‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 176 sur 627 · CRO — 347 — CRO · texte numérisé non relu

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V. divers spécimens de crochets dans les Instructions du comité des arts et monuments , *2e série , p. 59 et 52.

Dans le Cours d’antiquités monumentales de M. de Caumont, 4e partie, p. 241 , 285, 292, 299, l’ouvrage de M. Romagnesi sur les Ornements de sculpture, dans le Moyen âge monumental, in-folio., publié à Paris; chez Hauser. V. les diverses planches de portails d’églises du xme au xive siècle.

Dans la Collection d’ornements , par Jules Peyre, publiée chez le même , 1 vol. in-folio. Y. les planches.

CROISADE ( Chevaliers de la ). — Schoonebeck, Histoire des ordres militaires, 1. 1,

pl. XXVII.

CROISADES (1 ) ET CROISÉS.— Collections de diverses peintures, sculptures, mosaïques, etc. , relatives à celle époque célèbre.

Les vitraux de l’église de l’abbaye de Saint-Denis , exécutés sous l’abbé Suger ; savoir : Départ des croisés, vitrail de l’église de Saint-Denis, xne siècle, publié par M. Cahier et Martin , prêtres , Monographie de i?our<7es,in-folio, pl. d’étude n° 2. Le combat deNicée, Monuments de la monarchie française, de Montfaucon , 1. 1, pl. l , n° J .

Prise de la ville de Nicée. Les infidèles y sont désignés sous le nom de Parthes.il/onuments de la monarchie française, t. J, pl. l, n° 2.

Le siège d’Antioche et un combat entreles croisés et les infidèles, ib., pl. li, nos 3 et 4.

Une bataille et la prise de Jérusalem. On y voit des machines de guerre , un château roulant , un pont abattu contre la muraille, etc., ib., pl. lu, nos 5 et 6.

Bataille près d’Ascalon. On y voit un fait d’armes du comte Robert, ib., pl. liii, nos 7 et 8.

Ces mêmes sujets sont reproduits dans le Trésor de la couronne de France , t. I, pl. l, li , lii , liii , liv , et dans la pl. xm et

(i) Sur ces guerres si célèbres dans le moyen âge, voir tous les ouvrages cilés par Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire , in-4°, t. IV, p. 394, 395. Les manuscrits appartenant à la bibliothèque royale de Paris, cités par M. Paulin Paris, Notices sur les manuscrits , etc., in-8°, l. I, p. 81. Celui placé sous le n° 8314, 3, traduit sur l’original de Guillaume deTyr,est un des plus beaux que nous puissions citer: il renferme plus de 100 miniatures admirables, des lettres majuscules sur fond d’or, d’une grande perfection. Nous y avons remarqué surtout, folio (17 recto et 299, la miniature représentant des pèlerins en prière près d’un autel, folio 328 ; saint Louis, à cheval, attaquant une ville. Parmi les ouvrages plus modernes, 1 Histoire des croisades, en 6 vol. in-8°, par Michaud, avec atlas. Cet atlas arrangé par nous est le seul qui existe ainsi; il forme 1 vol. in-4°, renfermant tout ce que nous avons pu découvrir sur les

xiv de la France historique et monumentale d’A. Hugo , t. NI (2) , et encore dans V Allas des monuments français , in-folio , d’Alex. Lenoir , xmc siècle, pl. xxm.

Une deuxième suite de beaux vitraux du xivc siècle, de la même église, représentant divers sujets de la vie de saint Louis, offre aussi quelques sujets des voyages cîe ce prince en Palestine; savoir : -]° son départ pour la terre sainte ; 2° sa captivité ; 5° recueillant des reliques; sa mort en Afrique. Monuments de la monarchie française, t. il , pl. xxn , nos 1 et 2 , pl. xxv , n° 1.

