc., citée en détail n° 63, page 555 de ce Dictionnaire.

CASSIEN (saint), de Todi ou d’Imola, martyr, honoré le 13 août. Voir à son nom.

Autre saint du même nom; évêque de Brixen ou Sabione vers le 1v° siècle, dont on trouve le buste gravé dans les Annales ecclesiæ Sabionensis nunc Brixinensis, etc., 2 vol. in-fol., par Jos. Reschius, tome I, planche page 72.

Les bas-reliefs du retable du maître-autel retracent la légende du saint et son martyre. Il y est représenté lué à coups de canif (3) par des enfants, sous Julien l'Apostat, Cette particularité est attribuée ordinairement au saint Cassien de Todi cité ci-dessus. Voir notre Dictionaire des monuments, etc.

CATHERINE D’ALEXANDRIE (sainte), très-belle figure d’un maître allemand du xv° siècle, qui la représente tenant sa roue, uneépée et un livre.Cette figure aété publiée par Sulpice Boissérée, planches I'° et XV du I: volume et planche XVII du I° volume de l’ouvrage in-fol., dont le titre est donné ci-dessus au mot ADORATION DES MAGES, Die Sammlung , etc. Voir aussi d’autres indications dans ce Dictionnaire.

CÉCILE (sainte). Belle figure touchant de l'orgue (#); peinture d’un maître de l’école allemande du xvy‘ siècle, publiée par S. Boissérée, planche XIV du Il: volume du grand ouvrage cité ci-dessus au nom ABRAHAM.

Voir au nom de la sainte d’autres indications dans ce Dictionnaire ($).

La méme, vue à mi-corps, placée devant une table où sont divers instruments de musique.

Deux anges accompagnent la sainte. P. Tibaldi pinxit. Galerie impériale de Vienne (Autriche}, publiée par Haas (6), in-4°, tome II, pas de muméros aux planches

(4) Cet instrument, dans le style du xiv* ou xv° siècle, est d'une forme curieuse que nous recommandons à ceux qui étudient les objets d'art du moyen àge.

(5) A la colonne 127, ligne 33, au lieu de statue de Madone, lisez : statue du sculpteur Maderne.

(6) Exemplaire de la bibliouh. du Louvre à Paris.

La même, assise, vue de face , la main droite placée au-dessus des touches d’un jeu d’orgues, et s’arrêlant comme en extase en entendant un concert que les anges exécutent dans le ciel. Gracieuse composition de M. Leloir, peintre, gravée à l’aqua-tinta par H. Garnier, format in-fol. Voir l’œuvre du peintre, et chez tous les marchands de nouveautés.

.. La même, représentée mourant, entourée

de chrétiens qui la contemplent. Deux femmes sont occupées à éponger le sang qui sort de sa blessure et à le recueillir dans un vase. Dominique Zampieri ou le Dominiquin pinx. Musée religieux , publié par Audot et Reveil, 1828-32, tome IV, planche CCXXVIHIH.

La même , étendue morte et gardée par deux anges, dont un tient la palme du martyre. Peinture de Scheffer. Même ouvrage et méme tome, planche 229. Autre gravure de ce tableau, au burin , Galerie impériale de Vienne (Autriche), par Haas (1), tome III, sans indication de n° de planche.

CEINTURE DE LA SAINTE VIERGE. Fête célébrée dans la liturgie grecque le 2 juillet, le jour inême que l’on célèbre la fête de la Visitation dans l’église latine.

Une miniature qui représente l’exposition de cette relique dans une chapelle de l'église des Blaquernes à Constantinople, a été publiée dans les Acta sanctorum, tome 1° du mois de mai, planche du mois de juillet, n° 2. On y voit le patriarche Gennadius (2) qui vient vénérer la sainte relique avec l'empereur Léon (vers 1452).

CHARLES BORROMÉE (saint). Voir à ce nom.

Le même, représenté communiant des pestiférés. J. Van-Oost pinxit. Musée religieux, cité ci-dessus, tome IV, planche CCXCV.

Nota. Le peintre ou le graveur a changé complétement l'expression si connue de ce grand saint. ;

Le même. Figure debout, les mains jointes; dans le fond la ville de Milan. Jolie pièce de R. Sadeler, pour le singulier volume intitulé Ælegantes variorum Virgilio-Ovidio (3) Centones,etc., Bernardi Bruschi, V eron. can. reg. Luti, 1 vol. in-12 (4) c19.19cxvu. Voir la figure page 67.

CHRISTINE (sainte) [5], représentée tenant deux flèches et appuyée sur sa meule,

(1) Bibliothèque du Louvre à Paris,

(2) Ce personnage, qui d’abord se nommait Georges Scholarius, est cité avec éloges par Beraud-Bercastel, dans son Histoire de l'Eglise, tome VIH, p. 342 et suiv. (édition de Toulouse), et venge sa mémoire contre ce qu'en ont dit quelques écrivaios. Mahomet, qui l'avait fait nommer patriarche, se fit instruire par lui sur ce que c'était que le mystère de la sainte Trinité, et en fut un moment ébranlé.

(3) On a entrepris, dans ce singulier ouvrage, de célébrer les actions saintes et miraculeuses du saint a l'aide de vers empruntés aux poésies toutes profanes de Virgile et d'Ovide , soit en les donnant entiers lorsqu'on le peut sans contresens, soit en les arrangean( lorsqu'ils ne peuvent s'appliquer ab origine à saint Charles Borromée.

(4) Communiqué par M, Julien Durand.

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

autre instrument de son supplice. Tableau de Lucas de Leyde, publié par Boissérée, planche XII du El: volume de l'ouvrage cité au nom ABRAHAM, dans ces suppléments.

La même, par un autre maître de l’école allemande du xv° siècle. Planche XXXIV du II: volume, même indication.

CHRISTOPHE (saint). Voir à ce nom.

On trouve à l’ancienne église de Mennat (Auvergne) une fresque du x1: siècle représentant ce célèbre géant chrétien portant l'enfant Jésus à cheval sur sa tête. Ici il est vêtu d'un vaste manteau qui le couvre du haut en bas et cache même en partie ses pieds ; il tient un bâton court et est dans l'attitude du repos le plus complet, les bras croisés sur la poitrine. Cette figure curieuse, en dehors des rites légendaires , est gravée dans l'ouvrage intitulé : L’'Auvergne au moyen âge (les monastères), Histoire des ordres monastiques (6), par M. Emile (7) Thibaut, 1 vol. in-8° avec atlas, 1848, Paris, Victor Didron. Voir la planche XVIIL. Pour le texte qui concerne cette figure, qui est fort belle, voir page 493.

Le même, représenté passant l’eau avec l'enfant Jésus, curieuse peinture d’un maître (8) de l’école allemande du xv° siècle ou environ, publiée tome 1°’, planche XX VIII de l'ouvrage cité au nom ABRAHAM, etc., dans les suppléments.

Très-belle Ggure debout, les pieds dans l’eau jusqu’à la cheville , et regardant l’enfant qu’il porte; pièce capitale d’Alber Durer , folio 34 d’un volume de ses œuvres (planches en bois) au cabinet des estampes de Paris, sous le n° C a. 5.

CIRCONCISION DEJÉSUS-CHRIST, grande composition du peintre Quintin Messis, vers le xv° siècle, publiée par S. Boissérée, planche XXI du I{° volume du grand ouvrage sur les écoles allemandes jcité ci-dessus, au nom ABRAHAM, el au mot CIRCONCGISION dans ce Dictionnaire.

CLAUDE (saint), évêque de Besançon.

Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

On le trouve représenté debout, tenant un cierge. Figure d’un Calendarium perpeluum, etc., cité en détail, sous le n° 63, page 555 de ce volume.

CLÉOPHAS, (saint). Nous avons eu tort, eu citant ce nom, page 140 de ce volume,

(>) Voir dans ce Dictionnaire, au nom de la sainte, d’autres indications.

(6) Cette histoire , écrite au point de vue catholique, est du plus grand intérêt et fait conaaître la véritable physionomie du moyen âge. Ceux qui s'occupent d’une manière spéciale de l’étude des églises romanes trouveront dans cet excellent ouvrage des descriptions et des appréciations de monuments de ce style, tracées de main de maître.

(7) Et non Etienne, comme nous le disons à tort dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, eLe., au mOL AUVERGNE.

