‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 197 sur 627 · DEM · texte numérisé non relu

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DEMOISELLES ou jeunes filles. — Pour leur costume peu différent du reste de ceux des femmes , voir les planches de Willemin , de Bonnart, de Beaunier, en suivant les époques.

DEMOISELLES D’HONNEUR. — Il exip'e sans doute bien des peintures où l’on doit trouver des demoiselles d’honneur. Parmi tous ceux qui peuvent exister , nous citerons deux tableaux intéressants ; savoir : l’entrée de la reine Isabeau de Bavière à Paris. V. au mot Entrée et Isabeau , et dans un autre où l’on voit Anne de Bretagne dans son appartement écrivant à son mari Louis XII. V. Anne de Bretagne et au mot Sacres.

DEMOISELLES DE PAVEURS. — On voit un instrument de ce genre dans la bordure d’une magnifique miniature du xive siècle , publiée par Willemin , Monuments inédits français ou autres, t. II, pl. clxix (2).

DÉMON (Le ). V. Diable, Jugement dernier , Satan, etc.

DÉMONIAQUES. — V. Exorcismes, Transfiguration.

DÉMONOMANIE. — Une gravure réellement curieuse composée par Crispin de Pas, et gravée par David pour le livre de Jean Bodin, Angevin, intitulé : de la Démonomanie et des sorciers , 1 vol. in-4°, 1550 , représente l’intérieur d’une habitation de sorciers, avec la vue de toutes les opérations de magie pratiquées pour leurs évocations diaboliques.

On y voit l’apparition par le moyen du miroir; des pactes; l’envoûtement au moyen de la petite figure de cire couverte d’épingles; des évocations, une sorcière brûlée, etc.

Ce livre étant sans doute très-difficile à rencontrer dans le commerce de la librairie, V. l’œuvre des deux graveurs.

Autre composition de ce genre , gravée pour l’ouvrage intitulé : Des mauvais anges et démons , 1 vol. in-4°, par de Lancre.

On y voit l’intérieur d’une chambre de sorcière avec un sabbat.

DÉMONS (3) ou DIABLES.— V. Dagobert et

d’analogie avec les divers emblèmes ou insignes de la confrérie de Notre-Dame-de-Recouvrance qui figurent sur cette miniature.

(3) Sur le rôle que joue le démon dans les sculptures et les peintures du moyen âge, voir l’article de M. Paul Lamache, Université catholique , t. II, p. 295.

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Songe de Dagobert , et le mot Jugement dernier , et toutes les planches jointes au traité de V Iconographie chrétienne , de M. Didron. Histoire du diable , 1 vol. in-4°, faisant partie des Instructions du comité historique des arts et monuments. Y. aussi Bélial , Dragons , Autun.

Démon enlevant sur son dos une jeune femme, épisode du Jugement dernier de l’église d’Orviette , et reproduit comme étude dans la Storia délia pittura italiana, de G. Rosini , in-8° , t. III, pl. xcm de la 3e partie.

Le portail nord de Notre-Dame offre bien des figures de ce genre reproduites sur la pl. xxxiii de Y Album de M. du Sommerard, 5e série.

DENIS (Saint) (1). — Outre toutes les figures de saint Denis que peut offrir la grande Collection des saints du Cabinet des estampes de Paris, nous citerons un vitrail de l’église de Chartres , du xme siècle environ , représentant saint Denis en pied, remettant à Henri de Metz , maréchal de France sous saint Louis , l’étendard de l’abbaye de Saint-Denis. Cette peinture est publiée dans les Monuments de la monarchie française, de B. de Montfaucon , t. II, pl. xxxiii de la p. 168 , et dans Y Atlas des arts en France d’A.Lenoir, in-folio, pl. xxxi, et dans Y Univers pittoresque des frères Didot ( France ) , pl. ccxci.

Deux reliquaires de l’ancien trésor de Saint-Denis nous offrent deux figures du saint dont l’une et l’autre soutient sa tête tranchée. V. Y Histoire de V abbaye de Saint- Denis, de dom Félibien , pl. n, lettre M , et la pl. iii, lettre A, E.

