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a des ailes aux pieds comme le Mercure de la mythologie. Il porte des cornes de forme singulière. Cette peinture est reproduite
Î>ar Arnaud , V oyages archéologiques dans e département de l’Aube, in-4ü, planche non numérotée. Y. à l’article Troyes (Cathédrale de ).
— Enlevant l’ame du mauvais riche. Miniature d’un manuscrit du xir siècle au xme. D’Agincourt, Peinture, pl. cm , bande numéro 5.
— Disputant à la sainte Yierge la personne du moine Théophile. Voir à ce nom le détail de cette légende si en faveur au moyen âge.
Voir aussi toutes les scènes de Jugement dernier et d ’ Enfer peintes par les anciens maîtres et citées à ces deux mots.
DIABLE BOITEUX. — On trouve ce singulier genre de figure dans une miniature de manuscrit du xie au xue siècle. Il sert d’ornement à une belle lettre Y qui commence la 4e partie des Commentaires de saint Jérôme sur l’Écriture sainte. Ce manuscrit appartient à la bibliothèque de Rouen : la lettre en question avec sa figure sont publiées par Langlois du Pont-de-l’Arche, dans la Revue de Rouen, t. V, nouvelle série , juin 1855, p. 350, et dans l’ouvrage du même auteur intitulé : Essai sur la calligraphie au moyen âge , in-8°, pl. de la page 29 à 50.
Diable sonnant de la cloche ou peut-être emportant la sonnette qui sert à la messe, car nous sommes dans le doute. Telle est la figure qui se trouve sur deux jolies monnaies de la république helvétique, publiées dans le grand ouvrage de M. Benj. de La Borde intitulé: Tableaux pittoresques de la Suisse, 4 vol. in-folio, n° 214, lig. 10 et 12. Sans doute que cette monnaie a rapport à quelque profanation, car on voit ici un ange qui semble remettre en ordre sur un autel les vases , les chandeliers , la croix, etc., probablement renversés par un profanateur. Une espèce de damier ou jeu d’échecs paraît placé sur l’autel. Pour tous les détails voir le texte de l’ouvrage cidessus indiqué.
Diable écrasé sous les roues du char de triomphe de l’Eglise, vitrail du xvie siècle, publié par Langlois du Pont-de-l’Arche dans V Histoire de la peinture sur verre, in-8°, Rouen. Y. les planches de ce volume. Diable servant de roue à un chariot por-
(l) Sur les diverses fonctions dont elles étaient chargées dans la primitive Eglise, voir tous les auteurs cités par Fabricius , Bibliotneca anliquaria, p. 660 ;
tant saint Bernard. V. au mot Bernard, Roue et Satan.
Le diable figure sur quelques médailles publiées dans la Revue numismatique de Blois de MM. Cartier et De La Saussaye. Y. t. II ou 2e année , p. 221 , 222.
Diable à qui une femme coupe les oreilles. Stalles de Saint-Spire. V. aux mots Oreilles coupées et Stalles.
Diables excitant une tempête. Yoir Théophile.
Autre scène de ce genre où l’on voit figurer le duc de Bourgogne. Miniature d’un manuscrit de Dijon , publié par la Société des antiquaires de la ville , 1 vol. in-4° intitulé, Mémoire sur la fondation de l’hôpital de Dijon, in-4° , par M. Peignot, membre de plusieurs sociétés savantes.
La vie des solitaires offre divers sujets où les diables figurent d’une manière plus ou moins remarquable. V. au mot Solitaires.
Diables à côté de deux anges à l’église Saint-Julien-de-Brioude. France monumentale d’A. Hugo, t. I, pl. xxx, ou dans la France pittoresque deM. Taylor ( Auvergne J. Monument du ve au xe siècle. Yoir au nom de I’Église citée ci-dessus.
DIACONAT. — Cérémonies en usage pour conférer cet ordre. Voir les planches du Pontificale romanum, in-folio , pars la , pl. des p. 42, 49, 58, 61, 66, 71 , 76, et celles des Cérémonies religieuses de Ber. Picard. D’Agincourt, Peinture, pl. cxlv. Miniature d’un pontifical du ixe siècle, ib., pl. xxxvii, n09 8, 9.
