‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 237 sur 627 · ÉPÉ · texte numérisé non relu

ÉPÉ

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— De forme singulière , ayant appartenu soi-disant à Roland ou à Oger le Danois, son compagnon , et conservée dans une abbaye. Amales ordinis sancti Benedicti, t. Il , planche de la p. 376.

— Dite la Durandade. V. Roland.

— D’Édouard III, roi d’Angleterre. Willeinin , Monuments inédits , tome I , planche CXLVI.

— De Gaston de Foix, d’un travail trèsremarquable. V. son mausolée avec sa statue couchée, publié dans les Monuments français inédits , t. II, pl. ccxxxiv, par le comte de Cicognara , Storia delta scultura in Italia, t. II, pl. lxxvii.

— De Gilles Mallet , très-remarquable de grandeur et d’ornements, ouvrage du xive au xve siècle. La figure tirée d’un vitrail de l’église de Bon-Port. Histoire des arts en France, par Alexandre Lenoir , t. VIII , pl. cclxxiv, p. 59, et dans V Atlas des monuments français , par le même, pl. cclxxxix.

— De François Ier, ib., pl. cclx, cclxi de l’ouvrage de Willemin, t. II.

Celle placée près de la belle statue couchée de l’amiraî Chabot, est une œuvre admirable desculpture (1).V. au nom de l’amiral dans ce Dictionnaire.

Celle d’un grand écuyer de France, ib.,

pl. CCLXXV.

Épées de plusieurs personnages illustres, tels que Boabdil, le Gid, Charles -Quint, Gonzalve de Cordoue , Ferdinand, don Juan d’Autriche , appartenant au Musée de Madrid et publiées par Jubinal , dans l’ Armeria reale, 2 vol. in-folio. V. les pl. iv, vi, x, xix, xxi, xxxv, xxxvii du t. Ier.

Voir aussi la Collection de meubles et armures du moyen âge, par M. Asselineau, publiée chez Hauser , à Paris ; celle exécutée par Mlle Naudet ; Y Atlas et V Album de M. du Sommerard , etc.

L’ouvrage du docteur Meyrick, qui les surpasse tous.

Du maniement de l’épée. Y. Escrime.

Bénédiction de l’épée, lors du couronnement d’un empereur ou d’un roi. Pontificale romanum , édition de 1364 , in-folio ,

pl. CLXXV.

Cérémonie chrétienne de la bénédiction de l’épée et de la personne du guerrier (2) ,

soldat ou officier. Gravure sur bois du Ceremoniale pontifeum , édition in-folio ou in-4° du xvr siècle. Y. les diverses éditions.

Cette gravure est reproduite par Bern.

Picard , dans le 1er volume des Cérémonies religieuses, culte catholique. Y. les éditions in-folio et in-4°.

Doge recevant l’épéebénie des mains d’un pape. V. Doge.

ÉPERGNE.— Nom d’un vase à l’usage des cérémonies liturgiques de l’Église latine. Pugin, Orfèvrerie des églises, in-4°, pl. iv. La forme de ce vase est des plus singulières.

ÉPERONNIER. — Figure d’un homme de cet état, dans le livre de JostAmmon, deartibus mechanicis et illiber alibus, etc., 1 vol. in-12 , planche de la p. 61 .

ÉPERONS du roi Lothaire , formés d’une simple pointe.

Figure de ce prince, d’après une peinture de l’époque. Album du Sommerard, pl. x de la 8e série.

Beaunier et Rathier, Collection de costumes du moyen âge, in-folio, donnent un éperon qu’ils désignent comme ayant appartenu à Charlemagne, t. Ier, pl. 48. On le retrouve gravé dans la France historique et monumentale d’A. Hugo, t.IV, pl. xvi.

Nous sommes loin de nous porter comme juges de Page des monuments, mais la provenance de l’éperon en question nous étonne. La forme et la recherche du travail sembleraient accuser une époque plus moderne.