Suite de miniatures d’un manuscrit du xve siècle, dont quelques-unes sont publiées par M. Rigollot, dans l’allas de V Essai sur les arts en Picardie. V . la pl.xxxmet p. 164 du texte , en 1 vol. in-8°, et dans le 3e volume des Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, p. 275 et suivantes.

Soldat croisé. Sculpture d’une pierre runique à Skokiorter placée à la porte de l’église de ce nom , à Upland , en Suède, reproduite dans l’ouvrage de M. Pierre Victor, dans un Essai sur les monuments de la Scandinavie , in-8°; Paris, 1841, planche de la p. 15. On y voit une étoile à huit pointes avec un nimbe posé sur une croix.

Suite de monnaies inédites des princes français croisés, des empereurs français de Constantinople, barons, ducs, seigneurs d’Antioche, de Tripoli, de Galilée, etc., publiée par le baron Marchand, Mélanges de numismatique et d’histoire, lettre 7e; Paris 1818, in-8°, p. 55 à 78 et la planche à la fin de la lettre.

Plusieurs monnaies de ce genre et de la même époque sont publiées parM. Michaud, à la fin du dernier volume de son Histoire des croisades , l,e édition; elles sont accompagnées de quelques explications. Ces planches furent supprimées dans les éditions qui suivirent celle ci-dessus indiquée , M. Michaud ne trouvant pas ces monnaies assez authentiques.

croisades, portraits , batailles, vues de villes, tombeaux, monnaies, sceaux des princes croisés, etc. Cet exemplaire est destiné avec le reste de noire collection à la bibliothèque du Musée de Cluny. L’édition de 1829 est accompagnée d’une table des matières assez étendue, rédigée par l’auteur du présent Dictionnaire. La Bibliolhèq te des croisades , dont le 4e vol. renferme les extraits des auteurs arabes sur ces guerres , est de M. Reynaud, de l’Institut; la Gaule poétique, de Marchangy, t. 1,2e partie, p. 1 4 1 à 208; p, 277 à 322, et les preuves p. 400 et suiv. ; t. II, p. 1 7 1 à 212; t. Ilf, p. i93 à la tin. On trouve dans les notes de ces volumes une foule d’ouvrages manuscrits et imprimés cités sur les croisades.

(2) Cette suite curieuse nous semble mieux rendue dans ce dernier ouvrage que dans celui de Montfaucon, qui d’ailleurs n’en donne que 5, tandis qu Ab. Hugo en donne îo.

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Cette suite de monnaies, provenant du cabinet de M. Cousinery , appartient au Cabinet des médailles de Paris. Pour les monnaies des princes français de l’empire grec, voiries planches et le texte de l’ouvrage de M. Lelevvel et dans la Revue numismatique , t. VII, pl. vii, et le texte qui accompagne ces monnaies (1). V. aussi Nicée.

CROISÉES ou FENÊTRES. V. ace dernier mot. Du reste il faudrait citer tous les monuments par siècle et par pays sans pouvoir épuiser ce genre d’indication.

CROISILLONS.™ Il faudrait citer presque toutes les églises du xie au xive siècle pour indiquer une suite de ce genre et en faire un tableau comparé; chacun peut voir les monuments de l’époque qui l’intéresse pour en étudier les parties nécessaires à ses études.

Parmi tous ceux qui existent , nous signalerons plus particulièrement celui de l’église Saint-Etienne de Beauvais, qui est du xie au xne siècle, publié par Willemin. V. la planche xxxiv de ses Monuments inédits.

Ce croisillon est d’un détail peu commun qui fait l’objet de quelques observations érudites dans le texte de l’ouvrage, p. 24 du 1. 1.

On le trouve également dans l’ouvrage de M. Woillez, intitulé : Archéologie des monuments religieux du Beauvoisis , in-folio , pl. iv et le texte de cette planche.

Nous citerons aussi ceux qui se trouvent évidés aux quatre angles de la grande rose du portail principal de la cathédrale de Strasbourg, ceux des baies des cloîtres de Rouen, de Noyon, de Cantorbery , de Salisburv, des fenêtres de l’église de Saint-Denis. V. à ces divers monuments les planches que nous y indiquons.

