SOLDATS MARTYRS
Angelo de Gabrielis, Monumenta cryptarum Vaticani, etc., 1 vol. in-fe, page 104, cite un fragment d'inscription, trouvé dans les Catacombes, qu’on peut regarder comme un catalogue ou martyrologe de soldats morts
(4) Sur ce précieux événement, voir les détails donnés par l'abbé Gerbet, Esquisse de Rome chrétienne, in-8° ; reproduits dans l'Université catholique, tome XVII, page 91.
(5) Il se pourrait encore que, restant insensibles à la majesté de ce magnifique souvenir des antiquités chrétiennes, ils allassent jusqu'à dire que le fait ici représenté est apocryphe ; que répondre à un pareil entêtement ? les plaindre et nous trouver heureux et . liers de nos croyances chrétiennes.
dans les persécutions. Voir à ce sujet Raoul Rochette, Mémoire sur les antiquités chrétiennes, tome XI, p. 175 des Mémoires de l’Académie des inscriptions, etc.
SOLITAIRES. Voir à ERMITES.
SULPICE (saint), évêque de Bourges.
Voir à ce nom dans ce Dictionnaire.
Représenté ressuscitant un jeune homme.
Figure du Calendarium' Benedictinum de Ranbeck, tome I‘, à la date indiquée.
SUSANNE. Représentée vêtue, debout entre les deux vieillards. Sculoture d’un sarcophage de la catacombe Sainte-Agnès (1).
Blanchini, Demonstratio historiæ ecclesiasticæ,etc., tabula 2 sœculi n, n° 24, et le texte page 501 du IH‘ volume. Cette sculpture a été oubliée par Bosio, Aringhi et les autres explorateurs des catacombes.
Bas-relief du xvi° siècle, placé autrefois au Musée des Petits-Augustins de Paris, sous le n° 122. Nous n’en connaissons pas de gravure. On l’attribue au nommé Jean Richier ou Regier (1540), élève de Michel-Ange. L'auteur de ce Dictionnaire en possède une assez bonne épreuve.
SYMPHORIEN (saint). Représenté à cheval, tenant un étendard, sur une monnaie du chapitre de Trévoux, capitale de la principauté de Dombes, sur la Saône. Voir Notice sur les monnaies de Trévoux et de Dombes par Montillier, 1844, planche H1,n°7 C.,gravée par Cartier fils. La monnaie porte la date de 1555.
di ;
THÉORALD (saint), de Narbonne, de l’ordre de la Merci, vers 1253.
Représenté brûlé vif, Voir les détails donnés au nom PIERRE NOLASQUE (saint), colonne 499. ;
THÉODORA (sainte), veuve et solitaire.
Voir à son nom (2).
La même, apprenant à lire à un enfant.
Grande eau forte de Bernard Mitellus. Voir son œuvre et dans notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
Nous pouvons nous tromper, mais. il semblerait que ce serait au contraire l'enfant qui enseigne, car la sainte a les yeux baissés sur le livre, et l’enfant paraît expliquer quelque chose. Serait-ce par hasard l'enfant Jesus qui apparaîtrait à la pénitente pour l'instruire ?
THÉRÈSE (sainte). Représentée en costume de théologien. Voir la planche du 15 octobre au LIV: vol. des Acta sanctorum ou le VIl'du mois d'octobre. Voir le texte à ce sujet.
Quant aux planches qui sont dans ce vo-
(1) Cette manière de représenter cette sainte femme est une lezon pour les artistes qui sont appelé, à représenter ce que la Bible raconte à son sujet. C'estune honte pour l’art que ces tableaux révoltants de cynisme et dont la morale publique devrait faire justice (puisque la police craint de se compromeitre en les faisant enlever du commerce). Les magistrats sont bien coupables de souffrir de pareilles infamies, et dans l'antiquité l'on eût rayé de la liste des peintres Ceux qui auraient eu l’impudeur de produire et d'exposer de pareils vuvrages. Ce genre de production est une des hontes de la Régence, qui en a tant
DiCTIONN. ICONOGRAPHIQUE.
