Tome IL
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Lenoir, t. III, pl. xcvm, n° 96, du Musée.
Buste de M. de Pomponne de Belièvre, n° 270.
Plusieurs des statues du portail de l’église sont publiées en grand dans l’ouvrage de Beaunier et Rathier, intitulé : Recueil de costumes, etc.
Cette église possède depuis sa restauration un tombeau retable placé dans la chapelle. C’est une admirable sculpture du xve siècle , où l’on voit plus de trois cents figures représentant diverses scènes de la Passion. Ce retable, qui vient d’une église de la Belgique , mérite d’être reproduit avec soin. Tout porte à croire qu’il sera gravé dans la monographie complète de Saint-Germain-l’Auxerrois que doit publier M. Albert Lenoir pour la Statistique de Paris.
GERMANIE. — Ou l’ancienne Allemagne.
V. à ce mot ce que nous y signalons de monuments. Nous ajouterons encore les indications suivantes, venues depuis à notre connaissance.
Monasterilogia monasteriorum ordinis . Sancti Benedicti in Germania, etc., \ vôl. petit in-folio, par Charles Stengelius, 1619. Sur le frontispice sont deux figures, l’une de saint Benoît, ayant à ses pieds un corbeau, l’autre de sainte Scholastique, tenant un oiseau. Le livre renferme 22 planches gravées par Math. Kager. On y remarque les couvents de Saint-Ulric ou Udaleric , de Sainl-Émeran à Ratisbonne, Saint-Pierre de Salisbury, etc.
Vindemiœ litterariœ hoc est veter. mo numentor. ad Germanianam sacram , etc., in-folio, Schannat; ouvrage rempli de diplômes, de sceaux et d’autres monuments historiques.
Pour les monnaies de ce pays, voir l’ouvrage de Ferrario , celui de Dœderlin , Monnaies germaniques du moyen âge, tous ceux cités par Fabricius; Bibliotheca antiquaria, in-4°, p. 800; art. de re numeraria veter. Germanorum , renfermant tous des planches, et tous ceux que nous citons au mot Numismatique.
GERMANO- CHRÉTIENNE. — École de peinture et de sculpture qui prend son origine au règne de Charlemagne. Pour son développement et l’indication des monuments qu’on lui doit , voir l’ouvrage de
église l’abandon des deux statues gisant défigurées dans un des bas côtés. Nous avons appris depuis que la fabrique a sollicité de la famille des d’AIigre de coopérer à cette restauration qu’elle ne peut faire à elle seule, et qu’elle n’a rien pu obtenir, du moins jusqu’à ce jour.
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M. Rio, de la Poésie chrétienne , in-8°, p. 29 et suiv., M. de Montalembert, sur l’ouvrage de M. Rio, Université catholique, t. IV, p. 127.
GERMANO-ROMAN. - L’Alsace offre des exemples de ce genre de style architectural. V. Bulletin monumental de M. de Caumont, 5e vol., p. 484.
GERMER (Saint-).— Église de ce pays (1) (architecture du xive siècle environ), publiée dans les Voyages pittoresques et romantiques dans V ancienne France, par Taylor, de Cailleux, etc., Picardie, t. II, pl. ex, exi, cxii, cxin , exiv, cxv, cxvi, cxvn et cxviii.
Autel des xir et xive siècles , provenant de cette église, même volume, reproduit dans l’ouvrage de M. de Caumont, Cours d’archéologie monumentale, 6e partie. V. les planches de l’atlas qui s’y rattache.
GERMIGNY. — Le portail de l’église de cette ville est un beau modèle d’architecture romane du xr au xne siècle. L’archivolte est décorée d’un cordon d’anges et d’un beau zodiaque. Ce portail offre un exemple de statues dites cariatides et soutenant des chapiteaux , comme au cloître de Boscherville. Les portes sont remarquables par leurs belles pentures. Pour les détails de ce curieux portail, voir l’ouvrage intitulé : Ancien Bourbonnais , commencé par M. Achille Allier et terminé par M. Batissier, 2 vol. in-folio, article Germigny, reproduit dans la Loire historique de Touchard-Lafosse, t. II, partie 2 , p. 585; à Paris, chez Dumoulin.
