JEAN CHRYSOSTOME
colonne 305.
Ce n’est pas une sculpture sur laquelle est représenté le saint en question, mais c’est réellement une peinture sur l’un des volets d’un petit oratoire ou triptyque , publié en trois planches séparées, dans le Glossarium de Ducange. On en trouve la représentation complète, mais malheureusement trop réduite, planche VIE, n° 2, de la description du Cabinet (de l'anciénne) bibliothèque Sainte reneviève, par le P. Dumolinet, 1 vol. in folio, texté page 2, des Remarours.
Ce friptyqüé à passé au Cabinet deg médailles près la bibliothèque, rue de Richelieu, où il est classé dans la montre, n° r.
JEAN fsaint) l'ÉVANGÉLISTE.
Belle figure, jeune, debout, tenant ses attributs. Planche 25 du le" volume du grand ouvrage publié par Boissérée et cité dans ces suppléments au nom ABRAHAM, Colonne 661.
Le même, représenté très-âgé, instraisant ses disciples. Tableau d'Hemmling, et reproduit tome 1, planche XXXVI où XXXVIH de l'ouvrage ci dessus.
JEAN (saint) DE FLUE, religieux de l'ordre de la Merci, vers 1314.
Représenté tenant des pierres, comme attribut de son martyr. Il fut lapidé par les infidèles.
Voir la grande pièce indiquée au nom de Pierre (saint) NorasQuE, colonne 499.
JEAN (saint) DE MATHA.
Colonne 313, noüs signalons une suite de planches, au nombre de vingt environ, gravées par Théodore Van Thulden , représen-
Voir à ce nom,
(7) Nous disons qu'il nous semble, ear nous n'osons pas l’assurer. Üne personne assez versée dans l'iconographie chrétienne pense qu'il faut y voir la lettre grecque X, laquelle, comme on le sait, entre dans la composition du monogramme Christos ; mais s’il en est ainsi, ce nimbe ainsi, fait derrière la tête dan saint serait encore plus étonnant et doublement crucifère.
(8) Sur les variétés du nimbe, voir tout ce que nous indiquons dans notre Dictionnaire iconoyraphique des monuments, tome Il, page 208 et la note 2,
(9) Et non n° comme nous le disons à tort colonne 305.
(10) Ce mot d'Occident doit être ajouté comme indispensable, attendu qu'il existe du même Bourgoin de Villefore un autre ouvrage intitulé: Vies des Pères des déserts d'Orient, etc., in-12.
(*) Histoire de l'art (Peinture), planche XI, n° 9, et son texte explicatif des planches, page 8.
tant la vie de ce saint et ses travaux comme fondateur de l’ordre de la Rédemption des captifs. Voici le titre exact de cette suite que nous venons de trouver ; elle forme un vol.
in-fol., portant dans un cartouche très-bien composé ces mots : Revelatio ordinis sanctissimæ Trinitatis redemptionis captivorum sub Innocentio tertio, anno 1198, Parisiis, 1633. En bas, ce texte d’un psaume : Exaudivit pauperes Dominus, et vinctos suos non despeæit.(Ps.Lxvit). Dans la dédicace, lenom de Van Thulden est indiqué tout au long comme dessinateur et graveur de cette beile suite, qui est de vingt-quatre planches, dont la dernière représente la vue générale du couvent de Cerf-froid (Cervi frigidi), chefde l’ordre de la Merci ou de la Trinité.
JEAN ZORROZA (le bienheureux), de l’ordre de la Merci, vers 1314.
Représenté une pierre sur la tête, comme attribut de son martyre. Claude Mellan inv., fecit. Voir son œuvre, folio 48, cabinet des estampes de Paris, tome I‘. Une des figures qui accompagnent celle de saint Pierre Nolasque. Voir à ce nom, colonne 499.
JEANNE MARIE DE JÉSUS (la révérendissime mère), née Chésard de Matel, institutrice, fondatrice, etc., première abbesse des religieuses dites du Verbe Incarné, morte en odeur desainteté vers 1670, dans son couvent, faubourg Saint-Germain-des-Prés , à Paris.
Représentée à genoux, tenant les instruments de la passion, et découvrant l’enfant Jésus qu'elle adore; derrière elle un lis. De sa bouche sort cette prière : Jesus amor meus. Pièce sans autre nom que l'éditeur Landry.
Voir notre {conographia sancta , bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).
