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Les colonnes sont alternativement isolées et doubles ou accouplées.
On remarque à l’une des encoignures de la chapelle de la Vierge un chapiteau ou console représentant, soit une pompe funèbre, soit une translation de reliques ou peut-être un condamné conduit au supplice dans un chariot. L’état fruste de cette sculpture nuit beaucoup à son interprétation.
On y reconnaît cependant deux ecclésiastiques dont un tient un bénitier et l’autre une torche. Nous en possédons un dessin dans notre Topographie de la France. V. Deuil.
DEUIL (1). — Cérémonies de deuil. Y. Funérailles, Pompes Funèbres.
Costume de deuil. V. les mots Anne de Bretagne, Louise de Savoie , Frédéric de Bavière, Funérailles, Pompes funèbres, Veuves, etc.
DEVANTS D’AUTEL (2). - A ceux que nous citons au mot Autels, nous ajouterons les suivants :
Celui d’Avenas en Beaujolais, publié dans le 1er volume de V Institut catholique, in-8°; Paris , 1842 , bas-relief en pierre , xie siècle. On y voit Jésus-Christ dans un grand nimbe ovale ; derrière sa tête une auréole sans croix de fond; les douze apôtres , les quatre animaux symboliques. Le siège de Jésus-Christ ressemble à une console de stalle.
Magnifique devant d’autel couvert de figures et d’ornements en mosaïque. Jésus- Christ et les douze apôtres, etc., monument du xiie siècle ou environ , dans l’église collégiale de Kombourg Boisserée, Monuments d’architcct. du Tas-Rhin, in-folio, pl. xxvii et xxviii et p. 7 du texte.
Celui de la cathédrale de Citta di Castello, dans l’Ombrie. Ouvrage d’orfèvrerie du xne siècle.
On y voit la naissance de Jésus-Christ, l’adoration des mages, l’entrée à Jérusalem, le crucifiement.
Au milieu Jésus-Christ dans un nimbe ogival; aux quatre coins les évangélistes. D’Agincourt , Sculpture , pi. xxi , n° 13.
En citant le beau devant d’autel de l’église
de s’écrouler sous ses piliers rongés. La colonne qui soutient toute la voûte est hors d’aplomb et met en danger ceux qui fréquentent cette église.
(1) Sur les usages relatifs à ce costume, voir le Dictionnaire des usages français, par Lachenaie des Bois, et Dictionnaire des origines; l’ouvrage de M. de Roquefort, intitulé: Sépultures nationales, i vol. in-8".
l'i) Le devant d’autel étant si souvent pris pour l’autel même, voir à ce dernier mot les auteurs elles ouvrages que nous y citons, p. 114. Nous ajouterons seulement ici que l’on pourrait peut-être trouver l’ori-
Saint-Ambroise, nous avons oublié d’indiquer les ouvragesde Frisi, Giulini, etc. Millin en donne une description très-détaillée dans le 1er vol. de son Foyage dans le Milanais , p. 177 et suiv.
Le même auteur a publié divers devants d’autel , parmi lesquels nous indiquerons celui gravé dans son Atlas de voyages en France , pl lix, n° 4 , et qu’il désigne comme représentant un philosophe tenant des livres roulés et accompagné de figures d’hommes tenant également des livres (5).
Autre sur la même planche, n° 5, où l’on voit la sainte Vierge tenant l’enfant Jésus ; deux évêques sont à ses côtés. Cette sculpture peut appartenir au xie siècle , à cause de la forme des mitres.
Autre du xme au xive siècle. Album du Sommerard, pl. xxx de la 10e série, nos 1 et 3. Sur l’un des côtés on voit la figure assise de la Vierge tenant l’enfant et deux figures d’anges; les bordures des extrémités sont en branches de vigne.
Sur l’autre, encore une figure delà Vierge accompagnée de celles de saint Jean-Baptiste et de l’Évangéliste. La bordure d’ornement est très-curieuse.
Très-beau devant d’autel , ouvrage d’orfévrerie du xive siècle à l’église Sainte-Claire de Cologne. On y voit Jésus-Christ debout, bénissant et placé dans un nimbe en amande, entouré d’une bordure d’ornement d’un bel effet. Autour de Jésus-Christ les douze apôtres en pied, placés deux par deux ; publié par Boisserée (Sulpice) dans l’ouvragç intitulé : Monuments des bords du Rhin inférieur ou Bas-Rhin, in-folio, voir à la liste des planches.
- Sculpté en albâtre à l’église Saint-Léonard (Haute-Vienne), représentant la vie de la sainte Vierge, monument du xiv° siècle. Près de 50 figures en pied. Le Père n’est pas nimbé, mais simplement couronné. Publié dans V Histoire monumentale de l'ancienne province du Limousin, par J. B. Tripon, in-4°, pl. du chapitre de Saint-Léonard , p. 178 et suiv.
L’abside de l’église Saint-Denis est entourée de chapelles dont les autels offrent des détails d’un grand intérêt ; nous espé-
gîne des devants d’autel dans ce qui faisait autrefois la confession. V. à ce mot ce que nous y citons. L’autel de la chapelle de Saint-Jean-Baptiste à l’église de Saint-Denis peut donner une idée des anciennes confessions placées soqp l’autel avec leurs portes dites hegiolœ. V. à ce mot.
(3) 11 y a eu évidemment méprise de la part de Millin; le monument représenté sur la planche en question n’a aucun rapport avec la description qu’en donne l’auteur, p. 198 du 3e vol.; voir aussi p. 167.
