‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 26 sur 627 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

et cxxiii , chez Weith et Hauser, à Paris, 4 fort vol. in-folio, et dans le Moyen âge monumental, mêmes éditeurs, in-folio , pi.

Suite de planches, très-bien gravées, des détails de sculptures de cette église, xnr siècle, publiées dans l 'Atlas de l’essai sur les arts en Picardie par E. Rigollot, à Amiens, 4840, 2 vol. in-8°, Allas, pl. xix (détails du portail), nos 30, 34, 33, pl. xx; statues des prophètes du même portail, n° 33, pl. xxi ; vierge du grand portail, n°36, pl. ib., n° 64; statue de vierge dorée, xivesièclç, pl. xxiv, nos 64 et 62; deux têtes d’évêques provenant de leurs tombeaux, sculpture du xme siècle, pl. xxvm, n° 70 ; statue de vierge (nord-est de la cathédrale), xive siècle, ib., n° 77; statue d’un patriarche, pl. xxix, n° 7 ; statue de Charles V, même côté, sculpture du xive siècle, n° 72; statue d’un cardinal, n° 75 ; statue de Charles VI, Dauphin, n° 73; statue de Bureau de La Rivière, premier chambellan du roi, pl. xxxi, n° 74, même côté de l’église ; statue de Louis, duc d’Orléans, n° 76; statue de Guillaume Blondel, seigneur du temps; groupes de statues coloriées, histoire de saint Firmin, xve siècle, dans l’intérieur de l’église , autour du chœur, pl. xxxv, n° 88, pl. xxxvi, n° 89 ; histoire de saint Jean-Baptiste, côté septentrional du chœur (4354), pl. ib , n° 94; vierge des litanies, sculpture des stalles du chœur (2), pl. xxxvii, n° 92; belles stalles ornées de sculptures, histoire de la Vierge et de saint Joseph, xvie siècle.

La bibliothèque d’Amiens possède de trèsbeaux manuscrits dont on trouve des facsimilé, pl. xiii (xne siècle), xiv,xv, xviii, xix, n° 32, pl. xxn, xxiu, xxiv, xxv, xme et xive siècle, pl. xxxii, xive siècle, pl. xxxm, xxxiv. Une crosse du Musée de la ville, xne siècle,

pl. XVI.

Pierre tombale d’une très-belle conservation et composée de tous les détails de l’architecture dite gothique. C’est celle de l’évêque Évrard, qui vivait au xnr siècle, et qui se trouve dans la nef de la cathédrale. Monuments inédits français, par Willemin, t.ï, pl. xc. Voir aussi les Monuments français, par Alex, de La Borde, t. Il, pl. cxnv, cxlv,

Collégiale de Saint-Nicolas d’Amiens, monument religieux du xne au xme siècle.

Millin en a fait dessiner les ruines dans ses Antiquités nationales, lre édition , t. V,

(2) On prépare une publication complète des stalles avec planches delà cathédrale d’Amiens, voir Daniel Ramée, architecte, Manuel d’archiiecture au moyen âge, in-i2, Paris, 1843, l. II, p. 337, et tous les auteurs et ouvrages à planches qu’il cite dans sa note.

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art. 51. On y remarque plusieurs statues dans le genre de celles qui se voient encore au portail de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, aux portails latéraux de Saint-Denis, de Notre-Dame et de quelques autres églises.

Monuments d’Amiens publiés par M. Dussevel, Mémoires de la Société des Antiquaires de France. V. la collection et au mot Somme.

AMIRAUX DE FRANCE (1 ) . — Outre la belle collection de portraits en pied ou autrement de celte dignité, recueillis au Cabinet des estampes de Paris, voir les noms suivants :

Enguerrand, en 1285.

Mathieu de Montmorency, 1295.

Le sire d’Arcourt, même année.

Jacques de Châtillon, seigneur de Dampierre, 1408.

Louis, bâtard de Bourbon, 1466.

Louis deMallat, seigneur de Graville,1487.