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIER£ PARTIE
lume, elles nous ont paru généralement mal gravées et mal dessinées. Il est fâcheux que les continuateurs des Bollandistes mettent si peu d'intérêt pour les figures insérées dans les volumes qu'ils font paraître; il vaudrait mieux ne pas en mettre que d’en donner de mauvaises : et cependant ils devraient comprendre que, même pour les livres sérieux, les planches ont souvent une grande portée, soit comme portrait, soit comme costume.
Les arts ne sont pas étrangers à la science et à l’érudition, surtout à notre époque essentiellement positive.
THÉTA (sainte, religieuse puis abbesse de l’ordre de Saint-Benoît äu vi siècle; honorée le 27 octobre {8).
Représentée prenant quatre clefs que lui présente un démon, sous la forme d’un renard. Calendarium Benedictinum, etc., tome IV. Voir à la date ci-dessus.
THOMAS A-KEMPIS (le b enheureux).
Représenlé à genoux devant la sainte Vierge, tenant l’enfant Jésus. Il tient un chapelet. Daus le fond, le même, assis, lisant. H. Wierix sculps. Folio 42, figures 7 et 9, collection de figures de saints, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (38).
THOMAS DE VILLENEUVE (saint). Voir à ce nom.
Représenté debout, tenant un sac d'argent qu'il distribue à des pauvres. En bas une légende. Messin fecit. Voir son œuvre, et notre {conographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).
TITE, archevêque de Crète. Peinture sur bois du xinu° siècle. D’Agincourt, Peinture, planche xv, numéros 2, k.
TORPÉTUS ou Trorës (saint), l’on des principaux ofliciers de la cour de Néron, nommé par saint Paul dans une de ses lettres aux Philippiens, où il s'exprime ainsi: Les saints vous saluent et principalement ceux qui sont de la maison de César.
Représenté attaché en croix et brülé avec des torches ardentes, figure d’un kalendarium perpeluum, cité en détail sous le n° 63 de ce volume, colonne 555, au mot SainTs.
TRANSFIGURATION. Voir à ce mot.
Même sujet par Louis Carrache, reproduit dans le Musée religieux, par Audot et Réveil, in-8, tome 1°; planche CXXXIV.
TRANSFIGURATION (Fête de la) de Notre-Seigneur Jésus-Christ (4), célébrée le 6 d'août.
Voir tout ce que nous indiquons de monuments peints ou sculptés de ce sujet, dans le Dictionnaire iconographique des monu-
à se reprocher. Du moins, dans notre siècle qui ne vaut guère mieux que ses devanciers, des compositions du genre de celle que nous signalons seraient repoussées des expositions publiques ; elles devraient l'être du commerce.
(2) Le surnom de Myroblite qu'on lui donne veut dire celle qui répand une odeur suave.
(3) On trouve dans le Martyrologe universel de Chastelain, à la date du 17 décembre, une sainte Tette, abbesse, qui vivait en Angleterre, au vit siècle.
(4) Dans un livre remarquable par une certaine érudition, publié vers 1833, on trouve le miracle de
ments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge, tome II:.
TRINITÉ (Ordre de la). Revelatio ordinis sanctissimæ Trinilatis, redemptionis captivorum sub Innocentio tertio, anno 1198. Parisiis, 1633. In-k°. Suite de 24 planches gravées , par T. Van Thulden relatives à l’histoire des BB. Jean de Matha et Félix Valesius ou de Yalois. Il n’y a de texte qu'un avis au lecteur et ce qui est écrit au bas de chaque planche.
Le tout en latin comme le titre.
. TRINITÉ (fête de la sainte), le premier dimanche après la Pentecôte. Instituée au x siècle par saint Thomas de Cantorbéry; l'office en fut déterminé par le concile d'Arles dans le même siècle, et s'introduisit dans l'Eglise romaine en 1320 ou environ par les soins de Jean, pape, XXII: du nom.