JOACHIM (saint) et saint Josepu. Voir à ce dernier nom.
JOSAPHAT (le bienheureux), si toutefois il a existé, regardé par quelques auteurs comme roi d'une partie des Iudes ; porté par quelques historiens comme mort et honoré le 23 novembre.
Où trouve dans l’œuvre de François Chauveau, au folio 99 du I°° volume, au cabinet des estampes de Paris, une gravure représentant ce roi quittant sa couronne pour prendre l'habitreligieux, avec un saint Barlaam dont l’existence n’est pas mieux prouvée (1).
JOSCION f(saint), moine de Saint-Bertlin vers 1163; honoré le 30 novembre.
(1) Si lon nous demande pourquoi avee tant d'in-
certitudes nous indiquons ces personnages, c'est, 1° que nous les avons trouvés représentés; 2° que leur Vie se trouve dans les œuvres de saint Jean Damascène , qui en avait entendu parler; 3° que, comme il peut prendre idée à quelqu'un de vouloir donner Je nom de Josaphat à un enfant, on sera toujours libre de juger du fort et du faible des documents que nous indiquons. — Voir au reste le sentiment de Chastelain sur ce personnage, dans son Martyrologe universel, in-4°, à la date ci-dessus indiquée, Nous ne sommes pas juge des légendes, comme nous l'avons dit quelque part, nous les indiquons, libre à chacun d’en faire un examen critique.
Représenté tenant un bouquet de quatre roses, dont chacune porte une des lettres du mot Maria. Figure du Calendarium Benedictinum (2), tome IV, à la date ci-dessus indiquée.
JOSEPH (saint), tenant l’enfant Jésus.
Image de la confrérie de Saint-Joseph et de celle de Saint-Blaise et Saint-Léonard, érigée pour la première fois en la chapelle Saint-Joseph , en l’église paroissiale Saint- Sauveur, à Paris, l'an 1646. Sa figure est entourée d’une espèce de chapelet, dite [a couronne de saint Joseph, tissue des quatre éloges que lui donne l'Evangile, Filius David, vir justus, vir Mariæ, pater Jesu Christi (3).
Cette gravure, faite par ordre des administrateurs de la confrérie en 1658 (4), est trèssimplement gravée et sans nom d'artiste.
En bas la manière de dire ce chapelet. Voir notre Jconographia sancta, etc. , bibliothèque Mazarine , n° 4778 (G).
Songe de saint Joseph. Raphaël Mengs pinxit. Galerie impériale de Vienne, par Ch.
Haas. Publié dans le II!° volume (5).
Sa mort. Il est assisté par Jésus-Christ et la sainte Vierge. Carle Maraîte pinxit. Même ouvrage, tome 1°.
JOSEPH {saint}, et saint Joacaim, près l’un de l’autre. Deux belles figures peintes par Alber Durer, et publiées par Boissérée, tome If°, planche II de l'ouvrage intitulé :
Die Sammlung, etc. Voir le titre complet au nom ABRAHAM, à ces suppléments.
JOSSE (saint), solitaire. Voir à son nom ce que nous y indiquons.
Le même, tenant un crucifix accompagné d’unlis. Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome IV, figure du 13 décembre.
JUDICAEL, Juer ou GiGuEL et GUQUEL (le bienheureux), roi de l’ancienne Armorique vers le vu‘ siècle ; honoré le 6 mars (6).
Représenté abandonnant sa couronne et la royauté pour prendre l’habit de moine et faire pénitence.
Le même, se livrant aux détails de la cuisine par humilité. Umbach invenit, B. Kilian sculpsit. Figure du Calendarium Benedictinum, etc., in-k°, tome IE, Voir à la date indiquée.
JUDITH. Voir à ce nom
La même, montrant la tête d’Holoferne aux habitants de Béthulie. Magnifique composition de Benvenuti (xvn:° siècle). Musée religieux, par Audot et Reveil, tomef°", planche LXXI.
(2) Voir aux Appendices, n° 46, la note qui concerne cet ouvrage. , de
(3) Bien entendu que c'est père nourricier du Sauveur, comme le comprenil l'Eglise,
(4) Communiquée par M. Boblet. ,
(5) Impossible de mieux indiquer. Voir la nota au nom HERMANN.