(8) C'est le célèbre Hemmeling. Sur les précieux travaux de ce peintre, voir lexcellente notice de M. de Keverberg, intitulée, Ursula, 1 volume in-8”, Gand, 1818. Voir au reste la note 6, page 388 du 1° volume de notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc,

d'émettre un doute sur la qualité de disciple d’'Emmaüs donnée à ce personnage :tous les martyrologes l’assurent. Nous ajouterons ici que la planche que nous y indiquons doit être portée ainsi XX VII B, attendu que cette planche est double,

COLOMBE (sainte), vierge et religieuse de l’ordre de Cluny, honorée comme martyre le 31 décembre. Voir notre Dictionnaire à son nom (1).

On en trouve une autre représentation tome IV° du Calendarium Benedictinum, à la date ci-dessus indiquée ; elle est égorgée par un soldat.

COLOMBAN (saint), abbé au vri: siècle; honoré le 21 novembre.

Représenté bénissant des animaux sauvages ; sur sa poitrine est figuré un soleil. J, Umbach inv. Figure du Calendarium Benedictinum, tome IV, à la date indiquée.

CONRAD {(saint), évêque de Constance au vue siècle; honoré le 25 novembre.

Représenté tenant un calice au-dessus duquel pend une araignée. J. Umbach inv.

Figure du Calendarium Benedictinum, ete., tome IV, à là date indiquée.

CORNEILLE (saint), pape. Belle figure debout, tenant une espèce de cornet ou oliphant ; peinture d’un maître de l’école allemande du xve siècle, publiée par Sulpice Boissérée, tome 1°, planche XV de l'ouvrage indiqué au mot ADORATION DES MaGes, dans ces suppléments.

Voir d’autres détails dans ce Dictionnaire, au nom CORNEILLE.

CORENTIN (saint),évêque de Quimper vers le vi° siècle ; honoré le 12 décembre.

Représenté debout, sans attributs particuliers; dans le fond l’église de Quimper.

François Chauveau inv., sculpsit. Folio 78 du 1° volume de ses œuvres au cabinet des estampes de Paris, et l’indication que nous donnons page 145 de ce Dictionnaire.

COURONNÉS (les quatre), à savoir les quatre frères nommés Sévère, Sévérien, Carpophore et Victorin, martyrisés au 1v° siècle et honorés le 8 novembre.

Représentés debout, ayant chacun une couronne sur la tête. Un d'eux tient comme une truelle, un autre un niveau (2). Figures d’un Calendarium per peluum, etc., cité avec détails sous le n° 63, page 555 de ce Dictionnaire, au mot SAINTS.

CROIX DE JÉSUS-CHRIST. Féte de son

(1) C’est à tort que nous l’indiquons comme ayant vécu au 1e siècle, c’est .au vin que nous devions M

‘(2) Sur quelques gravures, un de ces quatre Saints tient un marteau surmonté d'une couronne. ! (5) Niceta Aletoflo, opuscoli, cive : Discorso istorico sopra le reliquie del sommo pontifice S. Damaso primo, esistenti nella basilica di S. Lorenzo in Damaso; in-fol., manuscrit cité daus le Catalogue de Bure, vue et dernière partie. Paris, 1840, n° 40.

(4) IL fut consul, général et duc de Lacédémone, etc.

(5) Nous avons cité cette pièce dans notre Dic«

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS À LA PREMIERE PARTIE

invention ou découverte le 3 mai. Voir Ix- VENTION, etc.

CUNÈRE (sainte). Voirà-cenom. On trouve celte même sainte représentée debout, ayant un démon sur ses épaules. Figure d’un Calendarium perpetuum cité en détail sous le n° 6: page 555 de ce Dictionnaire.

CUTBER (saint), abbé de Lindisfarn en Angleterre (ordre de Saint-Benoît), au vu:

siècle; honoré le 20 mars.

Représenté recevant des pains de la main d’un ange. J.Umbach inv., sans nom de graveur. Figure du 1°: volume du Calendarium B'enedictinum, etc. Voir à la date ci-dessus.

DAMASE (saint), pape. Voir à ce nom dans ce Dictionnaire (3).

DÉMÉTRIUS (saint) [4], jeune officier de la cour de Maximilien, cù 1 remplissait les fonctions de porte-sceptre de l’empereur dans les cérémonies ; honoré comme martyr vers l’an 306, le 8 octobre.

Sa figure en pied, en costume du Bas-Empire, sculpture en ivoire estimée du x1° siècle. Publiée dans le Trésor de numismatique, ou Recueil général de monnaies, méduilles, Pierres gravées, bas-reliefs, ete. (5). Voir la planche XXXVII de la n° partie du Trésor, etc.

DENIS DE PARIS (saint),

Conduit au supplice (6) avec ses compagnons d’après une miniature du xiv° ou xv° siècle (7). Magasin an A tome XIV° ou année 1846, planche p. 217.

DISCIPLES D'EMMAUS (les), Raphaël

pinx., Antoine Procaccini sculpsit (8).

Le même sujet par Paul Véronèse. Bernard Audran sculps. Voir l’œuvre du peintre.

Le même, par Jean Restout, Pierre Chenu sculps. Voir l'œuvre de Restout.

Le même, par Bern. Passari. Wierix scalps, Vie de Jésus-Christ par Jérôme Natalis.

Voir aussi la Bible publiée par P. Frison, pénitencier de Reims et dédiée au pape Clément VII. Toutes les gravures sont de Léonard Gaultier.

Celle dite de Royaumont.

Le portefeuille de sujets de l’Ancien et du Nouveau Testament, n° 13 de notre Collection, bibliothèque Mazarine, sous le n° k718 (G T) ; et aussi la grande Collection de sujets du Nouveau Testament, plusieurs volumes iu-fol. au cabinet des esampes de Paris,

tionaire iconographique des monuments, mais sans les détails qui sont ci-dessus.

(6) Sur la légende qui dit que saint Denis a porté sa tête après son martyre, voir une note de Dom Guéranger, abbé de Solesme, p. 4117 de la Défense de ses Institutions liturgiques, en réponse à la criti-

que de son livre des Institutions par l'archevêque de

Toulouse. Paris, 1844.

(7) Quant à la question de savoir si saint Deuis, évêque de Pari:, est le même que saint Denis l’Aréopagite, voir la note à ce sujet au nom de ce dernier personnage dans ce Dictionnaire.

- (8) Un des deux se nommait, dit-on, Cléophas. Voir à ce nom dans ce Dictionnaire,

etcelle des Bibles en figures, même Collection.

Autres compositions par divers maîtres publiées dans le Musée religieux. Audot éditeur, Reveil sculps. Tome 11}, planches CLXXIH, CEXXIV, CEXXV.

DISMAS, ou le bon larron. Représenté mourant sur la croix et rendant son âme, qui est reçue par un ange. Vitrail du x siècle, Vitraux de la cathédrale de Bourges, par le P. C. Cahier et A. Martin, planche d'étude XIV A.

Voir aussi au Dictionnaire, au mot Lar- RON.

DONAT (saint), guerrier (époque inconnue), invoqué contre le tonnerre. Voir à ce mot, au Repertoire alphabétique des attributs, ce que nous y indiquons.

DOROTHÉE (sainte), tenant un panier de ficurs et un livre. Belle figure d'un maître allemand du xv° siècle, publiée par Sulpice Boissérée de Stuttgard (1824), planche XLII du II: volume in-fol d’un ouvrage cité au mot ADORATION DES MAGEs. Voir cidessus,

Voir aussi dans ce Dictionnaire, au nom Donornée (sainte), d'autres détails.

DUNST AN (saint), archevêque de Cantorbér ‘

Hepréenté dans une forge où il saisit avec une tenaille brûlante la mâchoire du démon qui venait le tourmenter, J. Umbach inv.

Pièce sans nom, pour le Calendarium Benedictinum, tome I: à la date du 19 mai.

. Voir dans le Dictionnaire, au nom du saint, d’autres détails.

ECOSSE, l’ancienne Scotia. Nous ne conpaissons pas d'ouvrage spécial pour les saints de Ce pays, et surtout avec des planches. Lenglet du Fresnoy, tome IV de sa Méthode pour étudier l'histoire, page 324, citeun Martyrologium Scoticumsanctorum ad annum 679, Thom. Dempstero; Bononiæ, 1622, in-#°, mais il ne dit pas s’il s’y trouve des planches.

La liste des saints de ce pays se trouve toute dressée dans le Martyrologium Romafum, in-k°, du R. P. Dom Lubin, page 10.