SaintDenis annonçant l’Évangileaux Parisiens. Sculpture du portail nord de Notre- Dame de Paris (2). Publiée par A. Lenoir, Atlas des arts en France, in-folio, pl. xx.

Ou t. II de son Musée , pl. lxii , n° 525, p. 31.

(l) Qn ne peut lire sans étonnement et sans pitié les absurdités entassées par quelques écrivains de l’école philosophique du xvme siècle sur le compte de saint Denis. Les légendaires dont ces prétendus philosophes se sont moqués sont loin d’avoir débité des absurdités de la force des leurs. Les légendaires étaient de bonne foi, et n’étaient que l’écho des traditions

f lieuses et populaires de leur siècle. Les prétendus phiosophes, charmés deridicqliser unsainl, sesoutavisés de vouloir prouver que saint Denis et Bacchus étaient le même, le nom de Bacchus étant Dionysios en grec. V. le résumé de ce système, ou plutôt du travestissement imaginé par Dupuys, t. Il An Musée des monuments français, A. Lenoir, p. 32. L’ensemble des réfutations de tous ces systèmes antichréliens se trouve consigné dans les Annales de philosophie chrétienne, t III, p 295 ; t. IX , p. 156; t. X , p. 166 et suiv.

(2)M.Fauris de Saint-Vincent expliquant celte sculpture dans sa brochure intitulée : Mémoire sur les

Saint Denis en prison , accompagné des quatre vertus cardinales , reçoit la communion des mains de Jésus-Christ. Miniature d’un missel de l’abbave de Saint-Denis, jxe siècle, citée par M. Didron, p. 61 de son Iconographie chrétienne, et reproduite par le comte de Bastard, dans son ouvrage : Peintures et ornements des manuscrits , in-folio , 4e livraison.

Saint Denis exhortant Dagobert mourant, tiré du bas-relief du tombeau de ce prince. Y. Dagobert.

On trouve la légende historique du martyre de saint Denis , sculptée sur le portail nord de l’église de son nom. Le bas-relief qui représente cette légende est publié dans Y Histoire des arts enFrance , par A Lenoir. Y. la pl. lxii, n° 525 de Y Atlas ou celle de la p. 30 à 51 du t. II de son Musée des monuments français.

Une ancienne peinture représentant un calvaire avec divers personnages, roi, reine, seigneurs , etc. , et qui servait de tableau d’autel à la chapelle Saint-Michel, au Palais de Justice , vers le xive siècle , offre une figure de saint Denis , qui , au lieu de tenir sa tête suivant ce que rapportent les légendaires, ne tient que son crâne sur lequel se voit une tonsure. Atlas des monuments français , par A. Lenoir, in-folio, pl. xxxvm, d’après celle des Monuments de la monarchie française > de Montfaucon, t. II, pl. lv.

DENIS (Église royale de l’ancienne abbaye de Saint-;. — La description de ce monument si célèbre en France, existe dans divers ouvrages , dont plusieurs sont accompagnés de planches d’un grand intérêt. Les principaux sont : YHistoire de l’abbaye royale de Saint-Denis , par dom Félibien , 1 vol. infolio , dont les planches sont généralement assez bien exécutées. Mais on n’y trouve aucune vue de l’église, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur; on n’y trouve rien sur les caveaux funèbres (3).

bas-reliefs] qui décorent les dehors des murs de Noire- Dame, etc.; Paris, I8i5, inséré au Magasin encyclopédique, septembre de la dernière année, dit p. 4i, que le saint tient un livre; et sur la grande planche publiée de cette sculpture, Album de M. du Sommerard, pl. xxxiii de la 5e série, saintDenis, travesti en docteur de Sorbonne, tient une petite église. -

(3) Nous attendons avec impatience la description de ces caveaux que doit publier M. Debret, d’après la nouvelle disposition historique qu'il a fait subir à ces cryptes célèbres dans l’histoire de l’art et de la vieille monarchie française. Nous ignorons si ce savant architecte joindra quelques vues des caveaux au moins comme itinéraire; mais tout porte à le croire et ce serait une grave lacune dans ce travail que lui seul peut faire en connaissance de cause. Cette notice n’aurait-elle pour but que de dispenser les visiteurs de tombeaux des monotones explications des gardiens, ce seraitdéjà un grand serviçerendu au public sérieux.