(6) Porté à la date du 46 décembre dans le Catuloqus sanctorum de Peyronnet, page 405, qui donne, page 2:9, une longue série d'auteurs et de martyrologes qui ont écrit la vie de ce prince,
Le Martyrologe universel de Chastelain le porte à la même date. Un y voit que Judicaël ou Giguel fit hommage de son royaume à Dagobert, puis le donna
JUUIEN (saint) le Bon ou l’HospiTaLiEr.
Voir à ce nom ({).
JUSTINE (sainte), vierge et martyre (2).
Représentée debout, tenant une palme.
Près d'elle un homme à genoux. Une licorne couchée à ses pieds comme symbole de la virginité. Tableau du Regillo dit le Pordenone ; publié dans le El° volume in-4° de la Galerie impériale de Vienne, par Ch. Haas (3). Planche 244 du Musée religieux publié par Audot, gravé par Reveil.
La légende rapporte que vers l’an 304 une sainte Justine souffrit le martyre sous Dioclétien, d’autres disent sous Néron. Sainte Justine est la gloire de la ville de Padoue.
Son image figure sur les monnaies de Venise comme sa patronne après saint Marc.
L'homme à genoux est à ce qu’on croit Alphonse, premier dac de Ferrare, Le tableau est à Vienne.
KENTIGERNE (4) (saint), évêque de Glascow (Ecosse), vie siècle.
Représenté labourant avec une charrue altelée d’un cerfet d’un renard ou loup. Umbach inv., gravure de B. K. pour le i*° volume du Calendarium Benedictinum de Renbeck, à la date du 13 janvier.
LARRON (le bon), ou Dismas. Voir à ce nom.
LAURENT (saint), évêque de Cantorbéry au vu siècle ; honoré le 2 février.
Représenté ayant une vision, pendant laquelle il est flagellé par saint Pierre (5, Figore du Calendarium Benedictinum, tome [°", à la date indiquée ci-dessus.
LAZARE (saint), évêque. Nous ignorons lequel (6).
Représenté debout, tenant une belle crosse ét vêtu d’une chappe richement décorée dans le style du xv° siècle. Peinture d'un maître de l’école allemande de cette époque. Voir la planche HI du Il° volume de l’ouvrage publié par Boissérée et cité ci-dessus au nom Abraham.
LÉGER (saint). Voir à ce nom.
Représenté décapité. F. Fischer inv., Ehinger sculpsit. Planche du Calendarium Benedictinuim, lome IV, à la date du 2 octobre.
Martyre de saint Léger, gravé sur un sceau du xiv° siècle, publié dans lPouvrage intitulé : Sceaux des rois et reines de France, ou
à saint Josse, son frère,qui le refusa. Le saint roi se ret ra dans le monastère de Gaël, où il voulut vivre en solitaire. Son corps est à l’église Saint: Jouin-de- Marnes, en Poitou, où il est honoré.
(1) Sa Vie, par un des collaborateurs de la s0ciété dite de Saint-Victor, pour les bons livres. À Plancy (Aube) ; à Paris, chez Waille, libraire.
(2) Nous ignorons laquelle, il y en à plusieurs.
(3) Impossible de mieux indiquer. Voir la note au nom ÉIERMANN, colonne 690.
(4) Ou Keintégern, Martyrotoge universel de Chastelain.
(5) Voir pourquoi dans le texte.
(6) Ce pourrait être celui de Milan ; mais il vivait
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE
Recueil de sceaux gothiques, in-k°, sans nom d'auteur. Planche II, n° 5. Voir au mot SCEAUX (7) la note qui concerne çe curieux volume.
LÉONARD (saint). Voir à ce nom.
Représenté visitant des prisonniers et tenant une chaîne et sa crosse. Figure du Calendarium Benedictinum, etè., tome IV, à la date du 6 novembre.
LIPHARD (saint) [8], abbé de Saint-Benoît au vie siècle; honoré le 4 juin.
Représenté tuant un dragon en faisant dessus le signe de la croix. Jos. Fischer delin., J. Franck sculps. Figure du Calendarium Benedictinum , tome IF, à la date cidessus.
LONGIN (saint). Voir à ce nom (9).
LOUIS (saint), roi de France. Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.
Belle figure en pied, peinte à fresque dans la chapelle royale des Saints à Munich, citée col. 556, publiée dans l’ouvrage n° 6% du Dictionnaire des saints.