EDMOND ou Esue (saint) abbé de Pontigny (1), puis archevêque de Cantorbéry au xH1° siècle ; honoré comme confesseur le 16 novembre.

Représenté debout,ivoyant Jésus-Christ fui apparaître et lui montrant le mot INRI, écrit sur le front et lui indiquant ce moyen pieux de se préserver d’une mort subite. En haut un ange tenant une banderole sur laquelle est écrit: Hæc apparitio facta est Parisiis ; en bas une prière. Petite pièce non signée.

Voir notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G). Voir d’autres indications, page 174, au nom Enme, qui est le méme.

(1) Martyrologe universel de Chastelain. Mort à |

Soisy près Provins, d'après le Mertyrologium Pari: stense. k (2) IV Reg, 1, 40, 41. N

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS À LA PREMIERE PARTIE, 578

EGGVIN (saint), de l’ordre de Saint-Be— noit, puis évêque de Wigorn, au viu siè— cle ; honoré le 11 janvier.

Représenté ayant devant lui un poisson monstrueux qu'on, ouvre et dans lequel on retrouve les clefs qu'il avait jetées à la mer en partant pour l'exil. J. Umbach inv., Walrech sculp. Calendarium Benedictinum, tome I‘, planche du 1 janvier.

EGYPTE (saints et martyrs d’). Voir le Martyrologium Romanum, in-k°, de Dom Lubin, augustin, pag. 265 et suiv. On en trouve la liste dressée par ville.

ELEUTHÈRE DE PALATI (saint) à Narbonne, religieux de l’ordre de la Merci, vers

Représenté tenant un glaive, attribut! de son genre de mort. Voir la grande pièce au nom PIERRE NOLASQUE (saint), page 499.

ELFÈGE ou ELPuèce (saint), archevêque de Cantorbéry au x1° siècle ; honoré comme wartyr le 19 avril

Représenté une hache dans la tête et rendant l'usage de la main à son assassin, frappé de paralysie ; de plus il lui donne du pain.

Figure gravée par B. Kilian. Calendarium Benedictinum , in-k°, tome LE. Voir à là date du 19 avril.

Voir aussi au mot ELPnèce (saint).

ELIE (le prophète). Voir à ce nom.

Le même, placé sur une haute montagne, fait descendre le feudu ciel sur un capitaine et ses hommes (2). Miniature en camaïeu (xvi' siècle) publiée en couleur dans Le Moyen Age et la Renaissance, in-k°, planche XXVI ter, tome IV.

ELISABETH DE HONGRIE f{sainte), belle figure en pied, d’après un maître de l’école allemande, publiée par Sulpice Boissérée, tome L‘', planche 11 de l’ouvrage in-fol. cité ci-dessus au mot, ADORATION DES MAGES.

La même, pansant les infirmes. Murillo pinxil, Reveil sculps. Musée religieux, publié par Audot, 1825-32, tome IV, planche 38.

. Ua vitrail du xvu: siècle à l’église Saint Étienne-du-Mont à Paris (3), représente la même sainte donnant l’aumône.

ELZÉAR DE SABRAN (saint), comte d’Arian (Provence), vers le xm° ou x1v* siècle.

Son portrait en buste, planche XHII de la suile des saints de l’ordre, de Saint-Fran— çois, publiée dans l'ouvrage intitulé : Collis Paradisi, ete. Voir au nom François {saint} ci-après.

(Voir aussi au nom du saint.)

ÉMÉLIE (sainte), confondue par plusieurs avec sainte AMÉLIE. Voir à ce nom.

EMILAS ou Euie (saint), diacre et martyr à Cordoue au 1x° siècle, honoré le 15 septembre.

Représenté debout, tenant une palme. Calendarium perpetuum, etc., cité sous le n° 63, page 555 de ce Dictionnaire.

EMILIANCUS (saint). Le miracle que nous

(5) Chapelle dite Sanciæ Familiæ, la deuxième

* à main droite en entrant par le portail. Le Viel a

oublié de citer celte peinture dans son Histoire de Læ peinture sur verre, in-4°,

signalons au nom de ce saint, page 183 de ce Dictionnaire iconographique, etc., est également attribué à saint Jacques dit de Compostelle. Voir à ce nom, et la planche à la date du 12 novembre. Calendarium Benediciinum, tome IV.

ENCRATIDE ou ENGRATIE (sainte), vierge et martyre à Saragosse au 1y‘siècle ; honorée le 16 avril.

Représentée debout, tenant une épée et une palme. Figure d’un Caleñdarium perpetuum, cité sous le n° 63,page 555 de ce Dictionnaire.

ENGELBERT ou EnGizgerT (1), Vita sancli.Engelberti, 1 vol., Coloniæ-Agripp., par Egidius Gelenius. On y voit des reliquaires renfermant divers restes du saint et une tombe, sur laquelle sont peints ses miracles.

ENNATHAS {sainte), vierge et martyre à Césarée de Palestine (2), au 1v° siècle ; la même que Manatho ou Manetho. Voir à ce nom.

ERENTRUDE (saint). Voir à ce nom.

Représenté soignant les ulcérés. Joh. Pulcher inv., J. Franck. sculps. Figure du Calendarium Benedictinum, tome II, à la date du 30 juin.

ERMELINDE ou HeRMELINDE (sainte). Voir à ce nom.

ERMENDOLDUS (saint), abbé de Prefling en Allemagne (ordre de Saint-Benoît), martyr au xur° siècle ; honoré le 6 janvier.

Représenté tenant deux clefs et parlant à un roi. J. Umbach inv., Bernard Kilian sculpsit. Figure du Calendarium Benedictinum, tome I, planche VI.

ESME {saint). Voir Epmowo.

ESPAGNE (saints honorés en).

Nous ignorons s’il existe quelque ouvrage orné de figures des saints particuliers à ce royaume. Lenglet du Fresnoy cite beaucoup d'ouvrages sur celte matière, tome IV de sa Méthode pour étudier l'histoire, p. 333, 335, 339, 340, 344, 346; mais il n'indique pas ceux qui ont des planches.

Ceux qui voudraient connaître la suite des saints qui ont illustré ce royaume trouveront ce travail tout fait dans le WMartyrologium Romanum, in-k°, du R. P. Dom Lubin, pag. 11 à 30, avec une carte de l'Espagne ancienne.

ETHELBURGA (sainte), abbesse (ordre de Saint-Benoît) vers 680; honorée le 10 octobre.

Représentée tenant une discipline, Calendarium Benedictinum, ete., tome IV.

ETHELVOLD [3] (saint), abbé d’un cou-

(1) Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

(2) Indiquée martyre à Scythopolis par quelques martyrologes.

(5) Nommé plus communément saint Daulé.

(Martyrologe universel de Chastelain.)

(4) Comme il n'y a pas eu d'évêque de ce nom dans cette ville, le graveur a fait erreur : cet Eugène est peut-être celui qui vécut au vu siècle et est honoré, comme saint, le 13 novembre. (Martyrologe universel de Chastelain.)

(5) Pour sa vie, voir la Légende derée et les Légendes du Bréviaire romain.

Sa Vie, par l'abbé Parenty, 4 vol. in-32, publica-

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

vent de l’ordre de Saint-Benoit, puis évêque de Wincester (Angleterre) au x: siècle; honoré le 1°" août.

Représenté au moment où il brise les vases sacrés et en distribue les débris aux pauvres. Umbach inv., Kilian sculpsit, pour le Calendarium Benedictinum, in-ke, tome I, figure à la date ci-dessus indiquée.

EUGÈNE (saint), évêque de Toulouse (4) ; siècle inconnu.

Représenté debout, tenant un livre ouvert.

C. Galle ou un autre, folio 6 du tome IV de l’œuvre des frères Galle, cabinet des estampes de Paris.

EUGÉNIE (sainte), vierge et martyre.

Voir ce que nous en disons à son nom, dans ce Dictionnaire, et la note 1, page 452 du I:" volume de notre Dictionnaire iccenographique des monuments de l'antiquité chrétienne, etc. (5).

EUSTACHE (saint). Voir son nom dans ce volume et dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., page 452.