Pour les représentations des trois personnes de la sainte Trinité, voir à ce mot dans notre Dictionnaire des monuments de l’antiquité chrétienne et du moyen âge, ete. Quant a la fête elle-même, nous n’en connaissons pas de représentations particulières autres que les trois personnes divines assises dans le ciel, entourées des anges et des saints.
Sébastien Leclerc, dans son œuvre sous le n° 160, figure 2, donne une petite pièce, relative à cette fête, composée pour les Heures dédiées à la Dauphine en 1680. A Metz, chez Fr. Bouchard.
Autre, par Nicolas Poilly pour une suite de petites figures d'une Vie des saints in-k°, sans texte nititre. Voir la 7° pièce de la suite.
Voir aussi notre {conographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G). .
Presque tous les grands maîtres se sont exercés sur ce beau sujet.
TROPÈSou Torrérus(saint).Voiräcenom.
TROPHIME (saint), apôtre el premier évêque d'Arles ; au r‘' siècle (1); honvré le 29 décembre.
Figure debout, crossée et mitrée, aecompagnée de k anges, el bénissant. Sculpture du porlail de la cathédrale d’Arles, monument du xi° au xui° siècle (2).
Cette statue si précieuse pour lieono-
la Transfiquration assimilé au phénomène du mirage. Il faut être de bien mauvaise foi, ou bien peu au courant des éléments de Ka science, pour avancer une pareille absurdité, échafaudée de démonstrations scientifiques qui ne décèlent qu'une attaque d’un nouveau genre contre les miracles. Il faut bien compter sur la bonne foi ou l’ignorance des lecteurs, pour oser avancer une assertion de cette force. Autre erreur : le miracle de la Transfiguralion n’est pas dans la catégorie des légendes, auxquelles personne n’est obligé de croire, et que l'Eglise abandonne à la diserétion de chacun; la Fransliguration tient d’une manière inhérente à la divinité de Jésus-Christ, tellement que si l'on peut prouver que ce que renferme l'Evaugile à ce sujet n’est qu'un pur phénomène de lumière, Jésus-Christ est un imposteur et l'Evaugile un recueil d'impostures : pas de milieu. Nous en attendons les preuves en règle.
(4) Et fut ordonné par saint Paul même. Martyroluge universel de Chastelain, à la date indiquée cidessus.
(2) Sur ce beau monument, voir les dé'ails donnés
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE
graphie chrétienne, se trouve {rès-bien reproduite sur la planche n° LXX publiée par Millin, Atlas du voyage dans le midi de la France,
Le saint évêque est représenté les pieds nus (3) ; la crosse à la forme du lituus antique (4), la mitre est celle dite mitra humilis (5) ou de forme basse; il porte le pallium (6) sur lequel est brodée celte inscription latine : Cernitur eximius vir, Christi discipulorum de numero Trophimus hic septuaginta duorum.
On trouve aussi cette belle figure de saint Frophime dans notre Jconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G)
UDALRIC (saint), évêque de Padoue, représenté sur un sceau du xv° siècle, assis, bénissant d’une main et tenant sa crosse de l’autre. De chaque côté un ange tenant un écussou sur lequel une espèce de griffon. Autour da sceau on lit S. (sigillum) Udalrici di (pour Dei) gra (gratia) episcopi Patavien. Au bas du sceau peud un petit cachet à pans coupés, où l’on voit représenté Jésus-Christ sortant du tombeau. Autour est écrit : Victor salva me Ulricum. Ce sceau est frappé entre 1456 et 1459. Voir la planche XX XIV, fig. n° an (ou #00) de l'ouvrage de Raym. Buelius, Excerptorum genealogico-historicorum libri duo, ete., in-f.