Voir aussi l’exemple qu’en donne M. de Caumont, Cours d’antiquités monumentales , 4e partie, atlas , pl. lxvi , lig. 8 , et ce qu’il en dit p. 140 de son texte.

Autres donnés par M. l’abbé Oudin , Ma miel d’ archéologie , pl. xm, nos 7 , 11, 13.

CROISSANT. — On trouve la figure du croissant musulman évidé dans le plein

cintre d’une arcade romane d’une des faces du clocher de l’église de Ceffonds, publiée dans le Foyage archéologique dans le département de l’Aube, de M. Arnoud, in-4° , pl. i de cette localité. Nous ignorons si celte particularité se retrouve ailleurs et quelle en peut être la portée, nous livrons aux archéologues. V. le texte de la l’ouvrage.

Petit croissant placé sur le lambel des armoiries d’un seigneur de l’Angoumois.

V. l’ouvrage intitulé : Antiquités de la Charente, par M. l’abbé Michon , in-4°; Paris, 1844. V. la liste des planches.

Croissant de la lune qui figure quelquefois à l’un des côtés de la croix de Jésus-Christ. V. les peintures ou sculptures du Calvaire par les peintres ou sculpteurs des diverses époques du moyen âge. On le voit assez souvent placé sous les pieds de la sainte Vierge, dans son Assomption. V. ce mot.

Le croissant figiire également dans plusieurs armoiries. V. à ce sujet l’ouvrage de Paillot, intitulé : la Fraie science des armoiries , in-folio , et dans ceux de Ménestrier sur le Blason. V. également les armoiries de quelques papes, tels que Formose Ier, Jean XXII, Pie II et III, etc., ainsi que dans les armes de Henri II et Diane de Poitiers (2). Tous les monuments du règne de ce prince en sont couverts. Les portes, les fenêtres, les solives, les plafonds, les murailles en sont des preuves multipliées et faciles à rencontrer.

Croissant sous les pieds d’un seigneur de la maison de Savoie. V. la planche donnée p. 250 , dans V Histoire générale de la maison de Savoye, parGuichenon, in-folio, t. I.

Le croissant se voit aussi dans les détails du tombeau de Charles, duc du Bourbonnais, à l’église de Souvigny. V. au nom de ce prince et au nom de l’église en question.

Ordre du croissant. Une miniature du xve siècle, publiée dans le Trésor de la couronne de France, représente la vue d’un chapitre de cet ordre; t. II, pl. clxvi. V. aussi Schoonebeck, Histoire des ordres militaires ,1. II, n° 54.

CROIX DE JÉSUS-CHRIST (3). - V. Calvaire , Jésus-Christ, Passion.

(1) Sur les monnaies de ce genre, voir tous les ou- (3) Sur la croix comme instrument de supplice,

vrages cités dans la Revue, 1. 1, p. 127; t. Il, p. 238^ comme forme et comme image sainte, v. Fabricius, t. III, p. 1 47. Le travail de M. Cousinery, sur celles Bibliolheca amiquaria, in-4°, p. 521, 385, 720, 756 ; données par M. Michaud à la lin du 5e volume de la Casalius, de Rilibus chrisiianorurn , verbo Crux et 4' édition de son Histoire des croisades. Ces monnaies Cruces, à la table; Malanus, édition de Paquot, in-4°, sont assez difficiles à trouver ayant été supprimées p. 43 et suiv., Hisloria didaclica de sanciœ crucis dans les éditions suivantes. cultu et veneralione in ordine div. benedicli a Ma-

(2) Voir au sujet du chiffre de ces deux personnages gnoaldo Ziegelbaur hujus ordinis, in-4°; Vienne, 1746.

l’observation remarquable que fait M. Ch. Lenormant, On y trouve quelques figures. Sur cette matière im- Revue numismatique , t. VI, p. 425. portante, voir encore toutes les observations, disser-

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Découverte ou invention de la croix par sainte Hélène. Y. à ce nom.