Cet éperon, comme celui attribué à Lothaire, est armé d’une pointe au lieu d’une molette.

Le sceau de Baudouin, empereur de Constantinople , en 1247, publié dans Y Histoire de la S ainte- Chapelle , par Morand, in-4°, p. 68, représente ce personnage portant des chaussures armées d’un éperon à pointe.

Cette gravure est bien exécutée, mais le style de l’époque n’étant nullement conservé , voir le monument même dans les collections publiques et les monnaies byzantines publiées par Du Cange, Familiœ by zantinœ , p. 216; celles publiées par M. le baron Marchand, Mélanges de numistnati-

(i) Page'23i en parlant des détails de l’armure de cette belle statue, nous avons oublié de signaler une lacune grave commise par le comte de Cicognara dans la reproduction qu’il fait de la statue de l’amiral, Sloria délia scultura, etc., t. II, pl. lxxii. L’épée en question n’y est pas. On sait que le savant italien n’a pas toujours été justeenvers lesartistes françaisdans son ouvrage, il devrait du moins être exact lorsqu’il reproduit nos monuments. Millin a également commis

la même lacune dans ses Antiquités nationales (voir Céleslinsi , mais du moins il n’a pas oublié de reproduire le beau cartouche qui encadrait le mausolée, et il est peut-être le seul qui nous ait conservé cet encadrement.

(2) Cette intervention de l’Eglise dans les siècles de foi est admirablement bien dépeinte par M. de Chateaubriand, Génie du christianisme , liv.Y, chap. I.

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que, etc., et M. de Saulcy. Essai de classement des monnaies byzantines, 1 vol. in-4°.

Autres du xnr au xive siècle. Willemin , t. I, pl. xcvii , xcvm; t. II, pl. clxxv; ils sont de forme gigantesque.

Autres dans i'Archeologia britannica , t. IV, pl. iv, p. 120.

— De François Ier. Album du Sommerard, pl. xxix de la 5e série , n° %

Un vitrail de l’église de l’ancienne abbaye de Bon-Port, représente le chevalier Gilles Mallet, dont les éperons sont d’une forme curieuse et d’une grandeur peu usitée, publié par M. Alexandre Lenoir , dans le 8e vol. de son Musée des monuments français, pl. cclxxxix , p. 93.

Cinq modèles d’éperons , dont un d’un pied de long et quelques pouces avec lettres, inscriptions et de petites couronnes, gravés dans le Musœum regis Daniœ et Norvégien, etc., in-folio, par Jacob Oligerus et Jean Laverentzen. V. les' planches de cet ouvrage, 2 vol. en 1 tome.

Les collections de sceaux peuvent servir pour ce genre de curiosité en suivant la forme des armures par siècle. V. toutes les collections que nous en indiquons.

Dans V Histoire générale des théâtres, par une société de gens de lettres, l’on trouve une planche,!. IX, lre partie, donnant une suite d’armes et armures assez bien gravées où sont représentéesdeuxarmures de jambes avec leurs éperons. V. lettres L et M.

Le Musée d’artillerie de Paris et celui de Madrid , publiés tous deux à Paris , sont encore à consulter.

Voir aussi les ouvrages d’équitation à ce mot.

ÉPERONS DE BATIMENTS confondus avec contre-forts.V. ce mot.

Batissier , Éléments d'archéologie, p.512, à la note , fait remarquer l’époque où les éperons , au lieu d’être construits à angle droit , commencent à former un angle obtus avec la muraille qu’ils sont chargés de soutenir; il cite comme exemple l’église de Prouilly , figurée à lap. 478 de son livre.

Voir aussi les exemples donnés de ce genre de constructions dans les atlas de M. de Caumont, Cours d'antiquités monumentales , vol. intitulés : Architecture religieuse , civile et militaire; dans les Instructions du comité des arts et monuments, rédigées par M. Albert Lenoir , Architecture religieuse et militaire , in-4°. V. les planches de chacune de ces parties ; le Dictionnaire d'architecture de Britton; les ouvrages de Pugin sur l’ Architecture en Normandie et

celui intitulé : Exemples d'architecture gothique, in-4°, etc.