Charles d’Amboise, en 1508, voir son portrait dans les Monuments de la monarchie française de Montfaucon, t. IV, pl. xxxii, ou dans le Trésor de la couronne de France, t. II, p. 218.

Jean de Bueil, Ve du nom, comte de Sancerre, en 1450; sa figure en pied, Trésor de la couronne de France , pl. clxxv, t. IL

Le sire de La Trémouille, vicomte de Thouars, 1517.

Philippe de Chabot, comte de Charny, en 1525. Voir ces deux noms.

Gaspard de Coligny, IIe du nom , en 1352.

Le duc de Mayenne (Charles de Lorraine), en 1578, et tous ceux qui sont désignés dans le grand Dictionnaire de Moreri, t. I, article Amiraux, et qu’il serait trop long de nommer ici.

AMITIÉ CHRÉTIENNE (2). — Figure allégorique de cette vertu, représentée par deux personnages qui se donnent la main, sculpture d’un sarcophage chrétien des catacombes. Aringhi, Roma siibterranea, t. I, planche de la p. 185.

Le peintre Ciamberlanus a peint saint Charles Borromée rencontrant saint Philippe de Néry. Ces deux personnages s’embrassent avec un air de bonté et de charité. Ce tableau, qui a été gravé par E. Dubois, peut servir d’exemple d’amitié chrétienne.

Saint Jean-Baptiste, enfant, embrassant

(O Sur cettedignité, voir l’ouvragedu père Anselme, le Dictionnaire des usages français de Lachenaie des Bois, Moreri, Pigagniol de la Force, Description de la France.

(2) Molanus n’indique aucune figure peinte ou sculptée de cette vertu, mais il dit seulement que la vertu de l’amitié est dépeinte par saint Clirysostome dans sa XXIXe Homélie sur saint Mathieu.

l’Enfant-Jésus ; sujet souvent représenté par Raphaël; saint Jean penché sur la poitrine de Jésus-Christ, pendant la Cène, peuvent encore servir d’exemples. Voir à ces noms.

AMMGN (Saint), solitaire. — Voir les diverses figures réunies dans la collection des saints du Cabine! des estampes, à Paris.

AMOS. — Le prophète^ de ce nom est sculpté en pied sur la muraille de la Santa Casa qui regarde le septentrion ; c’est une statue d’un sculpteur du xvie siècle. On la trouve dans la suite des planches gravées pour la description delà Santa Casa, in-4°, publiée soit à Rome, soit à Milan, par J. -B de Cavallerus, Pierre Picard et quelques autres, voir au mot Casa (Santa) Voir aussi les vitraux de la cathédrale de Bourges, représentant les prophètes. Voir aussi la collection de prophètes de l’Ancien Testament, au mot Prophètes, au Cabinet des estampes, à Paris.

AMOUR — Envisagé sous le point de vue moral ou philosophique, nous citerons une planche gravée sur bois pour les OEuvres de Pétrarque , vers 1519, intitulée : Triumphus amoris , composée d’après les vers du célèbre poëte. Voir aussi toutes les collections d’emblèmes que nous citons à ce mot;

AMOUR DIVIN. — Voir Charité.

AMOUREUX. — Une miniature de Roman du xvie siècle, représente un jeune homme baisant le marteau de la porte de la maison où demeure sa dame; elle est reproduite par Dibdin , dans le Bibliographical Deçà meron , t. 1, p. 216.

AMPHILOQUE (Saint). — Confesseur de l’Église grecque et évêque de la ville d’Icone; il est debout, tient un livre et est placé au milieu d’un cloître, dont les arcades sont à plein cintre. D’Agincourt, Peinture, pl. xxxiii, n° 5. Cette peinture est tirée des miniatures du Ménologe de Fempereur Basile (3), dit le Jeune.

AMPHITHÉÂTRE. — Quelques miniatures du Ménologe de l’empereur Basile re-

(3) Nous avons déjà cité diverses fois ce Ménologe; ceux qui voudraient avoir quelques détails sur ce monument de l’Eglise grecque, peuvent voir ce qu’en dit d’Agincourt, Histoire de l’an, t. VJ, p. 40 de l’explication des planches, ou encore l’auteur des articles signés Acheri, Annales de philosophie chrétienne , t. XVII, p. 209.

