ERRATUM
C’est par erreur que nous avons écrit çà et là dans notre Dictionnaire et nos Suppléments, Wolfang, nom assez souvent répété d’un des graveurs des planches du Calenda-
(1) Intitulée : La Madone de Rimini, ou relation de l'événement miraculeux qui vient d'avoir lieu à Ri-
rium Benedictinum de Ranbeck ; 1€ véritable nom de cet artiste, comme nous l'avons vérifié depuis, est Wolfgang.
C’est également à lort que ce nom est
mini (Etats de l'Eglise), à Paris, chez Camus, libraire, rue Cassette, ne 20 (1850).
ogi
aussi écrit Wolfangus Aurifabert, colonne 718, ligne 3. C’est bien Wolfgangus qu'il faut dire, conformément à la légende écrite
APPENDICES
en bas de l’estampe, qui est de l’année 1477 : THolfgangus
IRAA
Note sur les cérémonies usitées pour la canonisation (1) d'un saint ou d'une sainte.
Une gravure in-fol. de l’œuvre d'Antoine Tempesta représente de la manière la plus dé: taillée les cérémonies et toute la procédure suivie pour obtenir la preuve du caractère de sainteté des actions et miracles attribués à sainte Françoise, dite Romaine, qai fut canonisée vers 1620 par le pape Paul V.
Au milieu de la planche, la Sainte est représentée debout, tenant un livre; près d'elle
un ange portant une couronne de fleurs sur :
sa tête.
Autour de cette figure sont représentés,
“en plusieurs médaillons, les principales actions et miracles de la Sainte qui font l’objet de l’examen des commissaires.
% Puis d’autres médaillons représentent la cérémonie de la marche pontificale vers l’église du Vatican pour y célébrer la messe et proclamer que sainte Françoise dite Romaine est portée au catalogue dés saints.
Voir d’autres cérémonies de canonisation dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., tom. 1°", p. 20%. '
Nous tenons la particularité suivante d'un homme dont la prudence est généralement connue. Elle est curieuse.
Un protestant, homme savant et impartial, étant à Rome, parlail à un cardinal du grand nombre des saints canonisés, et des abus qui doivent se glisser dans les canonisations. — Le cardinal, qui savait à qui il avait à faire, e! qui ne voulait point influencer son interlocuteur, lui proposa de voir par lui-même les pièces d’une procédure en train, pour la canonisalion d’une personne morte en odeur de sainteté. Tous les procès-verbaux, les enquêtes faites sur les lieux, les interrogatoires des témoins, les dépositions pour et contre, toutes les pièces servant à instruire le procès, furent remis au protestant et examinés par lui, comme on peut croire, avec une scrupuleuse attention. Après un temps assez long, des conférences et des séries de questions, le cardinal dit au protestant : Que vous en semble? Ce dernier avoua qu’il était impossible de discuter une affaire avec plus de précautions el que cette personne paraissait mériter d’être canonisée. — Eh bien !'dit le cardinal, voilà dix ans que dure cctte affaire, et la personne ne sera pas canonisée!
Note sur la deposition des corps des martyres dans les Catacombes.
Dom Guéranger, abbé des Bénédictins de Solêmes (Mans), a publié une brochure in-8° très-intéressante sur les cérémonies en usage pour l'extraction des corps des saints des Catacombes et sur le culte qu’on leur rend. Cette brochure est intitulée : £xplications sur les corps des saints martyrs extraits des Catacombes de Rome, etc. Angers, 1839; à Paris, chez Didron , libraire , rue Hautefeuille.
Ne trouvant rien sur ce qui concerne la
(1) On sait que le premier exemple de canonisa tion date du pontificat de Jean XV, vers l'an 993, et c'est saint Udalrie, évêque d'Augsbourg, mort en 875, qui fut canonisé, sur la demande de Landulfe, évêque de la même ville. Voir le Bullarium magnum Laertii Cherubini, tome 1,. page 44; Lahbeum, tome IX, page 741 ; P. Harduinum , tome VI, page 727.
On trouve une liste chronologique de canonisations depuis le xe siècle jusqu'en 1746, dans la Bibliotheca antiquaria de Fabricius, in-40, pag. 369 et suiv.
Le P. Papebroch donne une dissertation sur tout le ‘cérémonial et la procédure des canonisations, Acta sanctorum , propylœum Maii, page 171, édition d'Anvers 4685. Voir aussi -J. Mabillon, préface du tome IV des Acta Sanctorum ordinis S. Benedicti. Le mot canonisatio se trouve pour la première
déposition ou mise au tombeau des saints et des martyrs, ni dans Casalius, ni dans Macri, ni dans Du Cange, ni dans Molanus (2), ni même dans le Dictionnaire de Liturgie, par Bergier, ni dans l'ouvrage de l'abbé Pascal, nous allons essayer de suppléer à cette lacune, si importante, par quelques détails puisés çà et là aux anciennes sources. Blanchini, tome If de sa Demonstratio historie ecclesiasticæ. comprobata monumentis, page 237, n° ©2, nous apprend que l'on trouve
fois dans une bulle du pape Alexandre IE (de 1159 à 1181). Sur le premier degré de canonisatiôn, dit béalification, voir les auteurs cités par Fabricius (Bibl. antiq., page 377) (*). + ,
Rien de mieux sans doute à lire sur la canonisation ou la béatilication, que ce qu’en a écrit le pape Benoît XIV dans les cinq premiers volumes de ses œuvres. Voir aussi les détails assez étendus donnés sur les cérémonies usitées à ce sujet, dans l'ouvrage de l'abbé Pascal : Origine et raisons de la liturgie, in-8°, édition Migne, page 227.
(2) Et en effet, e’est par erreur qu’à la note 1, p. 379 du tome 1er de notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne , ete, nous avons indiqué Molanns comme parlant des dépositions des martyrs : il n'est question, page 458 de son livre de Imaginibus sacris, que de la déjiosition du corps de Jésus-Christ du bois de la croix.
(°) T1 faut lire avec précaution tout ce que dit Fabricius, qui écrit toujours avec les mjustes préventions d'un pro«
testant contre l'Eglise romaine.
dans un Calendrier romain du 1v° siècle environ, cette désignation : Depositio martyrum.….. Plus loin il dit : Titulus preæefirus Kalendario E cclesiæCarthaginiensis Mabillioniano rem aperlius exponil; sic enim habet:
Heic continentur dies nataliciorum martyrum el depositiones episcoporum quos Ecclesia Carthagenis anniversaria celebrant, etc.
Le Catalogue des papes, attribué au pape Libère {1), dit, en parlant du pape Cornélius, aui fut martyr vers l'an 251 : Corpora apostolorum B. Petri et Pauli de Catacumbis levavil noctu et posuit in prœædio suo, via Ostiensi juxta locum, etc.
Le même Catalogue de Libère dit, en parlant de Marcellus, autre pape qui vivait au ui siècle : Noctu collegit corpora sancta et
APPENDICES
sepelivit in via Salaria in cæmeterio Priscillæ, etc. (2).
. Ces précieux documents d’antiquités chréliennes pourraient être poussés plus loin, si l'on analysait la vie des premiers papes au temps des persécutions. Ces quelques exemples peuvent suffire à notre but.
Une planche, très-bien exécutée, publiée dans le [°° volume de la Vie des papes (3) par Ciaconius, in-f, page 59, représente le pape saint Corneille déposant le corps de saint Pierre dans un tombeau.
Dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne, etc., tome 1‘, page 379, au mot Déposition, nous indiquons plusieurs sujets semblables.
N° 93 er 21.
1° Sur le cuile des saints inconnus; 2 sur les cérémonies pour l'extraction de leurs restes, des tombeaux qui les renferment ; 8° sur les translations de leurs reliques dans les églises.
Déjà nous avons donné quelques indications, colonne 711 de cet ouvrage, sur les saints inconnus et la manière de se conduire lorsqu'on trouve des reliques qui leur appartiennent.
Depuis, il a paru une brochure in-8° de Dom Guéranger, supérieur des Bénédictins de Solêmes (Mans), que nous avons citée ci-dessus et dans laquelle on trouve des détails très-curieux au sujet des corps des saints dont les noms sont restés inconnus.
On peut voir comment l’Eglise procède à cet égard, et les sages précautions qu’elle em-
loie pour ne rien hasarder et pour concier le respect que lui inspirent ces restes précieux, avec l'incertitude des saints personnages auxquels ils ont appartenu. Voir pag. 8 et 17.
M. l'abbé Gerbet complète ces précieux documents par ce qu’il dit note 1, page 98 du I‘ volume de son ouvrage Esquisse de Rome chrétienne. Les esprits les plus difficiles à contenter seront sans doute pleinement satisfaits de ce que renferme celle note substantielle.
On s’imagine peut-être, dit un autre auteur, que l’usage de donner des noms aux ossements des martyrs dont les tombes ne résentent pas d’épilaphes consiste à leur imposer au hasard quelques noms propres choisis arbitrairement sur la liste des saints connus. Les règles suivies à l'égard de ces reliques anonymes proscrivent sévèrement
(1) Origines de PEglise romaine, par D. Prosper Guéranger, in-40, tome 1, page 225.
(2) Origines de l'Eglise romaine, citées ci-dessus, même Lome, page 227.
(3) Vitæ et res gesiæ pontificum romanorum, ec. 4 volumes in-fol., Romæ, 1677.
(4) Mais quand on supposerait , par exemple que parmi tous ces ossements il s'en trouvàt quelques-uns qui n’appartiendraient pas à des martyrs, et que, par suite de méprise ou de la perversité ingénieuse des persécuteurs, il y eût quelques corps appartenant à des scélérats, l’objection serait puérile ; car Îles chrétiens, en rendant leurs hommages à ces ossements, ont l'intention bien connue, bien
un pareil abus. Tout consiste à leur donner, lorsqu'on les trouve sans aucun indice, quelques-uns de ces noms ou surnoms superlatifs qui élaient déjà en usage chez les premiers chrétiens, et qui expriment le caractère, les attributs ou l’effet de la sainteté, tels que ceux de Théophile ou ami de Dieu, de Clément, de. Pieux, de Victor ou vainqueur, de Félix ou heureux, etc., dénominalions qui sont loujours parfaitement vraies, à quelque saint qu’on les applique. Baronius donne, daus son Martyrologe, des détails circonstanciés sur les découvertes ou inventions de corps ou restes de saints faites à diverses reprises. Tantôt, dit-il, elles sont faites en masse (#), comme au vu siècle, lorsque le pape, après avoir consacré le Panthéon à tous les martyrs, voulut doter celte église d’une manière conforme à son titre. Trente-deux chariots furent employés pour transporter les ossements de martyrs, extraits de diverses Catacombes (5). De longs convois du même genre ont eu lieu au vr° siècle sous le pape Paul I‘“et au xi° sous Pascal 1°, qui ont fait transporter 2,300 corps de saints dans la seule église de Sainte- Praxède.
‘ [lexiste un monument remarquable de la circonspection avec laquelle les papes procèdent à cette exhumation des sainls des Catacombes : c’est une ancienne pierre rougedtre qui est encore incruslée dans un pilier de l’église Sainte-Praxède, etsur laquelle
déterminée, d’honorer ce qui vient des saints, et non autre chose. Quant aux restes étrangers à leur piété, il faut les considérer comme s'ils n’y étaient pas; et d’ailleurs personne ne peut prouver le prétendu mélange : en définitive, Dieu sait bien à quoi s’en tenir, il connait ceux qui lui appartiennent, et il tient compte de la bonne volonté et de l'intention Quel triste passe-temps, quel malheureux emploi de son intelligence que de se consumer en pareilles objections ! Mais le véritable but est toujours le même, c’est de ridiculiser le christianisme pour le détruire.