EPERVIER (L’) porté sur le poing. V. aux motsCiiAssES et Chasseurs employés comme meuble d’armoirie. Encyclopédie méthodique, Blason , in-4°, pl. iv, etc., et tous les exemples qu’en donnent les ouvrages sur les armoiries, tels que celui dePaillot, la Science des armoiries ; le père Ménestrier, Méthode du blason , et tous les livres cités aux mots : Armoiries et Blason.

EPERVIER D’OR ( Ordre de 1’ ). — V. Épinette.

EPHREM (Saint), représenté écrivant ses ouvrages. Miniature d’un manuscrit des œuvres de ce saint. Bibliothèque du Vatican, n° 457, xie siècle. D’Agincourt, Peinture , pl. xlix , n° 1.

Très-beau portrait à mi-corps , gravé par Raphaël Custode, pour V Academia vêtus Je sus-Christi de Joseph Spizelius. V. l’œuvre de Custode ou l’ouvrage même de Spizelius.

La Vie et la mort de ce solitaire , tableau d’un peintre grec ou byzantin du xic siècle, au Musée du Vatican, publié par Bottari au frontispice du 5e vol. de son traité : Pitture e sculture sagre, qui y donne, p. 219, l’explication du tableau reproduit par d’Agincourt, Histoire de l'art ( Peinture), pl. lxxxii, et p. 504 du texte.

Obsèques du saint , tableau très-curieux de la vie des solitaires d’Orient. Fresque du xe au xr siècle. D’Agincourt, Peinture,

pl. LXXXII.

ÉPICIER. —V. Huile.

ÉPICIER DROGUISTE , placé à son comptoir, entouré de ses marchandises. Vitrail du xive au xve siècle, à la cathédrale d’Amiens, Histoire de la peinture sur verre, 1 vol. infolio, par le comte de Lasteyrie, pl. xxm.

Une très-belle miniature d’un manuscrit du xve siècle, appartenant à la bibliothèque de Rouen , montre les divers détails de ce genre d’état. Le manuscrit est un magnifique volume renfermant la traduction française des Éthiques et de la Politique d’Aristote, par Nicolas Orème , grand maître du collège de Navarre et précepteur de Charles V.

Le livre de Jost Ammon, intitulé : Liber de arlibus illiberalibus et mechanicis , in-12, donneaussi ce genre d’état, mais sous le titre d'Apotecarius , planche de la p. 15.

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EPIGONATION ou coussin du célébrant.

— Liturgie grecque. Cérémonies religieuses de Bern. Picard, in-folio , t. III , p. 87.

ÉPIMANICIA. — C’est le manipule de la liturgie grecque. V. Manipule et cérémonies religieuses } culte catholique, Bern. Picard , in-folio, t. III , p. 87.

ÉPINE (Notre-Dame de P). — Il existe deux églises de ce nom , l’une à Pise , vers le xive siècle, publiée dans le Moyen âge monumental , pl. cxxvii; l’église est vue de l’abside qui est carrée.

L’ouvrage intitulé : l’Italie, 1 vol. in-8°, par Audot, donne la façade. Y. ce que dit de cette église et de ses sculptures , Valéry, Foyage en Italie , t. III, p. 223. Il regarde cette église comme le chef-d’œuvre du gothique que possède l’Italie , c’est une miniature en ce genre.

L’autre église de ce nom est à Châlons , en France, construction élégante du xve siècle, publiée dans le Moyen âge pittoresque , pl. xxv , et par M. du Sommerard, Album , pl. xi de la 4e série.

Paciaudi, dans son ouvrage Antiquitates christianœ , in-4° , p. 406 , donne la gravure d’un reliquaire déformé gothique de la fin du xve siècle, renfermant une épine provenant, dit-on , de la sainte couronne. La planche porte l’inscription Turricula argentea .