Outre ce qui regarde le saint, nous aurions dû y citer la belle église qui lui est dé-

diée à Paris, et la Monographie qui est con-

sacrée à ce monument, { vol. in-folio, texte et planche par Caillat, architecte. Paris, 1850. Nous ne pouvons, en citant cette belle église, nous empêcher de protester contre l'acte de vandalisme qui, pour donner plus d'espace à la place servant d'entrée à la nouvelle porte sons la tribune, a osé abattre deux ou trois travées du monument, et puis, pour couronner l’œuvre, a collé, comme à l’église Saint- Gervais, une mauvaise pastiche d’architecture grecque ou romaine sur une église chef-d'œuvre de la fin du xv° siècle ; les hommes qui font de pareils contresens et ceux qui admirent sans savoir pourquoi de pareilles absurdités, méprisent les monuments du moyen âge également sans savoir pourquoi.

EUSTASIUS (saint), moine, puis abbé au monastère de Luxeuil (6), au vu* siècle, honoré le 29 mars.

Représenté rendant la vue à un jeune enfant, que lui présente sa mère. Umbach inv., Melchior Kusell sculps. pour le Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome III: à la date indiquée ci-dessus.

On trouve aussi cette pièce dans l’œuvre de Melchior Kusell au cabinet des estampes à Paris.

EW ALD (saint), diacre ou prêtre; honoré comme martyr (7).

tion de la société de Saint-Victor à Plancy (Aube) ; à Paris, chez Waille, libraire.

(6) 1 fut disciple du célèbre saint Colomban.

(7) On trouve dans le Martyrologe universel de Chastelain, à la date du 5 octobre, deux frères nommés l’un Ewald le Blond, et l’autre Ewald le Brun, tous deux prêtres, missionnaires en Saxe au vii® siècle environ, et honorés comme martyrs en Saxe et dont les corps furent reconnus pour ce qu'ils étaient, à l’aide d’une lumière miraculeuse qui parut sur l'endroit où ils étaient enterrés. Peut-être le saint Ewald ci-dessus est-il l’un de ces deux frères ?

Représenté au moment où il guérit un démoniaque, puis assommé par des idolàtres ; peintures d’un maître du xv° siècle, planches LVIIT - LIX du {f° volume de l’ouvrage publié en 1821, à Stutigard par Sulp.

Boissérée et détaillé au nom MaAuRIcE (saint) ci-après.

EWALD (les saints frères), surnommés l’un le Blanc, l’autre le Noir ou le Brun, tous deux diacres et martyrs au vu‘ siècle ; honorés le 3 octobre.

Représentés tenant une palme, J. Umbach ivv., sans nom de graveurs. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome IV.

Voir la note de l’article précédent,

FABIEN {saint), pape et martyr. Voir à son nom.

Représenté sur un calendrier runique ou danois estimé du x‘ siècle, publié sous ce titre : Di un Calendario runo della pontificia universita di Bologna; in-k°, publié en 1831 à Bologne par Luigi Frati, membre de la Société des antiquaires de cette ville. Voir la planche I], figure 20, etle texte page 29(1).

FAMILLE (SaixTe ). Nous citons à ce mot diverses représentations de la Fuite en Egypte. Ce mème sujet se retrouve cité plusieurs fois également à l’article de saint JosEPH. Voir à ce nom, colonnes 329, 330, etc.

Parmi les sculptures et surtout les tableaux qui montrent la Fuite en Egypte, on en trouve qui représentent l’enfant Jésus marchant entre la sainte Vierge et saint Joseph, comme un enfant de cinq à six ans, et même plus. C’est une erreur et un anachropisme, puisque la fuite en Egypte eut lieu presque aussitôt après le départ des mages, qui virent un enfant couché dans une créche et enveloppé de langes, et non tout nu, comme quelques artistes se plaisent à le représenter.

La sainte Famille, peinture de Jean Mabuse (xv° siècle), publiée par Sulpice Boissérée, planche XXVII du II: volume du grand ouvrage cité ci-dessus au nom ABRA- HAM, aux suppléments.

Le même sujet par divers maîtres. Musée religieux, publié par Audot et Reveil, tome JE, planches XCII, XCIV, XCV, XCXVIH, XCX VIII, XCXIX, CI, CI, CVI, CVHIE, CV, CX, CXI, CXII, CXIII, CXIV, CXV.

FARON {saint}. Voir à ce nom, r'° partie,

Le même, représenté touchant l’eau d’une rivière et sauvant du naufrage un bateau

(1) Pour plus d’explications , voir à notre Dictionnaire iconographique des monuments. verbo CALEN- DRIERS.

(2) C’est à tort que nous y indiquons l’abbaye de Saint-Faron comme étant en Bourgogne ; c’est en Champagne, et Moréri nous apprend qu’elle se nommail Saint-Faron-lès-Meaux, attendu qu'elle était près celte ville.

(3) Inconnu aux martyrologes.

(4) On dit que ce sont les Saxons.

. () Nous avous oublié d'y signaler les observatious et les recherches faites par Molauus dans son

DiCTIONN. ICONOGRAPHIQUE.

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

qui s’enfonçait avec ses passagers. C'alendarium Benedictinum, tome IV (28 octobre).

La statue de saint Faron se voyait autrefois parmi les six qui faisaient l’ornement du magnifique tombeau d’Oger le Danois, dont vous donnons la description dans no tre Dictionnaire iconographique des monuments (2), etc., tome 1°", page 468.

FELIX DE VALOIS (saint). Voir à ce nom dans notre Dictionnaire, col. 217, et dans ces suppléments au motTRiNITÉ (Ordre de la).

FEMMES re accompagnant Jésus- Christ au Calvaire.

Pleurant près de Jésus en croix.

Assistant à son ensevelissement,

Venant pour embaumer son corps, etc.

Voir notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., ce que nous indiquons page 468, tome I°r,

Les Saintes-Femmes, très-belle composition d’Annibal Carrache, dite les Trois Marie. Voir son œuvre.

Autre, par Pietre de Cortone. Musée religieux, par Audot, tome III, planche CLXIX.

La Vie de Jésus-Christ composée par une foule de peintres offre ce même sujet. Voir surtout les œuvres d’Alber Durer, Lucas de Leyde, Martin de Vos, Bernard Passari, les Wierix, les Collaërt, Sadeler, N. Poussin, P. Mignard, Rubens, Van-Dick, etc.

Il existe au cabinet des estampes de Paris plusieurs volumes in-fol. composés de sujets de la Vie de Jésus-Christ, où l’on trouie beaucoup de sujets de Saintes-Femmes, dans les diverses circonstances indiquées cidessus.

FENNENUS (saint) {3], abbé en Irlande au vi‘ siècle ; honoré le 93 février.

Représenté disant la messe. Dans le fond une grande bataille; des masses de rochers tombent sur les ennemis (4), à la prière du saint. Jean Umbach inv., Waldrich sculpsit.

Figure du Calendarium Benedictinum, tome L:", planche XXJIL.

FÊTES CHRÉTIENNES. Voir ce que nous disons à ce sujet dans le Dictionnaire iconographique des monuments, tome I", page 472, et au nom de chaque fête, savoir: Annonciation l’Ascension, Epiphanie, Pentecôte, Résurrection, Trinité, etc., dans les deux volumes (5).

La Sociêté des antiquaires de Lonüres a publié, dans Archeological Journal (in-8, mois de mars 1844, n° 1, page 62 et suiv.), une liste des fêtes de l'Eglise chrétienne avec la désignation des emblèmes qui peuvent servir à les désigner iconographiquement ;

Historia imaginum sacrarum, édition in-!° de Louvain, Voir les mots Annuncialio, Ascensio, Baptisma Domini, Benedictiones, Cœna Domini, Crucifixio Domini, Dominica in Albis, Epiphania, Inventio crucis, Nativitas Domini, Nativiras Mariæ, Passio Domini, Pentecostes, Purificatio Mariæ , Resurrectio Domini

Trinilas, etc. Voir aussi Casalius, de Ritibus vet.

.… Christ. ; in-4° ou in-8°, au mot de Festis, à la table

des inatières. Thomassin, Traité des fêtes; Baillet, Traité des fêtes mobiles ; tous les auteurs cités par Fabricius dans sa Bibliotheca antiquaria, in-4°, pages 452, 459 et suiv., elc.

on ne trouve pas de gravure dans ce travail.

Sur la manière de représenter les fêtes chréliennes, voir le Manuel d’iconographie chrétienne, grecque et latine, publié d’après un ancien manuscrit du mont Athos, par MM. Didron et Durand, in-8, pages 155, 456, 157, 160, 163, 179, 186, 200, 204, 205, 979 à 283, 351, 456, 466, etc.

