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sentant la Fortune distribuant ses faveurs et ses misères. V. l’œuvre du peintre et de ses graveurs au Cabinet des estampes. Lenormand, graveur, en a donné une réduction au trait dans le musée dit Landon , tome de VÉcole lombarde.
Grande pièce d’Albert Durer représentant la Fortune debout sur une boule, et tenant d’une main un vase élégant et dans l’autre une bride de cheval avec son frein, son mors, etc.; pièce capitale dite aussi la Pandore. Les formes de cette figure ne sont guère séduisantes ; les mains sont trop fortes pour une femme , les jambes sont celles d’un portefaix, etc. Quoi qu’il en soit, cette gravure, toujours recherchée et payée chère par les amateurs , se trouve dans toutes les collections publiques d’estampes de Paris et de l’étranger, d’épreuve plus ou moins pure.
Figure delà Fortune, tirée d’un jeu de cartes du roi Charles VI. Alex. Lenoir, Monuments français (Atlas), pl. xlji, n° 4.
Jolie pièce de Hans ou Sebald-Beham (portant la date 1541). La Fortune est vêtue assez élégamment; elle tient une roue à manivelle, sur le sommet de laquelle est assise une petite figure de Charles-Quint (J). V. l’œuvre de ce graveur. Cette petite pièce est rare à trouver. Nous en possédons une épreuve assez bien conditionnée dans notre collection de pièces allégoriques.
Les jeux de la Fortune, suite de compositions gravées en bois pour un ouvrage imprimé en 1494, et reproduites dans la Bibliotheca spenceriana de Dibdin, t. IV,
pl. XLII.
La Fortune guidant la barque du Temps, portant une figure représentant la vie humaine menacée par la mort, etc.; sculpture d’une époque incertaine (2), publiée par Al. Lenoir dans le 1er volume de son Histoire des arts en France , ou le Musée des monuments français. V* la pl. xv de la page 91, n° 56.
Le tableau de Cébès si souvent reproduit, et dont il existe une belle gravure de Cor. Wischer, in-4°, représente aussi les jeux et les caprices de la Fortune placée sur sa roue
dans un des chemins qui figurent les vicissitudes de la vie humaine. Y. l’œuvre du graveur.
La bonne et la mauvaise fortune de François Pétrarque , livre allemand, sans nom d’auteur (3), intitulé : Trostpiegel in Gluck und UngluCk Franc. Pelrarchœ, etc., infolio imprimé à Francfort en 1572, par Christian Egenolfis Erben, renferme plus de 200 planches gravées en bois dans la manière de Lucas Cranach, de Burkmeyer ou autres de cette école. On y remarque une roue de fortune, folio 1 , intitulée : Fortuna Euripus (4) , très-bien composée.
Des hommes jouant aux échecs et au tric^- •trac, folio 23 verso.
Une chambre remplie de volières et renfermant divers genres d’oiseaux grands et petits , folio 57 verso.
Une bibliothèque avec des livres enchaînés à de beaux pupitres, folio 40 verso; un homme y met le feu.
Des sculpteurs en bois et en pierre , folio 38 verso.
Un prêtre qui dit la messe, folio 105 recto.
L’homme qui regarde un cadran.
Une scène de magie, des opérations de chirurgie, des sièges de villes, des batailles, navigations, des tournois, des massacres, des allégories sur la bonne et mauvaise mort, des malades, des infirmes, des allégories sur la mort, des combats d’hommes et d’animaux, des prises de villes, des scènes de pillages, divers genres de métiers.
Une foule d’allégories sur la vie humaine., etc., etc.
Suite de belles miniatures du xve siècle sur la mauvaise fortune. Dans quelquesunes de ces peintures sont des roues de fortune. V. Consolation de Boece.
FOSCA. — Église de Sainte-Fosca à Torcello, lagune de Venise, dont l’architecture a beaucoup de rapports avec celle de Sainte-Sophie et de Saint-Marc à Venise.
D’Agincourt, Architecture , pl. xxvi, n° 5.
Façade de ce monument, ib.9 pl. lxiv, n° 8 , architecture du ixe au xe siècle. V . à Torcello.
(1) Cette pièce fait pendant à une autre du même (34 Ce livre singulier est sans doute une paraphrase
artiste, intitulée -.Inforlima, dont la roue est retournée de l’ouvrage de Pétrarque, intitulé : de Remediis et le même personnage tombant du sommet. Y. au utrhisquœ fortunœ, car on y voit les noms de divers mot Infortune. interlocuteurs,
(2) La sculpture originale que nous avons vue dans (4) Nous n’avons pu découvrir la signification de
les dépôts de l’église de Saint-Denis où elle est passée cette représentation allégoriquequenousabandonnons depuis la destruction du musée Lenoir est loin d être aux habiles , nous regrettons vivement que le temps d’un dessin aussi bien exécuté que semble l’indiquer et la science nous aient manqué, nous aurions bien la gravure citée ci-dessus, l’on pourrait même dire voulu donner des explications de toutes ces curieuses que c’est presque un artiste très-ignorant qui a sculpté figures, cette pierre; le squelette surtout annonce l’absence complète d’études anatomiques ; les autres figures ne valent guère mieux.
FOU
FOU
FOSSORES ou ENTERREURS (i). — Figures d’hommes désignés sous le nom de fossores ou copiâtes, tenant une pioche, et s’éclairant d’une lampe en travaillant dans les catacombes à creuser des tombes pour les chrétiens morts ordinairement dans les supplices. Aringhi , Borna sabterranea, 1. 1, planche des p. 51 , 32 , 43.
D’Agincourt, Architecture , pl. xn , n° 16.
Bianchini, üemonslratio histor. eccl tabula ma, seculi i*, nos 36, 51, 52, et p. 345 et 356 de son texte t. II.
FOUET des conducteurs de chariots , chars, etc.
Quelques monuments rares nous montrent de ces sortes de gens armés de fouets terminés par de petites balles de fer, de plomb ou de toute autre matière dure.
Beaunier et Rathier, Costumes français, t. I, pl. lxix , LXX.
France pittoresque et monumentale, par A. Hugo , t. Il, pl. LV.
Une sculpture en pierre du xne siècle, publiée dans l’ Angleterre pittoresque, t. I, planche de la p. 29, édition du baron Roujoux, Paris, représente un auriga tenant un fouet formé de lanières.
— Entre les mains d’un pape. V. Silvestre Ier.
Fouet entre les mains d’un archevêque.