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présente un amphithéâtre avec diverses scènes de martyrs, livrés soit aux bêles, soit au feu, soit aux diverses tortures inventées par la fureur des persécuteurs et la férocité de leurs bourreaux. Voir, au reste, dans l’ouvrage cité, les planches. D’Agincourt en reproduit quelques-unes, Peinture, pl. xxti, n° 4; pl. xxxi, 5, 8, 10, 14, 19, 25, 50, 52.

Intérieur d’un amphithéâtre romain où l’on voit un martyr étendu par terre, attaché à une borne par une chaîne de fer, et prêt à être dévoré par un lion. Sculpture en bronze du plus grand intérêt pour l’étude des antiquités chrétiennes, appartenant au Musée du Vatican et gravée dans l’ouvrage d’Érasme Pistolesi, intitulé : Il Vaticano dcscritto, t. III, xci, et dans le Magasin pittoresque, t. Vllt, p. 264.

Les restes de galeries de l’amphithéâtre de la ville de Douai, si l’architecture est bien de l’époque indiquée, donnent une haute idée des constructeurs mérovingiens. Univers pittoresque de Didot, frères, France, pl. clxi .

AMPHORES. — D’Agincourt, Histoire de l’art, section Architecture , cite un genre de construction avec des amphores en terre cuite, liées par un ciment ad hoc.\ oir les pl. xxii, xxni, lxxi, nos 41, 5'0, 51, 54.

Amphore dans laquelle existe une peinture du déluge, publiée par Bianchini, Historia universale, 1 vol. in-4°, reproduit dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XVIII, p. 46 ; nous ignorons la date de ce monument.

Amphores des noces de Cana. Voir Cana.

Amphores chrétiennes servant à contenir l’eau bénite destinée aux cérémonies de l’exorcisme, et conservées dans une chapelle de l’église Saint-Marc, à Venise. Voir la pl. îv dans l’ouvrage de Paciaudi, de Balneis sacris christianorum , in-4°, et à la p. 160 du texte. Voir plus amples détails au mot Urnes.

AMPOULE (1). — Le plus ancien monument sur lequel nous ayons trouvé Ja figure de ce vase est un diptyque en ivoire, qui est présumé appartenir au xe ou xr siècle; connu sous le nom de diptyque d’Amiens. Il a été publié par M.Rigollot, antiquaire de cette ville; brochure in-8°, sous la date de

f (O Sur l’origine de la sainte ampoule, voir la dissertation insérée au 2e vol. des Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, p. 619.

(2) Et à ce sujet le texte de l’ouvrage dit que ce miracle est la figure du changement du vin en sang, que le prêtre opère tous les jours à la messe.

1852, accompagnée d’une gravure très-bien faite de ce précieux monument.

Ampoule portant une croix. Archeologia, t. XXVIII , p. 452. M. Lenoir a publié une décoration dite de la sainte ampoule, dont il ne donne pas la date certaine; on la trouve gravée dans son Atlas des Monuments français, in-folio, pl. vi; sur un bahut delà sacristie de l’église Saint-Aignan d’Orléans (maintenant déposé au Musée de la ville), et représentant, à ce que pensent divers savants, le sacre de Louis XI; on voit un des pairs ecclésiastiques tenant l’ampoule. Pour les détails de ce coffre et de ses sculptures , voir le mot Bahut. Ce bahut a été publié par M. Jollois, à Orléans, en une brochure in-8°, en 1822; elle est accompagnée d’une planche. Voir aussi Pairs.

AMPULLÆ ou BURETTES. — Sorte de fioles très-aliongées, servant aux cérémonies de l’ancienne liturgie , dont quelques-unes sont ornées de figures et même de sujets peints. Nous citerons celles qui appartiennent au Musée du Vatican, et qui sont ornées des portraits de saint Pierre et de saint Paul dans un disque; elles sont publiées dans l’ouvrage intitulé il Vaticano descritto, par Érasme Pistolesi, t.HI; pl. uxxx. Nous en reproduisons une des deux dans notre notice insérée au 11e volume des Annales de philosophie chrétienne, p. 60 et 61 ; elle représente saint Pierre.