(5) Notæ ad Martyrologium Romanum, die 13 Martii, a Baronio, etc,
fut gravée, vers re vin° ou ix° siècle, la liste nominativedes reliques recueillies dans cette église. Çà et là la liste est interrompue par des indications collectives : Plus pccc dont le l'out-Puissant connaît les noms; plus 1x1 auwires, el aussi mcxxiv dont les noms sont écrits au livre de vie; plus n5 plus xx, etc. : ce qui montre l'exactitude avec laquelle les corps avaient été comptés, et le soïn qu’on avait mis à distinguer ceux dont on avait lu les noms sur leurs pierres sépulerales, de ceux dont les tombeaux avaïent offert le seul indice du martyre, la fiole de sang, la palme ou quelque autre signe de sainteté.
Léon 1V, Eugène VI dans le 1x° siècle, Grégoire V au x‘, Silvestre 11 dans de xr°, Paul II, Gélase HI, Honorius II, Anastase IV
APPENDICES
dans le xn°, Martin V dans le xv°, ont fait faire aussi des extractions de reliques dans les cimetières silués <ur les voies Lavicane, Latine, Appienne, Flaminienne, Ardéatine, Salare et Cornélienne. Des processions triomphales ramenaient avec des cantiques, des croix, sur des chars neufs, Îes corps des martyrs aux applaudissements du peuple {1).
Les chemins semés de fleurs et de palmes, par lesquels passaient en triomphe les reliques , élaient les mêmes qu’avaicnt suivis les martyrs pour aler au supplice, ou qui les avaient vus emporter en secret par les pieux fidèles pour dérober leurs restes à la profanation ou à la destruction.
Notice sur les stations de Rome ou processions triomphales en usage pour visiter les églises qui renferment leurs restes.
11 faut avoir été à Rome et être chrétien de cœur, pour comprendre toute la beauté, la grandeur de ces processions, auxquelles les habitants de Rome sont convoqués à certains jours pour visiter ensemble Îles églises des martyrs, dans lesquelles chaque génération défile périodiquement devant leurs tombeaux. C’est comme une marche de l'humanité sous Îles yeux de Dieu, qui mène en triomphe les vainqueurs dans le grand combat du mal contre le bien, de la vie contre la mort, du ciel contre l'enfer.
L’asage de ces processions prend sa source dans les Catacombes... L'on voit, par les anciens calendriers, que déjà à l’époque des persécutions on célébrait l'anniversaire dela mort des martyrs, ou de ce qu’on nomme leur Natalice, pour exprimer que c’est à la mort que le chrétien et surtout les saints, dätent le jour de leur vraie naissance, pour parler le langage de l'Eglise. Dans ces pieusés réanions, les chrétiens Ss’animaient au saint combat pour lequel ils revêtaient, suivant saint Paul, l’armure du salut. Ces stations étaient comme des poses miüilaires (præsidia militiæ christianæ) (2) ; car le caractère de l'Eglise sur la terre est d’être militante.
Après la paix donnée à l'Eglise, le pape saint Hilaire, au v° siècle, fit un règlement relatif à cette partie du culte, et dans le siècle suivant, saint Grégoire, 1 dà nom, dressa un tableau des églises et des jours où les stations devaient avoir lieu. Sauf quelques modifications, ce tableau sert éncore de règle aujourd’hui. Les amis des antiquités ecclésiastiques, dit M. l'abbé Gerbet, à qui nous empruntons tous les détails (3) quiprécèdent, regreltent que cette liste si ancienne, ce programme des stations des wmartÿrs;, ne soit pas gravé sur les murs de l'église Sainte-Sabine, au mont Aventin,
(1) Anastasius Biblioth., Vita Pauli I et Paschalis. . (2) Expression du Sacramentaire du pape saint Grégoire le Grand.
dans laquelle souvrent, au moins depuis cette époque, les stalions qui se font au carême, et qui a entendu prononcer plusieurs homélies de saint Grégoire. I serait digne des Dominicains, possesseurs de celte église, de réunir ce x° Tableau stational aux autres souvenirs de ce grand pape déjà tracés dans le chœur de cet antique édifice.
Les Rituels du moyen âge ont décrit avec quelque détail le cérémonial des stations.
On en trouve la description dans l'ouvrage de M. Gerbet, depuis la page 283. Voir celle qu’il denne de la station ou procession stationale lors de la translation des restes de sainte Domitille et de ceux des saints Nérée et Achilée à l’église qui leur est dédiée sur la célèbre voie Appienne, près des Thermes de Caracalla.
Pour bien comprendre la pompe de ces cérémonies, il ne faut pas perdre de vue les rapports qui lient les monuments de Rome antiques avec l’histoire du christianisme.
Ces rapports font surgir de temps en temps des rencontres qu'on pourrait appeler des accidents sublimes, si ce n’était pas comme une chose toute naturelle à cette vieille terre sillonnée dans tous les sens, comme le dit si magnifiquement l'abbé Gerbet, par la gloire des grands hommes et les grandeurs de Dieu.
D'abord l'héroïne de cette pompe chrétienne, Flavie Domitille, vierge chrétienne du 1* siècle, appartenait à la famille des Césars. Elle était nièce de l’empereur Domitien. Convertie au christianisme par deux de ses serviteurs, Nérée et Achillée, elle fut exilée avec eux dans l’île Pontia ; elle y habita une grotte qu’un savant ecclésiastique, M. l’abbé Eicholzer, a eu le bonheur de retrouver et sur laquelle il prépare une iñtéressante notice. (Voir page 286 de l'ouvrage de M. Gerbet.)
© (3) Essai sur Rome chrétienne , tome Il, pages 284 et suiv., que nous avons dû affaiblir en les ana- Jysant.
Après de longues souffrances , ils furent ramenés en Italie et décapités à Terracine.
Quant à Domitille, elle vivait dans une maison dont elle avait fait une retraite ; mais elle était toujours sollicitée de quitter le christianisme. Ses persécuteurs , las de ses refus, mirent le feu à sa maison, où elle fut consumée avec ses compagnes. (Voir les dé- {ails de sa Vie dans les martjrologes.) Ses ossements et ceux de ses deux serviteurs furent recueillis par les chrétiens et déposés à Rome dans une crypte dépendant d’une propriété de sainte Domitille, sitaée entre les voies Appienne et Ardéatine. (Voir, pages 287 cet suiv., tous les détails que noùs ne pouvons transcrire.)
: Vers les dernières années du xvi* siècle, up célèbre antiquaire, Baronius, nommé cardinal, à qui les antiquités ecclésiastiques doivent tant d'illustrations , demanda, comme église titulaire, la vieille basilique nommée Fasciola (1), et précisément parce qu’elle était en ruines. Grâce au zèle de Baronius et des fidèles qu'il appela pour l’aider dans cette réédification ; l'édifice fat reconstruit ; les murs se couvrirent de fresques retraçant l'histoire de sainte Domitille et de ses deux fidèles serviteurs Nérée et Achillée. Lorsque tout fat prêt dans la basilique, Baronias obtint da pape la permission d’y apporter les reliques des trois saints.
La procession fut ordonnée par Baronius lui-même, de manière à rattacher les accidents de la marche et du chemin qu’elle suivrait, avec quelques-uns des monuments de ancienne Rome dont l’existence se confondäit avec les souvenirs des ancêtres de sainte Domitille, issue de la famille Flavienne dont descendait Constantin, et nièce de Titus, le meilleur des empereurs païens. Les souvenirs des plus purs de Rome antique et les souvenirs triomphants de Rome chrétienne venaient se refléter sur là couronne de la martyre.
La procession suivit la route tracée entre le Capitole et le Colisée, sur laquelle restaient encore debout trois ares de triomphe, échelonnés sur l'antique Voie Sacrée.
Deux de ces arcs dé triomphe avaient été
APPENDICES
élevés cn l’honneur des deux empereurs, parents de Domitille et dont elle était contemporaine.
Le savant cardinal profita de cette circonstance heureuse pour tracer sur ces arcs des inscriptions historiques qui tenaient à la fois des chants antiques de triomphe et de l'hymne chrétienne, comme on le sait faire à Rome, terre classique des fastes de l’histoire.
Nous n’entreprendrons pas de donner la description de cette auguste procession, une des plus pompeuses cérémonies chrétiennes dont nous ayons jamais lules détails, etdont la grandeur du style augmente encore l’inlérêt. Nous renvoyons à l'ouvrage même dont on pe peut se détacher quand on en a commencé da lecture. Voir pages 289 à 295; on y trouve reproduites les belles et pieases inscriptions composées par Baronius pour chacune des stations parcourues par la procession , et celles placées sur les arcs de triomphe élevés sur le chemin qu’elle suivit, depuis la basilique de départ jusqu’à celle où reposent les reliques de sainte Domitille et de ses deux esclaves. Nous ne pouvions mieux terminer cette analyse que par cette haute leçon de véritable et sainte égalité donnée par le christianisme, qui sait seul niveler tous les rangs, sans toucher aux droits de chacun ; qui respecte les lignes de démarcation , bases inébranlables de la société, mais quiditau riche et au pauvre que tout est égal devant lui, qu’ils doivent s’entr’aider et s’aimer pour rendreles inégalités terrestres plus supportables, jusqu'à ce que tous les rangs soient confondus dans la céleste cité.
M. l'abbé Gerbet, à la page 55 du Ier volume de son ouvrage, donne les détails de la cérémonie qui eut lieu à Rome pour la réception et la translation de da tête de saint Audré, dela ville d'Ancone à Rome, sous le poatilioat du pape Pie H, au xv° siècle. A la page 57, il reproduit en entier le discours prononcé par le souverain poutife sur la précieuse relique. IL y a là de quoi inspirer un peintre religieux et remettre en mémoire de grands et beaux souvenirs.
Note sur le nom de saint armanD, dont il est question aux colonnes Yk et 658 du Dictionnaire. (Communiquée par M. l'abbé Aucer, chanoine honoraire de Beauvais, de
Bayeux, etc., etc.)
Aucun Martyrologe ne contient ce nom, et pourtant un grand nombre de personnes le portent. C'était notamment le prénom du célèbre abbé de Rancé, réformateur de la Trappe, et l’abbé Châtélain a cru pouvoir, dans la table alphabétique de son Martyrologe universel, l'indiquer lui-même sous ce titre: «Le vénérable Armand.» Mais cette dénomination peut être contestée, et le respect pour la mémoire de l’illustre trappiste né va pas jusqu'à l’assimiler à celle des sdifits. Un autre écrivain fort'instruit, Simon
© de Peyronnet, met-sur la voie pour résoudre
la question. Dans son Catalogus sanctorum, au mot Arman, il renvoie à Herman, montrant ainsi l’origine du mot que mous écrivons maintenant avec un d. Cette addition à l'orthographe se trouve dans plusieurs autres mots, par exemple dans Normand qui vient de Northman. Quant à la suppression de l’h, elle est d'autant moins surprenante que le mot germain Herman se disait en latin Arminius, comme Fhistoire nous l’enseigne du vainqueur de Varus. Pour cette
(1) Sur l'origine présumée de ce nom, voir la note page 288 de l'ouvrage de M. J'abbé :Gerbet.
raison, on dit Herminie au lieu d’Arminie, que les Bollandistes portent au 28 mai, comme le nom d’une martyre en Afrique.
