‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 266 sur 627 · V. aussi les noms Félicité, Perpétue, Vierges chrétiennes · texte numérisé non relu

V. aussi les noms Félicité, Perpétue, Vierges chrétiennes

FEMMES ISRAÉLITES en costume du xii® au xive siècle, chantant le cantique d’action de grâces au sortir de la mer Rouge. Peinture duCampo Santo. V. Mer Rouge, d’après une miniature du manuscrit grec du siècle.

D’Agincourt, Peinture, pl. lxii, n° 5.

V. aussi toutes les miniatures du manuscrit de la bibliothèque de Vienne publié par Lambecius, et Neyssel dans le 1er volume de la Ribliotheca Cœsarea. V. aussi toutes les indications données au mot Bible.

FEMMES (Saintes) (1 ) marchant au Calvaire à la suite de Jésus-Christ. V. au mot Portement de Croix.

— Au pied de la croix.

Très-beau fragment d’une fresque de l’église Saint-François-d’Assise, où l’on voit les saintes femmes secourant la sainte Vierge qui s’évanouit. Ib., pl. 125, n° 5. V. tous les sujets de Calvaire ou de la Passion.

— Au tombeau . Peinture à fresque du xie siècle. D’Agincourt, pl. xciv, n° 6. Composition d’Annibal Carrache, dites Les trois Marie au tombeau. V. l’œuvre du peintre.

FEMMES prises d’une manière générale.

Il serait impossible d’indiquer tous les monuments de peinture et sculpture où se trouvent des costumes de femmes de toutes les classes de la société.

Les principaux ouvrages à consulter pour ce genre d'étude sont ceux de Montfaucon, Millin, Willemin, Bonnart, Alex. Lenoir, Atlas des monuments français, ou dans son Musée des Petits-Augustins ; V. les recueils des Tapisseries historiques ; Beaunier, Maillot, etc., et aux mots Artisans, Bourgeois, Coiffures, Dames, Impératrices, Filles, Domestiques, Reines, Demoiselles, Servantes, etc.

(,1~) Ce nom est donné plus particulièrement aux trois saintes nommées aussi les trois Marie, savoir.- Marie Madeleine, Marie mère de Salomé et Marie mère de Jésus.

FEMMES à cheval placées sur leur palefroi indifféremment à droite et à gauche.

Suite de planches sur le maniement du cheval par Jost Ammondans l’ouvrage déjà cité au mot Équitation.

FEMORALTA ou GRÈGUES. — Espèce de caleçon dont Willemin donne un exemple pour le xie siècle. Monuments inédits , t. I,

pl. XLIV.

FENÊTRE. — Louis de France, comte d’Évreux, faisant l’offrande d’une fenêtre gothique pour une des chapelles de l’église de Notre-Dame d’Évreux en construction ou en réparation. Monuments de la monarchie française de Mon tfaucon, 1. 11, pl . xxxvm, n° 1, et dans le Trésor de la couronne de France, 1. 1, pl. xcm.

FENÊTRES (2). — Les fenêtres sont ordinairement dans le même style que le monument dont elles font partie : romanes, byzantines, gothiques ou de la renaissance, en suivant toutes les modifications des époques de transition. Parmi tous les ouvrages qu’on peut consulter pour ce genre d’étude. V. surtout : Remarks on the architecture of the middle âge, et principalement en Italie, par Pi. Willis, 1 vol. in-8°, Cambridge, 1855, et donnant dans une suite de planches iv, ix, x, xi, xii, les combinaisons les plus remarquables de diverses fenêtres d’églises du xie au xvie siècle; dans les Instructions du comité des arts et monuments , architecture religieuse. V. les p. 104, 119, 120 du 1er Mémoire et p. 67,68, 76 du 2e.

Dans les Antiquités anglo-normandes de Ducarel , édition anglaise et française avec des planches assez bien exécutées.

Les Dictionnaires d’architecture du moyen âge , par Britton et Pugin, avec planches.

La Revue générale d’architecture , par M. Daly, publication in-4°, année 1840-41- 42-43.

Fenêtres en tribunes. On en voit des exemples à l’hôtel de ville de Ratisbonne, à l’ancienne maison des Andelys, à la maison du presbytère de Nuremberg, à la Sainte- Chapelle de Paris. V. à ces diverses indications.

Les Instructions du comité des arts et monuments ( Architecture ), lre et 2e série. Architecture militaire, etc.

Les belles planches de détail publiées par M. Jules Gailhabaud, dans les Monuments

(2'i Sur l’usage des fenêtres en France et le privilège qui y était attaché au moyenâge féodal, voir Marchangy, la France au xive siècle , t. III, p. 68.

anciens et modernes. V. toutes les livraisons suivant l’époque demandée.

V. en outre tous les ouvrages généraux indiqués au mot Architecture.

FENÊTRES d’une église Saint-Michel, en Corse, style romano-byzantin. Elles sont en forme de meurtrières, en pierres de deux couleurs; l’une des deux est décorée à son sommet d’un ornement en entrelacs. Y. la planche de la p. 127. Notice sur un voyage en Corse , par M. Mérimée (Prosper), in-12;

- De l’abside de l’église de l’abbaye de Melrose en Écosse. V. Melrose.

