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GÉORGIE. — On trouve près de Teflis une preuve incontestable de la prédication du christianisme dans ces contrées. C’est une église dédiée à saint Macaire ou Macar, en style gothique mélangé. D’Agincourt en donne une réduction, Histoire de Vart , etc.
( Architecture ), pl. xlv, n° 51.
Pour les autres monuments de ce pays, voir la grande topographie du Cabinet des estampes à Paris et les listes bibliographiques données par M. Batissier à la fin de ses Éléments d’archéologie, et par M. Ramée dans son ouvrage sur l'Architecture de tous les peuples , etc., page 458.
GÉRARD (Saint). — Moine ou religieux vêtu du grand manteau de l’ordre des Ermites, dit Rondinellorum (1). Il tient une. branche chargée de cerises, sur son épaule une croix à bâtons fourchus (1268), Acta sanctorum des Bollandistes , mois de mai, t. VII, p. 768, et la Vie des saints au Cabinet des estampes.
GÉRÉON (Saint-). — Très-belle église de Cologne, style du xnr siècle environ. Vue, plan, coupes, publiés dans l’ouvrage intitulé : Monuments d’architecture du vne au xme siècle sur les bords du Rhin inférieur, par Sulpice Boisserée, in-folio avec planches.
Figure en pied de ce guerrier martyr,
(1) Pour la valeur de ce mot, voir le texte du volume des Acta sanctorum ci-dessus cités. Du Cange, Glossarium.
(2) Celte belle église, la plus ancienne de Paris, une des plus monumentales et des plus historiques de la capitale, a été dénaturée et défigurée comme à plaisir. Lors des grandes réparations commencées vers 1818 et qui ont duré près de îo ans, on lui a enlevé deux beaux clochers qui étaient pour les anciennes églises comme un caractère distinctif et liturgique. Nous savons de bonne part que l’on fit alors tout ce qu’on put pour dégoûter le curé de son église afin de la démolir pour avoir le plaisir d’en reconstruire une autre soidisant classique. La persévérance et la fermeté du curé, M. deKeravenant, a sauvé le monument, mais il n’a rien pu obtenir pour les clochers. Plus tard une chapelle de la sainte Vierge, aussi étrangère au style caractéristique de l’église que la statue qui lui sert de décoration, est venue s’emparer de l’abside, et cependant le plus simple bon sens réclamait une chapelle dans le style de l’église, qui n’eût pas coûté plus cher et où l’on eût placé tout naturellement la vieille statue de vierge enlevée à l’église de Saint-Denis, et qui après être restée pendant longtemps dans la sacristie a été depuis peu placée comme en hors-d’œuvre au bas de l’église, en attendant qu’on lui donne une chapelle et un autel convenables- Nous ne parlerons pas des peintures murales de la chapelle à la grecque que nous venons de signaler; elles sontsans doute d’accordavec elle. Puis vient la lourde chaire, moitié en marbre, moitié en plâtre peint, flanquée de mauvaises figures dites cariatides, dont les bras en porte à faux, soutiennent on ne sait comment l’énorme abat-voix qui n’a aucun rapport avec le bas imitant une tribune aux harangues , et c’est un académicien qui nous a
tenant un étendard; il est entouré de ses compagnons d’armes qui moururentcomme lui pour la foi. Magnifique tableau appartenant à la cathédrale de Cologne, décrit avec le plus grand soin par Wafral dans son ouvrage intitulé : Taschenbuch zur Freunde altdenscher zeit und Kunst koeln, in-8°, 1816, p. 549, 588, et par le baron de Keverberg, dans son ouvrage intitulé : Ursula; Gand, 1818, in-8°, p. 191. 11 en existe une gravure très-soignée par M. Théloff de Dusseldorf sur les dessins de Beckenkam. Ce tableau admirable est attribué à Albert Durer ou Holbein, mais plus généralement à VanEycketHemling. (V.à ce sujet le texte de M. de Keverberg aîné, Ursula , p. 195.)