Autre très-belle, sur laquelle sont représentés le miracle de l’eau changée en vin à Cana (2) , plusieurs colombes et brebis, images des fidèles. Celte fiole est bien gravée dans le 2e volume de l’édition in-8° d ’Anastase le Bibliothécaire , publiée par Guillaume. Voir p. 179, et ci-dessus.

AMULETTES (5). — Allegranza, dans ses Opuscoli cruditi, p. 58, a donné une dissertation sur une amulette chrétienne trouvée dans les fondations de la cathédrale de Verseil (Piémont), de sacro Amuletto Vercellensi. Sans doute que le savant auteur a dû joindre la gravure du monument en question; n’ayant pas vu l’ouvrage, nous ne pouvons rien assurer.

Voir au mot Tessères chrétiennes le complément de l’article Amulettes.

ANABAPTISTES. — Diverses figures de

(3) Reichcrus , Tmclatus de amulelis , Argenlor. T 1676, in-4°. Tous les auteurs cités par le père Ménétrier, Traité de la philosophie des images, in-i2; Fabncius, Bibliolheca cmliquaria, in-4°, p. 618, suivant les éditions.

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personnages de cette secte, gravées par Théodore de Bry, d’après Aldegraf. Voir aussi l’œuvre de Sebald Beham.

ANABOLAGIUM. — Voir Amict.

ANACHORÈTES. La vie et le costume des anachorètes d’Orient et d’Occident sont représentés dans plusieurs planches des Acta sanctorum des Bollandistes. Voir les planches du Calendrier grec, publiées dans le volume supplémentaire du mois de mai.

Les deux volumes du Ménologe grec de l’empereur Basile, édition latine, ou les miniatures de l’édition du Vatican. D’Agincourt en a publié plusieurs dans son Histoire de Vart au moyen âge. Peinture, pi. xxxi, nos 4, 6, 13, 21, 22, 27, 51, 53.

Paciaudi, Antiquitates christianœ , 1 vol.

in-4°, donne plusieurs diptyques représentant des anachorètes. Voir Onuphre , Sabas.

Une des suites les plus complètes et des plus curieuses que l’on puisse consulter pour ce genre d’étude est celle gravée par les Sadelers et quelques autres de leur école, d’après les compositions de Martin de Vos; suite intitulée Silvœ sacrœ, Fita activé et contemplatif a , composée de plus de 100 planches in-4°; les ligures sont généralement très-belles, et les paysages d’une variété incroyable.

Sur le frontispice est une croix portant cette inscription : Monumenta sanctions philosophiœ quam severa anachorctarum disciplina vitœ et religio docuit . On y lit cette épigraphe remarquable : Mortui vivimus.

Une autre suite a pour titre : Solitudo, sive vitœ Patrum eremicolarum , par les frères Jean et Raphaël Sadelers, toujours d’après Martin de Vos. Voir son œuvre. La première de ces suites est consacrée aux hommes, la deuxième aux femmes pénitentes, sous ce titre particulier : Solitudo, sive fœminarum anachoretarum vitœ , encore par Martin de Vos , et gravées par Adrien Collaert.

L’on trouve ces diverses suites dans les œuvres des gravures et de Martin de Vos, au Cabinet des estampes, à Paris, et dans tous ceux des principales villes de l’Europe.

Pour le nombre des pièces de chaque suite, voir les catalogues d’Hubert et Rost.

Les Fies des Saints , publiées à diverses époques, renferment beaucoup de planches offrant des anachorètes. Voir surtout les œuvres de Léonard Gautier ou Galter, des

(1) C’est le nom du jubé ou atnbon chez les Grecs. Voir, au sujet de ce genre de tribune, la lettre de M. Didron dans l'Univers religieux du 6 décembre, 1 84i, 7e colonne du feuilleton, Archéologie nationale, et les divers articles de M l’abbé Pascal, même journal et même année.