LUC (saint). Peignant la sainte Vierge. La pose de cette figure est toute particulière : il est debout et peint sans chevalet,
Composition d’un maître de l'école alle mande du xv° siècle ou environ. Publiée, tome I‘, planche XVII du grand ouvrage cité ci-dessus au mot ADORATION DES MAGES.
MACLOU {saint), évêque. Voir à son nom dans ce Dictionnaire. On le trouve aussi représenté ressuscilant un enfant. Calendarium Benedictinum, tome IV, à la date du 15 novembre.
MADELBERTE (sainte) [10], abbesse de Maubeuge dans le Hainaut, au var: siècle; honorée le 3 janvier.
Représentée debout près sa mère sainte Vaudru,elavecsasœur sainte Aldetrude (11).
Un livre ouvert. Pièce non signée. Voir notre Iconographia sancta, au nom de sainte Vaudru.
MADELEINE (sainte Marie).
Belle figure en pied, tenant un vase à parfaums. Peinture du maître de l'école allemande du xv° siècle, publiée par Sulpice Boissérée, tome I‘, planche XVI de l’ouvrage cité ci-dessus au mot ADORATION DES MaGes, etc.
La même au pied de Jésus-Christ au jardia des Olives, ou ce qu’on nomme le Noli me tangere. Même ouvrage, planche X VIE,
en 449, et au v° siècle les vêtements pontificaux n'étaient pas faits comme ceux qui sont représentés sur le tableau. Serait-ce Lazare de Béthanie, ressuscité par J.-C., et qui fut évêque de Marseille au 1er siècle de l'Eglise suivant une tradition plus ou moins prouvée? Le costume serait encore plus étranger à celle époque reculée.
(7) Dictionnaire iconographique des monuments,etc.
(8) Omis aux martyrologes.
(9) Sur la légende de saint Longin, voir note 3, page 118 du texte des Vitraux de la cathédrale de Bourges, par les PP. C. Cahier et A. Marun.
(10) Sœur de sainte Aldegonde.
(14) Non portée dans le Martyrologe universel de
Jésus-Christ n’est pas en jardinier, mais tient, à ce que nous croyons, un étendard, symbole de sa victoire sur la mort et l'enfer.
MAGLOIRE (saint). Représenté rendant la vie à un pêcheur qui s'était noyé. Calendarium Benedictinum de Ranbeck à la date du 24 octobre (tome IV).
Voir àce même nom, d’autres indications à notre Dictionnaire, r° partie.
MAMELTA (sainte), ou Mamercnre. Voir à ce nom.
MANNE (sainte), vierge, d’ane famille noble de Lorraine au1v° siècle ; honorée le 3 octobre , à Fontenay-le-Châtel , aux pieds des Vosges (1).
Représentée à genoux aux pieds d’un évéque qui la bénit dans une église; près d’elle à terre une couronne qui indique son extraction noble. Deux anges descendent da ciel et lui posent un voile de religieuse sur la tête (2). Lepotre inv., Lanfant sculps. Voir leurs œuvres et notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine , n° #778 (G). Au bas de la planche à gauche, la vue de l'église de l'abbaye du nom de la sainte, à Poussay où Port-Sas (3).
MARCELLUS (saint), centurion, martyr à Tanger en Mauritanie, où il fut décapité au ru siècle. I est honoré tantôt au 29 octobre, tantôt au 30 dudit.
Représenté debout, tenant un glaive à la main. Figure d’un Kalendarium 45" tuum, cité avec détails n° 63, colonne 555 de ce Dictionnaire.
MARGUERITE (sainte) (4). Figure debout, par Lucas de Leyde , peinture publiée par S. Boissérée. Planche XV du Il volume du grand ouvrage cité ci-dessus, indiqué au nom ABRAHAM, colonne 661,
MARTIAL (saint). Un vitrail de la cathédrale de Bourges, cité par l'abbé Texier dans son Essai sur les émailleurs et les argentiers, etc., page 209, représente la même légende que celle figurée sur la châsse du xim° siècle, publiée dans les Mémoires de la société des antiquaires de l'Ouest, in-8, année 1836. Planche V,et ce que nous citons colonne 62% de ce Diclionnaire, au nom VALÉRIE.
MARTYRS (5). Voir à ce mot dans ce Dictionnaire,
MATEHMEU (saint). Voir à ce nom.