Saint Armand ou saint Herman nous semble donc le même personnage, et il est permis à ceux qui portent ce nom de choisir entre les saints ou les bienheureux qui l'ont eu avant eux.
Or, bien que le Martyrologe romain n’en cite aucup, ilest remarquable que les autres bagiologues en indiquent un assez grand nombre. Ferrari en nomme quatre différents, parmi lesquels deux sont cités dans le Martyrologe gallican, qui en marque trois autres. Les anciens Bollandistes, outre un des deux ci-dessus, en comptent un qui n’est point dans l'ouvrage de du Saussay. Enfin les nouveaux Bollandistes, dans l’Elenchus qu'ils ont publié, en produisent trois qui
APPENDICES
semblent n’avoir pas de rapport avec les autres et dont ils écriront l’histoire.
La conclusion, c'est qu’il convient de s’arrêler soit au plus ancien, soit au plus connu.
Le plus ancien est saint Armand, prêtre, qui a exercé le ministère en Ecosse, où il détermina les chrétiens à s'unir à l'Eglise romaine pour la célébration de la Pâque. 11 est cité dans le Martyrologe et dans le Bréviaire écossais, ainsi que dans l'Histoire des écrivains d'Ecosse. 1] vivait dans le vu: siècle. Sa fête est le 2 avril.
F Saint Armand, d’abord marquis de Zeringen en Brisgaw, et fils du duc Berthold, puis moine de Cluny, mourut le 25 avril 1074.
PBollandus dit qu’il est cité comme bienheureux par Wion, Dorganius, Menard, Ferrari et du Saussay, qui le porte en effet au 25 avril dans son Martyrologe gallican.
Patrons des églises, des corporations, des villes, etc.
Nous avons donné des indications assez nombreuses et d'un grand intérêt à ce sujet, colonnes 467 et 468 et aux notes qui s'y rattachent.
Il vient de paraître, dans le X° volume des Annales archéologiques de M. Didron, page 116, l’ennonce d’un ouvrage anglais,
intitulé : T'he ecclesiastical and architectural topography of England, dans lequel, dit l’anpotateur, on trouvera les noms de tous les Saints donnant leur nom aux diverses églises d'Angleterre On y voit quels sont les saints les plus populaires de chaque contrée, ê£
Note sur deua statues très-anciennes de saint Pierre : 1° celle en bronze coulée avec le métal de la statue deJupiter Capitolin; 2° celle en marbre représentant originairement un personnage consulaire, et à laquelle on a changé la tête et les deux mains pour en faire un saint Pierre.
1. M. l’abbé Gerbet donne des détails curieux sur la transformation authentique du maître de l’Olympe en figure du chef de l’Eglise da Jésu;i-Christ, tome 1‘, pag. 316 et suiv.; le savent auteur cite ses autorités, et il termine par ces paroles remarquables :
« Du reste, si une statue du paganisme était devenue tout simplement une statue chrétienne, œla serait peu convenable sans doute sous le point de vue de l’art (1) ; mais au point de rue moral, il y a une pensée profonde et magnifique.
« Quel maly a-t-il donc, théologiquement parlant, à christianiser des sculptures païenpes en leur donnant des attributs chrétiens (2), comme on a christianisé des mopuments d'architecture païenne, en y arborant l’étendard de la croix, etc. ?» Voir pag. 322 et suiv.
(4) En effet, le christianisme n’a nul besoin de détruire les monuments païens qui, au point de l'art, sont des modèlss à conserver et des types pour l’étude et l'histoire des arts à diverses époques. À moins que le monument ne présente de graves inconvenances pour les mœurs publiques, il faut tout conserver. Le culte de Jupiter est tombé avec l'idolâtrie, il faut mettre sa statue, si elle est belle, dans un musée, er sous ce rapport, les papes ne sont pas en relard avec le progrès social : les arts leur doivent plus qu’à tous les faiseurs de phrases et de doléances qui n'ont pour but, la plupart, que de basses attaques
II. Il est encore une autre statue, du prince des apôtres, conservée dans l’église souterraine du Vatican. Celle-ci est en marbre; elle porte cette inscription : T'rès-antique statue de saint Pierre, prince des apôtres, laquelle était placée entre les colonnes du portique de l’ancienne basilique au-dessus des portes d’airain. Elle passe pour être d’une antiquité plus reculée que celle en bronze.
Quelques auteurs pensent qu’elle fut donnée par Constantin ou quelqu'un de ses successeurs ; mais les antiquaires qui font autorité croient qu’elle est du v: siècle. Voir les détails donnés, page 317, par le même auteur.
Cette statue est gravée dans l'ouvrage, jntitulé : Monumenta cryptarum basilicæ Vaticane, etc., in-fol., par Angelo de Gabrielis. Rome, 1773, planche IX. Elle y est représentée assise sur une sorte de cathedra
dont le christianisme est toujours le but ; mais comme l’attuque est toujours voilée sous un faux semblant de raison et d'amour du bien public, les esprits superticiels s’y laissent prendre d'ordinaire, et c’est toujours sur les masses, qui ne raisonnent pas, mais crient, que les pamphlétaires comptent pour débiter leurs mensonges et leurs récriminations.
(2) il existe sur ce genre de transformation des détails savants dans l'ouvrage de M. Raoul Rocbette, Tableau des Calacombes, in-12, pages 96, 98, 109, 193, 208, 228,
ou trône épiscopal en style du xrv° siècle.
Saint Pierre a les pieds chaussés de sandales, posant sur un suppedaneum supporté par deux lions accroupis. Il tient d’une main une seule clef; l’autre main est élevée en signe de bénédiction ou plutôt placée peutêtre dans l’attitude d’un homme qui parle à un audiloire.
On dit que cette statue fut primitivement celle d’un personnage consulaire, à laquelle on supprima la tête et les mains pour y substituer une tête de saint Pierre et des mains dans la pose où nous les voyons.
Voici ce qu’on lit maintenant dans le texte de l'ouvrage indiqué ci-dessus : /n sacellum Sanctæ Marie de Porticu nuncupalum ad hypogei Vaticani meridionalem partem, summo ponlifice Paulo V (1), translata est marmorea divi Petri statua apprime veus, quæ inter columnas porticus antiquæ basilica supra valvas æreas olim exstitit.… Primo, ut nonnulli putant, consularem virum repræsentavit, et caput quidem, brachium dexte- Tum manumque lævam adjuncta esse constat.
Alta est palmos romanos fere sex, et apostolorum principem exhibet solio insidentem, lunica pallioque indutum, dextera elata benedicentem, sinistra duas claves gestantem, s0leatumque ac barbatum, sicut in aliis monu-
APPENDICES
mentis videre est : æœncoque diademate inaurato caput ejus cingitur…. Turrigius (2; usum commemoral lum eam statuam olim in S. Petri festo pontificialibus ornandi vestibus, tum eliam pium fidelium morem, ipsius simulacri protensum dextrum pedem osculantium,.… Sed ut ad S. Petri statuam redeamus, ipsam circumstant ornatus marmorei, ac Mmusivi, columnæ quatuor modicæ altitudinis, ac duo simulacra parva, totidemque lapidei leones qui Urbani VI papæ sepulcro adjacebant, vigilantiam symbolice designantes ; hinc valvis templorum ac palatiorum, quasi vigiles et custodes adpingi consueverunt, quemadmodum Horus Apollo in suis Hieroglyphicis (3) adnotavit.
Cathedra huic simulacro principis apostolorum accommodata, ipsa eadem est, cui statua Benedicti XII, pontificis, de qua nos alibi diximus (4), imposita olim cernebatur.
A droite et à gauche de la statue de saint Pierre sont deux figures debout, dont une est celle d’un ange; l’autre est, dit-on, un apôtre tenant un volume roulé (5).
Nous pensons que les détails donnés cidessus ne laissent plus de doutes sur l’authenticité de ce précieux monument, un des premiers jalons de l'archéologie chrétienne.
Masque crucifère des morts.
Colonne 394, ligne 60, nous citons comme particularité curieuse une espèce de masque crucifère posé sur des figures représentées sur des vitraux de la cathédrale de Bourges. Il nous a été dit par un savant qui fait autorité que ce que nous prenions pour un snasque était tout simplement le linceul sur lequel on traçait une croix à l'endroit de: la figure du mort, sans doute comme signe de rédemption ou de consécration chrétienne. Si nous avons réellement fait erreur (6) quant au prétendu masque, la particularité de la croix n’en est pas moins curieuse à citer, comme objet de tradition chrétienne.
Nous avons cherché à découvrir quelque trace de cet usage d’une croix tracée sur le linceul des morts chrétiens, et nous n’avons rien découvert. Seulement nous citerons, comme pouvant s’y rattacher, ce que nous trouvons dans Casalius, de Ritibus veterum Christianorum, in-4, page 336... Apponebatur quoque in monumentis.… aqua benedicta et signum sanclissimæ crucis, ul ex dictis Ritualibus Durandi, etc... Confer Duranti, de Ritibus Ecciesiæ, cap. xx, n° 29. Ces textes sont bien loin de satisfaire complétement à ce que nous cherchons ; mais nous n’avons pu trouver mieux.
Note sur l'expulsion de la statue de saint Christophe des cathédrales du moyen dge.
Cette figure essentiellement populaire, cette grande personnification du christianisme au moyen âge, est un de ces nombreux objets détruits, que nous devons d’autant plus regretter qu’ils ont été renversés avec préméditation, et assez rarement des-
(1) Vers l’an 1621.
(2) De Cryptis Vaticanis, pages 73, 157.
(3) Hierologia, x1x.
(4) Cette statue du pape Benoit XII est donnée dans le même ouvrage, planche VII. Pour le Lexte, voir page 16. Le pape y tient deux clefs.
(5) Sur ce genre de livre, voir le texte de l’ouvrage ci-dessus, page 22 et les notes qui y sont indiquées. Voir encore page 23.
(6) Ce qui a pu nous induire en erreur, c’est que la figure est cernée par un entourage de plomb. Cet
DICTIONN. ICONOGRAPHIQUE
sinés. L'image n’en sera donc pas même :
conservée à titre de memento ni transmise à . la curiosité de ceux qui s’en vont recueil-
lant avec une sorte de vénération les débris d'un passé dont les traditions ne peuvent plus se renouveler (7).
entourage ou résil forme autour de la tête un cercle noir, qui donne à cette partie du vitrail comme l'aspect d’un masque.
(7) Ce n'est pas à dire que nous regrettions tout ce que le moyeu âge a rêvé, pensé et surtout exécuté sans excépuion, jusqu’à ces figures fantastiques et hideuses, qui le sont encore plus depuis que nous ne savons plus ce qu'elles signilient; mais nous regretions les destructions, les prétendues améliorations, les réparations maladroites et inintelligentes.
