CRI
CRO
du pape Urbain III (1). Vie des papes , par Ciaconius, t. I , p. 1126. Y. également celles données par les Roliandistes, par Palatins et quelques autres.
il est également donné comme attribut à saint Benoît. V. les diverses figures que nous en indiquons à ce nom.
Le crible est cité, dans quelques textes de l’Écriture sainte, comme emblème des épreuves par lesquelles Dieu fait passer le cœur humain, soit pour le châtier, soit pour le sanctifier. Un ouvrage intitulé : Dictionnaire chrétien , ou Méthode pour les prédicateurs , etc. , pour étudier l’Ecriture sainte , 1 vol. in -4% sans nom d’auteur, donne le détail des diverses acceptions dans lesquelles ces textes sont employés par les Pères et docteurs. Ces détails peuvent servir aux artistes chargés de peindre ou sculpter des sujets pieux et mystiques. V. au mot Crible dans l’ouvrage ci-dessus désigné.
CRIMINELS conduits au supplice ou à' la mort. — Miniature d’un manuscrit du xive siècle, Pictorial history of England , t. II, planche de la p. 169.
Flagellés , ib. , p. 168.
Un criminel attendant la mort aux pieds d’une figure allégorique de la Justice, Peinture du Giotto expliquée au n° 57 du catalogue d’une suite de tableaux appartenant à M. Artaud, et publiée par Challamel, sous le litre: Peintres primitifs, etc ; Paris, 1842- 43. V. le n° 20 de la publication.
Criminels enfermés dans une vaste prison où ils sont enchaînés et attachés de diverses manières, composition de Jules Romain.
Y. son œuvre.
Suite de planches gravées en 1541 , pour l’ouvrage intitulé : Praxis criminalis , par J. Milleus, petit in-folio, à Paris. On y voit la marche progressive de la justice criminelle depuis l’arrestation des scélérats jusqu’à leur exécution.
Y. aussi Supplices , Tortures et au mot Justice.
CRIMINELS EXPOSÉS AU PILORI. V. à ce mot.
CRIS DE GUERRE. —On trouve quelquefois les cris de guerre ou de ralliement figurés ou inscrits sur les étendards, les écus et
(i) Le père Ménestrier dans son Traité des devises et' emblèmes, inséré dans le volume intitulé de la Philosophie des images, i vol. in-12, p. 364, réfute l’invraisemblance de la ridicule addition que fait à celte armoirie le père Vion, bénédictin, dans son livre des Prophéties de S. »lalachie,pub\ié À Venise en 1524.
les armoiries des chevaliers. Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer pour ce genre d’étude aux miniatures, peintures, sculptures représentant des pas d’armes, des joutes, tournois, carrousels, sujets de batailles , etc. , aux planches dont sont ornés les livres de chevalerie , d’armoiries , etc.
Paillot, dans sa Vraie science des armoiries, 1 vol. in-folio, p. 245, donne divers exemples de cris de guerre tracés, figurés , peints ou brodés sur l’écu des armes.
Willemin a publié , dans le tome II , pi. clxxvii de ses Monuments inédits, un exemple curieux de ce genre, c’est l’étendard enlevé aux Bourguignons par Jeanne Hachette , et sur lequel était écrit en lettres déformé singulière, Burgundia.
V. aussi l’ouvrage de M. Rey sur V Histoire des drapeaux chez les diverses nations, etc.; mais l’auteur n’a pas fait ses recherches sous le point de vue qui nous occupe.
CRIS DES MARCHANDS de Bologne. — Suite de costumes du bas peuple, par Annib. Carrache , 42 pièces gravées par Mitteli et J. de Rossi. V. leurs œuvres.
CRISPINA (Sainte). — Yierge de la primitive Église, figure debout tenant une couronne, mosaïque du xvie siècle , Ciampini , Vetera Monumenta , t. II, pl. xxv , n° J 5 et p. 100 du texte.
CRISTAL DE ROCHE. — Bas-reliefs sculptés au xvie siècle, en Italie; d’Agincourt, Histoire de l’art ( Sculpture ) , pl. xliii , n° 8.
M. du Sommerard donne un autre exemple de ce genre de travail , Atlas des arts , etc. , pl. i, chap. XL
CROCCEA. — Espèce de pallium ou manteau noir à l’usage des cardinaux et de quelques ordres militaires. On en trouve un exemple dans la planche gravée p. 192 de 1 ’ Hier oie xicon de Macri ,1 vol. in-folio.
CROCHETS (2). — Sorte d’ornement de sculpture gothique affectant la forme d’une volute de crosse ou de feuille ondulée placée sur le rampant des pinacles, des pignons, des ogives , autour des chapiteaux , etc.
(2) Sur l’origine de ce genre d’ornement nommé aussi crosse , v. ce que disent les auteurs du Cours d'archéologie monumentale, inséré au 6'- volume des Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, p. 408. L’abbé Oudin, Manuel d’archéologie , in-8°, p. 124.