DIACONESSES (1). — Une peinture du Monumentum arcuatum de la catacombe Saint-Hermès sous l’ancienne voie Salaria, peut servir d’exemple pour le costume de ces femmes, consacrées au service de Dieu. D’Agincourt, Architect ure, pl. xn,n°16, donne ces deux figures. L’une tient un plat ou vase, l’autre, un panier rempli sans doute de pain qu’elle porte aux malades. Voir aussi à ce sujet le Tableau des catacombes de Rome, par Raoul-Rochette, in- 12, p. 72.
Une mosaïque du xie siècle environ , publiée dans les Fetera Monumenta de Ciampini, t. Il, pl. vi, semblerait offrir deux figures de femmes remplissant ce genre de fonctions; elles assistent à la cérémonie d’un baptême et tiennent les linges destinés à essuyer les cathécumènes sortant de l’eau,
Casalius, de Ritibus Ecclesiœ, p. 155; Macri ,Hierq* lexicon, verbo Diaconissu .
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M. Jules Renouvier, dans son excellent livre intitulé : Notes sur les monuments gothiques de V Italie, in-8°, p. 119 , cite les figures de diaconesses de la mosaïque de l’église Sainte-Praxède , à Rome.
DIACONÏCON et DIACONICUM. — Pour connaître la destination et la place de cette partie des anciennes basiliques chrétiennes, V. les divers plans que nous signalons au mot Basiliques et dans notre Glossaire liturgique, Annales de philosophie chrétienne, t. XVI , p. 29 , pl. xix , p. 346 , n° 28 , et p. 434 , n° 9.
DIACONIES. — V, ci-dessus et à Sacristies.
DIACRES (1). — Très-anciennes figures de diacres revêtus de costumes tels que les décrit saint Ghrysostome au ive siècle. V. la planche publiée par Du Cange, Glossarium infimœ latinitatis, t. I. Voir les premières feuilles, n° 10 et celles données par le père Lebrun, Explications des cérémonies de la messe, 1 vol. in-8°, anciennes éditions, p. 56 , n° 1 et 2. Cette figure passe pour être du ve ou vie siècle.
Costume des diacres de l’Église grecque. V. le même ouvrage, même page, nos 3 et 4.
Autre publié par Goar. Euchologion sive rituale Grœcorum, 1 vol. in-lolio, planche de la p. 177. Il tient un encensoir. Et encore ceux qui se trouvent représentés dans un Portefeuille de la Grèce moderne, vol. N. D., nû 22, Cabinet des estampes de Paris.
Les Bollandistes, dans leurs Acta sanctorum , mois de juin, t. III , p. 56 , donnent la figure en pied du diacre Justin, et une autre dans le t. Il du mois de mai, p. 61 et 499.
Voir aussi les miniatures de YExultet , publiées par d’Agincourt, Peinture, pl. lv, n° 1 , pl. 99, n° 12.
Diacre vêtu suivant le ritambroisien. Cette figure fait partie du bas-relief placée derrière l’ambon de l’église de Monza. Mémo rie di Monza , par Frisi, 1. 1, pl. x, p. 173, et par Giulini, pl. vin, p. 443.
Autre d’après une miniature du xe siècle ou environ, tirée d’un manuscrit de la Bibliothèque royale. V. Willemin, Monuments inédits , etc., pl. xxvm , et ce qu’en dit M. Pottier, p. 19 du texte de cet ouvrage.
Diacre conduit en prison et martyrisé, tapisserie de Berne, publiée par A. Jubinal, dans sa suite des Tapisseries historiques , et dans Y Album de M. du Sommerard ,
(l) Sur leurs fonctions et leurs costumes, voir tous les détails donnés par Duranti, de Rilibus Ecclesiœ, à la table des matières ; Duranti y traite entre autres
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pl. xxxvm de la 3e série, ouvrage du xve au xvie siècle.
Jean de Fiesole ou Fra Angelico , a peint dans la chapelle du pape N. colas V, à Rome, une suite complète de la vie du diacre saint Laurent. Pour les détails des tableaux voir au nom du saint.
Figures de diacre et de sous- diacre représentées sur la pierre tombale d’Humbert II, Dauphin de Viennois , mort évêque de Paris , en 1354. Millin a publié cette belle pierre dont nous donnons les détails au nom d’Humbert.
— Tenant le Flabellum , monument du xme siècle environ. D’Agincourt , Peinture , pl. xxii , n° 12.
Statue de la cathédrale de Chartres, xirou xme siècle. Willemin, Monuments inédits 3
pl. LXXXVI.