Pourquoi dénoturer, pourquoi défigurer un monu:
Nous citons cependant quelques rares images de ces statues colossales, dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, tome I", page 276; mais elles sont pour la plupart insignifiantes ou mal rendues. Voici ce que dit à ce sujet, dans le texte du grand ouvrage sur les vitraux de Bourges, 1 vol.
in-f, page 142, à la note 1, le P. C. Cahier, l’un des deux collaborateurs de cette splendide publication : « Le sort des images de saint Christophe (celles placées dans les nefs des cathédrales) subit à une certaine époque un cruel revers de fortune. Une véritable guerre d’extermination s’éleva contre le curieux vestige d’une civilisation mal appréciée, du reste, par ceux qui lui faisaientson procès (1). Ces gigantesques figures, restées sans défenseurs, tombèrent sous l’accüsation de barbarie superstitieuse, et si leur cause ne fut pas suffisamment instruite peutêtre, il y a du moins ceci à la décharge des juges et des destructeurs, c’est que les peuples n’étaient plus en état de rien comprendre à ces colossales figures. » Quoi qu’il en soit, il est peut-être utile de faire remarquer que ces colosses ne remontaient pas au delà des derniers temps du moyen âge, Ainsi celui de la cathédrale d'Auxerre, que le chapitre fit démolir en 1768, datait de 1539 ; celui qui se voyait à la cathédrale de Paris, et qui fut également condamné par le chapitre en 1784, ne datait que de 1413.
Le premier de ces colosses avait 29 pieds de
aut.
On trouve dans le Journal de Verdun, année 1768, page 119, un Mémoire histori-
APPENDIGES.
que sur es statues de saint Christophe, et particulièrement sur celle de la cathédrale d'Auxerre. Ce mémoire, qui est d'André Mignot, graud chantre d'Auxerre, renferine des détails fort curieux, On peut encore consulter une note qui se trouve à la page 272 du IV: volume de la Bibliothèque historique de la France, du P. Lelong. Du reste, Molanus, dans son ouvrage Historia imaginum sacrarum, in-k° (Voir surtout la belle édition de Louvain, donnée par J. N, Paquot en 1771), pages 317 à 324, semble avoir épuisé la matière et (out ce qu'on peut désirer savoir sur la figure, peut-être plus symbolique qu’historique, de saint Christophe.
Molanus aurait bien dû nous apprendre pourquoi la statue de ce saint était généralement adossée au premier pilier de la nef des cathédrales, en entrant et à main droite ; c’est ainsi du moins que les vieilles estampes assez rares qui les représentent nous les montrent. Il y avait sans doute à cela un motif. Faute de renseignements à nous connus, nous dirons que peut-être serait-on autorisé à croire que, lorsque, pour éviter les dégradations auxquelles étaient exposées ces statues quand on les plaçait dans le principe aux portes des églises (Molanus, Histor. imag. sacr., p. 319), on les fit entrer dans l'intérieur de l'édifice ; la place qui leur fut assignée au bas de la nef semblait assez bien correspondre à celle d’où on était forcé de les retirer pour les mettre à l'abri des injures du temps et surtout des hommes. Voir aussi à ce sujet le Chronicon Carinthiæ, de Hieron. Magistri.
Les abbayes vénédictines de France, ou népertoire comparé des planches gravées composunt
divers exemplaires du Monasricum GALLICANUM, publié vers 1678 et années suiv., par Dom Germain, religieux de l'ordre de Saint-Benoît, et qui existent dans diverses bibliothèques de
Paris.
Les abbayes doivent le plus souvent leur origine à des saints qui ont commencé par
ment d'une époque, quelle qu’elle soit? C’est le fait de préventions, de passions en délire ou d’une ignorance impardonnable. Enlève-t-on à un portrait fait ad vivum le nez ou un œil, parce qu'ils diffèrent de forme, de grosseur , ou qu’ils sont viciés par quelques difformités? On respecte l'ouvrage du peintre et on laisse le portrait avec les défauts qu’il reproduit; sans cela on n’aurait pas le portrait exact.
ll devrait en être de même pour les monuments, Virraux, jubés, statues, gargouilles, sculptures, peintures, ameublement , tout doit rester à sa place et être entretenu avec une religieuse exactitude. Détruire ou dénaturer sont deux actes de barbarie à peu près semblables, et nous oserions presque avancer qu'il vaudrait mieux détruire ou ruiner un monument que de le défigurer. Les ruines n'empêchent pas de retrouver parfois tout ou partie des formes primitives. Mais un monument défiguré, dénaturé, ne peut plus. servir, ni à l'étude ni à l’histoire de l'art. Il y a même plus : on y prie mal, tant l'œil est choqué des anomalies qui se heurtent et distraient d'une manière souvent révoltante ou pénible l’attention du visiteur. Que dirait Louis XIV s’il revenait au monde et qu'il vit le château de Versailles affublé d'une décoration gothique ou d'une porte romane ?
habiter une modeste cabane, souvent une grotte, au milieu des forêts ou de rochers
Ce qu'il dirait, nous sommes certes bien en droit de le dire pour les monuments du moyen âge défigurés n'importe quand et par qui.
(1) n'y a pas eu de procès fait en règle contre les images de saint Christophe , pas plus que contre bien d’autres objets que nous avait légués le moyen âge. Ceux qui les premiers mirent le marteau sur les monuments furent des iconoclastes furibonds, qui invoquaient la religion pour tromper la multitude igaorante et lui montraient du doigt ce qu’il fallait détruire sous le spécieux mot de ralliement : À bas la superstition ! puis, quand les têtes furent échauffées, des statues on passa aux vases sacrés, puis aux livres saints qu'on jetait au feu, ainsi que les tableaux représentant des sujets pieux. Après les choses saintes vinrent les personnes, et c’est ainsi que , depuis l’époque des premières persécutions, s’est instruit le procès. La raison du plus fort, fut toute l'instruction, et la destruction générale fut sérieusement méditée et arrêtée. Nous savons le reste. Mais le christianisme n’en est pas moins debout et plein de vie.
Il est triste, et on est même indigné de voir des ecclésiastiques, et surtout les chanoines des cathédrales, se mêler parmi les iconoclastes et se liguer
inaccessibles. Ils voulaient y vivre inconnus au monde qu’ils fuyaient pour n'être plus connus que de Dieu seul. Mais la Providence, qui a ses vues sur le genre humain, a fait découvrir par des moyens inattendus, et souvent miraculeux, les retraites où se cachaient les pieux solitaires. Au moment prévu par sa volonté, Dieu remettait sur le chandelier de l'Eglise ces vives lumières qui voulaient se cacher sous leboisseau de leur modestie et d’une abnégation complète.
Tantôt c’est un chasseur à la poursuite d’une bétesauvage ; tantôt c’est un prinee égaré dans les forêts ; tantôt un animal devenu le compagnon paisible du solitaire, qui faisaient découvrir la silencieuse retraite.
La renommée s’en répandait vite, et malgré les obstacles incroyables qui entouraient ie pieux ermile. Les malades arrivaient, les pèlerins venaient visiter l’homme de Dieu; les hommes désillusionnés du monde accouraient en foule solliciter comme une faveur Ja permission de vivre près du saint solitaire, d'écouter ses conseils et d’imiter ses vertus. Sa pénitence devenait la leur; la prière s’élevait au ciel au milieu du chant des oiseaux ou du rugissement des lions et des tigres, élonnés de se voir enlever leurs repaires par des hommes à moitié nus. La petite laure devenait une Thébaïde, et peu à peu se changeait en vastes manastères, où des colonies nombreuses de solitaires défrichaient la terre, creusaient leurs tombes et priaient Dieu de détourner les fléaux qui menaçaient d'engloulir les villes coupables.
Notions pas non plus que la science s’est réfugiée dans les cloîtres (1). Ces souvenirs et le récit des actions et des miracles de ces hommes extraordinaires forment le fond de la vie des saints, et c’est ce que nous remettent en mémoire toutes les abbayes, pendant de longs siècles, l'honneur du monde chrétien , et dont nous nous hâtons de signaler les noms et le souvenir, puisque les malheurs des temps les ontconverties en ruines, et que la charrue en à labouré jusqu'aux fondements.
Langlois du Pont-de-l'Arche, célèbre antiquaire de Normandie, disait en 1827, page 26 de son Essai historique sur l’abbaye de Saint-Wandrille (2), que l’on ne connaissait que deux exemplaires du Monasticum Gallicanum de Dom Germain (3), celui de la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, et celui du
contre ies statues légendaires de saint Christophe, aussi bien que contre les jubés, ces belles décorations du chœur d’une foule d'églises, surtout à partir du x1° au xvi® siècle. Que de choses à dire à ce sujet !
(1) Ceux qui seraient assez ignorants ou assez ingrats pour en douter ou l'avoir oublié, nous les renverrons à l'Histoire lilléraire du moyen âge de Bonington ; à l'excellent ouvrage de M. Digby, Mores catholici; aux Cours d'histoire moderne de M. Guizot, qui a si énergiquement plaidé devant la Chambre des députés pour le rétablissement des Bénédictins en France; aux excellents articles du P. C. Cahier dans les Annales de Philosophie chrétienne, tome XIX et XX: S'il est vrai que le christianisme ait nui aux sciences ;
APPENDICES
41006 marquis Lever, à Rouen (qui a sans doute dû
passer à la bibliothèque de cette ville).
Depuis cette observation de Langlois, nous en avons trouvé un troisième à la bibliothèque de Sainte-Geneviève, à Paris {mais portant pour seule étiquette Abbayes de France), sur le dos des deux volumes in-fr, qui renferment les planches formant le Monasticum Gallicanum de Dom Germain.
En poursuivant nos recherches pour notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., publié en 1843 (2 val. in-8°, à Paris, Leleux éditeur), nous avons rencontré un quatrième exemplaire du Monasticum Gallicanum de Dom Germain dans la bibliothèque de la Chambre des pairs, au palais du Luxembourg, à Paris. Cet exemplaire, portant pourtitre : Abbayes royales de France, faisait partie d’une collection topographique en 73 portefeuilles in-{°, provenant de la bibliothèque de M. Morel de Vindé, pair de France, et donné sans doute par lui après sa mort à la belle bibliothèque qui le possède maintenant. Les deux portefeuilles renfermant cette précieuse collection portaient alors les n°° LXHHI et LXIIT, et ils étaient précédés de deux listes écrites sur des feuilles grand in-fol, rédigées avec beaucoup de soin, donnant l'indication latine et française de chaque abbaye classée par ordre des anciennes provinces ecclésiastiques. On aurait dû laisser ces portefeuilles tels que le donateur les avait établis; mais le nouveau bibliothécaire a cru bien faire sans doute en donnant une autre firme et d’autres titres à toute cette collection, et surtout en formant deux portefeuilles à part des planches des abbayes. Celle nouvelle disposition viendrait presque anéantir notre travail, si le bibliothécaire n'avait pas eu le bon esprit de conserver en tête de ces nouveaux volumes la nomenclature manuscrile dressée par Provinces ecclésiastiques, pour conserver du moins la trace du premier ordre de choses avant les révolutions et les changements qui en furent la funeste conséquence. Pour se rendre compte de notre travail, il faut consulter les deux nomenclatures en question.
H y a environ quatre ou cinq ans qu’il nous fut communiqué une liste manuscrite d’une suile de planches montant à 77, et formantun volume in-fol. intitulé : /cones monasleriorum congregationis Sancti Mauri.
sur les Bibliothèques et les manuscrits au moyen âge, etc. ; à Châteaubriand tout entier...