ÉPINES CHANGÉES EN ROSES. — Sujet d’une légende (I), peinte à fresque du xne au xme siècle, au couvent de San Subiaco, près Rome, publiée par d’Agincourt , Peinture, pl. c , n° 7.

ÉPINETTE fLes nobles rois de F). — Entrée solennelle du roi de l’Épinette ou Espinette , tirée d’un manuscrit de 1598, publiée dans le 3e vol. du Catalogue de la bibliothèque Leber, n° 5903, p. 184. Étendard rouge à fleurs de lis. Descriptions des joutes et tournois des nobles rois de l’Espinette, à Lille, sous le titre de l’Épervier d’or, 1 vol. in-8° avec planches, par Louis de Rosny; Paris , Derache.

ÉPINGLE D’ÉVÈQUES, en usage au xme siècle. Foyage archéologique dans le département de l’Aube , par Arnaud de Troyes ,

(l) On voit dans cette peinture un petit jardin planté d’épines, sur lesquelles saint Benoît se roulait par pénitence; saint François étant passé sur les lieux changea toutes les épines en autant de roses, suivant ce que rapporte la légende. Si l’antiquité païenne eût connu un fait de ce genre, elle n’eût rien trouvé de mieux que de le chanter en vers héroïques. Un écrivain du xvme siècle ne l’a cité que pour

in-4°, planche de la p. 229, chap. de Clairvaux.

Il existe bien.d’autres objets de ce genre conservés dans les collections publiques ou particulières ; mais celle ci-dessus est seule à notre connaissance.

ÉPINGLÏER. — Ustensile de femme pour la toilette ou le travail, tiré d’une miniature de manuscrit d’Olivier de La Marche, reproduite dans le Magasin pittoresque , t. VI, p. 357.

ÉPIS DE BLÉ entre les mains de sainte Fare (2). V. les figures de cette sainte dans la Collection des images des saints et saintes du Cabinet des estampes de Paris.

EPISCOPUS. — Nom donné par quelques auteurs au siège pontifical conservé dans plusieurs basiliques de Rome et de l’Italie. V. le détail que nous en donnons au mot Cathédrale. A ceux que nous y signalons, nous ajouterons ceux des églises Saint-Clément, Saint-Achillie et Nérée, Sainte-Marie in Cosmedin , Sainte-Marie Transtiberim , de Saint-Césaire , à Rome. Ce dernier est publié dans un ouvrage cité p. 251 de ce Dictionnaire, et encore dans la première livraison de la Revue archéologique ; Paris, 1844, fondée par Leleux, libraire-éditeur , sous la direction de Jules Gailhabaud.

Celui de l’église de Canosa (Pouille) est publié dans l’ouvrage intitulé : Monuments des Normands et de la maison de Souabe dans l’Italie méridionale, in-folio, par le duc de Luynes et Breholles ; Paris, 1844 , pl. ix et x.

Celui conservé dans l’église de l’abbaye du mont Cassin, en porphyre, monument d’appropriation chrétienne , est publié dans le 1er vol.de VHistoria abbat. Cassinensis de Gattula , pl. m.

EPISTOLA FORMATA (5). — La bibliothèque de la ville de Yerceil possède une lettre de ce genre, manuscrit du xe siècle; elle se trouve dans un recueil de canons, n° 53. Il en existe un fac-similé en tête des œuvres de saint Atton données par de Signoris.

ÉPISTOLIER. — Ou livre renfermant les épîtres qui se chantent aux messes solen-

le couvrir de fades et dégoûtantes plaisanteries.

(2) Molanus, de Imaginibus sacris, édition in- 4°.

(3) Voir au sujet de ce genre de monument ecclésiastique la note deMillin, l. If, p. 357 de son Voyage en Piémont. Cette note est d’autant plus curieuse à signaler que ni Du Cange dans son Glossaire , ni Macri dans son Oierolexicon , ne parlent de lettre de ce nom.

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