FIACRE (saint). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Représenté à genoux priant; à terre une béche, un sceptre et une couronne, pour indiquer, ceux ci son origine royale, et la bèche sa vie pénitenie ({).

En.bas, sa légende gravée. Jolie pièce signée M. Messin fecit. Voir son œuvre et notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 47178 (G).

FINA (sainte), religieuse recluse de l’ordre de Saint-Benoîl, au xur° siècle ; honorée le 16 mars (2).

Représentée couchée sur la paille et malale, assaillie par les rats qui courent sur

diverses parties de son corps. J. Umbach .

invenit, sans nom de graveur. Figure du E°* volume du Calendarium Benedictinum de Ranbeck. : |

FINTANUS (saint), prêtre et confesseur en Irlande au vus siècle ; honoré le 3 janvier (3).

Représenté tenant un goupillon et aspergeant des paysans. Dans le fond, une moisson ravagée. J. Umbach inv., sans nom de graveur. Planche IH du Ie volume du Calendarium Benedictinum

FLANDRE (saintsdela). Pour l'historique, voir l'ouvrage de Sandérus, 1 vol. in-k°, intitulé : Hagiologium Flandriæ, etc. Nous ignorons s’il existe des éditions de cet ou— vrage avec des figures de saints; celle que nous avons vue p’en avait pas.

Nota. On pourrait, en relevant tous les noms qui sont dans la table des matières pla-

cée à la fin du volume, former, à l’aide de- , 9

uotre Dictionnaire, une collection spéciale pour ce pays, du moins pour tous ceux que nous indiquons.

FLAVIE (sainte). Voir à ce nom.

La même, représentée percée d’un glaive.

Gravé par C. Normand, d’après le Dominiquiu. Voir Annales du musée Landon, tome F, planche 26.

FLORENT (saint), évêque de Strasbourg.

Voir à son nom. Nous ajouterons ici qu'à Fancienne collégiale de Saint-Thomas de Strasbourg, abandonnée aux protestants de cette ville, on voit un bas-relief enclavé dans le mur septentrional, dont le P. A. Marlin donne la description suivante (4) :

« Au centre est un personnage nimbé et revêtu d’une chasuble, avec croix sur la poitrine. 11 bénit de la main droite et lient une crosse de la gauche; à sa droite, une femme

(4) Sa Vie, par l'abbé Parenty, 4 vol. in-32, publication de la société de Saint-Victor, à Plancy (Aube) ; à Paris, chez Waille libraire.

(2) On trouve un sainte de ce nom honorée en Toscane, le 42 mars, au Martyrologe universel ; sans doute que c’est la même.

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

en coiffe, joint les mains d’une manière supplante, tandis qu’en face un loup tient une

rebis dans sa gueule, » etc. La légende dit que ce loup avait enlevé la brebis à la pau vre femme, et que le saint la lui fit rendre saine et sauve. On aurait bien dû faire enlever le bas-relief avant d'abandonner l’église au culle protestant, qui est ennemi des légendes et des images. ù

FLORENTIA (sainte), abbesse de l’ordre de Saint-Benoît au vi‘ siècle ; honoréele6 août.

Représentée jetant loin d’elle sa couronne de princesse. Figure du Calendurium Benedictinum, tome WE, à la date indiquée.

FLORENTIUS {saint}, ermite (Ordre de Saint-Benoît) au 11° siècle; honoré le 13 navembre.

Représenté bénissant des animaux sauvages. Calendarium Benediclinum, etc., tomelV, à la date ci-dessus indiquée,

FRANCE. Pour ce pays les livres à figures ne manquent pas, on en trouve une grande quantité indiquée dans notre Diclionnaire.

Tous les saints qui ont illustré ce royaume, classés par proyince, sont indiqués dans le Martyrologium Romanum du R. P. Lubin, in-k°, pag. 31 à 108; dans la Bibliothèque historique de France par le P. Lelong, infol., livre 11, chap. 2, et dans la liste des métropoles de France et de leurs patrons, même livre, article 2.

FRANCISCA (sainte) du mont Olivet, religieuse de Saint-Benoît au xy° siècle ; honorée ie 9 mars.

Représentée tenant un voile et deux grappes de raisins poussées, à sa prière, sur un arbre mort. Calendarium Benedictinum, tome 1°", à la date indiquée ci-dessus.

FRANCISCAINS (saints de l’ordre des).

Imagines beatissimi P. Francisci Assisialrs illustriumque virorum et feminarum qui ex tribus ejus ordinibus relati sunt inter sanctos, acta eorum præœcipuaque miracula spectatori repræsentantes. — Anlverpiæ, excudebat Carolus de Mallevy,,1614.

Autour de ce titre sont représentés : saint François d'Assise, — les v martyrs, les vit martyrs, — saint Antoine de Padoue, — saint Bonaventure, — saint Louis évêque, — saint Bernardin de Sienne, — saiut Jean Capistran, — saint Didac Complut, — sainte Claire, — sainte Elisabeth, saint Louis, roi, — saint Yves et saint Elzéar.

Après le titre chacun de ces saints est représenté en ;pied, et aulour sont des sujets de sa vie.

FRANÇOIS d’ASSISE (saint). Voir ce nom.

La vie de ce saint est l'objet d’un grand ouyrage intitulé : Collis paradisi, seu sacrt conventus Assisiencis historia, opus P. Mag.

Francisci Mariæ-Angeli ; in-fol. Montelalisco,

(3) On trouve un saint Fintan honoré le 17 février, porté sur le Martyrologe universel de Chasteliin. Nous ignorons si c'est le mème.

(&) Notice intitulée : Quelques Souvenirs d'ur voyage archéologique, ete., iu-8°, 1845. À Caen, chez Hardel. Voir Le Bulletin monumental,

1704, Ce volume est orné d’un grand nombre de planches gravées par Ant. Félix Carosi.

H existe aussi, d’un antiquaire ilalien pommé Carlo, un volume in-fol. intitulé :

Deéscrizione dell. sacro-sancla basilica e capelle di $. Francesco d’Assisi, dans lequel on trouve la description de toutes les peintures de cette église, qui offrent tant de sujels de la vie de Saint François,

Un tableau de Laurent de la Hire représente le saint debout comme en extase, el à ses pieds un pape ou cardinal à genoux, qui regarde les stigmates. Quelques autres religieux ou laïques complètent celte belle composition, qui est gravée par Forster pour le musée royal, par Laurent (1), 1 vol. infel., planches non numérotées. Voir l'œuvre du .peintre et du graveur.

Voir aussi à Franciscains ci-dessus.

FRANÇOIS DE SALES (saint) [2]. Suite de sa vie représentée en 8 pièces gravées par Franc. Chauveau. Voir son œuvre au Cabinet des estampes de Paris, tome I, folios 10% et 105

FRANÇOIS XAVIER (saint). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Divers miracles du saint. Grande eemposition de P. P. Rubens, Galerie impériale de Vienne, par le chev. Haas, tome Hif ; ou dans le Musée religieux, par Audot et Reveil, tome 1V, planche CCXCH

Sa mort. Il est entouré de plusieurs religieux de son ordre. Belle composition gravée par Corn. Galle ou l’un de ses frères.

Voir leur œuvre au cabinet des estampes de Paris, tome fl, folio 118.

FRANÇOISE (sainte), romaine. Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

Représentée d'après une fresque du xv' siècle, publiée dans l'ouvrage intitulé : Vie de sainte Françoise, ele, précédée d’une introduction sur la mystique chrétienne, 1 vol. in-8, par le vicomte M. Th. de Bussière, auteur des Sept Basiliques de Rome.

On y trouve la description de l'enfer et de ses supplices, dont la sainte a eu révélation. Elle y parle des divers ordres des démons.

La sainte a vu en extase toutes les particularités de la vie de la sainte Vierge, tous les personnages peints ou sculptés dans Îles églises; elle donne l'explication d’une foule de figures mystiques et symboliques, ce qui forme comme un cours complet d'iconographie chrétienne, etc.: le tout d'après le texte même des Acta sanctorum des Bollandisies (3).

(1) Cette publication n’est que la continuation du même musée commencée par Robillard.

(2) Voir à ce nom d’autres détails, dans le Dictionnaire.

(3) Voir à ce sujet les Annales archéologiques de M. Didron, à qui nous empruntons les détails, tome X, page 59.

