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tent les âmes personnifiées. Une miniature du ménologe grec de l’empereur Basile le Jeune, ixe ou xe siècle, représente l’âme de saint Alexandre de Thessalonique, enlevée au ciel par les anges (1). Édition latine infolio, t. I, pl. xciv, et clxxvi.
L’âme du bon larron, enlevée par les anges, et celle du mauvais par les diables. Fresque de Masaccio. D’Agincourt, Peinture , pl. cliv, n° 1.
Autre, ib., pl cxxxm, n° 5.
L’âme de la sainte Vierge enlevée, après sa mort, par les anges. Sculpture byzantine. Album des arts au moyen âge, par M. du Sommerard ; pl. xi, série 5% n° 6.
Bas-relief de la cathédrale de Semur, sculpture du xiie au xme siècle, représentant l’âme de Dalmacius élevée au ciel; Moyen âge pittoresque, pl. clv , ou celle du ir volume des Monuments français, par Alex, de La Borde. Voir Semur à la table des planches.
Sculpture du tombeau de Dagobert, publiée par M . Lenoir ; A tlas des arts en France, in-folio, pl. xxii. La figure est soutenue par deux évêques.
L’âme de la sainte Vierge enlevée au ciel par un ange; elle est enveloppée de bandelettes comme une momie. Cette représentation fait l’ornement intérieur d’une lettre G tirée d’un manuscrit du xive siècle, reproduite dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XVIII, p. 458.
Une autre représente saint Benoît offrant son âme à Dieu. L’action est positive, puisqu’on lit sur une banderolle qui sort de la bouche de l’abbé , ces mots : Ad te levavi animam meam.... (2). Voir lettre A.
Bas-relief du tombeau de sainte Élisabeth de Hongrie, dans l’église de la Warbourg, publié dans l’histoire de la sainte, par M. de Montalembert. Voir V Atlas des monuments de cet ouvrage, pl. de ia p. 550. édit. in-8°.
Ames disputées entre des anges et des démons. Cette sorte d’invraisemblance, du reste très-dramatique pour exercer les talents du peintre ou du sculpteur, se rencontre dans plusieurs représentations de jugements derniers. Voir à ce mot, et le Triomphe de la mort, par Orgagna.
(1) Sur l’origine et l’usage des représentations de l’âme sous la forme d’une petite figure nue et quelquefois emmaillotée, voir ce que dit Molanus, Hisioria imaginurn sacrarum , in-4°, p. 370, et les observations de M. l’abbé Cahier dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XVI11, p. 439; t. XIX, p. 62 et suiv. Il n’est peut-être pas sans quelque intérêt de remarquer ici la différence presque invariable qui existe entre les maîtres de l’école byzantine et celle d’Italie. Les premiers représentent le plus souvent cette ligure de l’âme enveloppée de bandelettes, tandis que les artistes de l’Italie représentent cette même figure entièrement nue et sans sexe. Ne peut-on pas voir dans
Quelquefois les âmes sont représentées portées dans une nappe que lient lui-même Dieu le Père, ou peut-être Jésus-Christ, ou encore Abraham , le père des croyants.
Nous citerons comme exemple un tombeau ou pierre tombale du xme siècle, autrefois à l’église de Mussy (Aube), publiée dans V Album du Sommerard, pl. xiv de la 9e série. Voir au mot Abraham, un autre exemple d’après un vitrail du xme siècle.
L’âme de saint Ambroise emportée par les anges. Sculpture d’un des côtés du revers de l’autel de l’église Saint- Ambroise, à Milan . Voir ce que nous en disons au mot Ambroise.
L’âme du moine saint Dominique montant les degrés d’une échelle qui l’a conduit au ciel. Miniature du xive siècle ou environ, reproduite dans V Essai sur la Calligraphie au moyen âge par Langlois du Pont-de-Larche, in-8°, pl. xiv; mais on ne trouve pas d’explication dans son livre.
Ames présentées au jugement dernier par un ange et protégées par leurs patrons. Sculture d’un des chapiteaux du portail de Saint- Trophime d’Arles. Millin, Voyage dans le Midi, t. III, p. 589, qui cite cette sculpture, observe que les âmes sont nues, tandis que celles des damnés sont vêtues, ib.,n° 1. Pour la sculpture, voir V Atlas, pl. lxx, n° 22.
Ames exclues du paradis, et qui sont gardées par un ange, même monument et ouvrage, p. 591, et Y Atlas, même planche, n° 5.