GERMAIN (Saint). — Représenté sur le sceau de l’abbaye (1255), Trésor de numismatique ( Sceaux des communes), in-folio, pl. i, n° 5. La figure en pied de cet évêque se voyait autrefois sous le portail de l’église Saint-Germain-des-Prés, détruite avec toutes les autres par les vandales de 95. On peut en avoir une idée dans la planche gravée placée p. 508 du volume in-folio de V Histoire de l’abbaye de ce nom , par Dom Bouillard. V. aussi la Collection des saints du Cabinet des estampes à Paris.
Église de l’abbaye Saint-Germain-des- Prés (2), très-belle reconstruction du xie siècle.U Histoire de ce monument, citée ci-dessus,
doté de cette triste conception, dont l’incohérence avec le style de l’église est palpable. Du reste, cette prétendue chaire serait déplacée partout. Ce n’est pas tout : une balustrade de marbre blanc taillée en girandoles, style Louis XV, rejetée de l’église de Saint-Denis est venu s’arrondir devant le sanctuaire de notre église bénédictine. Dans ce moment un artiste d’un talent incontestable exécute des peinturés à fresque sur les deux grandes murailles à droite et à gauche du maître-autel. Le haut que nous avons vu est d’accord avec le style de l’église. Nous espérions que l’artiste, comprenant sa mission jusqu’au bout, terminerait son œuvre comme il l’avait commencé, c’est-à-dire que les peintures du bas seraient d’accord avec celles du haut. Nous comptions que les deux grandes parties de murailles près de l’autel seraient décorées de quelques faits historiques de l’époque de la construction de l’église; que nous y verrions le royal fondateur de l’église de Saint-Vincent ou de Saint-Germain-le-Doré, ordonnant la construction; des évêques consacrant l’église; nous pensions y voir figurer quelques-uns de ces abbés et de ces moines de Saint-Germain, de ces bénédictins qui, pendant près de 800 ans, illustrèrent de leur science et de leurs vertus l’enceinte de l’antique abbaye. La vie des patrons de l’église ne manquait pas de faits importants, et l’histoire écrite par dom Félibien était assez riche de faits pour servir de programme à l’artiste. Les costumes de l’époque ne sont certainement pas à dédaigner, et depuis qu’on les étudie sérieusement un artiste peut en tirer un beau parti. N’importe, nous n’aurons rien de tout cela, et notre histoire monarchique, religieuse et littéraire sera encore mise de côté, il est déplorable de voir des artistes qui ne veulent pas lire l’histoire de notre pays, et qui laissent échapper
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en donne plusieurs vues extérieures. V. les planches p. 1, 160. Vue de la porte de l’entrée principale avec son bas-relief représentant la Cène. V. les pl. des p. 169, 200, 309. D’Agincourt, Sculpture. Vue générale extérieure , Monasticum gallicanum , infolio, pl, x, exemplaire de l’arsenal à Paris.
Vue générale et intérieure de l’église, prise de la nef, Atias des arts en France, Alexandre Lenoir, in-folio, pl. xiv.
Vue d’une des travées du chœur, Magasin pittoresque, t. IV, planche de la p. 109. Vue intérieure d’une des galeries du chœur, ib., p. 108.
Deux vues prises dans l’intérieur du chœur. Turpin de Crissé, pl. iv de la publication le Vieux Paris, in-folio, chez Hauser.
Autres par Arnaud père et fils. V. leurs œuvres et la topographie de Paris, formée par l’auteur de ce Dictionnaire.
La grande tour ou clocher (1) en arcs à pleins-cintres, que d’Agincourt regarde comme une construction du vie au vne siècle, Histoire de l'art ( Architecture ), planche xlv, n° 8. V. aussi la planche de la p. 169 et celle de la p. 255 de l 'Histoire de l’abbaxje citée ci-dessus.