Exaltation de la croix. Y. ce que nous indiquons sur cette fête, dans l’Église grecque. Y. à Exaltation.

— Rapportée en triomphe par Héracïius; grande médaille byzantine, publiée par DuCange, en tête du 1er volume de son Glossaire latin , lve édition, pl. iv. Au revers est un portrait derempereur placé sur un croissant, avec cette inscription : Saper te nebras , etc. La couronne du prince est des plus remarquables.

Le char à quatre roues qui porte Héraclius , le harnachement des trois chevaux , le fouet du cocher , les quatre iampes suspendues en haut de la médaille, tout est à étudier avec soin.

Cette belle médaille est reproduite beaucoup mieux que par Du Gange, dans l’ouvrage : de Cruce, par Juste Lipse, petit in-4°, p. 95, Anvers, offic. Plantiana , dans lequel on trouve , p. 91 , 95 , 111, diverses médailles frappées au signe de la croix. On y voit les effigies de Yalentinus, Maurice, Decentius, Justin, Zénon, Constantin, Phocas , Anastase et Théophile , empereurs chrétiens.

Croix de Jésus-Christ placée sur un dragon , représentée ainsi sur un vitrail de l’église de Saint-Denis. V. la planche d’étude vu , fig. G. Description des vitraux de la cathédrale de Bourges , par MM. Cahier et Martin , in-folio, et p. 77 du texte.’

Croix figurée par une colonne portant un dragon. Vitrail de Bourges, pl. i, même ouvrage et p. 77 du texte.

Croix double représentée sur une des verrières delà cathédrale de Bourges, pl. i, Description des vitraux de cette église, par l’abbé Cahier et Martin , in-folio , et le texte qui s’y rapporte.

Jacob Gretzer, Opéra omnia, en 17 vol., consacre 5 vol. intitulés : de Cruce , à des recherches critiques sur la croix. On y trouve beaucoup de planches.-

Bosio a publié un ouvrage in-folio , intitulé : Crux triomphons , dans lequel il a

talions et configurations variées de la croix sous toutes ses acceptions réelles ou symboliques consignées dans Vlconoqrapliie chrétienne de M. Dia'ron, in-4°, p. 35i à 402. Il serait difficile de pouvoir dire quelque chose de plus après un travail si étendu et si consciencieux. M. Cyprien Robert résume tout ce qu’on peut savoir sur cet important objet dans son Cours d'aniiquiié chrétienne. Université catholique, t. VII, p. 123 et suiv. Il est assez difficile d’établir une nomenclature bien distincte, bien caractérisée et surtout bien satisfaisante à cet égard. Tantôt la croix est envisagée sous le point de vue historique, tantôt sous le point de vue mystique ou allégorique, tantôt comme objet d’art, tantôt comme objet de dévotion ;

réuni toutes les formes variées données à la croix depuis les premiers siècle du christianisme. Y. les planches de ce volume.

Croix dite Cortonensis. Dissertation de Philippe Venuti, 1 vol. in-4° ; Livourne, 1751,oïnée de quelques planches et reproduite par Gori , dans le 5e volume de son Thésaurus diptychorum, p. 156. V. aussi au mot Hierothecium. Cette précieuse relique a été également l’objet d'autres dissertations dont Gori donne les auteurs, p. 129 de son ouvrage cité ci-dessus.

De Cruce Veliterna, par le cardinal Borgia , in-4°, pl. xvm, p. 157.

De Cruce Vaticana, par le même ; Rome, in-4°, également accompagné de planches.

Croix des cimetières; cérémonies en usage dans l’église pour leur bénédiction. Pontificale vomanum, édition in-folio de 1564; Paris, p. 144, 146, 147, 151.