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rôtis qüe M. Debret les publiera quelque jour avec une description qui fera sans doute connaître les motifs qui Font déterminé à adopter telle ou telle forme, tel ou tel emblème, telles inscriptions, etc.
Pour le complément de cet article voir Autels.
DEVISES ou SIGNATURES. — Il existe divers ouvrages dans lesquels on a recueilli les devises ou signatures dont se servaient les graveurs, les imprimeurs et les libraires des xive, xvc et même xvie siècles.
Les devises et signatures des graveurs sè trouvent réunies dans l’ouvrage du professeur Christ de Leipsiek(l), dans l’ouvrage du baron de Heinecken (2), dans le catalogue deFlorent-le-Comle (3;, dans Fouvrage de Jansen (4) et quelques autres, et de nos jours dans les catalogues de Bartch et le Dictionnaire des monogrammes de M. Brulliot, conservateur du CabinetdeVienne (Autriche), dont Fouvrage est en 2 vol. in-4°.
On trouve une belle suite , par ordre chronologique, des marques et signatures des plus célèbres imprimeurs dans Fouvrage de Frédéric Roth-Scholtzius, in-folio, intitulé: Thésaurus symbolorum et emblematum bibliopolarum, etc.
Dans le 2e et 5e volume du Bibliographie cal Decameron de Di bdin, ouvrage dont les planches sont supérieurement exécutées.
Le texte qui est anglais est rempli de documents intéressants.
Willemin a publié dans ses Monuments inédits français quelques devises de princes, seigneurs, dames, etc. (5), savoir:
celle du roi René d’Anjou, t. II, pi. ccix.
Celle de Charles VI, ib., pl. clxiii, p. 8.
Celle de Charles VII, ib., pl. clxiv, p. 9.
CelledePhilippe le Bon,i'6.,pl. CLxn,p.7.
Celle du duede Bourgogne et celle du duc d’Orléans sont célèbres. V. Bâton et Rabot.
Celle de Louis XII, représentant un Porcépic. Voir ce nom.
Celle de François Ier. Voir Salamandre.
Celle de la ville de Moulins Espérance . Espérance est reproduite plusieurs fois dans Fouvrage intitulé : Ancien Bourbonnais. V. Bourbonnais.
(1) Intitulé : Dictionnaire des monogrammes , etc.,
(2) Idée d’une collection complète d’estampes , 2 vol. in-8°.
(3) Cet ouvrage qui est intitulé : Cabinet de l’amateur, en A vol. in-12, serait du plus grand intérêt si l’auteur eût mis de l’ordre dans son livre, et s’il eût terminé le dernier volume par une table générale des matières.
(4) Essai sur la gravure sur bois, les cartes à jouer, etc., 2 vol. in-8°.
1^5) Sur ces devises, voir le curieux commentaire de
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Les colliers des divers ordres offrent aussi plusieurs devises qu’on peut étudier dans les livres de chevalerie, et qu’il serait impossible de détailler ici. V. Chevalerie et Chevaliers, Ordres.
Les armoiries des papes présentent encore de nombreuses devises curieuses à connaître et dont on trouve la collection dans les diverses vies des papes publiées par les Bollandistes, Ciaconius, Palatius, Dumolinet et quelques autres. Voir la note de l’article Armoiries des papes.
Voir aussi au mot Chiffres de noms, Emblèmes et Signatures.
DEXTROCHÈRE. — On trouve un monument de ce genre, représentant un bras colossal sur des murailles de Perpignan et tenant une épée. Voyages pittoresques et romantiques dans V ancienne France, par Taylor et de Cailleux, in-folio. Boussillon , t. II, pl. cxlii 4a.
Voir à ce sujet le texte de Fouvrage de M. Taylor: les Pyrénées, in-8° , p. 156.
DIABLE. — Iconographie archéologique du diable, ou son histoire d’après divers monuments de peinture et sculpture.
M. Didron doit publier une histoire du diable ornée de fac-similé curieux puisés aux meilleures sources sur le même plan que son Histoire de Dieu, 1 vol. in-4° (6).
On peut en avoir une idée d’après l’extrait ou fragments qu’en a publiés la France littéraire, t. III, 2e année, août 1840, t. IV, p. 175 et suivantes et la Bevue générale d’ architecture , de César Daly, in-4°, 1. 1, page 727.
D’Agincourt, Histoire de l’art (Peinture), pl. xlii , a publié une miniature représentant le diable enlevant Simon le Magicien.
Le diable disputant des âmes à des anges. V. Dagobert, Pesée des âmes, Psychostasie, Jugement dernier, etc.
— Tentant Jésus-Christ dans le désert.
Voir à la vie de Jésus-Christ les diverses suites citées à son nom.
— Enlevant Jésus-Christ sur le pinacle d’un temple. Singulière composition d’un vitrail de la cathédrale de Troyes. Ce diable
M. Pottier, p. 3 1 du texte du volume indiqué. Le père Méneslrier a fait un ouvrage intitulé , de la Philosophie des images, où il traite des origines et de leurs devises. Mais ce qu’en dit ce savant est bien souvent plus singulier que réellement satisfaisant. Les Traités d'armoiries et blasons sont également à consulter. Y. ces deux mots.
(6) Nous avons déjà plusieurs fois cité des extraits nombreux de cet ouvrage portant pour titre .- Iconographie chrétienne, etc.; publié par ordre du Comité des arts et monuments. Y. ce qu’on en dit Annales de philosophie chrétienne , t, XXYIII, p- 383.
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