(2) Un volume in-8°, Rouen ou Paris, 1827: Excellent ouvrage, toujours recherché, dans lequel l’auteur paye avec effusion de cœur son tribut d’éloges et de reconnaissance à l’admirable congrégation bénédictine.
(3) Une note placée sur la première feuille de garde du 1° volume de l’exemplaire de lArsenal nous apprend que c'est Dom Mabillon (*) qui a denné à Dom Germain l'idée de son recueil des abbayes bénédictines, ou qui du moins l’a encouragé dans cette admirable entreprise, sans laquelle nous ne mous douierions seulement pas de la forme de ces illustres maisons maintenant détruites ou dénaturées.
{") Voir page 1x, tome [+", préface des OEuvres posthunes de Dow Mabillon et de Dom Ruinart,
Cette précieuse collection appartenait à un amateur de province (1) dont nous n’avons jamais pu savoir le nom, ni la résidence exacte.
D'après les indications de ces planches, il est évident qu’elles sont les mêmes que celles qui forment la suite du Monasticum Gallicanum. Ce serait donc encore une collection d'environ moitié des planches données par D. Germain, et un précieux fragment échappé de l’incendie de la riche bibliothèque bénédictine de l’ancienne abbaye, brûlée vers 1793, alors qu’à la honte de la France, des arts et de la civilisation, la belle église romane, la seule qui soit à Paris, fut convertie en manufacture et en magasin de salpêtre sous la direction d’un nommé Lalande, qui s'élait fait un assez beau logement dans les bâtiments claustraux. Nous pensons étre agréable aux hommes sérieux et qui estiment encore les travaux des temps passés, en donnant à la fin de ce travail la copie de la liste des 77 planches que nous signalons, et qui pourra peut-être mettre sur la trace de celle collection et de ce précieux débris, les hommes qui se livrent à l'étude des monuments de l’ancienne France.
Enfin , nous croyons devoir prévenir ceux qui pourraient l’ignorer, qu’il se trouve encore, mais disséminées, une grande partie des planches du Monasticum Gallicanum dans la grande collection topographique de la France, formée au Cabinet des estampes de Paris, qui se compose, comme on sait, d'environ 400 volumes in-fol. reliés, et que ces planches y sont classées sous la rubrique des noms des lieux ou des noms des saints qui servent à les désigner, souvent même aux noms des villes près desquelles les abbayes ou monastères avaient pris existence.
Espérons que cette précieuse collection to pographique, une des richesses du Cabinet des eslampes de Paris, qui est comme une mine sans cesse exploitée par les travailleurs, et qui est sans point de comparaison avec aucune des collections publiques de l’Europe, ne sera pas anéantie au milieu des projets de bouleversements (2) qui menacent depuis longtemps l’organisation actuelle du Cabinet des estämpes, due en grande partie aux soins de M. Duchesne aîné , qui le dirige depuis près de quarante ans avec tant de sagacité, quoi qu’en disent les envieux et les innovateurs.
$ 1. Liste des noms françuis des abbayes bénédictines de France et des maisons qui s’y rattachent, formant l'exemplaire du MonasTIcum GALLICANUM de D.
Germain, à la bibliothèque du palais du Luxembourg, à Paris.
Monastère Saint-Aignan de Chinon ou Saint- Chignan, diocèse de Saint-Pons de Thomières (Hérault) ; ordre de Saint-Benoît.
Fondé en 814 ou 840. Planche 174 du LXJII: (3) portefeuille. ‘
Abbaye de Saint-Albin ou Aubin ; ordre de
(1) Qui l'avait communiquée à un ecclésiastique de qui nous tenons la liste en question.
(2) Voir à ce sujet l'énergique protestation insérée dans la Revue archéologique de Paris, 7°
APPENDICES
Saint-Benoît (vers 534) en Anjou. Planche 90 du LXII portefeuille de la collection.
Monastère de Saint-Amand. Flandre Fran-
çaise. Planche 35, même volume.
— de Saint-André d'Avignon en Provence ; ordre de Saint-Benoît, vers 999, Planche 170 du LXIII: portefeuille.
— de Saint-André de Maimac près Vantadour, diocèse de Limoges ; ordre de Saint- Benoît, vers 1088. Planche 155 du même portefeuille. |
— d'Aniane. (Voir à Saint-Sauveur d’Aniane.)
Abbaye de Saini-Austremoine, à Isoire, Basse- Auvergne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 162, même portefeuille.
— de Saint-Basle, à quatre lieues de Reims, Champagne ; ordre de Saint-Benoît, vers 510. Planche 39 du LXII° portefeuille,
— du Bec, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 1077. Planche 137 du LXIII" portefeuille. Maison célèbre pour ses écoles au xi° siècle.
— de Saint-Bénigne de Dijon, Bourgogne; ordre de Saint-Benoît, vers 509. Planche 63 da LXII: portefeuille.
— de Saint-Benoît de Fleury en Gâtinais, île de France ; ordre de Saint-Benoît, vers 650. Planche 13 du LXII: portefeuille de la collection.
Monastère de Saint-Benoît, à Saint-Malo, Bretagne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 139 du LXII° portefeuille.
Maison de Boigny, chef-lieu de l'ordre de Saint-Lazare, Orléañais. Planche 74 du LXII- portefeuille.
Prieuré de Bonne-Nouvelle. (Voir à Motre- Dame de Bonne-Nouvelle.) Planche 136.
— de Sainte-Catherine du Val-des-Ecoliers, Chanoines régul. de Saint-Augustin, à Bassigny, Champagne. Planche 49 du LXII:
Abbaye de Cerfroy, chef d'ordre de la Rédemption des captifs ou des Mathurins au pays de Valois, île de France. Planche 2 du même portefeuille ; ordre de la Trinité, vers 1198.
Chartreuse (Grande) de Grenoble, Dauphiné, vers 1084. Première vue, planche 164 ; deuxième, planche 165 ; troisième, planche 165 bis ; quatrième et dernière, planche 166 bis du LXHII: portefeuille. (Fondation en 1084.)
Chartreuse de Mondé. (Voir à Mondé.)
— du Val-Dieu. (Voir à Va/-Dieu.)
— du Val-Saint-Pierre. (Voir à Val-Saint- Pierre.
Abbaye de Chelles, île de France ; ordre de Saint-Benoît. Planche 10 du LXII° portefeuille. ;
Monastère de Saint-Chignan ou Aignan.
{Voir à ce nom.)
Abbaye de Citeaux, près Dijon, Bourgogne ; chef d'ordre. Planche 64 du LXII: portef.
année, page 314, livraison d'août 1850.
(3) Relativement à celte classification de portefeuilles, voir ce que nous disons ci-dessus, colonne
Abbaye de Clairvaux, Champagne; ordre des Bernardins. Planche #4 du LXII* portefeuille. Fondation en 1133.
— La même, vue du midi. Planche 45, même indication.
— La même, vue du couchant. Planche 46, même indication. Planche des désignations des lieux, planche #7.
Prieuré de Saint-Clément de Craon, Anjou; ordre de Saint-Benoît. Planche 94 du LXII: portefeuille.
Abbaye de Cluny, près la ville de ce nom, Bourgogne (vers 910). Planche 66 du méme portefeuille.
— de Sainte-Colombe, à Sens, Champagne ; ordre de Saint-Benoît, vers 590. Planche 50 du LXII° portefeuille.
Prieuré de l’ordre de la Milice chrétienne de la Conception de la Vierge immaculée, sous l'invocation de saint Michel et de saint Basile, à Rethel, Champagne ; ordre de Saint-François. Planche #2 du LXI° portefeuille.
Abbaye du vieux Corbie en Santerre, Picardie ; ordre de Saint-Benoît, vers 662. Planche 26 du LXIIe portefeuille.
— de Saint-Crispin le Majeur, à Soissons, île de France ; ordre de Saint-Benoît, vers le v° siècle. Planche 19 du même portefeuille.
— de Sainte-Croix, à Bordeaux, Guyenne et Gascogne; ordre de Saint-Benoît, vers 650. Pianche 179 du LXHII° portefeuille.
— de Saint-Elige ou Eloy, à Noyon, île de France ; ordre de Saint-Benoît, vers 600.
Planche 24 du LXII: portefeuille.
— de Saint-Etienne, à Bassac, Saintonge ; ordre de Saint-Benoît. Planche 152 du LXIHII: portefeuille.
— de Saint-Etienne de Caen, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 1066. Planche 122 du même portefeuille.
— de Saint - Evroux, diocèse de Lisieux ; ordre de Saint-Benoît, vers 569. Planche 119, même portefeuille.
— de Saint-Faron, à Meaux, Champagne; ordre de Saint-Benoît, vers 650. Planche 53 du LXII° portefeuille.
— vue de la place Notable (le Parvis), même maison. Planche 54, même portefeuille.
— de Saint-Ferréol, à Essonnes, Champagne ; ordre de Saint-Augustin, vers 553.
Planche 62 du même portefeuille.
Collége de la Flèche, Anjou ; fondation de 1603. Planche 92 du même portefeuille.
Monastère de Saint-Florence, à Saumur; ordre de Saint-Benoît, vers 691. Planche 98 du LXIII: portefeuille.
Abbaye de Saint- Florentin, à Valbonne, Bourgogne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 70 du LXIAI: portefeuille.
— de Saint-Fuscien-aux-Bois, près Amiens, Picardie (550 et 1105) ; ordre de Saint-Benoît. Planche 27 du LXII° portefeuille.
— de Saint-Georges, près Rouen, Normandie; ordre de Saint-Benoît. Planche 117 du LXIII: portefeuille.
— Autre vue. Planche 118, même portefeuille
Abbaye de Saint-Germain d'Autun, Bour gogne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 65 du LXII: portefeuille.
— de Saint-Germer de Flay ou Flaix en Beauvoisis, île de France ; ordre de Saint- Benoît, vers 655. Planche 16 du même portefeuille,
— de Saint-Gervais et Saint-Protais, diocèse de Valence, Dauphiné; ordre de Saint- Benoît, en 1081. Planche 167 du LXII° portefeuille,
— de Saint-Gildas de Rhuys, à quatre lieues de Vannes, Bretagne ; ordre de Saint-Benoît, vers 630. Planche 142 du même portefeuille.
— de Saint-Illidie ou Allyre, Auvergne; ordre de Saint-Benoît. Planche 161 du même portefeuille. (Fondation du vi:
siècle.) :
— de Saint-Jacut ou Jacet, diocèse de Dol, Bretagne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 141 du même portefeuille. (Fondation da v° siècle.)
— de Saint-Jean d’Angély, à sept lieues dé Saintes, Saintonge ; ordre de Saint-Benoit (762 et 942). Planche 153, même in dication.
Prieuré de Saint-Jean-Baptiste, à Châteaugontier, Anjou; ordre de Saint-Benoît.
Planche 95 du LXII° portefeuille.
— de Saint-Jean-Baptiste, à Laon, île de France; ordre de Saint-Benoît. Planche 21 du même portefeuille.
— de Saint-Jean, près Sémur, Bourgogne ; ordre de Saint-Benoît, vers 440. Planche 68.
— de Saint-Josse en Ponthieu, à une lieue de la mer, Picardie; ordre de Saint-Benoît, en 636. Planche 32 du même portefeuille.
Monastère de Saint-Jovin de Marne, Poitou ; ordre de Saint-Benoît, vers 500. Planche 149 du LXIHIe portefeuille.