Croix de consécrations peintes ou sculptées sur les murailles ou les colonnes des églises.

Nous citerons comme très-remarquables celles qui sont gravées en creux, incrustées de couleurs et d’or, placées sur les disques que tiennent les statues d’apôtres placées des deux côtés de la Sainte-Chapelle de Paris, église supérieure. On en trouve des représentations dans ¥ Histoire de ce monument par Morand. V. la planche de la p. 51. On les retrouve dans le Musée des Petits- Augustins, fondé par Alex. Lenoir, où elles furent placées à l’entrée de la salle dite du xive siècle. V. les planches publiées sur ce musée par Lavallé, Reville et Biet. Ce Musée ayant été détruit, elles furent portées au mont Valérien, d’où elles sont revenues à Paris prendre leur ancienne place à la Sainte-Chapelle restituée, restaurée en 1845, 1844 et suiv. Une de ces curieuses statues a été publiée séparément par les soins de M. Lassus , architecte. Nous en possédons une épreuve dans notre collection topographique de Paris. V. Sainte-Chapelle.

Les églises de Groslay et de Montmorency, près Paris, offrent des croix de consécration qui seraient curieuses à copier.

quelquefois le'sauteurs ne l’envisagentquesous le rapport de la ligure de Jésus-Christ dont les représentations sont également si rriullipliées et si variées. Les distinctions qui existent entre croix proprement dite, crucifix et même Christ sont si vagues, si variées, si arbiiraires, que n’ayant pas trouvé de régies tracées d une manière arrêtée à cet égard, force nous a été de faire comme nous pouvions dans les désignations que nous établissons ici. Avons-nous réussi ? nous sommes loin de le croire, puisque de plus habiles que nous se sont trompés. Parmi tous les ouvrages existant sur la croix sous les divers points de vue signalés ci-dessus, nous avons tâché de citer ce qu’il y a de plus accrédité sur ce sujet.

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CROIX MONUMENTALES, en pierre, bois, fer ou toute autre matière dure, placée sur line pierre druidique ou dolman, à Carnac. Atlas de l’introduction à l’histoire de France, ou encore les Siècles de la monarchie française, pl. vii bis. Cet ouvrage entrepris par MM. Jouffroy et Breton, et publié chezDidot, frères , Paris, 1838, n’a pas été terminé; les livraisons qui en existent sont réunies en

1 vol. in-folio.

Autres des premiers siècles du christianisme dans les Gaules, ib., pl. xxvm.

Croix de Saint-Omer, monument trèsimportant. Y. au mot Pieds de croix.

Croix dites de Saint-Denis, détruites par les vandales de 95; elles sont heureusement gravées dans la collection dite la Topographie du maréchal d’Uxelles au Cabinet des estampes de Paris, t. XVI, folio 121 : elles sont au nombre de 5 ou 6, ornées de petites statues de rois de France, placées dans les niches gothiques qui entourent la base de ces monuments. Une de ces croix se trouve gravée sur une planche d’Israël Sylvestre ou de Marot, représentant une vue latérale de l’église Saint-Denis et de la chapelle des Yalois. V. notre Topographie de la France et celle du Cabinet des estampes, article Saint-Denis (1).

— De l’église de Fouchères, monument du xive au xve siècle. Voyages artistiques dans le département de l’Aube , par Arnoud, in-4°, pl. m. V. le texte, p. 24.