Plusieurs chapiteaux, Moyen âge pittoresque, pl. vi et lxxvii ; Willemin, Monum. inéd., t. I, pl. xxxix ; Alex. Lenoir, Atlas des arts en France, pl. xiv, ou t. VII, planches ccxlviii et ccxlix. Détails d’un trèsbeau chapiteau du chœur. Magas. pittor., t. IV, planche de la p. 108.
Voir aussi plusieurs détails, tant intérieurs qu’extérieurs, dans la Topographie de la France (Paris), au Cabinet des estampes, et surtout la belle et complète monographie de cette église, Statistique monumentale de Paris , publiée par les ordres du ministère de l’intérieur, dirigée par
de si belles occasions de la rappeler à ceux qu’ils sont chargés d’instruire. Les sujets de l’Ancien et du Nouveau Testament ne manquent pas dans nos églises, et notre histoire ecclésiastique et nationale est presque complètement ignorée; plus d’une raison cependant devraient rendre les artistes plus empressés à la reproduire ; le peuple ne pourrait qu’y gagner, il apprendrai t peut-être la valeur de ses monuments si on lui en déroulait les traditions historiques; et d’ailleurs des peintures murales étant inhérentes avec le monument, réclament plus que toutes autres des sujets d’époques; ainsi, parexemple, la belle cérémonie de la translation des reliques de saint Vincent, telle qu’elle est décrite par les historiens du temps valait bien la peine d’être reproduite. L’Ecriture sainte est une belle et grande chose, Dieu merci, nous ne l’ignorons pas; mais les faits de la nature de ceux que nous signalons ne sont certainement pas anlichrétiens ou indignes de notre intérêt. Nous avions risqué quelques réclamations à ce sujet auprès de l’artiste qui n’a pas jugé convenable d’en tenir compte; c’est au public sérieux et qui comprend la question à juger si nous avons tort ou raison. Qu’on ne vienne pas nous dire que le ministère a approuvé les dessins de l’artiste et qu’il
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M. Albert Lenoir, et dont les planches sont gravées ou lithographiées sur ses dessins, infolio. Ces planches sont accompagnées d’un texte historique et explicatif. On y remarque le beau vitrail du milieu de l’abside provenant de l’ancienne chapelle de la Vierge (2).
On doit à M. Alex. Lenoir la publication d’un beau fragment d’un des vitraux du grand réfectoire de Saint-Germain-des- Prés. Placé par lui dans la salle du xme siècle de son Musée des monum. français, il est gravé dans les planches qui donnent des vues de la salle en question. V. aussi les pl. xiv et xv de l’ouvrage de Biet, architecte, Souvenirs du Musée des monuments français, in-folio. Ce vitrail est d’autant plus précieux qu’il représente la reine Blanche, mère de saint Louis, distribuant des aumônes aux pauvres dans son palais. La perte de cette verrière est une des mille raisons de déplorer la destruction faite en 1821 du musée qui avait servi d’asile à tant de débris des arts et de notre histoire monarchique, mutilés et dispersés par les vandales de 95.
Figures en pied des deux patrons de cette église, miniature du xne siècle,, reproduite dans la 9e livraison du grand ouvrage du comte de Bastard, sur les Manuscrits français, in-folio. On y voit Saint- Germain et Saint-Vincent.
Costume des religieux en 1260, 1358, 1413 et 1631. V. la planche p. 526 de V Histoire de l’abbaye, par dom Bouillard.
Tombeau de Saint-Germain, ib., planche de la p. 285. D’Agincourt, Sculpture, en donne un fragment pl. xxix, n° 17.
Châsse de Saint- Germain. V. au mot Chasses.
Très-beaux retables. Voir Retables.