GERSON (Jean). — Représenté en costume de chancelier de l’université. V. la planche donnée en tête de la vie du personnage par M. Lécuy, docteur de Sorbonne;
Autre, où il est représenté en figure de pèlerin (2), gravure au burin, publiée dans
(1) Sur les restaurations faites dans cette église par M. Boeswilwald , architecte, voir le feuilleton de l’ Univers, mois de 1842, par M. Didron.
(2) M. Lécuy, t. II, p. 251 de son excellent Essai sur la vie et les ouvrages de J. Gerson, cité ci-dessus, donue l’explication de ce costume.
(3) Il vient de paraître à Lyon, en mai 1844, un mémoire in-folio, intitulé Projet de monument à la mémoire de Jean Gerson, par M. Darmés. En tête de ce mémoire est une lithographie représentant le soidisant monument; au bas on lit - Jean Gerson; c’est une statue debout, tenant un livre et un stylet. Nous connaissons quelques figures assez authentiques du célèbre chancelier, et celle qu’on voit ici n’a aucun rapport avec elles ; la chevelure de celle-ci est étalée sur les épaules d’une manière affectée ; on
l’ouvrage latin intitulé : Apologia pro Joanne Gersonip , in-folio, d’Ed. Richer; Leyde, 1676. ' v
Autreen tête de ses OEuvres, in-folio; il est représenté assis dans sa bibliothèque où il travaille. V. aussi la collection des portraits des hommes illustres du Cabinet des estampes à Paris (3).
GERTRUDE. — Une figure de cette sainte se trouve gravée en bois dans la grande chronique de Nuremberg, folio 154, verso. Des rats sont placés sur sa tête, ses épaules et ses bras, sans doute parce qu’elle est invoquée pour la destruction de ces animaux dans les campagnes. Sainte Gertrude est aussi représentée tenant un cœur; au milieu est une petite ligure de Jésus-Christ avec une inscription latine : In corde Gertrudis invenietis me. Y. aussi la collection des saints du Cabinet des estampes à Paris, qui renferme plusieurs figures de cette sainte.
Église Sainte-Gertrude à Pontoise. Son tabernacle est donné dans le Moyen âge monumental, pl. xvm.
GERVAIS (Saint-).— Figure debout. Mosaïque de l’église Sainte - Apollinaire de Ravenne (vne siècle'. Ciampini. Velera Monumenta, t. II, pl. xxv, n° 11 , et p. 95 du texte. On y voit aussi saint Protais, ib., n° 12. Ce saint est représenté plusieurs fois dans quelques-unes des peintures de la basilique Ambroisienne à Milan. V. les divers ouvrages de Puricelli, de Giulini et de Ferrari sur le monument en question, et Millin , Voyage dans le Milanais, t. I, p. 172, 179, 180 et 183. Nous citerons surtout celle qui figure sur la grande mosaïque de l’abside de cette église. Album des arts de M. du Sommerard, pl. xix de la 9e série. On y voit aussi saint Protais.
Figures de saint Gervais dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes à Paris'.
donne en outre à cette prétendue figure de Jean Gerson une longue barbe en pointe qu’il n’a jamais portée ; les mains sont mal dessinées, et d’autant plus mal que Jean Gerson qui, sans doute, avait les mains pareilles, en a ici une plus petite que l’autre. On voit sur le livreque tient Jean Gerson, le titredellmitation, comme si c'était une question décidép que le chancelier en fûi l’auteur, tandis que la question est aussi indécise que si elle n’avait j <ma'S été débattue. C’est le nom du concile de Constance dont Jean Gerson fut l’âme, comme tout le monde le sait, qui devrait être sur ce livre, car cette gloire est à lui et non à un autre, et malgré l’érudition du texte de M. Darmés, ce serait une honte pour la ville de Lyon si elle acceptait cette figure telle qu’on l’a publiée.