Wierix, Valdor, Stella, etc., dont les œuvres sont en grand nombre au Cabinet des estampes, à Paris.

ANACLET (Saint). — Pape, représenté assis dans le célèbre tableau de la dispute du saint sacrement (ou sur la présence réelle), par Raphaël. Voir son œuvre et celles de ses gravures dans tous les cabinets d’estampes, et sa collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris; magnifique collection en plusieurs volumes in-folio.

ANAGOLAGIUM. — Voir Amict.

ANALAGIUM (1). — Voir Ambon.

ANAGLYPHES. — Voir Camées.

ANANIE et sa femme SAPHIRE. — frappés de mort aux pieds des apôtres.

Outre plusieurs Bibles où ce sujet se trouve gravé , nous indiquerons surtout la composition de Raphaël, faisant partie de la suite connue sous le nom des cartons d’Hamptoncourt. Voir toutes les œuvres de Raphaël dans les divers cabinets de l’Europe.

ANANIE (Saint). — Martyr; miniature d’un ménologe grec (xe siècle); d’Agincourt, Histoire de Vart , Peinture, pl. xxxi, n° 14.

ANASTASE 111. — Ce pape est représenté sur une mosaïque de l’oratoire* Saint-Nicolas, à Rome, qui peut dater du xive siècle, à genoux, près de la sainte Vierge. Acta sanctorum des Bollandistes , mois de mai , tome supplémentaire , pars 2a, p. 208.

Voir aussi au mot Papes toutes les collections de portraits que nous en citons.

ANASTASE ( Saint) (2). —Martyr, attaché à la queue d’un cheval indompté; peinture à fresque du xme siècle, école gréco-italienne; d’Agincourt, Peinture, pl. xcvm , lettre Q.

La tète du saint est envoyée à un abbé (5) qui en fait le dépôt dans son église; ib. , lettre I.

ANASTASE (Saint). — Moine et martyr. Voir la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, en 25 volumes infolio classés par ordre alphabétique de noms.

(2) Fleury dit qu’en 620, un saint Anastase fut martyrisé en Perse; et que sa tête fut envoyée à Rome, Histoire ecclésiastique, édit. in-4°, t. V, liv. xxxvn, §25.

(3) Molanus, Histor. imag. sacrar., in-4°, p. 55 ; ce qu’il dit à ce sujet.

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ANASTASE (Saint). — De l’ordre des Carmes; collection du cabinet des estampes , à Paris (4).

ANASTASIE (Sainte), — Figure debout tenant une couronne; mosaïque du vie siècle.Ciampini. Fetera Monum., t. II, pl. xxv, n° 9, et p. 400 du texte.

Un diptyque publié par Paciaudi (Antiquitates christianœ) , 4 vol. in-4°, représente sainte Anastasie, vue à mi-corps, enveloppée de voiles, et tenant à sa main un vase ( phiala ), désignant, suivant le savant auteur, la charité de la sainte pour panser les plaies des martyrs , pour désaltérer leur soif ardente au milieu des tortures, et pour embaumer leurs corps après leur mort.

Cette curieuse sculpture est en ivoire, et paraît remonter au vme ou ixe siècle.

Planche à la page 369 de l’ouvrage indiqué ci-dessus.

Église de Sainte- Anastasie, à Rome, publiée dans le grand ouvrage de Yasi père , en 42 vol. in-folio, et le tome II , p. 508 de P Itinéraire de Mar. Yasi , et toutes les descriptions de Rome , par Piranesi, Fontana , Maggio , les Israël Sylvestre , Rossi , Donati , etc. , et la Topographie de l’Italie (Tome), au Cabinet des estampes, à Paris, en 92 volumes in-folio.

ANASTAS1S (P). — On trouve sur plusieurs monuments, peints ou sculptés, ce mot, pour exprimer soit la résurrection du Sauveur, soit sa descente aux limbes.