Les cathédrales de Cologne, Saint-Étienne de Bourges, Mayence, de Chartres, de Notre- Dame de Paris, des églises de Jumiéges, de Saint-Ouen, de Salisbury, Lincoln, et bien d’autres offrent de belles formes de fenêtres à étudier. V. à ces noms.

Très-belle fenêtre de l’église Saint-Michel à Florence, publiée par Willis, Traité dP architecture, en anglais, 1 vol. in-8°, pi. xm, Tracery ofthe church of S . Michael. V. aussi celles des Églises byzantines de la Grèce chrétienne, publiées par M. Couchaud, in-4°,

pl. I, III, XI, XV, XVIII, XIX, XXVI.

— Du palais de Guillaume le Bâtard. Y. à ce nom.

Fenêtres avec bancs de pierre dans les vieux châteaux. Exemple remarquable , planche de la p. 69, Instructions du comité des arts et monuments, architecture militaire.

Le château de Saint-Ulric (Haut-Rhin) en offre aussi un autre exemple curieux. Antiquités de V Alsace, etc., par de Golbery et Schweighæuser, in-4°; Haut-Rhin, pl. iv.

Magnifique fenêtre de l’hôpital de Milan. V. à Hôpitaux.

FER TRAVAILLÉ (1), fondu, ciselé, repoussé, etc. — V. Armes et Armures, Chenets, Canons, Clefs, Coffres, Instruments, Outils, Serrures, Pentures de Portes, etc.

FERCULUM. — Nom d’une espèce de reliquaire, dont on trouve un exemple dans l’ouvrage de Paciaudi, Antiquitates christianœ , sive de cultu Joannis Baptistœ , in-4°, page 406 et sa planche.

FERCULUS. — Nom d’un officier chargé

(O Sur celte branche de l’industrie, voir ce que dit le texte de M. du Sommerard, les Arts au moyen âge, t. Y, à la table des matières, et tous les ouvrages indiqués dans le catalogue de la bibliothèque de M. Leber.

(2) Ce prince était cousin de saint Louis. Son cos- Uir.e, dit M.Pottier, se compose du haubert complet

de servir le roi , xnr siècle. Miniature des Leges palatinœ, publiée dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juillet, t. III, planche de la p. 52, n° 2.

FERDINAND D’AUTRICHE (Maison de). — On trouve sous ce titre un magnifique ouvrage publié en in-folio, en 1569, par Antoine Gotta, renfermant 55 planches de figures en pied de tous les princes de ce te lignée représentés armés de pied en cap, entourés de trophées d’armes, de devises, emblèmes, etc., gravés magnifiquement par Gaspard Patavinus. On y remarque, pl. xl, une belle figure de Philippe de Bourgogne, dont le baudrier est d’une grande richesse. A la fin sont 12 portraits en pied des princesses âe la même maison, dont les costumes sont plus riches les uns que les autres; plusieurs nous semblent faits à plaisir et sans exactitude historique.

FERDINAND Ier, empereur d’Allemagne.

— Figure en pied, armée de pied en cap. Pl. vii de l’ouvrage de Schrenckius, etc., Effigies augustissimorum Principum , IJ lieu m, Baronum, etc., 1 vol. in-folio magnifiquement gravé par Dominique Custode d’après Fontana.

FERDINAND II, roi de Castille et de Sicile.

— Monnaies à la tête de ce prince. Sicilia descritta con medaglie a Phil. Peruta, in-fol., planche de la p. 150, nos 11, 12, et surtout celle n° 15, comme étant mieux dessinée.

Le revers présente la tête de la reine Élisabeth.

Grand sceau de ce prince. Ib., planche de la p. 151.

FERDINAND III, roi de Castille, — Représenté à cheval, tenant un étendard et son écu pendu au col. Vitrail du xnr siècle à la cathédrale de Chartres. Willemin, Monuments français , 1. 1, pl. xcvii (2).

FERDINAND, duc d’Albe. Figure en pied; couvert de son armure; pl. xxxvi de l’ouvrage de Schrenckius intitulé : Augustissimor. Imperator., baronum, etc., gravure de Dom. Custode, d’après Fontana.

— Archiduc d’Autriche. Ib., pl. xlvi; — de Bavière, pl. lxii.

— Comte de Nogaret. Ib., pl. cxxi.

ou armure en mailles de fer, qui enveloppe le cavalier de la tête aux pieds; le heaume ou casque aplati et garni d’une face grillée; la cotte d’armes courte et fendue; les gantelets sans doigts et les éperons sans molettes, ainsi qu’il se pratiquait à cette époque et jusqu’au siècle suivant.

FERDINAND DE GONZAGUE . /ô . , pl . xl.

FERDINAND, dit le Catholique ou le Victorieux. — Statue de ce prince. Sculpture en bois à la cathédrale de Grenade publiée dans VArmeria reale de Madrid (ou le Musée d’artillerie de cette ville) , par Ach. Jubinal, t. II, planche de la p. 7.