Représenté au moment où , à la demande de Jésus-Christ, qui lui dit de le suivre, il quitte son bureau de recette et marche à sa suite. Otto-Vénius pinxit. Musée religieux
Chastelain, mais citée dans le Catalogus sanctarum de Peyronnet, in-4°, qui en cite d'autres.
(4) Son corps repose dans l'église des chanoïinesses du Poussay, près Mirecourt.
(2) Pour indiquer qu’elle s’est faite religieuse en renonçamt aux dignités de la terre. |
(3) Nommé Saint-Nicolas-du-Port (Nicolaum de Portu) dans le Catalogus sanctarum de Peyronnet, in-4°, page 41), Voir Ferrari. Catalog. gener. Sanct. ex Kalendario Lotharingæ. Saussai, in Suppl. Martyr. Gallic, Rapinœus, in Annales diæcæs. Catalaunens. Gonon, in Vita sanctæ Libariæ, ejns sororis, ex bre viario Tullensi, libro av, Chasielain indiquant la Vie de sainte Libera ou Livière, sœur de sainte Manne, …æn 362; nous avons évidemment l'époque de cette
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE
par Audot et Reveil, tome IF, planche CXXW.
La figure de saint Mathieu est d’une exa pression remarquable de conviction ét d’obéissance.
MAURICE (saint), officier de la légion Thébéenne.
Représenté décapité. Tableau d’an maître de l’école allemande vers 1517. Planche XXX VII du II: volame de l’ouvrage publié à Stutigard en 1821, par Sulp. Boissérée, 2 vol. in-fol., Die Sammlung alt-nieder-und ober-Deutscher Gemalde, etc., où tableaux des maîtres de la haute et basse Allemagne, etc. (Bibliothèque du Louvre, à Paris.)
Voir aussi au nom Maurice, dans ce Dictionnaire, d’autres détails.
Le même. Bellé figure, costume du xv° siècle, debout, tenant un étendard., Tableau de M. Hemskerk. Planche XLVH, même volume que ci-dessus.
MELCHIDE (sainte), abbesse, Voir à son nom dans ce Dictionnaire.
Représentée rendant la vue à une religieuse. Pièce non signée. Figure du Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome If.
Voir à la date indiquée.
Autres du même nom, abbesse de Saints Benoît au xiv' siècle; honorée le 20 novembre.
Représentée tenant un cœur ; près d’elle une flamme divine.
MÉLITON (saint), porté à tort colonne 493 ; doit être colonne #92,
MEMRADE (saint), religieux de Richenove,et martvr au »x° siècle ; honoré le 21 janvier
Représenté la tête fendne d’un glaive ; devant lui la sainte Vierge dont la robe est couverte d'étoiles. I tient une palme. Près de lui deux espèces de corbeaux. J, Umbach invenit. Figure du Calendarium Benedicti= num, ete. tome I:r, à la date indiquée.
MICHEL (saint), ârchange.
KReprésenté debout avec ses attributs or« dinaires. Peinture de Jean Mabuse (xve siècle), publiée par S. Boissérée. Planche XXV du 11° volume de l’ouvrage cité ci-dessus au nom ABrauam, des suppléments.
Combattant contreles démons, qu’il préci-
ite du haut du ciel. Lucas Gfordano pinx.
ublié tome II° de la Galerie impériale de Vienne, par Ch. Haas (6).
MOISE. Voir à ce nom.
Représenté assis, tenant élevées dans ses mains les tables de la Loi, qu’il montre au
dernière.
(4) Voir tout ce que nous indiquons au nom de celte sainte dans ce Dictionnaire. On trouve dans le texte des Vitraux de Bourges, in-f°, par le P. €. Cahier, quelques renseignements sur les raprésentations de cette sainte et le dragon qui lui sert d’attribut. Voir page 137. Extrait des suppléments à notre Dictionnaire iconographique des monuments, ele.
(5) Sur la manière de les ensevelir, voir la notice de l’abhé Gnillon (Aimé-Sylvestre) sur le Cénacle de Léonard de Vinci, in-8°, Milan, 1811, page 159, qui cite nn décret du pape à ce sujet.
(6) Voir au sujet de cet ouvrage la note au nom BEumanx (saint), colonne 690.
peuple, ou qu'il va briser. Figure remarquable comme grandiose et comme inspiration, mais dont la pose assise ne peut s’ac-corder avec le récit de la Bible, car Moïse descendait de la montagne, etc. (1). Le Mazzuoli dit le Parmesan pinxit. Voir l'œuvre du peintre et le Musée religieux par Audot et Reveil, tome 1°", planche L.