Abbaye de Saint-Julien de Tours, Touraine; ordre de Saint-Benoît, vers 576. Planche 82 du LXII° portefeuille.
— de Jumiéges, à cinq lieues de Rouen, Normandie ; ordre de Saint-Benoît. Planche 132 du LXIHII: portefeuille.
— de Saint-Junien, à Noaillé. (Voir à ce non.)
— de Saint-Karilef, à Saint-Calez (Mans) ; ordre de Saint-Benoît, vers 710. Planche 106 du LXIIL: portefeuille, à
— de Saint-Launomar, à Blois, Orléanais ; ordre de Saint-Benoît, vers 874, Planche 79 du LXII: portefeuille.
Prieuré conventuel deSainte-Livrade, Guyenne el Gascogne ; ordre de Saint-Benoît.
Planche 182 du LXII: portefeuille.
Abbaye de Mahé ou Saint-Matthieu. Voir à Matthieu (Saint-).
Prieuré de Saint-Marcou, à Corbigny, à six lieues de Reims, Champagne; ordre de Saint-Benoît, vers 905. Planche 39 du LXII° portefeuille.
Abbaye Sainte-Marie- Magdeleine, à Châteaudun, Orléanais ; ordre de Saint-Benoît.
Planche 81 du même portefeuille,
Abbaye de Sainte-Marre-de-la-Colombe ou de Columbis ; ordre de Saint-Benoît, vers 930 (Chartres). Planche 77.
Monastère de Marmoutier, près Tours, Touraine; ordre de Saint-Benoît. Planche 83 du même portefeuille.
— de Saint-Martin de Laon, île de France ; ordre des Prémontrés, vers 1124. Planche 92 du même portefeuille.
— de Saint-Martin de Pontoise, île de France; ordre de Saint-Benoît, vers 1050.
Planche 15, même indication.
— de Saint-Martin, à Séez, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 560. Planche 135 du LXIH° portefeuille.
— de Saint-Matthieu du Finistère, Bretagne; ordre de Saint-Benoît, vers 555. Planche
. 445 du LXXIIIS portefeuille.
— de Saint- Maur de Glanfeuil, diocèse d'Angers, Anjou ; ordre de Saint-Benoît, vers 542. Planche 97 du LXIL: portefeuille.
— de Saint-Maurin, à Agen, Guyenne et
- Gascogne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 181 du LXIII° portefeuille.
— de Saint-Maxence de Poitiers, Poitou ; ordre de Saint-Benoît, vers 507. Planche 147 du même portefeuille.
Abbaÿe de Saint-Mélan où Melaine, à Rennes, Bretagne ; ordre de Saint-Benoît, vérs 630. Planche 138 du LXIII: portefeuille.
Prieuré conventuel de Saint-Michel de VAïguille, au diocèse du Puy en Vélay; ordre de Saint-Benoît, vers 962. Planche 177 üu méme portefeuille.
Abbaye du Mont-Saint-Michel-en-Mer, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 709 et 966. Planche 133 du même portefeuille.
— Autre, sous la même invocalion. Voir à Conception.
Monastère Saint-Michel, à Tonnerre, Champagne ordre de Saint-Benoît, vers 980.
lanche 52 du LXII® portefeuille.
Abbaye Saint-Michel du Tréport (1), à six lieues de Dieppe, Normandie; ordre de
+ Saint-Benoît, vers 1059. Planche 131 du LXIHII portefeuille.
— de Molesmes, Champagne; ordre de Saint- Benoît, vers 1066. Planche 60 du LXII portefeuille,
Chartreuse de Mondé, Normandie, fondée en 1134 ; ordre de Saint-Bruno. Planche 12) ‘du LXIII: portefeuille.
Abbaye de Montmajeur, à une lieue d’Arles, Roussillon ; ordre de Saint-Benoît, vers 948. Planche 189 du même portefeuille.
— de Moutier-Soint-Jean, Bourgogne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 68 du LXH°
Prieuré de Saint-Nicaise, à Meulan, île de France; ordre de Saint-Benoît. Planche 14 du LXII: portefeuille.
Abbaye de Saint-Nicaise, de Reims, Champagne ; ordre de Saint-Benoît, vers 1066.
Planche 57 du même portefeuille.
— de Saint-Nicolas, à Angers, Anjou; ordre
(1) Ou le Tréport-Saint-Michel.
(2) Ici devrait être l’abbaye de Notre-Dame d’Argenteuil, fondée vers 665, mais dont nous n’avons pu
APPENDICES
de Saint-Benoît, vers 1020. Planche 88 du même portefeuille.
Abbaye de Saint-Nicolas-aux-Bois, entre Laon etla Fère, Picardie ; ordre de Saint- Benoît, vers 1089. Planche 25 du mére portefeuille.
-- de Noaillé (Saint-Junien), Poitou; ordre de Saint-Benoît, vers. 559. Planche 151 de LXHII* portefeuille.
— de Notre-Dame d’Ambroniac ou d’Ambronay ; ordre de Saint-Benoît, vers 799.
Planche 163 du LXIHH- portefeuille (2).
— de Notre-Dame de Beaulieu, à deux lieues de Clermont, Champagne; ordre de Saint- Benoît. Planche 57 du LXII° portefeuille.
— Prieuré de Notre-Dame de Beaumont-en- Angel, Normandie; ordrede Saint-Benoît.
Planche 125 du LXIH° portefeuille.
Abbaye de Notre-Dame de Bernay, Normandie; ordre de Saint-Benoît, vers 1025, Planche 128 du même portefeuille.
: Prieuré de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle,
Normandié ; ordre de Saint-Benoît, vers 1050. Planche 136, même indication.
Monastèrede Notre-Dame de Bonne-N'ouvelle, Orléanais ; ordre de Saint-Benoît, vers 1021. Planche 73 du LXII‘ portefeuille.
— de Notre-Dame de Breteuil, à dix lieues d'Amiens, Picardie; ordre de Saint-Benoît, vers 1050. Planche 28, même portefeuille,
Prieuré de Notre-Dame du Château l’Ermitage, diocèse d'Angers ; ordre des Chanoines régul. de Saint-Augustin en Aniou.
Planche 96 du mêine portefeuille.
— de Notre-Dame de Dorat , diocèse de Limoges ; ordre de Saint-Benoît, vers 542.
Planche 156 du LXHHe portefeuille.
Abbaye impériale de Notre-Dame-de-la- Grasse, Languedoc; ordre de Saint-Benoît, vers 1220. Planche 172 du même portefeuille.
— de Notre-Dame d'Ivry, à quatre lieues de Dreux ; ordre de Saint-Benoît. Planche 121, même portefeuille.
— de Notre-Dame de Saint-Josaphat, Orléanais; ordre de Saint-Benoit. Planche 76 du LXII° portefeuille.
— de Notre-Dame de Lire, à neuf lieues d’Evreux, Normandie; ordre de Saint-Benoît, vers 1046. Planche 123 du LXHII: portefeuille.
— de Notre-Dame de Lonsey-au-Désert, diocèse du Mans; ordre de Saint-Benoît, vers 1020. Planche 108 du même portefeuille.
— de Notre-Dame-de-Nogent-sur-Seine, Champagne; ordre de Saint-Benoit. Planche 58 du LXII° portefeuille.
— de Notre-Dame de Paimpont, diocèse de Saint-Malo, Bretagne ; ordre des Chanoines régul. de Saint-Augustin, congrégation de France. Planche 140 du LXHIL: portefeuille.
— de Notre-Dame de Pontlevoy, bourg de Blaisois, Orléanais ; ordre de Saint-Benoît,
découvrir l'indication, qu'on retrouve ci-après, coloune 1017.
vers 103%. Planche 80 du LXII: portefeuille.
Monastère de Notre-Dame de Noyers, Touraive ; ordre de Saint-Benoît. Planche 86 du même portefeuille.
Abbaye de Notre-Dame de Saint-Pierre-sur- Dive, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 1046. Planche 126 äu LXIII: portefeuille. -
Prieuré de Notre-Dame de Rethel, Champagne ; ordre de Saint-Benoît. Planche #1 du LXII: portefeuille.
Abbaye de Notre-Dame de la Sauve-Majeure, à cinq lieues de Bordeaux, Guyenne et Gascogne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 185 du LXIIL* portefeuille.
— de Notre-Dame de Solignac, Limousin ; ordre de Saint-Benoît. Planche 154 du mêmé portefeuille.
— de Notre-Dame de Sorrèze, Languedoc ; ordre de Saint-Benoît, vers 754. Planche 176 du même portefeuille.
Prieuré de Notre-Dame de Tuffé, près le Mans ; fondé vers 675. Planche 101 du même portefeuille.
Abbaye royale de Saint-Ouen, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 548. Plan géométral de l’église, planche 109 du LXIII° portefeuille. — Autre vue, planche 110.— Autre vue à vol d'oiseau, n° 111. — Autre vue prise du midi, planche 112. — Vue du portail achevé, planche 113. — Vue intérieure de l'Eglise, planche 114. — Vue du jubé, planche 115. — Logis abbatial, construction gothique da xv° siècle. Planche 116.
Abbaye impériale de Saint-Paul de Cormery ou Cormelin, à quatre lieues de Tours; ordre de Saint-Benoît, vers 780. Planche 8: du LXII° portefeuille.
Abbaye de Saint-Pierre, à Chartres, Orléapais ; ordre de Saint-Benoît. Planche 75 du même portefeuille.
Monastère de Saint-Pierre et Saint-Puul de Beauliea, diocèse de Tulle, Limousin ; ordre de Saint-Benoît, vers 855. Planche 159 du LXIII° portefeuille.
Abbaye de Saint-Pierre, à Bourgueil, diocèse d'Angers ; ordre de Saint-Benoît, vers 990.
Planche 93 du LXII: portefeuille.
Monastère de Saint-Pierre, près Brantôme, à quatre lieues de Périgueux ; ordre de Saint-Benoît, vers 769. Planche 180 du LXHI: portefeuille.
Abbaye de Saint-Pierre, à Gaune, diocèse de Carcassonne, Languedoc; ordre de Saint- Benoît. Planche 178 du LXIII portefeuille,
Monastère de Saint-Pierre de Chezy, au bourg du même nom, à deux lieues de Château-Thierry, Champagne; ordre de Ciîteaux. Planche 56 du LXII° portefeuille.
Ordre de Saint-Benoît, vers le vai° siècle.
Abbaye de Saint-Pierre de Conches, Normandie; ordre de Saint-Benoît, vers 1035.
Planche 127 du LXIIT: portefeuille.
— de Saint-Pierre de laCulture, au faubourg du Mans; ordre de Saint-Benoît, avant 817. Planche 100 du même portefeuille.
— de Saint-Pierre De Curte ou de Mense
APPENDICES
Garnerio; présumé le même monastère que celui nommé Saint-Pierre de Ia Culsure. Voir ci-dessus, colonne 1013.
Maison royale de Saint-Pierre d'Evaux ou d'Evon, au pays de Combraille, Limousin ; ordre des Chanoïnes réguliers de Sainte-Geneviève. Planche 158 du même
Abbaye de Saint-Pierre de Ferrières, Provence; ordre de Saint-Benoît, vers 630.
Planche 169 du LXII: portefeuille,
— de Saint-Pierre, à Flavigny, Bourgogne ; ordre de Saint-Benoît, vers 511. Planche 69 du LXII: portefeuille.