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Dans l’œuvre d’Israël Sylvestre on trouve quelques vues perspectives de l’église et de l’abbaye.

Une de ces vues présente l’intérieur du cloître avec une belle croix en pierre ornée de niches gothiques et de statues de rois.

M. Alexandre Lenoir en donne diverses portions dans son Atlas des monuments français. V . les planches, xix, xx, xxi, xxn.

Vue générale de l’abbaye et de toutes ses dépendances, prise à vol d’oiseau. V. la planche n° 14, t. I de l’exemplaire en 2 volumes in-folio du Monasticum gallicanum appartenant à la bibliothèque de l’Arsenal. Cette planche estd’autant plus intéressante qu’elle fait connaître la disposition et le style d’architecture du beau cloître dont il n’existe plus rien depuis longtemps, et dont une des arcades avait quinze ogives , ce qui ne se trouve à aucun autre monument. Ce cloître était du xive au xvc siècle.

Plan de l’église sousLouisXIIl ouLouisXÏV, en tête du Nobiliaire de France, par Chevillard, in-folio, avec blasons.

Vue générale de l’intérieur prise du bas de l’église; gravée dans la Description de la France, par Belleforest , 1 vol. in-folio.

Vue intérieure prise sous le grand porche qui sert de supporta l’orgue, pl. ccxxxvi, Moyen âge monumental, pl. xliii, et delà suite intitulée : Intérieurs de tous les genres et de tous les pays, in-folio , par Chapui et une société d’artistes,

Vue intérieure d’un des bas côtés de la nef avec les deux tombeaux de Louis XII et de Henri II, ib., pl. xn, xliv.

Un des autels du rond-point représentant un sarcophage chrétien des catacombes de Rome , est gravé dans le Magasin pittoresque , année 1842.

Vue extérieure du portail nord , avec ses six statues de rois portant chacune leur nom sur une banderole placée dans leur main.

On lit les noms suivants : Hugues, Robert Ier, Henri Ier, Philippe Ier, Louis VI , Louis VIL

Le premier de ces rois pose ses pieds sur un centaure tenant une harpe.

Ce joli portail est gravé d’après un dessin du reste assez vague de M. Percier , dans le 11e vol. du Musée des monuments français d’Alexandre Lenoir, pl. lxii et dans son grand Atlas des arts en France, pl. xx, qui est si réduite qu’on ne peut rien distinguer.

L’on doit aux planches publiées par dom Félibien , dans son Histoire de l’abbaye royale de Saint-Denis , un souvenir du magnifique trésor , si riche en vases , en reliquaires, châsses, vêtements précieux et

autres objets conservés depuis si longtemps et détruits ou dispersés en grande partie en

Les tombes , mausolées et autres monuments funèbres existant autrefois dans le chœur, la nef et les bas côtés de l’église sont gravés dans Y Histoire de V abbaye de Saint- Denis , ci-dessus citée. V. surtout les planches des p. 550 et 555, dans les Antiquités de Paris, par Dubreul et Bonfons , édition grand in-12 , mais arrangées pour la plupart.

Plusieurs vitraux de cette église sont publiés par M. Alexandre Lenoir, Musée des monuments français , t. VI, pl. lxiii, lxiv ; t. VII, pl. ccxxxviii, p. 86, et pl. xxi de son Atlas , et parM. du Sommerard, Atlas des arts en France, pl. n du chap. VIL

Dans la description des Vitraux de la cathédrale de Bourges , par MM. Cahier et Martin, prêtres, sont représentés plusieurs vitraux de Saint-Denis , comme point de comparaison avec ceux de l’église de Bourges. V. les pl. vii et suiv.

Dans Y Histoire de la peinture sur verre , par le comte de Lasleyrie , in-folio. V. les pl. m , iv , v, vi, vii. Sur une de ces peintures se voient deux sujets assez difficiles à expliquer, l’un représente une marche de cavaliers dont un porte un étendard en forme de dragon. V. à ce mot pour l’explication.