Reliques et reliquaires. V. les planches
ne peut s’en écarter; l’artiste est libre dans ses compositions quand elles sont raisonnables, elle ministère accepte tout ce qui est bien; c’est à l’artiste à bien comprendre la mission dont il est chargé. Or, il ne s’agit pas que de bien peindre, il faut avant tout bien choisir, c’est là où réside toute la question.
(1) Il y a sans doute erreur ici, car il est impossible de reconnaître en rien la tour tronquée que donne d’Agincourt pour le beau clocher de Saint-Germaindes-Prés ; quant au siècle que lui assigne le savant antiquaire, il n’est pas plus exact que le clocher ; tous les archéologues s’accordent à lui donner la même époque que l’église reconstruite du xe au xie siècle. Pour les pleins-cintres dont parle d’Agincourt on les cherche sur sa planche.
(2) Ce beau vitrail arraché des mains des vandales de 93 par M. Cartier, artiste de l’Académie royale de musique, a été offert par le généreux acquéreur et gratuitement donné par lui à l’église Saint- Germain-des-Prés, vers 1827. Les autres vitraux proviennent de l’église des Bernardins fermée depuis longtemps, et furent placés par les soins de M. de Keravenant , curé de Saint -Germain- des-Prés, qui les avait obtenus du préfet de la Seine,
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des p. 313, 314, 315, 316, de V Histoire de l’abbaye précitée.
Crosse des abbés, ib., planche de la p. 316. Sceau de l’abbaye. 11 est cité p. 15 de ce Dictionnaire.
GERMAIN (Saint) d’Auxerre. — Diverses figures de cet évêque se trouvent réunies dans la grande collection des saints formée au Cabinet des estampes de Paris et dans celle formée par l’auteur de ce Dictionnaire, destinée à la bibliothèque du musée de l’hôtel Cluny, à Paris.
L’église de l’ancienne abbaye Saint-Germain d’Auxerre possède un clocher regardé comme un des plus beaux types d’architecture du xic siècle. On en trouve une gravure assez bien exécutée dans les Éléments d’archéolog. nation, de L. Batissier, in-12, 1843, p. 483. V. aussi au nom de la ville d’AuxEURE. Le Cabinet des médailles, pçès la Bibliothèque royale à Paris, possède un sceau en cuivre du chapitre capitulaire de l’église ci-dessus désignée. Oh y voit la figure de saint Germain debout, crossé et mitré (1). Ce sceau doit être reproduit en tête de P Histoire de l’église Saint- Ger main-V Auxer rois à Paris , par M. Troche (2).
GERMAIN (Saint-)-EN-LAYE. —Vue du château. Zeiler, Gallia, in-folio, t. I, planche xcvm, xeix. Israël Silvestre, Hues de France. V. son œuvre. Châteaux de France, par Blancheton, Chastillon, Mathieu Merian et autres réunis dans la grande Topographie de la France, au Cabinet des estampes à Paris.
GERMAIN-L’AUXERROÏS (Saint-) , à Paris (3). — L’église de ce nom est publiée dans les Vues de France, par Israël Silvestre. V. son œuvre dans la Topographie de la France (Paris) au Cabinet des estampes.
Dans la collection de M. Turpin de Crissé, intitulée : le Vieux Paris, pl. vii.
La belle porte et son portail sont gravés en grand dans V Atlas des arts en France, par Alex. Lenoir, in-folio, pl. xxiv; édition de 1811 intitulée : Recueil de gravures pour servir à Vhistoire des arts, etc.
Vue intérieure, par Chapuy, chez Delpech, à Paris.
Tombeau de Louis de Poncher (1521), Musée des Monuments français, par Alex.
Cl) Ce sceau est cité par M. Duraersan, p. 24 de sa Notice historique duCabi.net des médailles, édit. 1 840 .
(2) Ce travail consciencieux et d une main exercée est terminé; et il serait à désirer qu’il fût publié.
(3) Page 4 de notre premier volume, note 112, nous avons mis sur le compte de la fabrique de cette