URSIN (sain), évêque. Un seeau du xiv° siècle, publié dans le xu° volume ou décade de l'ouvrage de Flam. Corner où Cornélius, sénateur vénitien, dans l'ouvrage Ecclesiæ Venete,..monumentis anliquis illustratæ,ele., in-h°, Venise, 1739, représente le saint porté dans un vaisseau. Pour la légende voir le texte page 191.
URSULE (sainte). Une peinture d’un des volets d'un tableau magnifique attribué à Hemeling, placé à la cathédrale de Cologne, représente une figure en pied de celle sainte. El en existe une bonne gravure par M. Thelott de Dusseldorf d’après les dessins de Beckenkam. Pour la description du tableau, voir l'ouvrage du baron de Keverberg, Ursula ou la légende de cette princesse, { vol. in-12. Gand, 1818, page 191,
par Million, Voyage, ete., tome EV, 1° partie, 586 et suiv., par M. du Sommerard, les Arts au moyen âge, tome IV, p. 169, et tout ce qui est indiqué dans notre Dictionnaire iconographique des monuments au mot Arles.
(5) On sait que c'est un des signes caractéristiques de la sainteté. Sur les motifs de cette particularité , voir Molanus, Historia imaginum sacraruin, in-4°, page 44. IL nous semble que ee qui pourait surtout servir de base à cette idée, ce serait le texte de l'Epître aux Rom. x, 45: Quam speciosi pedes evangelizantium.
(4) Dont se servaient les Augures chez les anciens. Sur le Lituus, voir le Dictionnaire des Antiquités romaines. Celui des Beaux arts de Milin, ete.
(>) Sur cette forme, voir tous les liturgistes, et surtout les Annales archéologiques, table générale des malières, au mot Mitre.
(6) Sur la prérogative de cet ornement ecclésiastique, voir Lous les lilurgistes, et aussi Bu Cange, Macri Hierolexicon et notre Dictionnaire iconogra phique des monuments, ele.
Entourée de ses compagnes et se penchant pour recevoir dans ses bras une d’elles frappée de mort. Délicieuse composition du peintre Bruno (x1v' siècle), reproduite par Giov. ossi, dans Storia. della pittura italiana, 1 vol. in-f. Pise, 1839.
VAUBOURG (sainte). La même que sainte Walburge ou Valburge. Voir à ce nom.
La même, représentée assise et lisant, gravure de H. Kipp d’après Fr. Itenbach, planche V de la 8° série (1849) de la Collection des gravures allemandes publiées à Dusseldarf par la société de la propagation des Fnages religieuses.
VAUDRUE ou Vaupru (sainte). Voir à ce dernier nom.
VENAN®IUS [1] (saint), abbé d’un couvent de l’ordre de Saint-Benoît au vi siècle; honoré le 12 octobre.
Beprésenté entouré de démons qui le tourmentent. Calendarium Benedictinum de Ranbeek, etc., tome IV‘, à la date ci-dessus indi-
uée.
YÉRONIQUE (sainte). Belle figure en pied, tenant la sainte Face, peinture d’un maître de l’école allemande du xiv° au xv° siècle, publiée par Boissérée, tome L‘", planche Hf,
de son grand ouvrage cité ci-dessus au mot :
ADORATION DES MaAGes, ete.
La même entre saint Pierre et saint Paul, tableau de Ugo da Carpi, au Vatican. Erasme Pistolesi, Z4 Vaticano descritto, etc., in-fol°, tome 1, planche 45.
Voir aussiceque nous indiquons dans le [1° vol. du Dictionnaire des monuments, au nom VÉRONIQUE.
VIERGE dite de l’Espérance, à Valence (Drôme) {2]. Lisez Espagne. Cette figure n’a rien de singulier, comme nous le disons sans foudement dans notre Dictionnairé cité ci-dessous à la note. En y regardant mieux, nous avons reconnu qu’en eflet celle figure présente beaucoup d'intérêt comme exécution et comme pensée religieuse (3).