Monastère de Saint-Pierre de Genères, diocèse de Tarbes, Guyenne et Gascogne ; ordre de Saint-Benoît, vers l’an 1000. Planche 186 du même portefeuille.
— de Saint-Pierre de Lagny, île de France ; ordre de Saint-Benoît, vers 644. Planche 8 du même portefeuille.
Couvent de Saint-Pierre, à Lagny en Brie, île de France. Planche 9 du LXII° portefeuille.
Monastère de Saint-Pierre, à Melun, île de France ; ordre de Saint-Benoît, vers 577 et 991. Planche 12 du même portefeuille.
Abbaye de Saint-Pierre de Molesme, près Tonnerre. (Voir Molesme, colonne 1011.)
Monastère de Saint-Pierre d'Orbac ou d'Orbais, à trois lieues de Montmirail, Champagne ; ordre de Saint-Benoît, vers 680.
Planche 59 du LXII° portefeuille.
Abbaye de Saint-Pierre et Saint-Paul de Bèze, diocèse de Langres, Champagne ; ordre de Saint- Benoît. Pianche #3 du même portefeuille.
— de Saint-Pierre, à Pradelle, Languedoc ; ordre de Saint-Benoît. Planche 173 du LXII: portefeuille.
Monastère de Saint-Pierre, à Rebais, à six lieues de Meaux, Champagne; ordre de Saint-Benoît. Planche 155 du même portefeuille.
— de Saint-Pierre, de la Réole, Guyenne et Gascogne ; ordre -de Saint-Benoît, vers 977. Planche 183 du même portefeuille.
— de Saint-Pierre, à Solignac, Limousin ; ordre de Saint-Benoît, vers 631, Planche 157 du même portefeuille.
Abbage de Saint- Pierre-le-Vif-lès-Sens, Champagne; ordre de Saint-Benoît, vers 507. Planche 51 du LXII° portefeuille.
Monastère de Saint- Pons de Tomières, Languedoc; ordre de Saint-Benoît, vers 817.
Planche 174 du LXIHE portefeuille. (Voir à Saint-Aignan de Chignan, col. 1907.)
Abbaye de Saint-Pierre, à Vierzon, Berry; ordre de Saint-Benoît. Planche 72 du LXH° pertefeuille.
— de Prémontré, chef d'ordre de ce nom au milieu de la forêt de Voy,iîle de France.
Planche 23 du même portefeuille.
— du Mont-Saint-Quentin. Picardie ; ordre de Saint-Benoît. Planche 29 du même portefeuille.
— de Saint-Quentin, à Beauvais, île de France ; ordre de Saint-Benoit, vers 1067.
Pianche 17 du même portefeuille.
Monastère de Saint-Remy de Reims, Champagne ; ordre de Saint-Benoît, vers 590.
Planche 36 du même portefeuille.
— de Saint-Robert, à la Chaise-Dieu, Auvergne ; ordre de Saint-Benoît. Planche 160 du LXIII: portefeuille.
— de Saint-Robert en Cornillon , diocèse de Gap, Provence ; ordre de Saint-Benoît, vers 1043. Planche 168, même portefeuille.
Abbaye de Samer, au bourg de ce nom, à trois lieues de Boulogae, Pas-de-Calais ; ordre de Saint-Benoît, vers 1108. Planche 34 du LXII° portefeuille.
— de Saint-Sauveur, à Saint-Benoît d’'Aniane, Languedoc; ordre de Saint-Benoît, vers 782. Planche 175 du LXIiIl° portefeuille.
Monastère de Saint-Sauveur de Rhédon ou Rédon, Bretagne ; ordre de Saint-Benoît.
Planche 144, mème portefeuille.
Prieuré conventuel de Saint-Sauveur d'A- :
quaria, diocèse de Langres (1) ; ordre de Saint-Benoît, vers 1056. Planche 67 du LXII: portefeuille.
Abbaye de Saint-Sauveur, à - Touraine ; ordre de Saint-Benoît, vers 850. Pianche 85 du même portefeuille,
APPENDICES
Ville-Loing , |
— de Saint-Savin de Poiliers ; ordre de Saint-
Benoît, vers 800. Planche 148 du LXIII-
Couvent de Saint-Savin, à Tarbes, Guyenne :
et Gascogne ; ordre de Saint-Benoît, vers
le vin: siècle. Planche 184 du LXII° porte- .
feuille.
Monastère de Saint-Serge et Saint-Bache, Anjou; ordre de Saint-Benoît avant le vi‘ siècle. Planche 91 du LXIT: portefeuille.
— de Saint-Sévère au Cap de Gascogne, Guyenne ; ordre de Saint-Benoît, vers 963.
Planche 188 du LXIL{I° portefeuille.
Abbaye de Sordes, vers les confins de Béarn ; ordre de Saint-Benoît. Planche 187 du même portefeuille.
— de Saint-Sulpice en Berry ; ordre de Saint- Benoît, du v° au vi° siècle. Planche 71 du LXII: portefeuille.
— de Saint-T'aurin d'Evreux, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, en 690. Planche 120 du LXIII: portefeuille.
— de Saint-Thierry, près Reims, Champagne ; ordre de Saint-Benoît en 500. Planche 38 du LXII° portefeuille.
— de Saint-Tibery, Languedoc; ordre de Saint-Benoît, vers 770. Planche 171 du LXHIII: portefeuille.
— de Tous-les-Saints, à Angers, Anjou ; ordre de Sainte-Genceviève. Planche 89 du LXII° portefeuille.
— de la Trappe, diocèse de Séez, vers 1140; ordre de Cîteaux. (Plan) planche 102 du LXIL: portefeuille. — Autre vue, planche 103, 160. — Vue générale, planche 103 bis. — Face des bâtiments, planche 104. — Bâtiments réguliers, tb. — Autre face, etc.,
(1) C'est d'Angers, à ce que disent quelques critiques.
(2) Cependant, et nous ignorons pourquoi, quelques-unes des planches dont nous allons faire l'indi-
planche 105. — Autre face, etc., planche ib. — Vue d’une autre maison servant de retraile, tb.
Abbaye de la Trinité, à Fécamp, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 674. Planche 12% du LXHII: portefeuille.
— de la Trinité de Tiron ; ordre de Saint- Benoît, vers 1109. Planche 107 du même portefeuille.
— dela Trinité de Vendôme, Oriéanais ; ordre de Saint-Benoît, vers 1032. Planche 78 du LXII° portefeuille.
— de Turpenay, Touraine, ordre de Saint- Benoît, vers 1208. Planche 87 du LXX:
portefeuille.
Chartreuse du Val-Dieu, à une lieue de Chaumont en Bassigny , Champagne. Planche #8 du même portefeuille.
— du Val-Saint-Pierre près Vervins en Tiérarche, Picardie. Planche 30 du méme portefeuille.
Abbaye de Saint-Valery-sur-Mer, Picardie ; ordre de Saint-Benoît, vers 611. Planche 33 du LXII° portefeuille.
— de Saint-Vandrille, au pays de Caux, Normandie; ordre de Saint-Benoïit, vers 648. Planche 134 du LXIII: portefeuille.
Monastère de Saint-Vigor, à Bayeux, Normandie ; ordre de Saint-Benoît, vers 520.
Planche 130 du LXIIT° portefeuille.
Abbaye Saint-Vincent, à Laon, île de France; ordre de Saint-Benoît, vers 580. Planche 20 du LXII° portefeuille.
—de Saint-Vincent, au Mans (Maine); ordre de Saint-Benoît, vers 572. Planche 99 du même portefeuille.
Monastère de Saint- Vuingalolé ou Guignolé,
.… à Landevenech, Bretagne ; ordre de Saini- Benoît, vers 480. Planche 143 du LXil]portefeuille.
Abbaye de Saint-Vulmar où Ulmer. (Voir à Samer, colonne 1015),
$ 2. Liste des abbayes bénédiclines, etc., par leurs noms latins, d'après deux exemplaires, dont l’un appartient à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris, et l'autre à celle de Sainte-Geneviève de la même ville,
Dans un premier paragraphe, nous avons donné la liste des abbayes bénédictines de France et des maisons qui en dépendaient par ordre des noms français, d’après une nomenclature manuscrite placée en tête de l’exemplaire du Monasticum Gallicanum qui appartient à la bibliothèque du palais du Luxembourg, à Paris. Pour compléter ce travail, nous allons donner dans ce deuxième paragraphe, ces mêmes abbayes par leurs noms latins {2) d’après les deux exemplaires dont l’un appartient à la bibliothèque de l'Arsenal à Paris, et l’autre à la bibliothèque de Sainte-Geneviève de la même ville.
L’exemplaire de la bibliothèque de l’Ar-
cation n'ont que des noms français, comme on le verra. Nous ne sommes donc en rien responsable de cette bigarrure,
senal, intitulé Monasticum Gallicanum écrit à la main, sans titre imprimé (1), renferme 435 planches. Le II: volume commence à la planche 70. Celui de la bibliothèque Sainte- Geneviève est en 2 volumes in-fol., sous le n° W. 390 (1251 en rouge). Il renferme 153 planches. Les planches de ce dernier exemplairesont classées dans l’ordre alphabétique des noms latins de lieux ou desaints. Celui de la bibliothèque de l’Arsenal est classé sans aucun ordre méthodique (2). Nous avons eu le soin de numéroter les planches des deux exemplaires, ce qui, avec la liste qui va suivre, rendra les recherches plus faciles à ceux qui viendront après nous.
Cette liste est dressée sur l’exemplaire de la bibliothèque de Sainte-Geneviève; nous donnons aussi le numéro où se trouve la même planche dans l’exemplaire de l’Arsepal, autant que possible ; car il en manque plusieurs.
Tome I, folio 1°, monasterium sancti Aniani (Languedoc). Arsenal, pl. 100 da t. If.
Folio 2, abbatia S. Albini Andegavensis {S.-
Aubin d'Angers). Arsenal, tome IE, fol. 131.
Folio 3, abbat. S. Andreæ Avenionensis (S.
André d'Avignon). Arsenal, t. II, fol. 101.
Folio %, abbat. S. Andreæ Maimacensis ou Maismacensis (S.-André de Maimac). Arsenal, tome II, folio 9%.
Folio 5, abbat. S. Austromonit (S.-Austremoine en Auvergne). Arsenal, 1. II, fol. 110.
Folio 6, abbat. Beccensis (la célèbre abbaye du Bec en Normandie). Arsenal, t. 1°, fol. 42,
Folio 7, abbat. S. Basoli on Bassoli (3).
(S.-Basle près Reims). Arsenal, t. Ier, fol. 19.
Folio 8, abbat. S. Benedicti Floriacensis (S.-Benoît de Fleury, à présent S.-Benoîtsur-Loire, Orléanais). Arsenal, t. 1, fol.71.
Folio 9, abbat. S. Benigni Divionensis (4).
(S.-Bénigne de Dijon). Arsenal, t. II, fol. 81.
Folio 10, abbat. S. Benedicti Macloviensis (S.-Benoît de S.-Malo, Basse-Bretagne).
Arsenal, tome If, fol. 115.
Folio 11, abbat. S. Clementis Credonio (S.- Clément de Craon, Anjou). Arsenal, tome LE, fol. 113.
Folio 12, abbat. S. Cornelii Compendiensis (S.-Corneille de Compiègne). Arsenal, tom.