— De Plogastel Daoulas , orné d’une foule de petits bas-reliefs sculptés sur pierre, représentant la vie de Jésus-Christ, un d’eux est l’entrée à Jérusalem , où l’on voit Jésus-Christ précédé de paysans bretons. Ce monument curieux qui paraît dater du xme siècle est publié dans la Galerie bretonne, ouvrage de M. O. Perrin, du Finistère, dans lequel on trouve les mœurs, les usages des Bretons de Tancienne Armorique, avec des notices parM. Amaury Duval,

2 vol. in-folio ornés de gravures sur acier, à Paris, chez Perron et ce ; ce monument est reproduit dans le 1er vol. de la Bretagne, de Jules Janin, p. 120.

d) Dans le 3e volume des Mémoires de V Institut, est unedissertalion de dom Abrial, ex-bénédictin, qui essaye de prouver que ces croix existaient déjà du temps de l’abbé Suger et qu’elles avaient été posées depuis l’église Saint-Lazare, alors dans les champs, jusqu'à l’église de Saint-Denis, en témoignage du droit de propriété des moines de ladite abbaye sur tout le terrain qui existait dans ces deux limites, en vertu de concessions royales, appuyées sur les titres, diplômes et autres actes rapportés et discutés par le savant bénédictin, voirie volume précité, p. 25. Félibien, Histoire de l’abbaye de Saint-Denis , i vol. in-folio, p. 249, dit affirmativement que ces croix furent érigées sur la seule route de Saint-Denis depuis les portes de Paris, pour constater la mémoire de la translation

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Croix de pierre du cimetière de Graville, publiée dans les Voyages pittor. en France, par le baron Taylor et de Cailleux , Normandie , pl. vi. Cette croix est curieuse si l’artiste n’y a rien ajouté de son invention.

Croix de Glocesler, monument du xive au xve siècle. V etusta Monumenta Angliæ , t. II, *

pl. VIII.

Croix du cimetière des Saints-Innocents, à Paris; elle est accompagnée de sujets pieux. 'Topographie de Paris, à l’article Innocents (Charniers des).

Croix de diverses places publiques de Rouen, xivc siècle environ. Voyages pittor. en France ( Normandie ), par Taylor et de Cailleux. V. les planches.

Croix de Royat, sculptée en lave, présumée du xne au xm siècle. Voyages pittor. dans Vanc. France, Taylor et de Cailleux [Auvergne). V. au nom Royat.

Croix en fer élevée près la ville de Troyes, détruite depuis longtemps, et publiée par les soins de M. Arnaud dans ses Antiquités de la ville de Troyes et dans ses Voyages artistiques, etc., in-4°, pl. m.

Croix de l’ancien cimetière des Yalois, à Saint-Denis, dont le pied en pierre était sculpté avec niches gothiques et Figures. Vues de l’église de Saint-Denis par Israël 1 Sylvestre. V. son œuvre.

Croix de Waitham ou Wathqm, en Angleterre, en mémoire de la reine Eléonore, ornée de statues dans le style du xivc ou xve siècle, V etusta monumenta A nqliœ, t. I, pl. vu, in-folio'.

Croix de Winchester, même siècle, même ouvrage, pl. lxi.

Croix processionnelles, en bois, fer, or, argent, etc. Toutes celles publiées par Ciampini, V etera Monumenta, t. 11, pl. xi, xh, xiii, xiv. Celle dite de Ravenne est surtout remarquable; on y trouve la série des évêques de celte ville, publiée par le même dans : Teatro délia basilica Pisana, in-folio, et reproduite, mais moins bien, dans ses Veter a Monumenta,' t. II, pl. xiv.

Belle croix archiépiscopale, ouvrage d’orfévrerie du xive ou xve siècle, publiée

des reliques de saint Louis par son fils, Philippe le Hardi, et qu elles servaient à indiquer les endroits de la route où ce prince s’était reposé en portant sur ses épaulés tes restes de son père. Le sieur de Mauléon dans ses Voyages lilurgiq ies, î vol. in -8°, p. 262, donne a ces croix la même origine ; seulement il n en précisé pas ! époque comme dom Félibien. Si nous ajoutons a cas deux autorités celle du maréchal dUxelles qui lésa fait heureusement dessiner, et celle dePiganiol de la Force et de quelques autres, dom Abna! reste seul de son avis. Nous laissons aux lecteurs a se décider pour celle de ces versions qui leur semblera plus vraisemblable, ou qui les satisfera davantage.

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