MONIQUE (sainte). Voir à ce nom.
Figure à mi-corps d'une très-belle expression de douleur, méditant ou priant pour la conversion de son fils.
Pièce signée Mathéus fecit, pour le titre d’une édition latine des Confessions de saint Augustin, D. Aurelii Augustini Confessionum libri tres, elc. Parisiis, M. DC. XXXIV.
NATIVITÉ de Jésus-Christ. Voir au nom de cette fête.
On doit à l'érudition du P. Cancellieri un ouvrage format in-{2, intitulé : Notizie intorno alla novena vigilia notte e festa di Natale, con una bibliotheca d'Autori che trattata delle questioni spettanti alla Nascita del Redeniore. En tête du volume est une gravure représentant le sujet en question d’une manièré toute particulière d’après une ancienne pâte (2).
Gracieuse composition du Pinturrichio, au Vatican, publiée par Erasme Pistolesi, dans son grand ouvrage in-folio, Il Vaticano descritto, ete. Tome HI, planche XXI.
Très-beau bas-relief présumé du 1x° où x° siècle, au baptistère Saint-Jean in Fonte, à Vérone, représentant £e sujet, et publie en 1843 par M. Zardetti, bibliothécaire de Milan, in-8, intitulé : HMonumenti cristiant nuovamente illustrati. Milan, à la librairie ecclésiastique de Carlo Nicoli. Voir la planche LH ; l'explication du bas-reliel se trouve page 1% et suivantes.
Même sujet. Grande composition du célèbre peintre Hemling (3), nommé quelquefois Memmeling, et publiée planche XX XIV, tome Le du grand ouvrage de Boissérée sur les écoles allemandes, cité ci-dessus, au nom ABraHAM, aux Suppléments.
Autres, par divers maîtres, reproduits dans le Musée religieux, par Audot et Reveil, in-8°, tome II, planches LXXXIH, LXXXV, LXXXVI, LXXXVIE, LXXX VII.
NATIVITÉ de la sainte Vierge. Voir à cette indication.
Magnifique composition du même sujet, par Ghirlandaio, La scène se passe dans un appartement richement décoré dans le goût du x1v° siècle. La frise qui le décore est tout
(4) Du reste cette belle figure donne plutôt l'idée d'une statue que d’une peinture.
.2} Dite pasta antica (Cancellieri, loco citato, page 432), qui reproduit cette petite eomposition, en indiquant qu'elle est également publiée par Allegranza, planche n1, n° 4 de son ouvrage , intitulé : Spiegagioni d refless. sopra alcuni monumenti Cristiani, ete., in-4°, qui y rattache une foule de détails dans le texte et dans les notes. Voir pag. 63 à 65. Nous remarquerons seulemeut que la petite reproduction d'Allegranza n’est pas aussi exacte que celle de Can-
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS À LA PREMIERE PARTIE
ce qu’il y a de plus prononcé en mythologie. Les arabesques couvrent les pilastres. Tout cela est très-beau, mais forme un contraste choquant avec la pauvreté connue des parents de la sainte Vierge et la sévérité de leurs mœurs. Les femmes qui viennent visi-
ter sainte Anne sont vêlues comme les fem-
mes de Florence. Musée religieux, par Audot et Reveil, tome E‘, planche LXX VIE.
NICAISE (saint), sans doute l’évêque de Reims.
Figure debout, représentée tenant son crâne coupé. Peinture de John Schorel, planche XXXVH du E° volume du grand ouvrage de $. Boissérée, cité ci-dessus au nom AgraraM, aux suppléments,
NICÉTIUS [4] (saint), archevêque (3) de Trèves au vi° siècle; honoré le 5 décembre dans l’ordre de Saint-Benoît.
Représenté arrélant la foudre prête à tomber sur une ville. Planche du Calendarium Benedictinum de Ranbeck. Gérard A. Wofang seulpsit d’après J. Umbach. Voir l’œuvre du graveur au cabinet des estampes de Paris.
NOITBURGE (sainte), vierge ou abbesse (ordre de Saint-Beuoit), vers le vri' siècle; honorée à Cologne le 30 ou 81 octobre, et dont le corps était à la Chartreuse de Coblentz.
,Représentée mourant dans une église au pied de l'autel. Calendarium Benedictinum, ete. Tome IV, à la date ci-dessus.