Couché sur son tombeau à côté de sa femme Isabelle. Ce monument, qui est du xve siècle, vient d’être moulé en Espagne et placé au Musée du Louvre, à Paris. Il est publié dans le Moyen âge pittoresque , pl. lu ; et dans V Espagne monumentale. V. Grenade.

Achille Jubinal en donne une réduction page 15 du texte de l’ouvrage cité cidessus.

Belle figure en pied; couvert de son armure, pl. xlix de l’ouvrage de Schrenckius, Augustissimor. Imperator. effigies , grav. de Dom. Custode, in-folio.

FERDINAND (Saint), roi de Castille. — Son portrait, planche de la p. 281 des Acta sanctorum , mois de mai, t. VII.

FERÉOL (Saint-). — Ermitage célèbre dans le Roussillon. V. Ermitage.

FERETRUM.— Pu gin, dans son volume sur l’orfèvrerie des églises, a publié un objet de ce nom (1). 1 vol. in^4°, pl. xxv. Il nous semble qu’on y voit une espèce de reliquaire.

FERIES. — V. Bals, Ballets, Carrousels , Tournois , etc.

FERMAIL de chapes , de manteaux. — Très-beau fermail, style byzantin, avec sujets bibliques (2), Album du Sommerard, pl. xvi de la 9e série. Cet ornement est d’autant plus intéressant à citer qu’il est entouré de sujets en émail représentant la légende de saint Jean-Baptiste, buvant du poison, et ressuscitant une femme. V. pour l’explication la Légende dorée et le texte du 5e volume de M. du Sommerard ; voir à la table des matières, au mot Fermail.

Willemin donne trois costumes ecclésias-

(1) Les auteurs ne sont pas d’accord sur sa véritable signification ; les uns s’en servent pour désigner un cercueil, d’autres un brancard sur lequel on posait des reliques ou tout autre objet sacré propre à orner une pompe chrétienne. V. ce mot dans Du Cange et dans Y Hierolexicon de Macri.

(2) Ces divers objets sont accompagnés d’inscriptions explicatives.

(3) Pour les monuments dé eette ville, voir Antonio Frizzi, Memorie per la storia di Ferrara, etc.: Fer-

tiques du xme siècle environ, accompagnés de fermails, Monuments français inédits,

t. I, pl. LXXXVI.

Autres de vêtements civils. /ô.,pl.Lxxxvni, lxxxix. Voir aussi, aux mots Agrafes et Chapes, d’autres exemples de fermails.

FERRARE (3). — ^Ipscription sur l’origine de la fondation de la ville de ce nom , gravée sur une pierre en forme de corne d’abondance, portant la date 1135. Au bas est une croix entourée de plusieurs petites boules ; publiée dans le 6e volume de l’ouvrage intitulé : Raccolta degli opuscoli, e te., 91 vol. in-12, rédigés par une société de gens de lettres, et publiés à Venise par le révérend père Calogera.

Église cathédrale de cette ville , monument des xie et xue siècles. Hope , Histoire de V architecture , in-8, pl. xxvm. Vue de la façade formée de deux galeries superposées et terminée par trois pignons divisés par des pinacles.

Topographie de V Italie, au Cabinet des estampes à Paris.

Colonne de la façade de cette église avec son piédestal , exemple de décadence.

D’Agincourt, Architecture, pl. lxviii.

Coupe intérieure de cette église dans sa longueur, telle qu’elle fut construite en 1135, publiée par Antonio Frizzi dans son ouvrage intitulé : Memorie per la storia di Ferrara, 2 vol. in-4°; Ferrare, 1790, pl. vii. On y remarque les stalles du chœur, la tribune des chantres (cantoria), n°17; le grand autel, n° 6; la chaire en marbre, les fonts de baptême, n° 23; le grand arc du chœur tout en mosaïque, n° 24; les soffites à étoiles d’or, etc., n9 28; les tribunes en plein cintre.

Maison de l’Arioste vers 1510. D’Agincourt, Histoire été l’art, pl. lxxii, n° 19 de l’architecture. .

Monnaies de la ville de Ferrare. Muratori , Antiquitates Italiœ, t. II, p. 688.

École de peinture de Ferrare. M. de Montalembert, dans son volume intitulé : du Vandalisme et du catholicisme dans l’art, p. 148 et suiv., donne un tableau raisonné des maîtres qui ont illustré l’école de Ferrare (4) et une liste des tableaux qui exis-

rare, 1791; Guarini, Chiese di Ferrara ; Scalabrini, Chiese di Ferrara; Ferri, Muratori, Rerum ilalicar. scriptores, t. 'VIII; Barufaldi, Apolog. di Ferrara nata chrisliana; Yedasi, Gan. Silvestri , Raccolia ; Sardi, Sior. di Ferrara; Borsetti , Hisior. Ferrar. ; Valéry, Voyages en Italie. Lalande, etc.

(4) Sur cette école de peinture, voir l’ouvrage de M. Rio, intitulé Poésies chrétiennes. Forme de l’art, in-8°, p. 182, 183, 248.

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