VIERGE AU GOUPILLON (sainte), représentée debout, enveloppant de son manteau la foule de 5es fidèles serviteurs et servan- Les ; tient d’une main un goupillon et dans l’autre un chapelet qu’elle donne à l’une des figures placées près d’elle. En bas sont écrits les premiers mots de la prière Sub tuum præsidium. Léonard Gaultier fecit. Fol. 109 du 1i° volume de ses œuvres, au cabinet des
VIERGE (sainte) portant l’enfant Jésus, qui tient une fleur; à leurs pieds un abbé
(1) Le Martyrologe universel de Chastelain ne porte pas de saint de ce nom à la &ate indiquée, mais bien aux 18 et 50 mai, aux 5 août, au 40 et 11 octobre.
(2) Citée ainsi à tort, page 404 de notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc.
(5) Nous devons cette rectification à M. Robert Dunéoil, qui publie depuis plusieurs années un grand ouvrage sur les œuvres des graveurs français.
.(4) On trouve plusieurs planches de ce graveur dans Le Calendarium Benedictinum de Ranbeck, ou-
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE. 718
les mains Jointes, près de Jui une crosse
curieuse du xv° siècle ; en haut de Ja plan-
che an lit: Ludovicus Abbas anno Domini
LR /A\ A (ou 1477). En bas dela pièce: Wol-
fangus Aurifabert faciebat… La chambre est
éclairée par une fenêtre à doubies ventaux.
Cette gravure, qui est curieuse par ses détails, a de plus cet autre intérêt de faire connaître un graveur -orfévre qui n’est peut-être cité nulle part.
Cette pièce, qui appartient au Cabinet des estampes de Paris, est, à tort, classée dans l'enveloppe de pièces gravées par un nommé G. A. Wolfang (k), graveur du xvui siècle, qui ne peut avoir äucun rapport avec un artiste du xy°.
Parmi les nombreux documents donnés sur l’Iconographie de la sainte Vierge, dans le Dictionnaire, colonnes 633 à 640, 702 à 705, nous avons oublié de citer l’ouyrage du R. P. Binet, livre trèscurieux et devenu rare dans la librairie, qui est intitulé : Méditations affectueuses sur la vie de la très-sainte Vierge. In-12. Anvers, 1632. Ce livre est orné de figures nombreuses et mystiques, gravées par les frères Galle et Malléry. On trouve quelques-unes de ces planches dans les œuvres de ces deux graveurs. Ce livre faisait partie de la vente de la bibliothèque de M. Bignon, vendue à Paris en 1849. Voir le n° 228 du Catalogue.
Images miraculeuses, ou de pèlerinages, ou spécialement vénérées par les fidèles (5).
L'iconographie de la sainte Vierge, sous
le seul point de vue de ses images miracu-
leuses ou de pèlerinage, est un sujet fort vaste, et qui, pour être traité d’une façon un peu satisfaisante, demanderait des recherches considérables et beaucoup de temps. En
Italie il n’y a pas de ville où il n’y ait des
tableaux, statues ou autres représentations
de ce genre, et il y en a beaucoup dans des villages et des endroits isolés. Tous ont été reproduits, plus ou moins exactement, par
Ja gravure; quelques-unes de ces représen-
tations ont été le sujet d’un grand nombre
d'ouvrages, accompagnés de planches pour
a plupart. En France il y a eu autrefois
beaucoup de vierges de pèlerinage qui n’exis-
tent plus engrande partie depuis 93, et qu’il est utile quelquefois de connaître, soil sous le rapport historique, soit sous le rapport de l’art; les ouvrages et gravures dont elles ont été l’objet sont devenus fort rares et ne se trouvent qu'après de longues recherches.
On peut en dire à peu près autant pour
l'Espagne et l’Allemagne
vrage curieux sur lequel nous donnons quelques dé uails aux Appendices, n° 16.