NORBERT (saint), archevêque de Magdebourg en 1126.
Représenté préchant. Bonnard Von Orley pinx. (école allemande du xv” siècle environ). Peinture curieuse, publiée par Sulp.
Boissérée, planche XII du fl volume de l'ouvrage dont nous donnons le litre aux noms ABRAHAM et ADORATION DES MAGES, dans ces suppléments.
Le même sujet reproduit dans le Musée religieux, par Audot et Reveil, in-8°, tome 1Y; planche CCEXV.
Les costumes sont de l’époque du peintre, c'est-à-dire du xv' siècle.
NOTRE-DAME-DES-ANGES , dite de la Portiuncule (6). Michel Corneille invenit et sculps. Voir son œuvre.
NOTRE-DAME dite la Blanche, statue de Ja sainte Vierge estimée du x siècle par
uelques archéologues. On sait que celte statue était primitivement placée dams le monument dit le Tombeau des Valois à Saint- Denis, proche l’église de ce nom. En 1792 ou environ, lors des sauvages dévastations des tombeaux que renfermait cette biasilique, la nécroprolis de la vieille France ,
cellieri, ce qui se remarque surtout dans la figure de saint Joseph,
(3) Sur cet artiste célèbre et ses peintures , voir au nom UrsuLe, colonne 621,
(4) Ou saint Nicié, Martyrologe universel de Chastelain.
(5) AL n'est porté que comme évêque, dans le même Martyrologe.
(6) Sur l'église dite de Portiuncule, voir à ce mot dans notre Dictionnaire iconographique des ananuments, elc,
M Alex. Lenoir recueillit cette statue avec bien d’autres dans le musée ouvert au couvent des Petits-Augustins à Paris. Elle y resta jusqu’à la destruction de ce musée, qui offrait tant d'intérêt et tant de souvenirs historiques ; mais il est dit que rien ne doit durer en France : une génération détruit ce que l'autre a élevé. Le musée fermé et en voie de désorganisation complète, la statue en question fut heureusement recueillie à l'église Saint-Germain des Prés, sur la demande de M. Lewi, curé de cette église.
Longtemps cachée dans la sacristie, elle en fut enfin tirée et placée au bas de l'église, sous une niche gothique exécutée sur les dessins de M. Lassus, architecte. Telle est l’histoire de cette statue comme objet d'art.
Quant à sa qualification de Vierge miraculeuse, en voici l’origine. À une certaine époque, on suspendait à l’une des mains de la statue ane grappe de raisin, Une dame, affligée depuis longtemps d'une maladie incurable, demanda au sacristain, nommé frère Pierre, quelques grains de la grappe de la statue, ce qu’il lui accorda, et cette dame fit ou fit faire une neuvaine à la Vierge. Elle obtint sa guérison complète et presque instantanée (1). Tel est le récit que nous tenops d’une personne digne de foi, témoin du fait et vivant encore.
Ceux qui ne veulent pas reconnaître les miracles souriront sans doute à ce récit ; mais les hommes raisonnables, sans rien préjuger, croiront que rien n’est impossible à Dieu, et qu’il accorde souvent à la prière humble et à la foi vive un bienfait qu'il refuse à l'orgueil et à l'incrédulité. Chose incroyable, qu’il y ait.des hommes qui refusent obslinément au seul vrai Dieu, au Dieu des chrétiens, ce qu’ils accorderaient peut être voloniiers aux dieux du paganisme : le pouvoir de faire du bien aux hommes suppliants (2). Ces hommes ne veulent pas que la terre puisse communiquer avec le ciel.
NOTRE-DAME-DU-CARMEL. Voir au mot Vignes dans ces suppléments.
NOTRE-DAME-DES-CHAMPS. On trouve représentée sous celte indication une figure
(1) Cette guérison eut lieu vers 1801 ou 1802.
(2) Parimi tous les ouvrages que nous citons Cco= lonne 634, note 3, nous avons oublié celui de M. de Montrond intitulé : Du culte de la sainte Vierge en Jtalie, À volume in-8°, celui de M. le baron Guiraud, de l'Académie française, intitulé : Pèlerinage de Trèves au X1X° siècle, dont la Revue catholique du Midi, tom. I, page 595, a rendu un compte remarquable ; celui de M. Egron, ancien imprimeur, intitulé : Du Culte de la sainte Vierge dans la Catholicilé, etc., À vol. in=8°, Paris, 1848.