En 1841 il a été publié, à la librairie des frères Gaume , une Vie de sainte Françoise, Romaine, ouvrage traduit des Actes des saints par l'abbé P*#, 2 vol. in-4°. A Clermont-Ferrand, chez Thibaud- Landriot, éditeur:

SUPPLEMENTS ET ADPITIONS À LA PREMIERE PARTIE, 636

GABINUS (saint), prêtre et martyr à Rome au ur: siècle ; honoré le 19 février

1! est représenté tenant un vilbrequin (4) comme attribut de son martyre. Figure sans nom d’artiste d’un kalendarium perper luum, elc., cilé avec détail au mot SAnTs, n° 63, colonne 555 de ce Dictionnaire,

GEMINIEN (saint), patron de Modène. Sa statue en bronze qui date du x1v° siècle, ést placée sur le portail de l’église du Duomo.

Sur l’architrave de la petite porte de l'église est une suite de sculptures représentant six sujets de la vie du saint, avec chacune un vers qui en donne l’explication. Ces sculptures sont expliquées une à une, pages 19,4% et 195 du El° volume du Voyage dans le Milanais, par Millin.

GENEVIEVE (sainle), de Nanterre, patronne de Paris. Voir à son nom.

Figure debout, tenant un livre et sa houlette ; gravure grand in-8°, signée N. Pecoul. excudit (5), époquede Louis XIV ou Louis XV.

La même, debout, lenant un cierge que le diable veut éteindre et qu’un ange entretient de son souffle, Dans le fond, ia sainte rend la vue à sa mère placée près d’un puits. De l’autre côté, la sainte, placée près d’un four rempli de pains qu’elle à faits ellemême, les distribue à des paurres affamés.

L'expression de la figure est très-beile.

Daret sculpsit. En bas une prière à sainte Genevière. Voir notre Mag le sancla, elc., bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

La même, représentée debout, tenant le cierge dont parle la légende citée plus haut. Figure gravée sur ce qu’on nomme le pain de sainte Geneviève, que distribuaient autrefois les religieux génovéfains pour préserver de la fièvre. B. Picard fecit, pour les Cér@monies religieuses publiées par ee graveur. Voir la planche n° 6, du 4° volume des Cérémonies chrétiennes. Gette petite figure se trouve dans notre Zconographia sancta, etc., bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

GENTIEN (saint). Voir ce nom.

Le même donnant l'hospitalité à deux solitaires (6). Miniature d’un maouscrit de la fin du xni° siècle, publiée par M. Rigdllot dans son ouvrage, les Arts en Picardie, in-8’, Amiens, 1840. Voir la figure planche XHI, n° 32. On lit au bas de la miniature cette légende : Queso, domini paires, declinate in tugurium servi vestri; louchante expression de la charité chrétienne, offrant l’hospitalité comme dans les temps antiques.

(4) On peut avoir une idée de ce douloureux supplice, qui consistait à percer les os du martyr comme des morceaux de bois, dans l'ouvrage de Gallonius, De cruciatibus martyrum , in-4°, planche de la page 231.

(>) Nous ignorons si ce nom est celui d’un graveur ou d’un imprimeur.

(6) Ces deux solitaires étaient saint Fuscien et saint Victoric, qui se dirigeaient vers Paris par la voie romaine, passant près d'Amiens, Ambianensium urbi conliquus, .

GEORGES (saint). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire (1).

Le même, représenté debout et armé.

Peinture de John Schorel (xv: siècle), publiée par $. Boissérée, planche X XX VII du 1° volume du grand ouvrage cité ci-dessus au nom ABRAHAM, aux suppléments.

GÉRARD (saint), moine bénédictin profés de l'abbaye royale de Saint-Denis (2), en France, et vinglième abbé de Saint-Pierre de Gand, en Flandre.

Représenté à genoux, tenant les insignes de la Passion et découvrant la sainte couronne d’épines. Pièce in-k° signée Landry.

Voir notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G). Voir aussi le Calendarium Benedictinum. Une autre figure de ce religieux à la date indiquée ci-dessous à la note 2. |

GERMAIN (saint) [3], patriarche de Contantinople au vai: siècle. Très-belle figure en pied ; vêtu d'un costume remarquable. Maillot et Martin, Costumes des divers peuples, in-k°, tome If, planche XXX VII, n° 3, d’après une miniature du Mariale sancti Germani, ouvrage du patriarche, nommé ainsi de l’éloge de la vierge Marie, que renferme ce manuscrit.

GERTRUDE (sainte), abbesse au xmie siècle ; honorée le 19 novembre.

Représentée tenant un cœur où est une figure de Jésus-Christ qui dort ; une flamme divine près d'elle et un livre devant elle. Calendarium Benedictinum, tome IV, à la date indiquée (#4).

GERTRUDE. Vêtue en costume d’abbesse et tenant une crosse sur le bâton de laquelle sont placés deux ou trois rats, figure el gravée sur le titre d’un ouvrage d’Ant. Sandérus: Descriptlio ecclesiæ cathedralis et abbatiæ sanctæ Gertrudis, 1 vol. in-fol., souvent réuni aux ouvrages du même auteur, dont on trouve les titres à l’article BraBanrT, dans le II: volume de la Méthode pour étudier l'histoire par Lenglet du Fresnoy.

Voir aussi d’autres figures de sainte Gertrude dans notre Dictionnaire.

Autre sainte du même nom, fille de la célèbre sainte Elisabeth de Thuringe ; représentée debout en costume de religieuse, sur sa tombe, à l’église d’Altenberg, dont elle fut abbesse au xin° siècle. Sous ses pieds un lion, soit comme blason de Thuringe, soil en mémoire de la légende qui lui attribue d’avoir dompté un lion qui avait rompu sa chaîne et qu’elle força de se coucher à ses pieds (5).

Cette belle figure est publiée et très-bien

(4) Nous avons oublié d'y citer le texte de Ducange sur les images du saint et l’origine de sa légende. Glossarium latinilatis, etc., première édition de 1710, tome HI, page 36, n° 32, à la fin du volume.

(2) Serait-ce le même que celui surnommé de Brogne, abbé de Saint-Denis, au x° siècle, honoré le 3 octobre, Martyrologe universel de Chastelain ?

(3) Pour d’autres détails, voir au Dictionnaire, colonne 248.

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

gravée dans louvrage de Franz Hubert Muller, in-k°,intitulé : Beitrage zur teutschen, elc. ou Recueil de matériaux pour l'histoire de l’art en Allemagne (6). Leipsig, 1837.

Voir la planche n° 19, n° partie.

GERVAIS (saint) et son compagnon saint Protais. Voir à ces noms,

Représentés au moment où ils“sont trafnés devant une statue de Jupiter pour y sacrifier. Magnifique composition de Lesueur.

Voir son œuvre. Reproduite dans le Musée

religieux, Audot et Reveil. Planche CCX XI du tome IV.

GÉRY (saint), évêque et confesseur à Cambrai vers le vu‘ siècle ; honoré le 11 août.

Représenté dans le ciel, tenant sa crosse et parlant à sainte Vaudrue (7) ; de sa bouche sort un philactère avec ces mots : Ma fille, poursuivez votre entreprise; elle est agréable à Dieu, etc. Pièce non signée. Voir notre /conographia sancta, bibliothèque Ma-

Voir aussi au nom de la sainte.

GOAR (saint), prêtre et solitaire; honoré le 6 juillet. |

Représenté debout, les pieds posés sur un dragon et tenant une église. Derrière sa tête deux anges soutiennent un petit monument qui peut-être n’est que le pavillon qui abrite ordinairement les figures des tombeaux. Pierre sépulcrale estimée du xin° siècle, gravée dans les Acta sanctorum des Bollandistes (juillet, tome 1°", page 332).

GODELIÈVE (sainte). Voir à ce nom.

Sa mort violente, représentée sur son tombeau, et sa châsse, gravés dans les Acta sancitorum des Bollandistes, tome I‘ de juillet, pages 380 et 395.

GODELIÈVE ou GopeLève (sainte).Voir à ce nom, colonne 254, Histoire de sainte Godelève de Ghisteiles, légende du x1° siècle par Louis Baëcker, membre de la commission historique du Nord. 1 vol. in-k°, avec deux planches lithographiées.

Les deux planches représentent une châsse, ouvrage du xv° siècle, en bois doré, renfermaut les reliques de la sainte. On y voitreprésentée sainte Godelève étranglée par deux domestiques, sur l’ordre de son mari, qui la fit jeter ensuite dans une cuve pleine d’eau. (Voir la légende.)