L’autre représente neuf figures d’hommes assis trois par trois , qui sont couronnés. V. à ce sujet le texte de l’ouvrage ci-dessus.

Willemin, pl. lxxix, donne un fragment de bordure de vitraux , de l’époque de Suger. V. aussi son texte, p. 50, 1. 1/

Dans la Collection topographique du baron d’Uxelles, au Cabinet des estampes , on trouve, t. XVI, des gravures maintenant bien précieuses, des croix qui existaient autrefois sur le chemin de Paris à Saint-Denis. Pour plus de détails , voir au mot Croix de Pierre, p. 550 de ce Dictionnaire.

M. Lenoira publié les deux bellescolonnes arabesques, sculpture du xvie siècle environ , qui existaient autrefois soit au portail , soit dans quelques-unes des chapelles du rond-point. V. la pl. lxi , t. II du Musée , et pl. xix de Y Atlas, où il l’a donnée plus en grand et plus complète.

Le costume des religieux est gravé sur plusieurs vignettes de l’ouvrage de dom Félibien, p. 1 , 114, 150, 151 , 449.

M. Willemin donne plusieurs beaux fragments de l’église dans ses Monuments inédits français, savoir :

Un fragment de mosaïque du xne siècle , pl. lxvij.

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Une statue de vieillard tenant une espèce de violon. Sculpture du xne siècle, pl. lxxv.

Deux fragments de sculpture du portail nord , pl. lvii.

Plusieurs chapiteaux de cette église, publiés par Alex. Lenoir dans son Musée des monuments français, t. I, pl. xxxix; t. V, pl. ccvn et p. 224; t. VII, pl. ccxxvi, ccxxvn, ccxxvm, ccxlviii. Divers chapiteaux delà crypte avec bas-reliefs.

On y voit un convoi ou une translation de reliques et une amende honorable. Willemin, Monuments inédits , pî. lviii.

Un de ces chapiteaux représente, dit-on, Pépin le Bref. V. à ce nom.

Vues intérieures des caveaux. Van Marck, d’après Nasch , et toutes celles de la Collection topographique du Cabinet des estampes de Paris, et celles appartenant à l’auteur de ce Dictionnaire (1).

Dans le 7e volume de son Musée des monuments français , M. Alex. Lenoir donne une planche à la page 58 représentant la vue intérieure d’un superbe caveau de l’église souterraine de Saint-Denis, orné de colonnes à chapiteaux avec des sujets historiques, et d’une grande réunion de tombeaux avec les figures de rois et reines de France. Ce caveau sépulcral ainsi disposé n’a jamais existé; et M. Lenoir, qui en donne une description page 62 du même volume, n’a jamais vu ce caveau que sur la planche composée par AL Percier, sans doute pour donner une idée de restauration projetée, mais qui n’a pas été mise à exécution. Cette planche est reproduite dans V Atlas des arts en France , du même auteur, pl. ix. La vue exacte de ce caveau se trouve pl. xx, même ouvrage et dans l’atlas des planches qui accompagnent la Description de l’église royale de Saint-Denis , par M. Debret.

Vue intérieure et extérieure de la chapelle funèbre dite des Valois , près l’église Saint-Denis. V. au mot Valois.

Abbés de Saint-Denis. V. Adam, Antoine de la Haye, Pierre d’Auteuil, Suger; leurs monuments à ces noms, et le mot Parer; monnaies de l’abbaye Saint-Denis; Revue

(1) Nous citons cette collection parce qu’elle doit passer à la bibliothèque du Musée de 1 hôtel de Cluny, à Paris, pour être mise à la disposition des hommes d’étude et des artistes.

t*2) Fondée en 1836, à Blois, par MM.Carlieret De La Saussaye en 1841, 6 volumes in-8°, avec table des matières, par l’auteur de ce Dictionnaire.