Yoir les mots Résurrection et Limbes, et au mot Jésus-Christ, où l’on trouve la réunion des diverses compositions qui représent ces sujets.

ANASTASIUS (Sanctus). — Évêque (2), figure debout, et de costume très-sévère, d’après une mosaïque publiée par Ciampini. Fetera Monumenta , t. II, pl. xxx.

ANATOLE (Saint). — Yoir la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris; les œuvres d’Adr. Collaert, David, Wierix, etc.

(O M. Émeric David, p. 165 de son Discours sur la peinture, in-8“, parle d’un portrait du moine persan, saint Anastase, peint du xie au xme siècle , et conservé à Rome dans l’église Saint-Anastase-aux-trois- Fontaines, et qui a été gravé plusieurs fois.

(2) Peut-être celui de Nicée qui vivait entre les ve et vïe siècles. Ciampini ne s’expliquant pas, nous ne pouvons rien assurer. Dans 1 Histoire ecclésiastique on trouve plusieurs saints personnages du nom d’Anastase, et qui ont été évêques.

(3) Millin, qui nous donne le nom du vêtement que nous désignons ici, ne s’explique pas autrement qu’en disant que les mages portaient des anaxirides, et

ANATOLIE ( Sainte), vierge. — Figure en pied, tenant une couronne. Mosaïque du vie siècle, Ciampini, Fetera Monumenta , pl. xxv, n° 4, et p. 400 du texte.

ANATOMIE. — L’on trouve dans plusieurs beaux ouvrages, publiés du xve au xvie siècle, des planches curieuses, soit en bois, soit au burin, olFrant les divers procédés anatomiques connus au moyen âge, ainsi que les appareils et les instruments en usage à celte époque.

En tête de l’ouvrage intitulé : Opéra omnia Laurenlii Archiatri, l’on trouve un beau frontispice représentant la dissection d’un cadavre, gravé par Léonard Gaultier ou Galter. On y remarque une boîte où sont posés les divers instruments du chirurgien.

Magnitiquefrontispice des OEu vres d’André Vésale, célèbre médecin. 11 en existe deux lanches, l’une gravée en bois, et l’autre au urin. Sur l’une, on voit l’ouverture du cadavre d’un homme, sur l’autre, celui d’une femme; les personnages sont, du reste, les mêmes.

Une gravure de Jacques Frev, d’après Rembrand, offre le même sujet. Yoir l’œuvre du graveur et du peintre.

Tableaux anatomiques avec les portraits et déclaration d’iceux, avec un dénombrement de 500 maladies diverses, par Jacques Guillemeau; Paris, 4586; planches en bois.

De symetria partium in rectis formis humanorum corporum., etc., avec planches en bois, par Albert Durer, 4534, in-folio, à Nuremberg. Yoir aussi aux mots Cadavres, Chirurgie et Chirurgien.

Anatome corporis hiimani, auctor Is. Yalverdo; Venise, 4589, avec planches.

Étude anatomique du corps humain, dessin de Michel-Ange. D’Agincourt, Peinture, pl. clxxvii. On y volt l’autopsie d’un cadavre.

ANAXIR1DE. — Nom d’un vêlement en usage vers le ive siècle (3), représenté sur un beau bas-relief du sarcophage de saint Celse, cité par Millin, Foyage en Italie (4),

nous avons pensé que, comme à l’époque du ive ou ve siècle, les artistes ne copiaient guère que ce qu’ils avaient sous les yeux et qu’ils ne s’occupaient pas de savoir quel pouvait être le costume que portaient réellement les mages au siècle d’Auguste, nous avons pensé, dis-je, que nous pouvions bien indiquer le vêlement en question comme monument de l’époque qui nous occupe. Au reste I ’anaxiride est une ^espèce de pantalon que portaient les peuples de l’Orient, tels que les Mèdes, les Perses, les Parthes, et tous ceux que les Grecs nommaient Barbares.

(4) C'est l’ouvrage intitulé : V oy an es dans le Milanais, 2 vol. in-8# que nous aurons l’occasion de citer

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