GODÉRAN (8) (saint), moine de l'ordre de Saint-Benoît ; honoré le 11 août. Représenté donnant la communion à un moribond qui rejelte l’hostie de sa bouche. Le saint obtient par ses prières que le malade puisse avaler l'hostie. On remarque sur la table, près le lit du malade, un saint ciboire dont

(4) Voir à ce nom d’autres détails dans ce Dictionnaire.

(>) Nous devons ce renseignement à l’érudition du P. C. Cahier, qui nous l'a communiqué sans nous rien certifier.

(6) Nous possédons un exemplaire de cet ouvrage peu commun ; il doit passer à la bibliothèque Mazariue avec nos autres livres.

(7) Autrement et plus exactement Vaudru,

(8) Inconnu aux martyrologes.

l'enveloppe est curieuse et surmontée d’une couronne de perles. J. Umbach inv., G. A.

Wolfang seulps. Planche du Calendarium Benedictinum de Ranbeck (1). Voir à la date indiquée ci-dessus, tome HE. , Voir aussi l’œuvre du graveur au cabinet des estampes à Paris.

GONTHIER (saint), abbé de l’ordre de St- Benoît au x1° siècle; honoré le 9 octobre.

Invité à dîner par un prince, et voyant servir une volaille, quoique ce fût un jour maigre , il rend la vie à l'animal qui sort vivant da plat sur lequel il était placé. Umbach inv., B. Kilian sculps. pour le Calendarium Benedictinum. In-k° , tome #. Voir la figure à la date indiquée. CEE GRÉGOIRE (saint), pape. Voir à son nom.

Faisant la cène avec douze pauvres ServIs par les religieux de l'ordre des Olivétains Grande composition de Vasari. Voir son œuvre. Elle est reproduite dans le Wusée religieux, par Audot et Reveil. In-8°, tome IV, planche CCXLIX. . : ne Parmi les assistants on remarque plusieurs personnages célèbres de l'époque du peintre.

Voir le texte qui donne l'explication de ce

tableau.

GUALBERT (saint Jean).

En tête d’un Missale de 1503 est une gra=

vure sans doute en bhois, représentant Île saint de ce nom, fondateur da monastère de Yallombrense, Cette planche est reproduite par Dibdin, supplément à la Bibliotheca Spenceriana, in-&. Lond., 1822, page 197.

Voir au nom Jean (saint) GUALBERT dans ce Dictionnaire, pour les détails biographiques et autres. Ga GUDÉEIE (sainte) martyre au 11° siècle, en Perse ; honorée comme telle le 29 septembre.

Doit être représentée la peau de la tête enlevée, étant clouée à un poteau (2). (Voirla

légende.) Nous n’en avons pas trouvé de re- .

résentation,

GUDULE (sainte) Voir à ce Dictionnaire.

La même, représentée tenant une lanterne qu'un diable veut éteindre.

Tableau d’un vieux maître. Planche 32 du 1e volume de l'ouvrage cité au mot ABR4a- HAM, aux suppléments.

La même, guérissant un enfant. Jean Umbach inv. Figure du Calendarium Benedictinum. Tome. Planche à la date indiquée ci-dessus.

GUIBERT (saint), fondateur et premier abbé de Gemblour au x° siècle; honoré le 23 du mois de mai (3).

ce nom dans

(1) Voir aux Appendices, n° 16, la note sur cet ouvrage.

(2) Martyrologe universel de Chastelain. !

(3) A Gorze en Lorraine, près Namur. Sa Vie a été écrite par saint Sigebert.

(4) D'un lieu nommé Oxensius que nous n'avons pu trouver dans les géographes et les légendes.

(3j Vitle de la Basse-Autriche.

(6) L'éditeur à eu la malheureuse idée de ne pas donner de numéro à ses planches ni de pagination au texte. Il faut chercher. Ces planches ayant paru par livraison , il existe un Catalogue de ces livrai-

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS À LA PREMIERE PARTIE

Représenté tenant une espèce de pistolet, portant un erucifix. J. Umbach iuv., sans nom de graveur. Figure du Calendarium Benedictinum, tome IL°, à la date indiquée cidessus. Pour le motif du pistolet, voir à ce mot au Répertoire des Attributs.

GUILLAUME DE SAINT-LÉONARD, religieux de l’ordre de la Merci vers 1242.

Représenté le corps percé d’un glaive. Pour les détails, voir la planche inûiquée au nom Pierre (saint) NoLasQuE, colonne #99.

GUINFROIE (saint) Voir à WÉNÉFRIDE.

GUNTHIER (saint), abbé. Voir à GONTHIER.

HENRY (saint), empereur d'Allemagne, mari de sainte Cunégonde. Représenté debout tenant une église comme fondateur.

Le même, tenant une église et une épée.

Deux belles figures richement costumées dans le goût du xv° siècle. Tableaux d'un maître de l’école allemande, publiés par Sulp. Boissérée. Planches XLIHHI-LIL de l'ouvrage in diqué au nom Maurice (saint), dans les suppléments.

Autres détails au même nom dans ce Diclionnaire, colonne 270.

HENRY {saint), prieur (4) (Ordre de Saint- Benoît) ; honoré le 5 novembre (siècle inconnu).

Représenté éteignant un incendie par ses

- prières. Calendarium Benedictinum, etc., to-

me IV, à la date ci-dessus.

HERMANN-JOSÉPH (le bienheureux), de l'ordre des Prémontrés de Steinfeld (5), au xv1° siècle ; honoré le 3 avril.

Représenté aux pieds de la sainte Vierge qui lui touche la main en signe d’alliance mystique. P. Van Dykc pinxit.

Publié dans le II° volume de la Galerie impériale de Vienne, in-l, par Ch. Haas (6).

HERMELINDE (sainte) [7], vierge et reli-.

gieuse dans le Brabant, vers le vi siècle ; ho« norée le 29 octobre.

Représentée sur son lit de mort, entourée d’anges qui font son convoi, vu plutôt récitent les prières des agonisants. J. Umbach inv., sans nom de graveur. Figure du Calendarium Benedictinum, etc., tome IV, à la date indiquée ci-dessus.

HILDA (sainte), abbesse ou religieuse d’un monastère de Durham (Angleterre), au vu siècle ; honorée le 11 novembre, suivant quelques-uns, et le 17 suivant d’autres (8).

Représentée protégeant par ses prières des moissons sur le point d’être ravagées par des serpents et des oiseaux de proie. Figure du

sons par numéro; mais. une fois l'ouvrage relié, impossible de rien retrouver.

(T) Oubliée dans le Martyrologe universel üe Chastelain , citée au Catalogus sanctorum de Peyronnet, d'après les marivrologes de Molanus, Usuard , Menard, Saussay et quelques autres. Cette sainte est nominée aussi Ermelinde. Voir notre Dictionnaire, Are partie.

(8) Tels que le Martyrologe universel. Le Eatalogus sanctorum de Pevrounet, d'après le vénérable Bède, auteur d’une Vie de la sainte, Saussay, Molanus, Usuard, etc., sont du même avis.

got SUPPLEMENTS ET ADPITIONS À LA PREMIERE PARTIE, 62

Calendarium Benedictinum dé Ranbeck à la date indiquée ci-dessus.

HOMBERT ou HumeerT (saint), abbé de l'ordre ue Saint-Benoît, au vus: siècle, fondateur du monastère de Maroiles près Eandrecies ; honoré le 25 mars.

Représenté mettant sur le dos d’un ours son bagage de solitaire. J. Umbachinv.Figure du Calendarium Benedictinum, etc, tome Er.

HUBERT [1}‘(saint).

Très-belle figure en pied, tenant un livre sur lequel est posée une petite figure de cerf. Peinture d’un maître de l’école allemande du xv° siècle environ. Publiée par Sulp. Boissérée, tome 1°", planche XV de l'ouvrage cité tout au Fong äu mot ADORATION DES MAGEs.

Voir ci-dessous, à ces sappléments.

HUGUES (saint), abbéou évêque (2). Voir à ce nom dans ce Dictionnaire. Belle figure debout, ayant près d'elle une oie.

Peinture de 3. Van Von Assen, vers le xv° siècle. Publiée par Sulpice Boissérée. Planche XVI du 31° volüme du grand ouvrage cité au nom ABRAHAM, à ces suppléments.