(3) Ghartreest une corruption du mot latin carcer, prison. Dans les anciens litres on lit souvent Sanctus Dionysius de purisiaco curcere. Pour plus amples détails, voir Lebeuf, Histoire du diocèse de Paris, dissertation, t. II, p. io; Jaillot, Essais sur la topographie de Paris, 1. 1, quartier de la Cité, p.ô7 à 70; Piganiol, Curiosités de Paris ; M. de Saint-Victor, Histoire de la ville de Paris.

numismatique (2), 4e année, p. 106. Outre ces indications, voir les planches et le texte de la Description de l’église de Saint-Denis, par AI. Debret.

DENIS (Saint) l’Aréopagite. — Figure en pied, représentée dans une fresque de l’église Santa-AIaria-Novella , à Florence, par Taddeo Gaddi. D’Agincourt (Peinture), pl. cxvni,n° 3. Etruria pittrice, 1. 1, pl. xi.

Le curieux tableau d’où provient cette figure est publié en entier dans le 1er volume de l’ouvrage intitulé : Storia délia pittura italiana , par Cio van. Rosini, infolio; Pise, 1859, pl. xiii.

Très-belle figure en pied , en costume de patriarche de l’Église grecque , gravée par Léonard Gaultier d’après une ancienne peinture byzantine , pour servir de frontispice aux œuvres de saint Denis qui font partie de la Collectio Patrum. V. aussi l’œuvre du graveur au Cabinet des estampes de Paris.

Autre portrait pour l’ouvrage intitulé : Vêtus academia Jesu Christi, de Spizélius, petit in-folio.

Voir aussi la collection de portraits de Thevet, et toutes celles du Cabinet des estampes de Paris.

DENIS (le Chartreux). — Figure en pied pour le frontispice de ses œuvres, gravée par le même. V. toutes les collections de portraits de chefs d’ordre , d’abbés , de moines réunis, au Cabinet des estampes, les diverses éditions de ces ouvrages , et surtout celle de Cologne.

DENIS (Saint) de la Chartre (3). - Il existait autrefois à Paris une église de ce nom, dont Millin a publié quelques détails dans ses Antiquités nationales, t. I, n° 7. La planche m, la seule réellement intéressante, représente la vue intérieure d’une ancienne chapelle basse ou crypte, qui, suivant la tradition, aurait servi de prison à saint Denis; on y voit même les attaches des chaînes (4).

La grande topographie du Cabinet des

(4) Il est fâcheux que Millin ait encore ici gâté son texte en le salissant de tous les quolibets et de toutes les grossières plaisanteries, fruitde son éducation antichrétienne; il aurait dû surtout ne pas reproduire les pitoyables niaiseries de la fable du baisement de la tête de saint Denis par saint Denis même, et s’il est vrai qu’Hilduin l’ait dit, il fallait en faire justice, mais avec la dignité qui convient si bien à un écrivain qui se respecte. Il ne fallait pas surtout imprimer le vers qui termine si mal la p. 4 de son article qui fera plus de honte à son auteur que de tort à la religion ; l'Eglise est trop solide pour craindre de pareilles inepties. Du reste nous savons que Millin a regretté dans ses derniers instants de s’êire laissé aller à tant, d'injustes préventions. Ceux qui aiment la vérité et

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estampes (ville de Paris) est encore à consulter sur cette curieuse antiquité chrétienne.

DENIS (Saint) le Chartreux. — Figure en pied, tenant une gloire et écrasant le démon. Gravure du frontispice des commentaires du prophète Malachie, par ce religieux, in-folio, 1357, et la Collection des saints formée par l’auteur (destinéeà la bibliothèque du Musée de Cluny).

Le même à genoux aux pieds de la Vierge Marie avec sainte Barbe debout derrière lui. Il présente son livre à l’enfant Jésus. Mêmes indications.

DÉNOMBREMENT. - Celui fait à Bethléem à l’époque de la naissance de Jésus- Christ a été l’objet d’une composition peints par François de Saint-Gai , qui couvre une des murailles de la Santa Casa, côté de l’occident. V. les diverses publications de ce précieux monument, in-folio et in-4°, dont nous donnons la description au mot Santa Casa.

DENTISTE. — Pièce de Lucas de Leyde.

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