(5) Letravail qui va suivre est dû à M. Julien Durand de Paris ; il a bien voulu l’extraire d'un plus étendu qu'il prépare depuis longtemps, pour en enricuir notre Dictionnaire iconographique des saints, où l'on trouvera encore d’autres documents sur liconographie de la sainte Vierge, qui, si elle n’est pas compiète, sera du moins la plus étendue qui ait encore paru en France et ailleurs, à ce qu'il nous semble, Voir aussi au moi Norre-Daue et au mot MaponEs dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elC.
719 SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE. "90
Le travail que nous donnons ici n’est au’une ébauche faite à Ha hâte : nous aurions voulu y mettre un peu plus d'ordre, de méthode et de clarté; le temps nous a manqué. Plus complet, d’ailleurs, il eût dépassé les bornes de cet article.
Nous sommes loin d’avoir épuisé les matériaux qui nous ont passé par les mains: ainsi, nous n’indiquous que quelques-unes des pièces contenues dans trois volumineux cartons du Cabinet des estampes de la bibliothèque nationale, intitulés Vierges mystiques, él il existe dans cette Collection bien d'autres recueils que nous n’avons pas pu examiner, sans compter les œuvres classées des divers graveurs ; nous renvoyons à tous ces matériaux ceux qui auraient quelques recherches à faire; nous les renvoyons également à tousles ouvrages indiqués dans les volumes ‘et IV°de 11 Bibliothèque historique de la France par le P. Lelong, sur les Lieux saints; plusieurs de ces ouvrages, nous en avons eu la preuve, sont accompagnés de planches. Nous avons mentionné presque toutes les gravures quise trouvent dans l’Af/as Marianus de Gumppenberg, formal in-18.
Quant à Atlas Marianus in-fol. du même auteur, ilest sans gravures. 1! y a un autre Atlas Marianus de Scherer ; on y trouve quelques représentations de vierges de pèlerinage ; samf quelques-unes, ce sont les mêmes que celles de l'Atlas Marianus de Gumppenberg.
Il ne serait pas impossible de trouver quelques gravures dans les ouvrages qui sont cités par l'abbé Pouget : Histoire des principaux sanctuaires de la Mère de Dieu, Lyon et Paris, 1847, el par les auteurs anonimes des trois ouvrages suivants : Les Pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu, Lyonet Paris, 18%0;— Les sancluaires dela Mère de Dieu dans les arrondissements de Douai, Lille, etc. Lille, 1847; — Les Sanctuaires de la Mère de Dieu dans les arrondissements de Cambrai, Valenciennes et Avesnes. Lille, 1848.
M. Taylor, dans son volume les Pyrénées, Paris, 1843, cite le Jardin de Murie par l'abbé Bessombre. C'est, dit-il, un recueil de Notices sur les chapelles dédiées à la Vierge par la nation Cätäiane. Brunet, dans son rnanuel du Libraire elc., donne ce litre: Santuaric Mariano et historia das images milagrosas de nossa Senhora por Fr. Agostino de Santa- Maria. Lisboa, 1707-23. 10 vol. in-h°. Je n'ai pu rencontrer ces deux ouvrages ; je ne sais s’ilssontaccompagnés de planches. Quantaux
‘ouvrages d’Astolf et de Villafane, les exem-
plaires que j’ai vus n’en contenaient pas. On trouve beaucoup d'indications de vierges de pèlerinage dans la Triple Couronne du P.
Poiré et dans le calendrier qui est inséré dans les Heures de la sainte Vierge de Saint-Perès, et qui a été réimprimé dans la Vie de la sainte Vierge de M. Orsini; mais il n’y à aucune gravure dans ces ouvrages (1).
(1) Tout ce qui est en lettres italiques dans cet article est la copie textuelle de tout ou partie de ce qui est imprimé sur les gravures que nous citons, ou la copie textuelle de tout ou partie du titre des
Année de Marie, etc. Tours 1842, 9 vol.
Cet ouvrage contient plusieurs gravures de Vierges miraculeuses.