1e fal, 7:
Folio 13, abbat. Corbeia Vetus, ou Major (la célèbre abbaye de Corbie en Picardie, sur la Somme). Arsenal, fol. 5 du t. 1”.
Folio 1%, abbat. S. Crucis Burdigalensis (Ste.-Croix de Bordeaux). Arsenal, t. If, folio 97.
(1) Cette précieuse collection est citée par le P. Lelong, dans la Bibliothèque de France, sous le n° 4811 de la première édition en un volume, et sous le n° 14699 du Ier volume de la 2€ édition.
(2) Du moins nous ignorons si en les réunissant on à eu l'intention de leur donner un ordre quelconque, soit chronologique, soit historique. Aucune note du collecteur n'existe à ce sujet sur l’exemplaire ; il nous semblerait cependant qu'en a suivi l'ordre des provinces.
(5) On trouve un Confesseur de ce nom dans l'Elenchus des noms des saints, dont la Vie doit être
APPENDICES
Folio 15, abbat. S. Columbæ Senonensis (Ste-Colombe de Sens). Arsenal, t, I, fol. 77.
Folio 16, abbat. S. Cypriani Pictaviensis (S.-Cyprien de Poitiers). (Manque à l’Arsenal).
Folio 17, abbat. S. Crispini Majoris (S.- Crispia le Grand ou l’Ancien, au xur° siècle environ). Arsenal, t. 1°, fol. 23,
Folio 18, abbaye de Chelles (île de France).
Deux planches. Arsenal, lome 1°, fol, 16 et 17.
Folio 19, même abbaye. Mêmes indications.
Folio 20, abbat. S. Dionysi in Francia (la célèbre abbaye royale de S.-Denis en France). Arsenal, t. °°, fol. 13. Magnifique cloître (5).
Folio 21, abbat. S. Ebrulfi ( Abbaye de St-Evrou ou Ebrulfe Normandie). Arsenal, t. 1°", fol. 46. .
Folio 22, abbat. S.-Eligii apud Noviodunum ( S.-Eloi près Noyon, Picardie). Arsenal, t: Ler, fol. 12.
Folio 23, abbat. S. Florentii Salmuriensis (S.-Florent de Saumur, Anjou). Arsenal, t. IX, fol. 126. Un campanile roman isôlé de l’église se voit sur la droite.
Folio 24, abbat. S. Florentini Bonœvallis (S.-Florentin de Bonne-Valle, Becuce).
Arsenal, t. 1°, fol. 55.
Folio 25, abbat. S. Fusciani de Nemore (S.- Fuscien de la Forêt ou du Bois). Arsenal, GRO TOIS 27
Folio 26, abbat. S. Faronis (S.-Faron en Brie). Arsenal, t. [°', fol. 1.
Folio 27, abbat. S. Germani Autociodorensis (S.-Germain d'Auxerre). Arsenal, t. I, fol. 73.
Folios 28 et 29 (deux planches), abbat, S.
Germani a Pratis (S.-Germain-des-Prés, à Paris). Arsenal, t. 1°", pl. 10 et 11.
Folio 30, abbat. Gervasit et Protasü de Axis (S.-Gervais et S.-Protais, en Dauphiné). Arsenal, pl. 98, t. IT
Folio 31, abbat. Gemmeticensis (une belle porte gothique ), abbaye de Jumièges, Normandie. Arsenal, t. 1, pl. #1.
Folio 32, abbat. S. Georgiü (S.-Georges près Rouen). Arsenal, pl. 09,1. E°,
Folio 33, abbat. S. Gildasii Ruiensis (S.— Gildas de Rhuys, Bretagne). Arsenal, pl. #h, tt. [°.
Folio 34, abbat. S. Geremari ( S..-Germer de Flay en Beauvoisis). Arsenal, pl. 53, tome 1°.
Folio 35, abbat., S. Judoci (S.-Josse en Ponthieu). Arsenal, t. I‘, planche 36.
écrite par les Pollandistes : S. Bossolus Confessor in Agro Rhemensi, au 26 novembre.
(4) En marge la figure debout de ssint Bénigne ayant le corps traversé de deux lances , une massue derrière la tête; des alènes au bout de chacun des doigts des mains.
(5) Qui mériterait bien les honneurs de la publication. Les arcades sont à huit meneaux , ce qui ne se voit oulle part. Nous nous proposons de le publier quelque jour dans la Revue archéologique, d'après un dessin inédit que nous possédons,
Folio 36, abbat. S. Jacuti (S.-Jacut en Bretagne). (Manque à l’Arsenal.)
Folio,37, monasterium S. Jovini de Marnis (S.-Jovin de Marne). (Manque à l’Arsenal.)
Folio 38, monast. S. Juniani (S.-Junien de Noaillé). (Manque à l’Arsenal).
Folio 39, abbat. S. Juliani Turonensis (S.- Julien de Tours). Arsenal, pl. 125 du t. II.
Folio 40, abbat. S. Jllidii Claramontensis (S.-Ilidie (1) de Clermont en Auvergne).
Arsenal, pl. 88, t. Il
Folio 41, prioratus S. Joannis Baptistæ Castro-Gontorio (S.-Jean-Baptiste de Château-Gonthier). Arsenal, pl. 137, €. EI.
Folio #2, presbyterium S. Joannis Bapt.
Lauduniensis (S.-Jean-Baptiste de Laon).
Arsenal, pl. 25, t. 1°".
Folio #3, ebbat. S. Joannis Angeriacensis (S.-Jean d'Angély). Arsenal, pl. 86, t. II.
Folio #4, monast. S. Joannis Reomensis (St-Jean de Réome, Bourgogne). Arsenal,
pl. 76, t. IE.
Folio 45, abbat. S. Karilefi Anisolensis (S.- Karilef de S.-Calez ou S.-Caldé, Bourgogne). Arsenal, pl. 83, (. IL.
Folio 46, abbat. S. Launomari Blesensis (S.-Launomar à Blois). Arsenal, planche 72, tome Il.
Kolio 47, prioratus S. Liberalæ (Ste-Livrade). (Manque à l’Arsenal.)
Folio 48, abbat. S. Mariæ de Soloniaco ou Soliaco {Notre-Dame de Solignacen Limousin.) Arsenal, pl. 138, t. Il.
Folio 49, abbat. Bealæ Marie Sylvæ Majoris (Notre-Dame de Sauve-Majeure).
Belle église romane. Arsenal, pl. 707, t. IH.
Folio 50, prioratus Beatæ Mariæ de T'affeio (Notre-Dame de Taffé, au Mans). Arsenal, pl. 127, tom. II.
Folio 51, prioratus Beatæ Mariæ Retellensis (Notre-Dame de Réthel, Champagne). Arsenal , pl. 38, tom. 1°.
Folio 52, abbat. Beatæ Mariæ de Soricinio (Notre-Dame Sorrèze, Languedoc). Arsenal, pl. 103, tom. IL.
Folio 53 abbat. Beatæ Mariæ S. Petri super Divum (Notre-Dame de S.-Pierre-sur-Dive).
Arsenal, pl. 68, tom. 1°.
Folio 5k, abbat. Beatæ Mariæ Josaphat (Notre-Dame de S.-Josaphat). Arsenal, pl. 52, tom. I.
Folio 55, abbat. Beatæ Mariæ de Lonlayo, in desertis (Notre-Dame de Lonlay, au Mans). Arsenal, pl. 60, tom. F°°.
Folio 56, abbat. Beatæ Mariæ de Lyra (Notre-Dame de Lyre, Normandie). Arsenal, pl. 54, tom. FE‘.
Folio 57, abbat. Beatæ Marie de Novigento (Notre-Dame de Nogent-sous-Coucy). Arsenal, pi. 22, lom. 1‘.
Folio 58, monast. Beutæ Mariæ de Nuchariensis (Notre-Darne de Noyer, Touraine).
Arsenal, pl. 130, tom. II.
(1) Ou Saint-Allyre. Sur le saint dont cette abbaye porte le nom, et qui n'est point mentionné dans notre Dictionnaire, nous trouvons cette notice dans le Martyrologe de C. de Peyronnet : ALLYRE (Saint), ILciwius, episcopus Arvernensis sive Claromontanus, in Gallia, à la date du 12 juillet. Voir
APPENDICES
Folio 59, monast, Beatæ Mariæ...... “va (Notre-Dame des Blancs-Manteaux, à Paris). Arsenal, pl. 2, 3 et k, tom. I.
Folio 60, prioratus Beatæ Mariæ Conceptionis (Notre-Dame de la Conception. ‘Sans doute le même que celui après).
Folio 61, abbat. T'urpiniaci Deserti Majoris (Abbaye de Turpenay, Touraine). Arsenal, pl. 134, tom. I.
Folio 62, prioratus Beatæ Mariæ de Argentolio ordinis sancti Mauri (prieuré de Notre-Dame d'Argenteuil). Arsenal, pl. 2%, tom, 1°".
Folio 63, prioratus Beatæ Mariæ de Bellomonte in Algia (Notre-Dame de Beaumont, Normandie). Arsenal, pl. 68, tom. I“.
Folio 63 bis, abbat. Beatæ Mariæ de Bernayo (Notre-Dame de Bernay, Normandie). Arsenal, pl. #5, tom. E°".
Folio 64, monast. Beatæ Muriæ de Bretolio (Notre-Dame de Breteuil , Picardie). Arsenal, pl. 21, tom. 1°".
Folio 65, abbat. Beatæ Marie de Crassa (Notre-Dame de la Grasse, Languedoc).
Arsenal , pl. 108, tom. H.
Folio 66, abbat. Beatæ Mariæ,de Columbis Notre-Dame de la Colombe, (pays Chartrain). Arsenal, pl. 56, tom. 1°.
Folio 67, prioratus Beatæ Mariæ de Bono Nuntio Rothomagi (Prieuré de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, diocèse de Rouen).
Arsenal, pl. h3, tom. E°.
Folio 68, abbat. Beatæ Mariæ de Ambroniaco larg d’Ambroniac). Arsenal, pl. 80, tom. [T.
Folio 69, prioratus Beatæ Marie Deauratæ (Notre-Dame de Dorat), (un beau cloître).
Arsenal , pl. 96, tom. Il.
Folio 70, monasterium Beatæ Mariæ de Bono Nuntio, Aurelianensis (Notre-Dame de Bonne-Nouvelle dans l'Orléanais). Arsenal, tom. {1, pl. 84.
Folio 71, abbat. S. Melanii Rhedonensis (Abbaye de Melan à Rennes). Arsenal, pl. 116, tom. II.
Folio 72, monasterium $S. Matthæi in Finibus Terræ (monastère de S. Matthieu du Finistère). Arsenal, pl. 128, tom. II.
Folio 73, abbat. S. Mauri Glannafoliensis super Ligerim (abbaye de S.-Maur de Glanféuil-sur-Liger, en Anjou). Arsenal, pl. 135, tom. II.
Folio 74, prioratus conventualis S. Michaelis de Angelis (prieuré conventuel de S.— Michel-des-Anges). Arsenai, planche 91, tome If.
Folio 75, monasterium (ou ædium monasterii) S. Michaclis Tornodorensis (S.-Michel de Tonnerre). Arsenal, pl. 85, tom. II.
Folio 76, Mons S. Michuelis in Mare (abbaye du Mont-S.-Michel-en-Mer). Arsenal,