(3) Nous, ignorons quelle est cette localité, que nous n'avons pu trouver dans les dictionnaires de légendes.
(4) Au sujet des madones ou Notre-Dame supposées peintes par saint Luc, voir deux opuseules savants et curieux, l’un de Baldassini, Memorie della madonna di S. Luca, lesi, 1776, in-# ; l’autre de Manui, dell evedre che persiste di attribuirsi la pitture al santo evangelista, Firenze, 1776, in-4° ; une note de D. Labus, dans les Fasti della Chiesa, tome Hi, p. #1, et d’autres. autorités citées par M. Emeric
de la sainte Vierge, debout, au-dessus d’un pinacle d'église, ayant sur sa tête comme deux petites branches d’arbre, et tenant dans ses mains des balances, et ayant sous ses pieds comme un dragon.
Au bas plusieurs figures de saints patrons ou protecteurs de la fondation. Le tout accompagné de légendes et d'inscriptions, dont une porte: Histoire de Notre-Dame-des - Champs, qui pèse le froment des élus sortis de son ventre, etc. Cette pièce, sans nom d'auteur, se trouve au folio 115 du I volume grand in-fol. intitulé Recueil d’estampes, à la bibliothèque de l’Arsenal à Paris.
NOTRE-DAME-DE-LA-CHARITÉ. Représentée dans le ciel tenant des chaînes qui descendent sur la terre et servent à retirer des âmes du purgatoire. François Chauveau sculps. Voir son œuvre, tome I‘, folio 23, au cabinet des estampes de Paris.
NOTRE-DAME dite de Claremontis (3), a Luca depicta (4), d'après le texte placé au bas de la gravure quiest d’un des frères Galle.
Voir leur œuvre, tome VI, fol. 2, au même cabinet.
NOTRE-DAME DE LORETTE (3). Un vitrail de l’église Saint-Etienne de Beauvais, exécuté d’après un dessin de Raphaël, représente la sainte Vierge tenant l’enfant Jésus et assise devant la maison miraculeuse dite de Lorette. Histoire de la peinture sur verre, elc., du comte de Lasteyrie. In-8, planche LXX VI.
NOTRE-DAME ou SAINTE MARIE AD NIVES. (Fêtée le 4 août.)
Représentation du miracle qui a fait donner ce nom à une église de Rome dédiée à la sainte Vierge. Callot invenit, fecit, pour une Vie des saints, publiée par Israël. Voir à la date indiquée ci-dessus.
Bas-relief de ce même sujet dans une église de Rome, Voir notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., tome IF, page 203, au mot NEIGE MIRACULEUSE.
NOTRE-DAME de la rue aux Ours (6j ou de la Carole par quelques écrivains (7), dont la statue placée au coin de cette rue fut l'objet d’un sacrilége le 3 juillet 1418, (8) dont
David, Discours sur la peinture , etc., et Raoul Rochette, Sur Les types primitifs de l'art chrétien, in-8°, pag. 95 el suiv.
(>) Pour plus amples détails, voir les documents indiqués au mot VIERGE (sainte), dans ces suppléments. |
(6) L'on sait que le nom de cette rue est le sujet de controverses de la part des historiographes de la ville de Paris. Jaillot, un des écrivains les plus accrédités en fait d'origines, l'appelle rue aux Oues, qui est bien loin d’avoir aucun rapport d'étymologie avec un animal féroce, puisque Uues vient d'anseres, qui veut dire oies. Jaillot, page 82 de ses Recherches historiq. sur Paris, ele. (quartier Saint-Denis).
(7) Jaillot, loco citato, page 83, dit que c’est à tort si l’on a donné le surnom de Carole à cette statue, il entre du reste à ce sujet dans des détails curieux, qu'on peut lire dans ce savant auteur.
(8) Sur cette profanation et sa réparation, voir le Calendrier historique de l’Église de Paris, par Lefèvre prêtre ; 1 vol. in-12, pag. 224.
tes circonstances sont représentées sur un fableau placé autrefois à l’égiise Saint-Martin-des-Champs, dans la chapelle dédiée à la sainte Vierge. Voir au reste la gravure faite par Franc. Chauveau, foi. 26 de ses œuvres, tome I", au cabinet des estampes de Paris.
NOTRE-DAME de la Portiuncule. Voir à Norre-Dame-des-Anges,