Beaunier et Rathier l’ont aussi donnée, Recueil de costumes du moyen âge, pl. xxi , t. Ie*.
Cérémonies pour leur élection dans la primitive Église , d’après les peintures de la chapelle Saint -Nicolas, à Rome. V. Diaconat.
Deux diacres assistent saint Grégoire qui dit la messe, Peinture du xve siècle. Album du Sommerard , pl. xn de la 6e série.
Diacre de l’Église romaine en costume de la chapelle pontificale. Pour savoir le rang qu’ils occupaient dans les cérémonies , voir Chapelle pontificale , etc.
Diacres de l’Église de Belgique , lin du xvie siècle. V. les noms Adalbertus , Wil-
LIBRORDUS.
DIADÈMES. — Diadème à pointes aiguës, porté par une vierge brodée sur la mitre du pape saint Sylvestre. Monument d’une date incertaine, publié par Angélus Rocca , Thésaurus antiquitatum sacrarum pontificia rum, etc., t. Il, planche de la p. 379.
Diadema civicum. L’empereur Justinien, debout et coiffé de ce genre de couronne qui ne servait, à ce que nous apprend Procope, que lorsque ce prince assistait à l’office divin.
Au mot Justinien et Théodora nous donnons des détails curieux sur toutes les parties de cette peinture. V. aussi à Offrandes.
Pour le complément de cet article , voir au mot Couronnes.
DIALECTICA. — Figure symbolique de cette science , tirée d’une miniature de YHortus deliciarum d’Herrade de Landsberg,
questions, celle-ci, pourquoi les diacres portent la dalmatique. V. au mot Dalmatica. Voyages liturgiques de Lebrun des Charmellcs, à la table.
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xne siècle. Voir la publication de ce manuscrit par Engelhart, 1 vol. in-folio, et reproduite dans les Annales de philosophie chrétienne , t. xix, p. 54. Elle tient une tête de chien emblème de la dispute.
Voir aussi celle qui est gravée dans le vol. intitulé: Margarita philosophia nova, sans nom d’auteur, in-4°, Strasbourg, 4508.
Autre figure symbolique composée par Franc Flôris et gravée par Collaert , Sadeler et autres graveurs de cette époque. V. les œuvres de ces artistes.
Au tre com posée et gravée par ïlans Béham . V. son œuvre.
Voir aussi celles de Henr. Goltzius.
DIAMANTS. — Ceux qui appartenaient à Charles le téméraire et qu’il perdit à la bataille de Granson , sont publiés dans l’ouvrage de Lambecius, Bibliotheca Cesarea Findebonensis. V. le détail de ces bijoux célèbres au nom de Charles de Bourgogne dit le Téméraire.
Les beaux reliquaires de l’église de Saint- UlricetdeSainte-Afre, à Augsbourg, offrent divers modèles d’enchâssement de diamants de la plus grande variété. V. l’ouvrage intitulé : Thésaurus Basilicœ Sancti Udalarici et Afrœ , par Ilerlelfelderus, 1 vol. petit in-folio, avec beaucoup de planches.
Le trésor de Saint-Denis , gravé dans VHistoire de l’abbaye de ce nom , par dom Félibien. V. les planches de cet ouvrage, \ vol. in-folio.
La belle crosse appartenant aux abbés du collège d’Oxford, publiée dans le Specimen ancient sculpture and painting , par John Carters, Londres, pl. lxxxui , est couverte de diamants enchâssés.
Le reliquaire dit la chapelle de Philippe Auguste , publié par Alexandre Lenoir , Atlas des monuments français , pl. xxiv.
— Employés comme ornements de vêtements.
Nous citerons les figures d’empereurs et d’impératrices d’Orient, publiées dans la Bibliotheca seguieriana , vol in-folio , par Bernard de Monlfaucon Les habits sont couverts de pierreries et de diamants.
Celle du dogeFaliéro. V. au mot Doges.
Ceux de l’empereur Sigismond , publiés parWillemin. V. Monuments inédits, planche XXIII.
Magnifique diamant de Marie de Médicis ,
(1) Par une singulière destinée ces quatre statues, sculptées dans l’origine pour supporter une châsse de sainte Geneviève, passèrent de celle pieuse destination au monument d’une courtisane.
(2) His'oire de la ville de Dieppe, par M. Yilet, inspecteur des monuments historiques, 2 vol. in-8°, Iti-