Sans doute le même en costume de chartreux à genoux, priant dans une chapelle ; derrière lui une oic ; dans le fond, le saint qui semble apaiser une tempêteet sauver un vaisseau prêt à être submergé. Pièce non signée. Voir notre Iconographia sancta (3).

HUGUES (saint), évêque de Grenoble, au xn° siècle. Pour le reste des détails, voir à son nom au Dictionnaire.

Monnaies de cette ville et sans doute de l'époque où vivait le saint, représentant le saint personnage. Voir les planches de l’ouvrage de M. du Boys, Vie de saint Hugues, 4 vol. in-8° /4).

HUMBERT (saint). Voir à Howserr.

IGNACE {saint} de Loyola. Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

KReprésenté opérant plusieurs guérisons miraculeuses, au moment où il dit la messe.

P.P, Rubens pinxit. Publié dans le [7 volume de la Galerie impériale de Vienne, ete., par Ch. Haas. In-k°, planches sans numéro (5).

Reproduit aussi dans le Musée religieux par Audot et Reveil, in-8°, 1828 à 32, tome 1V, planche CCXCI, et dans l’œuvre de Rubens.

INDES (les).

Pour les saints et martyrs de ce grand pays, voir la liste dressée par D. Lubin (Au-

ustin}, dans le Martyrologium Romanum, in-#°, pag. 352 et suiv.

INNOCENT (saint), I: du nom, pape au n° siècle ; honoré le 28 juillet.

Représenté en buste. Suite des têtés pontificales. Acta sanctorwum. Tome supplémentaire du mois de mai, n° XLH. Dans la Vie des papes de Ciaconius, tome E:", n° XLI (6),

(f) Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.

El Présumé de Lincoln.

3) Biblioihèque Mazarine, n° 4778 (G).

(4) Cité avec éloges par M. Ch. Lenormand :

page 16 de son Rapport au nom de la commission des antiquités de France (séance du 4er août 1845),

et sarlout dans la série des papes, peinte autrefois à fresque à Saint-Paul-hors-les— Murs, publiée par Marangoni, dans son’ ouvrage, Chronologie pontificum romanorum, in-4°, Voir le n° XLHI (7), qui réproduit cctte suite si précieuse, détraite par l'incendie du monument en 1832,

INVENTION (fête de l’} de la sainte Croix de Jésus-Christ, le 3 mai.

Grande composition du peintre Paélinck (8); vers 4810, à Saint-Michel de Gand.

On ÿ remarque sainte Hélène à genoux, et le palriarehe saint Macaire debout, qui demande à Dieu de faire connaître le bois précieux par un miracle. Au milieu, la malade placée sur un lit, Musée religieux, par Audot et Reveil. Tome 1V, planche CCXXXIV.

Voir aussi d’autres indications dans ce Dictionnaire.

IRÈNE (sainte), vierge et martyre de la chasteté, en Portugal, au vin siècle ; honorée le 20 ou 21 octobre.

Représentée massacrée par deux soldats. J, Umbach inv., sans nom de graveur. Figure du Calendarium Benedictinum , tome IV, à la date indiquée ci-dessus.

IRLANDE (l’ancienne Hibernia).

Lenglet du Fresnoy, tome IV, p.324 et 325 de sa Méthode pour étudier l’histoire, cite un ouvrage intitulé : De Regno Hiberniæ sanctorum insulæ Commentarius, ete., auctore D.

Petro Lombardo, Hiberno arechiepiscapo, ete.

in-k°, Lovanii, 1632. — Un autre, intitulé :

Compendium annalium ecclesiasticorum regni Hibernie, Franc. Porteri ordin. Minorum, etc., page 325. — Un autre intitulé: Acta sanctorum flibernie eæ manuseriptis et monumentis antiquis, congesta, etc., par F. Colganum, Lovan., 1645, 2 vol. Vitæ et Acta sinctorum Hiberniæ cum Patricii Purgatorio, in-fol., Thom. Messinghani, Parisiis, 162%, et quelques autres. Nous ignorons si ces divers ouvrages offrent des planches. On trouve un liste des saints de l’Ecosse dressée dans le Martyrologiun romanum de D. Lubin, in-h°, p. 8,

IRMINA (sainte), fille du roi Dagobert, abbesse.

Voir à son nom dans ce Dictionnaire, et sa figure tenant une croix, tome IV du Calendarium Bened. ete., à la date du 24 décemb.

ITALIE. Pour Fhistoire et Piconographie des saints de ce pays, voir la liste dressée dans le Martyrologium romanum de D. Lubin, in-4°, pag. 132 à 227.

Tous les ouvrages cités dans là Méthode pour étudier l'histoire, par Lenglet du Fresnoy, tome IH, pages 341, 352, 359, 369, 384, 389, 397, 402, 403.

ITHA (sainte), comtesse et religieuse ou abbesse de l’ordre de Saint-Benoît, au xn° siècle ; honorée le 4 novembre. Elle est re-

(5). Voir la note (6), eolenne 689, au nom Her ann ci-dessus.

(6) D'après les calculs du cardinal Baronius.

(7) D'après l’Art de vérifier Les dates.

(8) Cet artiste est originaire de Suède.

présentée ayant près d'elle un grand cerf et un oiseau tenant comme un anneau. Calendarium Benedictinum de Ranbeck étc., tome IV, à la date ci-dessus indiquée

JANVIER (saint). Voir à ce nom ce que nous y disons. Nous ajouterons que la légende qui se lit (4) sur la pièce de monnaie représentant saint Janvier est en caractères hÿbrides (2) et disposés en ligne perpendiculaire comme les légendes byzantines ; que celte. légende, suivant M. Lenormant, de Plnstitut (3), a été l’objet d'une erreur de la part de Muratori, quila rapporte avec beaucoup d’autres dans ses Antiquitates urbium Italie (4) ; et qu’enfin elle est très-importante au point de vue historique, puisqu'elle constate l'ancienneté de la croyance (5) qui attribue à saint Janvier le pouvoir de préserver , par ses prières, la ville de Naples des irruptions du Vésuve.

Du même saint, autre figure debout, en partie détruite, peinture murale du 1x° au x1° siècle, dans les catacombes de Saint-Janvier à Naples (6).

Cette figure est publiée en couleur dans l'ouvrage allemand intitulé : Uber die altesten christlichen Begranisstatten und besenders die katakomenzu Neapel mit ihren Wandgemalden, ele. 14 vol. in-4°, par Ch. F. Bellarmann. Hambourg, 1839. Voir I4 planche IX. La tête est d’autant plus curieuse à citer qu'elle porte ua nimbe qui nous sémble crucifère (7), et que dans les trois divisions de ce nimbe on y voit les trois lettres A P », placées cômme il suit :

Cette particularité est à remarquer ; car on sait que dans l’iconographie chrétienne, le nimbe (8) crucifère n’appartient qu’à Jésus-Christ.

JEAN-BAPTISTE (saint). Grande figure

(4) On lit sur la face de la monnaie &yios 6 ‘Tuvouzpros, et Sur le revers hurporns Tûç modews Go Toÿ TUp0oS. :

(2) C'est-à-dire en caractères étrangers au pays où fut frappée la monnaie.

(3) Histoire de l'art monétaire, par les monuments, chez les modernes, où choix de monnaies les plus intéressantes sous le rapport de l'art, frappées dans le moyen âge, elc. Où TRÉSOR DE NUMISMATIQUE. À vol, in=fol,, 1846 (monnaies modernes),

(4) Tome I, p. 619.

(>) M. Lenormant pense que cette monnaie, frappée à Naples, est antérieure à l'époque de l’invasion des Normands, qui date environ du x° au x1° siècle. ; ri

(6) Il est étonnant que d'Agincourt, qui a publié une grande partie des peiniures de ces catacombes (*) ait négligé de donner celle de saint Janvier, une des plus capitales,

SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE

debout, avec ses attributs ordinaires. Pein= ture de l’école allemañde, vers le xv° siècle, Publiée par Boissérée, plânche XX VIT dà I‘ volume du grand onvragé cité au n6m ABRAHAM, dans ces suppléments.

JEAN CALYBITE (saint), Voir 4 ce nom.

Figure de la planche page 69 du Ier volume (9) des Vies ides Pères des déserts d'Océi dent (10), in-12, par de Villefore, édition aux armes de France; bibliothèque de la tue de Richelieu à Paris.

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